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Habiller un défunt, du raffinement, au cérémonial à la porte du deuil

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Habiller un défunt

Aujourd’hui on m’a dit « tu reviens du sport? » alors que j’étais en jeans…Il y a des jours où la mode et moi on est fâché. D’ailleurs des jours où le monde et moi on est fâché mais c’est une autre histoire. Habiller un défunt ça fait partie de tout un cérémonial, c’est une étape importante pour les professionnels, qu’ils soient thanatopracteurs, agents mortuaire, ou pompes funèbres, mais c’est également une étape importante pour les familles, qui, en donnant les vêtements, participent d’une manière ou d’une autre au déroulé des obsèques qui est, on le sait, la porte du deuil.

Cela paraît anodin comme ça, habiller un défunt et pourtant ça ne l’est pas du tout. Ça répond à des gestes précis de la part des professionnels, et cela demande aux familles un geste symbolique fort. Et c’est à ce geste que je m’intéresse aujourd’hui.

La saisonnalité

Avez-vous déjà remarqué que les défunts sont habillés en mode hiver en hiver et en mode été en été ? Pourtant cela n’a aucune importance dans les faits, mais c’est « psychologique » l’on me dit. Moi qui cherche à comprendre, je vois dans ce comportement du positif et du négatif. Le positif c’est que le défunt fait partie intégrante d’un présent. Il est décédé, là, maintenant, à cette époque précise et on le revêt alors comme nous. Ça permet de marquer le départ, d’établir un temps de pause et d’inscrire le décès dans un moment précis.

Mais justement à l’inverse, le risque n’est-il pas de ne pas se détacher de ce moment, et de ne pas comprendre que le défunt est dans un temps différent du nôtre ? Est-ce vraiment aider le travail de deuil ? Des questions qui, à mon sens, n’ont de réponses que par les personnes concernées.

Pour les professionnels en revanche c’est une autre histoire « on voit ça tout le temps » rapportent les thanatopracteurs. « L’avantage c’est qu’en été ça va plus vite, l’inconvénient ce sont les marques ou cicatrices qui sont plus difficiles à camoufler avec une robe ou un t-shirt ». En hiver, c’est l’inverse, « habiller un défunt en hiver prend plus de temps, t-shirt, chemise, veste, parfois écharpe, mais ça fait partie du travail et c’est important pour la famille ».

L’absence de tenue

Il y a diverses raisons à cela, mais parfois il n’y a pas de vêtement, la famille n’en donne pas ou la famille… ne viendra pas. Dilemme. Certains sont parés à cette éventualité « J’ai toujours une blouse d’hôpital ou une robe de chambre au cas où, je ne veux pas laisser le défunt comme ça, je trouve ça trop triste » me confie un thanatopracteur. « Parfois aussi, j’ai des affaires de rechange, les familles nous amènent plusieurs habits, ils nous demandent de choisir, et ne veulent pas les récupérer, donc j’utilise ces rechanges pour d’autres défunts. »

Les accessoires

Alors là attention aux bijoux, en formation on vous expliquera qu’il faut ôter les bijoux, surtout les alliances, les mettre dans une petite pochette, signer une décharge, de préférence en présence d’un témoin et la donner à la pompe funèbre. Ne prenez surtout aucun risque. Par contre la famille peut vous demander d’ajouter des accessoires, une montre, un chapelet – cela se fait encore régulièrement– poser du vernis, maquiller avec le maquillage de la défunte, mettre des chaussettes et des chaussures, même si ça vous paraît anodin, un chapeau, etc. Là encore, la famille a besoin de ces petits objets particuliers qui font du défunt une représentation de ce qu’elle était et elle a besoin que celui-ci « parte, comme il a toujours été ».

La mise en scène

Aïe, je sais c’est compliqué, lorsque vous voyez dans le sac sur la table dépasser le tulle de la robe de mariée que vous allez devoir enfiler à cette défunte, mariée il y à près de trente ans. Les familles viennent parfois avec des photos et des vêtements exceptionnels, parce que pour eux, c’est un jour exceptionnel et elles veulent que leurs défunts soient inhumés ou crématisé dans leurs plus beaux vêtements. Là encore ça n’est pas toujours la panacée pour les professionnels, c’est même parfois impossible. Il faut user de pédagogie auprès de la famille en expliquant qu’un corset après un prélèvement multi organes c’est parfois compliqué avec les cicatrices ou qu’il faudra découper les vêtements même si ça en fait bondir certains.

La mise en scène des vêtements peut également être vue au travers des rites religieux, les tenues représentent alors un symbolisme fort qui va au delà de l’aspect esthétique des défunts mais qui s’inscrit dans un véritable cérémonial du rite de passage.

Tout comme de notre vivant, au fil des époques, les vêtements revêtent une véritable histoire de notre culture, de notre représentation du monde et de nos relations sociales. C’est exactement la même chose une fois décédé et cela s’inscrit en plus dans une démarche ou professionnels du funéraire et familles, main dans la main ouvrent ensemble les portes du deuil.

La Toussaint 2017 est-elle un bon cru ?

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Admirez un peu mon côté optimiste. La Toussaint est terminée pour cette année. Vous voyez c’était simple, le calendrier Grégorien est votre ami. Bon alors pendant que je vous ratissais l’ensemble de la presse ici, ici, ici et encore ici, un bon verre de vin à la main, j’ai fait le bilan de votre Toussaint. Alors cette année, la Toussaint 2017 est-elle un bon cru ?

Des cépages divers et variés

Petite analyse de fond et de forme. Si le cimetière est incontestablement la star de la Toussaint et ce peu importe les années, en revanche pas un mot sur l’inhumation. Par contre la crémation était dans tous les articles ou presque, la mode scandinave s’invite dans le funéraire. Une « étude » de Familles Rurales, qui n’est autre que la même que l’an passé a fait frémir vos feuilles. Mais heureusement pas de documentaire accablant sur la profession. Quelques portraits de thanatopracteurs dans la presse, dont un seul homme mais pas un mot sur les grandes réformes de l’année qui pourtant ébranlent la profession. Alors finalement un cépage de mauvaise qualité ? Pas si sûr, je vous explique.

