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Victor Amegnigan, thanatopracteur à Lomé

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24052012313-300x225 Victor Amegnigan, thanatopracteur à Lomé
Victor à Lomé

Les thanatopracteurs, et le partenariat entre le SPTIS et Stimubanque dont nous vous entretenions en nos colonnes l’a encore prouvé, sont aussi passionnés que solidaires. Toujours prompts à découvrir de nouvelles techniques et traditions, ils ne manquent jamais une occasion d’apporter leur aide à leurs confrères.

L’un d’entre eux a attiré notre attention sur le travail de Victor Amegnigan.

Thanatopracteur dans une morgue à Lomé, au Togo, il a une spécialité bien particulière. L’Afrique conserve, en effet, une forte tradition animiste, et Victor se voit souvent demander de présenter les défunts de manière « vivante », en situation, assis par exemple dans son siège préféré, comme de son vivant. Sans parler des soins de thanatopraxie proprement dits, qui doivent tenir compte des particularités de l’Afrique, son climat chaud et parfois très humide notamment.

Le savoir-faire de Victor en ce domaine est si poussé qu’il est demandé jusque dans les pays limitrophes.

Victor Amegnigan caresse, depuis quelques temps, le projet de créer un funérarium ou il pourrait exprimer son savoir-faire. S’il a l’avantage d’être en Afrique, dont la législation est beaucoup moins contraignante qu’en Europe, et ou les besoins en infrastructures de ce type se font fortement ressentir, un problème de taille se pose à lui pour se procurer du matériel. Matériel de thanatopraxie, décors de maison funéraire (tissus, rideaux), corbillards, autant d’équipements difficiles à trouver, ou alors à un tarif prohibitif pour lui.

C’est pourquoi Funéraire Info a décidé de participer à la solidarité pour que Victor Amegnigan puisse mener à bien son projet. Nous relaierons donc dans nos colonnes l’avancement de son projet, et nous appelons tous nos lecteurs de bonne volonté à se mettre en contact avec lui pour l’aider, dans la mesure des moyens de chacun.

Pour se faire, vous pouvez nous envoyer un mail, et nous vous mettrons en contact avec Victor.

Et vous pouvez, vous aussi, faire passer le mot à vos collègues qui ne lisent pas Funéraire Info (à moins qu’ils ne soient qu’une légende urbaine).

D’avance, merci à tous !

Votre relai-contact à Funéraire Info : g.bailly@afterweb-venture.fr

Vos avez des informations à partager, des appels à lancer ? Funéraire Info est votre média. N’hésitez pas à nous contacter.

Premier rendez vous au ministère pour le SPTIS

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C’est hier jeudi 06 septembre 2012 que Cédric IVANES président du SPTIS et Martine Bichet déléguée syndicale nord-est ont été reçu par le Ministère de la santé afin de présenter le syndicat des thanatopracteurs, ces actions menées depuis la création et ces objectifs.

ministere-e1456689868877-300x208 Premier rendez vous au ministère pour le SPTISReçu par trois adjointes représentant le Directeur de la Santé Publique, Mr Jean Yves Grall, les représentants du SPTIS ont pu évoquer les problèmes liés à l’organisation du Diplôme National de thanatopraxie, la politique commerciale agressive de la société Hygéco International et sa fusion avec le groupe OGF .

« Le service du Ministère a été très sensibles à l’ensemble de nos remarques et nous a posé de nombreuses questions afin de compléter les dossiers abordés », nous explique Cédric IVANES.