On mise tout sur le vin bio

En réalité je crois sincèrement que le marronnier de la Toussaint est devenu pour les journalistes une jolie petite châtaigne. Rendez-vous compte, hormis quelques « croque mort » ci et là, la majorité des médias ont compris que le secteur funéraire était une niche d’innovations, de services, d’accompagnement et qu’il y avait des choses à dire, il n’y avait qu’à cueillir.

Bémol : une grappe un peu trop mûre

L’an dernier, la star de la Toussaint c’était la personnalisation, il y a deux ans, c’était le prix des obsèques et ça a fait beaucoup de mal au secteur, ça sentait le bouchon, mais ne rouvrons pas les plaies. Cette année sans aucune hésitation je peux vous dire que c’était l’écologie. En fait ça n’est pas compliqué, si vous regardez bien, les médias calquent la mode in du moment dans tous les secteurs et l’appliquent au funéraire aussi. Humusation par ci, devenir un arbre par là. Sauf que l’humusation n’existe pas en France et qu’hormis les urnes biodégradables on est encore loin de l’enterrement de Nate à la Six Feet Under au pied d’un arbre en pleine nature.  L’éthique oui, la mise en pratique non. Du coup, ça a fait un peu un sujet vide mais bon, c’est l’intention qui compte.

Toussaint 2017 : un goût de déjà vu

Cette année sera numérique… ! Oui enfin ça c’était vrai en l’an 2000 et depuis ? Pas grand chose, la presse a beaucoup mêlé le numérique et le funéraire cette année en pensant que c’était l’innovation du siècle sauf que… ça ne l’est pas. Du vu, du déjà vu. En revanche, je remets ma cape d’optimiste, ceux dont on a parlé, pérennisent leur entreprise et vont de l’avant. D’ailleurs ceux qui réussissent le mieux ne sont pas ceux qui se sont positionnés comme étant du funéraire, mais comme étant du numérique, je pense particulièrement à En Sa Mémoire en vous écrivant cela.

Le rosé le grand oublié ?

D’accord ça nest plus l’été mais tout de même, où est passé le granit rose ? Chaque année, la marbrerie est la grande absente des médias et pourtant c’est un des domaines le plus en danger dans le milieu funéraire et, est paradoxalement pourtant la plus regardée dans les cimetières. Une ineptie.

Idem pour le deuil, une association a parlé dans la presse, il s’agit d’un sourire après les larmes. On nous a ressorti le fait que 70 % des français pensent à la mort, oui enfin…70 % des français pensent aussi à manger et se laver (et plus j’espère) ça ne va pas faire avancer l’histoire tout ça. Pourtant derrière la Toussaint et la fête des morts il y a quand même une histoire de tradition et d’hommage, donc de souvenir, et donc de deuil.

Les vendanges se font  en famille

Là encore je trouve que c’est une belle année pour cela, loin de vouloir expliquer le funéraire, les médias ont dressé des portraits de familles cette année, rendant le secteur touchant et entreprenant. On les retrouve ici notamment ou encore ici.

Verdict, Toussaint 2017 une médaille d’or ou non ?

Une médaille d’argent pour notre Toussaint 2017 parce qu’au final je suis assez ravie de la diversité des articles et j’ai pu entrapercevoir  de timides rapprochements entre le secteur funéraire et ( non pas la presse ) mais l’ensemble de la population. Hormis quelques ‘’je ne pourrais jamais faire ce boulot’’ d’un côté et ‘’les médias ne disent que du mal de nous’’ de l’autre, j’ai relevé de jolies choses que je tenais à vous faire partager :

« Il me permet de me rendre compte de la fragilité de la vie, qui peut s’éteindre à, tout moment. Mais aussi de la beauté de la vie, dont il faut profiter à chaque instant. »

« Des métiers qui demandent un bon sens de l’organisation, de l’empathie et une capacité à gérer ses émotions. »

« Le dialogue et l’écoute font aussi partie du job. Certains se confient à moi et, à mon tour, je me laisse aller à la confidence. Il m’est arrivé de recroiser des personnes dont j’avais organisé l’enterrement d’un proche. Et toutes m’ont reconnu, malgré les années. Le contact humain, voilà ce qui m’attache à ce métier. »

« Contrairement aux idées reçues, les conseillers funéraires accomplissent un travail remarquable dans l’accompagnement des familles. L’empathie dont ils font preuve contribue à les soulager dans le deuil. »

Bon et maintenant je vous dis à bientôt, on se voit au Salon du funéraire, dans les allées, sur vos stands. Un marathon s’engage parce que je sais oh combien un salon est sportif. Courage, nous ne sommes jamais très loin. De quoi faire de cette année entre vous et moi, un millésime.

 

Réveil funéraire du 2 novembre 2017 spécial Toussaint : les thanatopracteurs

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Marie-Élizabeth Pierdet, Isabelle (nom d'emprunt ) , Nathalie Cassagne et Alexandre Douteau

Cette année encore, la période de la Toussaint a été l’occasion d’établir les portraits de ces thanatopracteurs qui font la profession. À quelques exceptions près, tous sont d’accord pour dire que, de leur profession, ils n’en parlent guère. Ce sont eux qui accompagnent les défunts en silence, au quotidien.

La mort reste un sujet délicat et tabou. Et les soins prodigués aux défunts une activité un peu mystérieuse. Pour Nicole Siegenthaler, directrice de l’entreprise de pompes funèbres Flühmann-Evard-Arrigo, à Neuchâtel, il s’agit d’une vocation héritée de son tout jeune âge. Ses interventions ont pour objectif de rendre leur dignité aux personnes décédées.

Dans le laboratoire des pompes funèbres Bihorel, à Aumale, Marie-Élizabeth Pierdet a ses habitudes. Mais elle intervient aussi parfois à domicile.  Ce sont eux qui le vivent. Les thanatopracteurs passent leur quotidien aux côtés des défunts pour que leurs proches gardent d’eux une image digne. Un métier méconnu qui allie compétences techniques et humanité.

La mort reste un sujet délicat et tabou. Et les soins prodigués aux défunts une activité un peu mystérieuse. Pour Nicole Siegenthaler, directrice de l’entreprise de pompes funèbres Flühmann-Evard-Arrigo, à Neuchâtel, il s’agit d’une vocation héritée de son tout jeune âge. Ses interventions ont pour objectif de rendre leur dignité aux personnes décédées.

Sous l’œil de son maître de stage, Ficria Khazzar, 38 ans, achève sa reconversion professionnelle en prodiguant ce soin. Le métier de thanatopracteur lui apporte beaucoup. « Je suis toujours en train de m’occuper des autres et c’est quelque chose que je retrouve dans cette profession. » Le métier est pourtant parfois difficile mais pas de quoi décourager la trentenaire.

Claire Sarazin, 43 ans, thanatopractrice depuis environ 18 ans. Le métier de thanatopracteur consiste à intervenir sur le corps des défunts, à la demande de la famille, pour une réalisation de soins d’hygiène et de conservation qui rendent à la personne décédée un aspect présentable.

Il y a 8 ans, Isabelle ( prénom d’emprunt )  a commencé à exercer le métier de thanatopracteur. Depuis, elle parcourt le pays de Ploërmel pour préparer les défunts. Elle raconte sa vocation, avec pudeur et respect.

Ce sont des artisans dont on parle rarement. Les thanatopracteurs travaillent chaque jour dans l’ombre à embellir les corps des défunts. Alexandre Douteau, 28 ans, est installé dans la Vienne depuis huit ans et travaille maintenant avec plusieurs collaborateurs.

De sa profession, Nathalie Cassagne ne parle presque jamais : elle est thanatopracteur. C’est elle qui réalise, à domicile ou en chambre funéraire, les soins destinés aux défunts.

 

Réveil funéraire du lundi 30 octobre 2017 : semaine spéciale Toussaint

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le réveil funéraire du lundi 30 octobre 2017

Réveil funéraire du lundi 30 octobre 2017 spécial Toussaint. Dans la presse et sur le web, la revue de presse du funéraire, des pompes funèbres, des crématoriums et des thanatopracteurs dans le réveil funéraire du lundi 30 octobre 2017. Revivez l’actualité dans le réveil funéraire sur Funéraire-Info.

Portraits

Gardien de cimetière : Stéphane Jousselin est gardien de cimetière depuis 26 ans. Un métier qui risque de disparaître, avec l’installation de bornes numériques. Pour lui, c’est un métier convivial, même s’il y a des moments difficiles.

Conservateur de cimetière : Conservateur du cimetière de l’avenue de Laon, Karine Pouillon œuvre au quotidien pour mettre du baume au cœur à ses « petits administrés », qui sont quatre fois plus nombreux à la Toussaint.

Thanatopracteur : Dans le laboratoire des pompes funèbres Bihorel, à Aumale, Marie-Élizabeth Pierdet a ses habitudes. Mais elle intervient aussi parfois à domicile.  Ce sont eux qui le vivent. Les thanatopracteurs passent leur quotidien aux côtés des défunts pour que leurs proches gardent d’eux une image digne. Un métier méconnuqui allie compétences techniques et humanité.

Ils travaillent avec la mort : La Toussaint. Les vivants se remémorent leurs défunts, fleurissent leurs tombes ou égrainent une prière. Puis les laissent à leur repos éternel. Certains choisissent pourtant d’œuvrer au plus près de la mort. Assistants funéraires, thanatopracteurs ou encore médecins légistes la côtoient au quotidien, manipulant le corps de nos disparus, non sans devoir parfois supporter railleries ou commentaires désobligeants.

Panel de métiers  : Le secteur du funéraire prévoit d’embaucher dans les années à venir. Des métiers qui demandent un bon sens de l’organisation, de l’empathie et une capacité à gérer ses émotions.

ReconversionA quelques pas du cimetière Saint-Roch a ouvert l’été dernier une boutique funéraire Marine Rocacher-Coll travaillait dans la petite enfance il y a quelques mois encore. C’est grâce à son compagnon, lui aussi dans le secteur funéraire, que lui est venue cette vocation, totalement à l’opposé de son ancienne profession. 

En famille : Croque-morts de père en fils, voilà l’histoire des Girard. Depuis quatre générations ils se passent le flambeau et continuent de s’occuper de l’entreprise familiale située à Sémur-en-Auxois. Pompes funèbres et crématorium, rencontre avec cette famille hors du commun.

Gardien de cimetière : Il est arrivé en juillet 1986 au cimetière de Saint-Lô et ne l’a plus quitté depuis. Daniel Mathurin est le responsable du cimetière de Saint-Lô, dont il connaît chacun des 5 000 emplacements.

Responsable de crématoriumSébastien Lessieur est le responsable du crématorium de Sées. Chaque année, les demandes de crémations sont de plus en plus importantes.

Cimetières :

Vols : A la Toussaint, les vols à la roulotte se multiplient aux abords des cimetières. Alors comme chaque année, la Gendarmerie donne ses conseils pour éviter d’attirer l’attention des voleurs sur votre véhicule.

La mairie de Saint-Floret (Puy-de-Dôme) a déposé plainte samedi pour le vol d’ossements dans l’ossuaire de son cimetière. Pour la maire de la commune, ces agissements dénoncés sont « un sacrilège ».

Plusieurs familles s’indignent de constater des vols sur les tombes de leurs proches au cimetière de Dagneux. Fleurs, couronnes et même plaque mortuaire disparaissent depuis quelque temps. Si la valeur financière n’est pas élevée, le préjudice moral est lourd pour ces personnes qui n’osent pas orner les tombes pour la Toussaint.

Art funéraire : Certains cimetières de la région sont de véritables musées à ciel ouvert. Témoins de l’évolution de l’art funéraire, on y trouve des tombes d’inconnus qui se sont illustrés par leur originalité ou des sépultures d’illustres personnages qui passent parfois inaperçus.

Le cimetière reprend vie : À l’approche du 1er novembre, le cimetière connaît une effervescence inhabituelle. Particuliers, entrepreneurs et services techniques oeuvrent au nettoyage des tombes et des allées. Le cimetière du bourg de Fouesnant fourmille d’activités à l’approche de la Toussaint. En ce mercredi ensoleillé, les particuliers côtoient les entreprises de pompes funèbres et les employés des services techniques.