« Nous avons également présentés le Code de Déontologie du thanatopracteur que nous avons mis en place et validés avec nos adhérents, ce dernier a reçu un écho très favorable et l’initiative a été saluée à la fin de l’entretien. »

« Nous avons aussi abordé le partenariat avec l’association STIM-DEVLOPPEMENT (CF notre article du 31 août) , le Ministère se félicitant de cette initiative. »

« Lors de cette réunion nous avons également évoqués les sujets qui préoccupent le Ministère à savoir les soins sur les personnes atteintes du VIH et les soins a domicile, grâce aux sondage en ligne que nous avions réalisé, nous avons pu communiquer les nombreuses réponses des adhérents du SPTIS, lequel s’est avéré constructif et instructif pour nos interlocuteurs. »

« Le bureau du Directeur de la Santé Publique s’est félicité de l’initiative entreprise concernant la création et la mise en place d’une organisation aussi solide que le SPTIS. »

« Enfin le SPTIS, respectueux des membres qui lui font confiance, a donné un compte rendu détaillé de cette réunion à ses adhérents lors de la réunion mensuelle par vidéoconférence. »

« Le SPTIS a décidé de se mobiliser un maximum pour défendre et revaloriser le métier de thanatopracteur car un second RDV avec le ministère est d’ors et déjà programmé courant septembre 2012. »

En exclusivité pour funéraire info, le SPTIS nous fera un retour de ce second RDV.

Edito : c’est la rentrée !

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rentree Edito : c'est la rentrée ! C’est la rentrée. Cette fois-ci, c’est la bonne, pas de doutes, il n’y a qu’à allumer le poste pour s’en rendre compte : des petits visages baignés de larmes qui disent adieu à leurs parents jusqu’au soir, tandis qu’à l’arrière plan l’institutrice déjà les jauges. N’allez pas expliquer aux enfants qu’ils vivent les plus belles années de leur vie : pour eux, vous êtes un grand, à savoir quelqu’un qui a la possibilité d’entrer dans un magasin et de s’acheter tous les jouets qu’il veut, et qui ne le fait pas : un idiot, en somme. Preuve s’il en faut que l’incommunicabilité vient de l’absence de référents communs.

Pas de larmes, mais la voix peut être un peu chevrotante de votre collègue qui contemple d’un air morne le ciel parisien en vous décrivant ses vacances au soleil. Aucun doute : c’est la rentrée.

Pas de larmes, mais un air préoccupé pour les politiques de tout bord qui viennent expliquer ce qu’ils vont faire et leurs opposants qui expliquent qu’il faudrait faire à peu près tout le contraire, sur le thème sempiternel « Je ne veux pas les critiquer, je les respectes, mais je le dis : ils sont nuls ». La rentrée, en somme.

Pas de larmes, mais cela ne saurait tarder, pour votre libraire qui déballe les 678 romans de la rentrée littéraire en pensant au 678éme, ce jeune auteur prometteur, le futur Victor Hugo, qui passera inaperçu, dont le livre partira au pilon, et qui disparaîtra à jamais du monde de l’édition. La rentrée littéraire, aussi.

Et chaque rentrée, le petit jeu des pronostics : qu’est-ce qui va prendre de l’importance dans les mois qui vont suivre ? Politique, économie, sport, société, le petit jeu est ouvert.

Alors, parions. Mais pas pour perdre, ou le plaisir du jeu : parions pour anticiper.

Certitude de la victoire, rien de tel que parier sur un marronnier. Un marronnier, vous savez, c’est un sujet que la presse ressort régulièrement, à peu près chaque année à la même époque, et qui est sûr de faire de l’audience, comme par exemple les régimes dans les magazines féminins en juin. Ou la rentrée scolaire.

Le marronnier qui nous intéresse est bien sûr celui de la Toussaint. Comme chaque année, beaucoup de journaux vont s’emparer de ce sujet qui nous concerne au premier chef, « le marché de la mort » et nombre d’entre eux vont le traiter sur le thème « comment les vilains croque-morts profitent de votre tristesse pour piquer vos sous ». Chaque années, c’est pareil. Et si l’on note de ci, de là, une heureuse surprise (mention spéciale à nos confrères du Télégramme de Brest qui avaient réalisés un dossier objectif et bien documenté l’an passé), l’on remarque plus les mauvais. Un titre comme « le scandale des pompes funèbres » fait vendre.