Cimetière maritimePlusieurs centaines d’appareils spatiaux ont été retrouvés échoués dans une zone océanique peu fréquentée. Cette zone porte les noms de Point Nemo, connu aussi comme étant pôle océanique d’inaccessibilité. Ce pôle est très éloigné des côtes, ce qui en fait le cimetière idéal pour les engins spatiaux.

Écologie : Un recueil sur les paysages et l’entretien des 40 000 cimetières français, ainsi que leur réhabilitation écologique et paysagère, a été édité par Plante & Cité. Publié à quelques jours de la fête de la Toussaint, il permet de mieux saisir l’actualité de ces « lieux de mémoire. »

Toussaint :

Plantes : Évènement familial et tradition religieuse, la Toussaint approche. C’est le moment de fleurir les tombes, ce qui constitue un regain d’activité, pour les fleuristes et surtout pour la grande distribution. Avec l’incontournable chrysanthème, dont 7 pots sur 10 sont vendus dans les supermarchés.

ApplicationUne application permet désormais de payer quelqu’un à distance pour qu’il fleurisse la tombe d’un proches. À la période de la Toussaint, près de 30 millions de fleurs sont vendues pour célébrer les morts.

Fin de vie : La Toussaint est l’occasion de penser à nos chers disparus en allant fleurir leurs tombes par exemple… mais aussi de discuter d’une question existentielle : l’organisation des obsèques autrement dit la fin de vie.

Économie : D’après lassurance-obseques.fr qui édite un guide en ligne depuis trois ans, il est possible de réduire de 58 % la facture d’une crémation en faisant l’économie de certains postes qui ne sont pas obligatoires. 
ÉconomieL’association Familles Rurales a publié une enquête, consultée par RTL et « Les Échos », révélant des abus de la part d’entreprises de pompes funèbres, notamment dans la tarification

Question polémique : Une controverse a agité, ces derniers jours, un diocèse américain dont l’évêque a demandé à ses prêtres de prendre certaines précautions avant de célébrer les obsèques religieuses de personnes vivant en couple homosexuel.

NumériqueCertificat de décès dématérialisé, devis d’organisation d’obsèques en ligne, cimetière virtuel, fleurissement d’une sépulture à distance… Le digital se positionne en douceur sur le marché de la mort.

Numérique : Une application permet désormais de payer quelqu’un à distance pour qu’il fleurisse la tombe d’un proches. À la période de la Toussaint, près de 30 millions de fleurs sont vendues pour célébrer les morts.

Histoire Halloween : La plupart de nos produits de consommation issus de la mondialisation, nous vient des Etats-Unis. Sauf que la plupart des choses que l’on trouve aux Etats-Unis provient d’Europe, surtout lorsqu’il s’agit de tradition. Les origines d’Halloween en font partie. On vous renvoie la citrouille.

La revue de presse vous est offerte par La Maison des Obsèques
Avec vous, La Maison des obsèques forme une communauté de professionnels travaillant à construire un « autre funéraire » autour de valeurs partagées et d’exigences communes dans l’intérêt des familles. Vous êtes un dirigeant du funéraire ? Vous voulez en savoir plus ? Visitez notre site !

Lupanar, thanatopracteurs…au menu du réveil funéraire du vendredi 20 octobre 2017

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réveil funéraire du vendredi 20 octobre 2017

Lupanar, thanatopracteurs…au menu du réveil funéraire du vendredi 20 octobre 2017. Dans la presse et sur le web, la revue de presse du funéraire, des pompes funèbres, des crématoriums et des thanatopracteurs dans le réveil funéraire du vendredi 20 octobre 2017. Revivez l’actualité dans le réveil funéraire sur Funéraire-Info.

Pollution

Des chiffres hors normes. Un décès sur six survenu en 2015 dans le monde était lié à la pollution, essentiellement à la contamination de l’air, mais aussi de l’eau et des lieux de travail, estime un rapport publié vendredi dans la revue The Lancet soit « 9 millions de morts prématurées en 2015. »

Danielle Darieux

Actrice légendaire du cinéma, Danielle Darrieux, inoubliable « Madame de… » et à la carrière d’une longévité exceptionnelle, est décédée mardi à son domicile de Bois-le-Roi (Eure), à plus de 100 ans.

Hervé Prudon

Figure majeure du néopolar en France, dans les années 1970, aux côtés de Jean-Patrick Manchette et Frédéric Fajardie, l’écrivain Hervé Prudon est mort dimanche 15 octobre, à l’âge de 66 ans, à Paris.

Lupanar

Quand les toilettes du cimetière se transforment en « lupanar ». Il s’en passe de belles, dans les toilettes du cimetière d’Aix-Noulette, à en croire les déclarations du maire, Alain Lefebvre. Et dire qu’au départ, tout ça est parti d’une décision modificative du budget lors du conseil municipal…

Conscience de la mort

Personne n’aime penser à ce qui nous attend après la mort, mais maintenant une étude a révélé que nous pourrions en fait «vivre» un peu plus longtemps que nous le croyions.La recherche démontre que même si un cœur humain arrête de battre, cela ne signifie pas que notre conscience cesse nécessairement d’exister tout de suite après.

Pour ceux qui ne l’auraient pas encore fait, nous vous fournissons deux modèles de lettre type pour faciliter votre échange, l’un est un modèle à personnaliser, l’autre est une notice d’information à imprimer. ( à la fin de l’article)
La revue de presse vous est offerte par Pompes Funèbres de France
Nous voulons tous être assurés d’obtenir les meilleurs services aux prix les plus justes. Mais d’autres facteurs importants comme les valeurs et l’implication de la marque sont aussi décisifs dans nos choix. Pompes Funèbres de France est née de cette envie de qualité et de respect.
Professionnels chevronnés et dynamiques du funéraire, désireux de faire évoluer nos pratiques au rythme de la société française, nous développons un réseau d’agences innovant, au plus près des attentes des Français. Portés par des valeurs de partage, de respect et d’excellence, nous nous engageons à fournir des prestations de grande qualité aux justes prix.

 

Thanatopracteurs et soins à domicile : lettres pour informer vos clients

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soins à domicile

Je suis en train de réaliser un dossier pour faire le point sur cette année, riche en décrets et lois concernant le monde de la thanatopraxie. Des soins à domicile à la levée des soins concernant les défunts porteurs du VIH, en passant par l’obligation de la vaccination contre l’hépatite B, pas simple de s’y retrouver.

En attendant, une des choses à rappeler c’est que les soins à domicile sont nouvellement encadrés par des dispositions qui changent le paysage de cette procédure. Lieux adaptés, conditions des soins à domicile légiférées, beaucoup de choses sont à savoir et elles vont être mises en place à partir du 1er Janvier 2018.

Le problème c’est que les pompes funèbres sont souvent peu informées concernant les nouvelles réglementations en thanatopraxie. Et il est fort à parier que ça sera le cas ici encore. La plupart des thanatopracteurs ont pris leurs dispositions depuis la parution des décrets en informant directement leurs clients. Pour ceux qui ne l’auraient pas encore fait, nous vous fournissons deux modèles de lettre type pour faciliter votre échange, l’un est un modèle à personnaliser, l’autre est une notice d’information à imprimer. ( à la fin de l’article)

Je vous laisse lire, relire, et vous imprégner totalement du décret aux deux liens ci après : https://www.legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2017/5/10/AFSP1703920A/jo/texte

https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2017/5/10/AFSP1703905D/jo/texte

À retenir concernant les soins à domicile :

  • Les soins à domicile ne seront possible QUE lorsque le décès est survenu au domicile du défunt, dans un délai de 36 heures après le décès (délai qui peut être prorogé de 12 heures pour tenir compte de circonstances particulières), et lorsque le domicile répond à des exigences minimales de configuration de la pièce où sont réalisés ces soins.
  • « Les soins de conservation ne peuvent être réalisés à domicile que dans une pièce répondant aux exigences suivantes :
    1° La surface au sol utilisable de la pièce est d’au moins dix mètres carrés ;
    2° La pièce est isolée du reste du logement par une porte. Cette pièce n’est pas accessible pendant la durée du soin ;
    3° La pièce comporte au moins une ouverture donnant à l’air libre permettant d’assurer une ventilation naturelle suffisante durant toute la durée du soin. Cette ventilation est prolongée après la réalisation du soin. Le thanatopracteur informe la famille de cette obligation de ventilation de la pièce où le soin a été réalisé ;
    Le revêtement du sol et des murs de la pièce doit pouvoir être lavé et désinfecté en totalité après la réalisation du soin de conservation ou être protégé par tout moyen imperméable garantissant la protection du revêtement du sol et des murs. Le moyen imperméable utilisé est à usage unique et est éliminé comme un déchet d’activité de soins à risque infectieux ;
    5° Un éclairage adapté à la réalisation des soins de conservation par le thanatopracteur. »
  • Les éléments suivants sont nécessaires à la réalisation des soins de conservation :
    1° Un support pour la réalisation du soin de conservation, lit médicalisé ou table de soin. Ce support est installé dans la pièce où le soin de conservation est réalisé pour permettre la libre circulation du thanatopracteur sur tous les côtés du support. Il est réglable en hauteur ;
    Une housse imperméable, telle que prévue à l’article R.2213-15 du code général des collectivités territoriales, disposée entre le support prévu au 1° et le corps du défunt et éliminée comme un déchet d’activité de soins à risque infectieux ;
    3° Un ou des dispositifs d’occultation visuelle de nature à garantir la réalisation du soin de conservation hors de la vue des personnes présentes à domicile, du voisinage et des personnes extérieures, sans faire obstacle à l’aération de la pièce prévue au 3° de l’article 5 du présent arrêté ;
    4° Des emballages à usage unique destinés à collecter les déchets d’activités de soins à risques infectieux et assimilés mentionnés à l’article R.1335-6 du code de la santé publique ;
    5° Le cas échéant, un ou plusieurs dispositifs d’éclairage d’appoint ;
    6° Tout moyen imperméable garantissant la protection du revêtement du sol et des murs ;
    7° Le matériel nécessaire au nettoyage et à la désinfection du support mentionné au 1° du présent article, des revêtements des sols et des murs de la pièce dans laquelle le soin de conservation est réalisé.
  • A l’issue du soin de conservation, le thanatopracteur rédige un compte-rendu d’intervention, dont le contenu et le modèle sont fixés en annexe du présent arrêté, et l’adresse à la régie, l’entreprise ou l’association et leurs établissements, habilités conformément à l’article L. 2223-23 du code général des collectivités territoriales, qui l’emploie pour la réalisation du soin de conservation.  
  • Les soins de conservation réalisés à domicile font l’objet d’une traçabilité par la régie, l’entreprise ou l’association et leurs établissements, habilités conformément à l’article L. 2223-23 du code général des collectivités territoriales. A cet effet la régie, l’entreprise ou l’association et leurs établissements conservent, pour chaque soin de conservation facturé, les documents suivants :
    1° La déclaration préalable du soin de conservation prévue à l’article R.2213-2-2 du code général des collectivités territoriales ;
    2° La vérification préalable prévue à l’article 9 du présent arrêté ;
    3° Le compte-rendu d’intervention prévu à l’article 7 du présent arrêté ;
    4° L’expression écrite des dernières volontés de la personne décédée ou une demande de toute personne qui a qualité pour pourvoir aux funérailles prévue à l’article R. 2213-2-2 du code général des collectivités territoriales.
    La régie, l’entreprise ou l’association et leurs établissements, habilités conformément à l’article L. 2223-23, conserve ces documents pendant une durée de cinq ans, sur tout support et par tout moyen, et la tient à disposition du préfet du département lui ayant délivré l’habilitation et des agents mentionnés au 1° de l’article L. 511-6 du code de la consommation.