Cette année, toutefois, une chose change : l’an dernier, à la même époque, Funéraire Info n’existait pas. Affirmation peut être un brin prétentieuse, mais voilà : l’an dernier, il n’y avait pas de média objectif, réalisé par des professionnels du funéraire sous la supervision de professionnels de la presse, accessible à tous et gratuit.

Nous n’avons pas la prétention de faire changer les choses : le scandale fera toujours vendre du papier ; mais nous avons la prétention d’informer sur la réalité de la profession, de servir d’interface entre le public et les professionnels, en restant crédibles et objectifs. Pour la diffusion, c’est notre notoriété. C’est vous qui la faites.

Deuxième point d’actualité qui dominera l’année. L’argent. La crise est partout, les habitudes de consommation des usagers des pompes funèbres ont déjà commencé à changer. L’offre low cost s’étend à peu près partout. Qu’on le veuille ou non, le phénomène reviendra souvent dans l’actualité, sauf changement radical de la conjoncture. On ne pariera pas là dessus. Mais il est des raisons d’espérer : l’énergie créatrice s’en trouvera multipliée. Le public voudra continuer à honorer dignement son défunt, même s’il a moins d’argent pour le faire. Trouver des solutions personnalisées sera l’apanage des petits indépendants. Nous les suivrons de près, autant que les grandes sociétés qui vont mettre des moyens importants dans leur développement.

rentrée-300x209 Edito : c'est la rentrée ! D’autres encore seront certainement présents dans nos pages : la création d’un syndicat de thanatopracteurs va sensiblement, on le pense, modifier le visage de la profession. De nouvelles techniques, de nouveaux produits, aujourd’hui expérimentaux, vont apparaître sur le marché. Vous les découvrirez chez nous. Des lois seront proposées, votées, appliquées : nous vous en informeront, les analyseront et vous en informeront.

Sur tout cela, on prend le pari.

Allez, séchez vos larmes : vous voyez bien qu’avec tout cela, l’année qui vous sépare de l’été prochain sera vite passée.

Interview : Michel Kawnik, Association Francaise d’Information Funéraire (AFIF)

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L’Association Française d’Information Funéraire, l’AFIF, est pour certains un acteur incontournable de la profession, et pour d’autres, un empêcheur de tourner en rond. Une chose est certaine : l’AFIF, aujourd’hui, est incontournable. Nous avons interrogé Michel Kawnik, son président, sur l’actualité des pompes funèbres.

Le syndicat des thanatopracteurs

photomk-231x300 Interview : Michel Kawnik, Association Francaise d'Information Funéraire (AFIF)
Michel Kawnik

Michel Kawnik voit d’un très bon œil la création du SPTIS (Syndicat Professionnel des Thanatopracteurs Indépendants et salariés). « C’est très bien que les thanatopracteurs s’organisent en acteurs responsables de la profession. Il est important de présenter et faire connaître cette activité. » Michel Kawnik reproche un peu aux entreprises de pompes funèbres leur mainmise sur l’ensemble des prestations « Les familles devraient pouvoir faire appel directement à un thanatopracteur de leur choix, indépendamment de l’entreprise de pompes funèbres » en ligne de mire, les grands groupes de pompes funèbres associés à de grands groupes de thanatopraxie, qui faussent la liberté de choix.

Michel Kawnik est d’ailleurs ouvert à la discussion « Nous avons mis en place, avec l’AFIF, une charte de qualité pour les pompes funèbres. Une charte similaire pour les thanatopracteurs serait envisageable. » En tout cas, l’AFIF soutient l’initiative, partant du principe que les thanatopracteurs sont des acteurs majeurs de la profession, et qu’il est indispensable qu’ils puissent défendre leur profession et leur point de vue et deviennent un interlocuteur à part entière des familles.