    Le problème c’est que les pompes funèbres sont souvent peu informées concernant les nouvelles réglementations en thanatopraxie. Et il est fort à parier que ça sera le cas ici encore. La plupart des thanatopracteurs ont pris leurs dispositions depuis la parution des décrets en informant directement leurs clients. Pour ceux qui ne l’auraient pas encore fait, nous vous fournissons deux modèles de lettre type pour faciliter votre échange, l’un est un modèle à personnaliser, l’autre est une notice d’information à imprimer. 

    Vous les retrouverez en téléchargement libre ici :

    Note d’information 1

Levée de l’interdiction des soins, pétition… Jean-Luc Romero répond à nos questions

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Jean Luc ROMERO MICHEL CP credit photo Simon Escalon (2)

C’est fait, et c’est un des combats de toute une vie : la levée de l’interdiction des soins sur les patients atteints du VIH sera effective à partir du premier janvier prochain. Jean-Luc Romero, président d’Elus Locaux Contre le SIDA, a répondu à nos questions, sur cette avancée, et sur la pétition d’un syndicat qui s’y oppose, soulignant qu’il existe d’autres problèmes bien plus préoccupants…

Une avancée longtemps attendue

Jean-Luc Romero, ça y est, la levée de l’interdiction des soins de conservation sur les défunts atteints de HIV et d’hépatite a été levée, on imagine que c’est une joie pour vous ? « C’est un soulagement, en effet, et la fin d’une injustice. Nous étions un des seuls pays au monde à imposer ces restrictions, sans raisons acceptables. C’est l’aboutissement d’une démarche entamée par le gouvernement précédent et menée au bout par l’actuel. »

Cette levée sera effective à partir du premier janvier 2018, pourquoi pas avant ? « Oui, c’est une date qu’avait fixée Marisol Touraine lorsqu’elle avait entamé le processus, et qu’a reprise Agnès Buzyn, qui lui a succédé. Il est vrai que cette levée aurait pu être effective immédiatement, mais on ne va pas faire la fine bouche : ça a été un tel travail, pour obtenir ce résultat, attendu par les malades et leurs familles depuis si longtemps, que ça reste une bonne nouvelle. »

Une pétition contre

Dans le même temps, une pétition circule pour demander le maintien de cette interdiction « Oui, cela m’attriste. Je note qu’elle a obtenu en quelques jours moins de 300 signatures, alors que nous, pour celles que nous avons proposées lorsque nous réclamions la levée de l’interdiction des soins, en obtenions des milliers en quelques heures. »

Jean-Luc Romero précise « Il n’y a pas de risque de contamination si les procédures sont convenablement suivies, et les précautions universelles sont prises. Par contre, les produits utilisés pour les soins de conservation sont, eux, pour certaines très toxiques, et les cancers professionnels sont une réalité. Pourquoi les syndicats ne se saisissent pas plutôt de ce sujet ? »

Pas de cas recensés

Sur la transmission du VIH, on parle d’un manque d’informations sur les risques « Les risques ne sont jamais à négliger, quelle que soit la cause de décès d’une personne. Un corps humain recèle un danger pour ceux qui le manipulent, c’est pour cela qu’il faut systématiquement faire montre des précautions obligatoires, port des protections, des gants… Ce qui m’inquiète, ce n’est pas de voir un professionnel faire un soin de conservation sur un patient atteint du HIV dans les règles de l’art. Ce qui m’inquiète, c’est de voir des professionnels manipuler des corps sans gants. Ce n’est pas une pique contre les milieux du funéraire, c’est général. L’autre jour, une connaissance me disait qu’il avait vu une infirmière faire une prise de sans sans gants. Là il y a un risque. »

Jean-Luc Romero précise « Dans les années 90, en pleine période d’explosion de l’épidémie de SIDA, quand personne ne savait encore trop ce que c’était, les thanatopracteurs ont certainement procédé sans le savoir à des soins sur des personnes atteintes du Virus. Aujourd’hui encore, rien qu’en France, il y a 25 000 porteurs qui ne savent pas qu’ils sont atteints. Et malgré cela, il n’y a aucun cas documenté de transmission par cette voie. Il y a aussi des thanatopracteurs qui nous soutiennent, et qui me disent que, souvent, ils n’ont pas connaissance des causes de la mort. ».

Aucun cas documenté ? « Non. Il y a eu, il y a quelques années, le cas d’un thanatopracteur américain qui prétendait avoir été contaminé durant un soin, mais on a fini par savoir que la transmission s’était faite dans un autre contexte, par voie sexuelle. »

La main tendue

Avez-vous déjà assisté à un soin de conservation ? « Oui, bien entendu. Et je connais bien l’univers du funéraire, puisqu’en trente ans de militantisme, j’en ai vu partir, des amis. Je sais que c’est une opération invasive, mais je sais aussi que des règles dans le port de protections sont là pour maîtriser ces risques. En revanche, je sais aussi que les produits utilisés à base de formol causent des cancers, là il y a des cas documentés et avérés, et que les thanatopracteurs qui s’escriment contre la levée de l’interdiction perdent de vue les vrais problèmes. Peut-être que certains ont intérêt aussi à ce qu’on ne pose pas les bonnes questions… »

Viendriez-vous au salon funéraire en novembre prochain si vous y êtes invités ? « Avec plaisir, je n’ai jamais refusé le débat. Un échange courtois de points de vue et d’arguments est toujours constructif, c’est comme cela qu’on avance ». Une main tendue, donc, avis aux intéressés.

Une pétition contre la levée des soins pour les défunts porteurs du VIH

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pétition contre la levée des soins
pétition contre la levée des soins

Le décret est sorti il y a un mois tout juste. Nous vous l’avons retransmis ici,  le décret du 12 juillet 2017, fixe les listes des infections transmissibles prescrivant ou portant interdiction de certaines opérations funéraires mentionnées à l’article R. 2213-2-1 du code général des collectivités territoriales. Ce qui veut dire en d’autres termes que les soins sur les défunts porteurs du VIH seront désormais possibles. Face à cette levée, le SPTIS, syndicat professionnel des thanatopracteurs indépendants et salariés présidé par Cédric Ivanes, lance une pétition contre la levée des soins pour les personnes porteurs du VIH.

SPTIS, thanatopraxie et VIH

La pétition la voici. Que nous apprend-elle ? L’interdiction des soins était souvent vu pour les associations de défense comme étant discriminant, terme que refusent les thanatopracteurs.