La « mode » du low cost

Sur le low cost, Michel Kawnik est nettement plus réservé. « Toute chose a un coût. La vendre trois fois plus cher, ce n’est pas bon, mais la vendre deux fois moins cher, ce n’est pas bon non plus, c’est du dumping, cela a toujours des conséquences néfastes. ». Surtout, selon lui, on est dans des  »coups » qui n’ont plus grand’chose à voir avec le métier des pompes funèbres « Le métier des pompes funèbres, c’est avant tout l’accompagnement de la famille, ce sont des métiers de services. est le service quand la famille passe commande sur internet, doit faire elle-même la mise en bière de leur défunt ? est l’écoute ? » Michel Kawnik prend pour exemple le nouveau service mis en place par une filiale des pompes funèbres de la ville de Paris « Pourquoi, à votre avis, le service est uniquement proposé sur internet ? Imaginez-vous un conseiller funéraire qui explique en face à face à la famille qu’elle va devoir se débrouiller pour faire les démarches, la mise en bière, voire le creusement ? Il se ferait casser la figure ».

De surcroît, Michel Kawnik voit d’autres effets sociétaux « Pour ce service, il faut mourir dans certains hôpitaux, et se faire inhumer dans certains cimetières. C’est quoi cette histoire ? Si vous mourez chez vous ou dans le mauvais hôpital, vous payez plus cher ? Si vous voulez un autre cimetière, vous payez plus cher ? Où est-elle, l’égalité face à la mort ? »

L’homme, calme et poli, lance un « c’est un attrape-c… » qui en dit long. « Les familles attendent un professionnel sérieux, compétent et à l’écoute » avec des prix raisonnables et justifiés, adaptables en fonction des moyens de chacun, il est vrai que l’on peut faire aussi compétitif et plus souple que le low cost « l’essentiel, c’est l’accompagnement des familles » insiste-t-il. Un mot résume sa vision du low cost « Tout cela est malsain ».

Le funéraire aujourd’hui

Sur les sujets d’actualité du monde funéraire, Michel Kawnik est égal à lui-même : d’une franchise imparable, sans jamais se départir de sa courtoisie. Sur les Sublimatoriums Leclerc « Ça fait vingt ans que je connais Michel Leclerc, son discours est rôdé, mais depuis tout ce temps, il répète la même chose. Florian Leclerc est un très gentil garçon, mais il est le préte-nom de son père. Je ne vois pas l’intérêt aujourd’hui pour un franchisé de prendre son enseigne ». Quand au four à crémation révolutionnaire, Michel Kawnik éclate de rire « Il y a quelques années, il expliquait avec un bout de tuyau trouvé dans la rue qu’il allait le faire avec du carburant de fusées. Aujourd’hui, vous me dites qu’il est passé à l’hydrogène ? Eh bien, demain ce sera le nucléaire. Et puis, quand bien même, il y a des réglementations. Michel Leclerc peut bien essayer d’avoir des milliers d’années d’avance sur tout le monde, au final, la réalité le rattrapera ».

L’on comprend vite que Michel Kawnik et Michel Leclerc ne passerons pas leurs vacances ensemble « Toutes ses propositions, ses déclarations, il ne dit rien de neuf. Certes, il y a 25 ans, il y avait le monopole, il était au bon endroit au bon moment. Mais aujourd’hui, son discours, ça rime à quoi ? ».

Le rachat de Roc’Eclerc par Daniel Abittan n’est pas primordial « Tout cela, c’est de la finance. Un groupe est racheté par un fond de placement, qui va le développer et le revendre cinq ans plus tard avec un bénéfice. Regardez, tous les groupes changent de main tous les cinq ans. Au final, ça ne change rien au niveau des consommateurs ».