« Les soins de conservation sont un procédé invasif, où le risque de piqûre ou coupure est réel, malgré le port des équipements de protection individuelle recommandés.

Nous, thanatopracteurs, acceptons de pratiquer des toilettes mortuaires, un acte qui est identique au soin, à l’exception des actes invasifs de conservation (Sutures et incisions) et qui permet de se recueillir dans les mêmes circonstances auprès du défunt. »

Pour le président du syndicat, peu importe toutes les précautions qui pourraient être prises pour éviter une contamination, elles ne peuvent pas s’appliquer à la pratique des soins de conversation. Pour appuyer leur argumentation, le rapport de l’OMS :

« L’OMS souligne la recrudescence des taux d’infection associée aux soins sur les 20 dernières années, ce qui pose des « difficultés majeures pour la médecine moderne ».

« Les patients infectés résistent au traitement et certains ne guériront pas » précise l’OMS dans son compte-rendu.

Comme le stipule l’OMS dans son rapport[1], « l’exposition percutanée survient en cas d’utilisation d’objets piquants ou tranchants contaminés », ce qui nous concerne puisque nous utilisons ce type de d’instruments. »

Pour les thanatopracteurs, travailler sur des personnes décédées dont la prolifération des bactéries est déjà considérable, c’est refuser de mettre davantage leur vie ainsi que celle de leur proche en danger pour des défunts alors même que d’autres solutions existent pour permettre aux familles de faire leur travail de deuil sans faire preuve de discrimination.

Cette levée intervient après des années de luttes entre thanatopracteurs, et des associations de défense de défunts porteurs du VIH. Que l’on soit pour ou contre cette levée, ce décret, ainsi que celui des soins à domicile marquent tous deux un tournant pour la profession, sans cesse en évolution. Une année 2018, à suivre attentivement.

Thanatopracteurs et maladies infectieuses : j’ai fait un rêve

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thanatopracteurs maladies infectieuses go vegan

Les soins sur les porteurs de maladies infectieuses sont autorisés et la polémique a repris… D’un côté des thanatopracteurs inquiets qui trouvent cette mesure injuste, parce que même s’ils travaillent dans le milieu de la mort, ils tiennent (allez comprendre pourquoi) à leur vie (même s’ils sont bien les seuls) et de l’autre… Tout le monde, ah oui, zut. Dommage. Point de vue de thanatopracteurs.

Le présent article est la synthèse d’opinions d’un collectif de professionnels, thanatopracteurs et maladies infectieuses : un sujet qui ne passe décidément pas !

L’argument qui tue

« Toujours les mêmes arguments imparables : « vous en faites de toute façon, sans le savoir. » Gnagnagna. Oui, nous en faisons sans le savoir, tout comme peut-être, il vous est déjà arrivé après une folle soirée en boîte, de rentrer chez vous avec un ou une inconnu(e) et de ne pas utiliser de préservatif… Est-ce que pour autant, il est inutile de continuer à faire de la prévention ? »

« Bien-sûr, certains d’entre vous ne s’adonnent pas à la débauche (au hasard… Vous?), alors je vais utiliser une image plus gentillette : Est-ce que sous prétexte que certains piétons traversent n’importe où, il faut supprimer les passages cloutés ? »

Des défunts entre les gouttes

« Oui, il y a des corps qui passent entre les gouttes, on ne sait pas tout. Et alors ? C’est une raison suffisante pour nous exposer davantage ? Oui, parce qu’il est inadmissible de discriminer les porteurs de ces virus. D’ailleurs, non, de CE virus, parce que les hépatites, clairement, personne n’en parle. Il est inadmissible de discriminer les porteurs du VIH. Tous homosexuels bien-sûr ! Non ? Ah bon, pardon, j’avais cru comprendre… Parce qu’apparemment avoir peur du VIH revient à être homophobe. »

« Mais c’est vrai, après tout, c’est super homophobe de refuser de faire les soins sur les séropositifs, il est urgent de réparer cette injustice ! Les soins pour tous ! Ah mais attendez, non, il reste encore les maladies contagieuses… Et alors, qu’est-ce qu’on fait ? Et les victimes d’Ebola, pourquoi n’auraient-elles pas droit à des soins de conservation elles aussi ? Un virus africain, comme par hasard… Mais c’est une loi raciste ! Il faut les autoriser de toute urgence. »

Des endroits spécifiques

« Et puis après tout, nous travaillons dans des « lieux spécifiquement dédiés ». Euh… On continue à faire des soins à domicile finalement, mais bon, pas de panique, nous allons bâcher toute la pièce avant de commencer (si si). Allez, les Thanatos, arrêtez de pleurnicher. Mettez des gants, vous serez protégés (et fermez-là). »

« Non mais c’est vrai, on n’entend que nous ! Jamais contents, toujours à se plaindre… Et on aimerait des conditions de travail décentes, blablabla, et on aimerait toucher nous-mêmes l’argent de notre travail, blablabla… Et quoi encore ? Ah oui, le rattachement de la thanatopraxie aux services de santé. La bonne blague ! »

« Non, mais de toute façon, c’est mort. C’est un peu comme si… Au hasard tiens : comme si les prostituées demandaient à être rattachées aux services de santé. Les proxénètes risqueraient de faire la gueule. Et ça marche bien comme ça, alors pourquoi changer ? »

Une idée à creuser ?

« Non mais alors moi j’ai eu une idée. Elle m’est arrivée comme une illumination hier matin. Je faisais un soin dans un « lieu spécifiquement dédié », lequel n’était équipé d’aucune ventilation mais dont les murs et le plafond étaient tapissés de toiles et d’araignées de tailles et de formes diverses et variées (les labos des funés, dès lors qu’on s’intéresse un peu aux insectes, c’est passionnant) et dont le sol était jonché de crottes de souris. J’ai pensé tout à coup « Et si nous demandions à être rattachés aux animaux ? » Mais oui, à force d’être traités comme des chiens, nous y avons bien gagné notre place, après tout ! »

« Le gros avantage pour nous serait de pouvoir en appeler aux nombreuses associations de défense des animaux pour obtenir des conditions de travail un peu plus dignes. Surfons sur la vague vegan pour tenter de faire évoluer notre belle et noble profession ! »

A étudier…

Le secteur funéraire recrute des gens bien élevés

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le doigt de Galilée

Encore une fois, un échange sur un réseau social entre une impétante venue demander conseil et des professionnels venus spontanément tenter de l’aider a dégénéré. Incompréhension ? Problème avec la jeunesse ? Il est temps de remettre quelques points sur quelques i : le funéraire est un métier qui exige des connaissances, de la patience, de la courtoisie et de la discipline.