Et, à contre-courant des oiseaux de mauvaise augure, Michel Kawnik se montre rassurant à propos des petits indépendants « Les pompes funèbres sont avant tout une activité de service de proximité. Une famille ira chercher un professionnel près d’elle, pas une enseigne à 300 kilomètres. Un indépendant peut devenir un acteur majeur sur son secteur, sa zone de chalandise, puisqu’il faut l’appeler ainsi, en proposant de bons services et une bonne écoute. Après, une petite société familiale n’a pas les même moyens de communication qu’une grande au niveau financier. Il y a d’autres solutions, par exemple l’AFIF. En adhérant à notre charte de qualité, une société donne des gages de confiance, et c’est important. »

Le mot de la fin est plus réservé. « Depuis 1992, je n’ai jamais manqué un salon du funéraire, que ce soit à Paris ou Lyon. Cette année, je me demande si ça en vaut la peine ». Pourquoi ? « Le salon est proposé par une fédération qui ne propose rien de nouveau. Ils sont dans le discours  »tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes », mais non. Et je n’ai pas l’impression qu’ils soutiennent justement les petits indépendants. Si c’est pour entendre la même chose, quel intérêt ? »

L’AFIF a une vision globale et attentive du milieu du funéraire aujourd’hui. Un point de vue clair, tranché et argumenté, que nous vous feront régulièrement partager dans Funéraire info.

Le site Web de l’AFIF se trouve ICI

Evènement : Interview exclusive du Président de la République

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francois-hollande-10691088jxmyj_1861-300x168 Evènement : Interview exclusive du Président de la République
François Hollande

A l’occasion de sa visite à Brest, ou nous avons un rédacteur, le 14 juillet, nous avons obtenu une interview exclusive de Monsieur François Hollande, président de la République

« Bonjour… »

taisez-vous, c’est pas encore à vous

« pardon… »

c’est pas grave, mais ne recommencez pas, hein, avec qui nous nous entretiendrons des vastes réformes qu’il compte appliquer dans le secteur funéraire. Monsieur le Président, bonjour

« La, je peu ? Alors, bonjour ! »

Ma première question : cela fait quinze jours qu’il pleut à Brest, ce matin, nous avions les premiers signes d’une belle journée, et c’est ce jour là que vous décides de venir dans la Cité du Ponant. Sachant que vous avez une nette tendance à attirer la pluie, zut, quoi !

« Euh… Votre question, c’est quoi, exactement ? »

Il n’y en avait pas. La première question, c’est : vous allez lier, avez-vous déclaré, la réforme de l’éducation nationale avec les pompes funèbres, pouvez-vous nous en dire plus ?

« Bien sûr. Alors, tout d’abord, nous allons rehausser le niveau de la sélection. Les porteurs devront avoir un master de sociologie, les assistant funéraires un doctorat, de sociologie également, et les directeurs de pompes funèbres devront avoir fait science Pô »

Euh ? Pourquoi ?

« Eh bien, vous n’imaginez pas les milliers d’étudiants qui suivent des études qui ne servent à rien, à savoir la sociologie. Grâce à ma réforme, eux aussi pourront avoir un travail. Nous allons aussi instaurer à l’ école le PPC, Permis de Porter un Cercueil. Ainsi, les familles pourront porter elles-même le cercueil, et cela fera baisser le coût des obsèques. »

Mais, et les directeurs, pourquoi science Pô ?

« Il faut des gens rompus aux réunions et au discours interminables et vains pour manager des sociologues. »

D’accord… Passons. Vous allez aussi instituer une taxe ?

« Exactement. En ces temps difficiles, nous allons instituer des taxes pour tout le monde, pour solutionner le problème de ceux qui ne peuvent pas payer leurs obsèques. Chacune cotisera donc 10 pour cent de son salaire pour payer ses obsèques, qui seront nationales. Nous allons créer deux milles postes de secrétaires d’état, pour représenter le gouvernement aux enterrements. Comme cela, on luttera contre le chômage. »

Et elle s’appellera comment ?

« On va l’appeler la taxe PFG, Taxe sur les Pompes Funèbres Généralisée ».