Ca a commencé comme ça

Tout commençait plutôt bien : une aspirante thanatopractrice demandait des renseignements sur les formations qu’elle pouvait suivre pour embrasser sa carrière rêvée, dans un post sur un groupe de Facebook. Un homme arrive, répond, très poliment et courtoisement, et, sans doute dubitatif devant les réponses de la demoiselle, qui semble tout de même assez mal renseignée, entreprend de tester sa motivation et ses connaissances préalables. Toujours, c’est important de le préciser, très courtoisement.

La réponse de la demoiselle vient très rapidement, claire, nette, précise et lapidaire : « Je t’emmerde ». Bon, avec une faute d’orthographe que nous n’avons pas reproduite, mais le langage étant suffisamment compréhensible par lui-même, cela ne semblait pas nécessaire.

Évidemment, aussitôt, l’hallali a été donné sur la pauvre demoiselle. Déjà, parce qu’insulter gratuitement un professionnel venu aimablement aider, ça ne se fait pas. Ensuite, parce que le professionnel venu, de façon tout à fait désintéressée et aimable aider la demoiselle, comment dire ? Imaginons une comparaison, vous comprendrez : imaginons qu’elle ait voulu se faire baptiser, à la place. Arrive le Pape, qui lui demande « Je veux bien t’aider, mais as-tu la foi ? » et elle de lui répondre, on ne s’en lasse pas « Je t’emmerde ».

Voilà. Inutile de dire que cette jeune personne ne fera jamais carrière dans la thanatopraxie, ni dans les pompes funèbres, ni dans la marbrerie.

Allez, ouste !

Que les choses soient claires, une fois pour toutes : le funéraire n’a pas besoin de petits jeunes mal élevés, impolis et intolérants à la frustration. L’enfant-roi, c’est un concept qui a peut-être sa place au foyer (c’est le problème des parents, après tout), mais pas dans les pompes funèbres, et j’inclus dans ce terme la marbrerie et la thanatopraxie.

Le funéraire a besoin de professionnels. Point, à la ligne. C’est quoi un professionnel du funéraire ? Partons de l’essentiel : une famille. Ce sont des gens qui sont dans la pire situation qu’ils puissent vivre, la perte d’un proche, qui sont affligés, en colère parfois, complètement perdus, et qui ont des exigences précises et toutes différentes, et c’est aussi un défunt, un corps, qui a ses spécificités. Un professionnel du funéraire, c’est quelqu’un en face d’eux, qui sait exactement quoi faire et comment se comporter pour que le deuil de ces personnes se passe bien. Et tout cela ne se décrète pas : ça s’apprend. Avec humilité.

Par exemple, au hasard, une famille qui viendrait trouver le thanatopracteur pour lui dire que sa grand’ tante Henriette ne ressemblait pas du tout à cela.

Le professionnel du funéraire répondra, flegmatique « Très bien, Madame, si cela ne vous ennuie pas, allons voir ensemble ce qui ne va pas afin que je le corrige. Auriez-vous une photo récente ? Cela pourrait m’aider ». C’est une réponse acceptable.

Le non-professionnel du funéraire répondra « Je t’emmerde ». Ce n’est pas une réponse acceptable.

Moi aussi, je t’emmerde

La jeune personne en question objectera peut être que, bien entendu, elle n’est pas stupide, et elle ne se serait pas comporté comme ça face à une famille, et, si elle est idiote, ce qui n’est pas à exclure, elle répondra aussi que de toute façon, elle veut être thanato, pas avoir affaire aux familles.

Là, bien entendu, j’arborerai mon petit sourire, celui avec les fossettes qui font mon charme, et qui veut dire en vrai « Eh ben toi, tu vas prendre cher ». Par ou commencer ?

Bien entendu, vous direz, chère demoiselle, que vous n’insulterez pas les familles. C’est votre droit. Et le nôtre,c’est de ne pas vous croire. Après tout, vous avez agressé, en public, sans qu’aucune provocation n’ait été faite, une sommité de la thanatopraxie qui se proposait de vous aider. On en déduira donc que l’agressivité est un réflexe naturel chez vous quand vous êtes mal à l’aise, et croyez-moi, des occasions de se sentir mal à l’aise, dans ce métier, il y en a dix par jour (les jours calmes), et on en déduira aussi que vous attaquez une personne sans même savoir qui c’est.

Quand à croire que ce type de comportement peut être toléré parce que les thanatos ne sont pas au contact des familles, c’est que vous êtes très, très mal renseignée sur ce métier qui censément vous passionne. C’est gênant.

Parce que, même si vous n’avez pas le niveau suffisant pour ouvrir un livre (au hasard, « Pratique de la thanatopraxie » de Michel Guénanten et Michel Durigon), vous pouvez au moins faire des recherches approfondies sur Google et arriver avec un minimum de connaissances. Bon, il y a évidemment l’option qui consiste à décréter ce que vous voulez et à le poser sur les réseaux sociaux pour qu’on vous prémâche le travail, mais, curieusement, les gens réellement motivés ne font jamais ça.

Bref, vous l’aurez compris : ça suffit. Le funéraire n’a pas besoin de gamins capricieux qui veulent faire un métier original pour pouvoir faire leurs intéressants. Il a besoin de professionnels, et un professionnel commence toujours sa carrière par « Je ne sais rien. Apprenez-moi » en respectant les gens qui, eux, baignent dans ce milieu depuis des années, et, eux, savent.

Bref, en un mot, le funéraire recrute des gens qui ont été élevés, pas juste nourris.