Vous pensez également réformer la profession de thanatopracteur ?

« Tout à fait. Nous pensons établir un nouveau diplôme de thanatopracteur, avec un cycle d’études en trois ans, et un stage en chirurgie pour apprendre à retirer les pacemakers »

Mais les thanatopracteurs vont être mécontent, leur diplôme est déjà suffisamment difficile !

« Ah, mais en contrepartie, ils auront également le droit d’enlever les verrues et d’arracher les dents sur les vivants. Ca les changera un peu. On ne les appellera plus thanatopracteurs, d’ailleurs, on les appellera barbiers. »

Marrant, ça me rappelle quelque chose… D’autres idées ?

« Tout à fait. Nous allons imposer un changement de couleurs des corbillards. Toutes ces couleurs tristes, ça choque les gens dans la rue. D’ailleurs, à cet effet, je nommerai une secrétaire d’état chargée de la réforme du design des corbillards. »

Tiens ! Et vous avez son nom ?

« Valérie Damidot. J’aime bien son émission. »

Quelque chose me dit que les corbillards serons marron. Il paraît que vous allez confier une mission à Jean-Luc Mélenchon ?

« Oui, nous allons l’envoyer à Cuba, en Chine, au Venezuela et en Corée du Nord pour étudier la mort citoyenne. »

Attendez, vous êtes sérieux ?

« Ne vous inquiétez pas. Au final, il rendra un rapport, que nous allons alléger pour proposer une loi, qui sera complètement vidée de sa substance à force d’amendements, et qui finira par donner quelque chose du genre :  »Article 1 : Tout le monde meurt un jour. Article 2 : c’est bien triste ». En attendant, il se sentira utile, et surtout, il sera loin. »

Monsieur le Président, tout cela est il bien sérieux ?

« Absolument pas. Moi président, je ferai comme tous les autres présidents, et je ficherai une paix royale aux pompes funèbres. »

En un sens, tant mieux. Monsieur le Président

« C’est moi »

oui, on sait bien que c’est vous !

« Mais c’est tellement récent, je suis parfois surpris moi-même, j’ai pas encore eu le temps de me faire à l’idée »

Monsieur le Président, merci, et bon 14 juillet !

« Dites, les croque-morts, ils ne seraient pas d’accord pour défiler sur les Champs-Élysées ? »

Non, laissez tomber.

(Tout ceci est bien sûr un canular. Monsieur François Hollande ne nous a pas accordés d’interview. Notez aussi que cette petite plaisanterie n’a aucune connotation politique d’aucune sorte et ne reflète aucune opinion, ceci pour parer à toute réclamation des sociologues.)

Flash info : Rumeurs chez les thanatopracteurs

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formol_zoom-z-219x300 Flash info : Rumeurs chez les thanatopracteurs
Molecule de Formol

Drôle de journée chez les candidats à l’examen de thanatopracteur 2011.

Rappelons que celui-ci est sous la menace d’une annulation après qu’un collectif de thanatopracteurs ait engagé une action en justice suite à des irrégularités signalées. L’affaire étant en cours, aucune information n’avait filtré.

Ce matin, sur des sites et forums de thanatopraxie, la nouvelle circule que l’examen ne sera pas annulé, puis que l’action risque de s’éterniser durant quatre ans, à la grande consternation des aspirants thanatopracteurs, qui attendent toujours pour passer leur examen pratique et de savoir si leur théorique sera validé. La source de cette information viendrait du ministère.

Après investigation, nous avons réussi à obtenir des informations. Le Ministère de la santé, contacté par nos soins, a affirmé que le complément d’information demandé par la justice n’avait pas été transmis, ni même pris en compte, passation de pouvoir oblige, le cabinet du Ministre n’ayant pas eu le temps de traiter le dossier.

Il semblerait qu’un employé du ministère se soit exprimé à ce sujet, sans concertation avec le cabinet du Ministre de tutelle, à titre privé, et que ses déclarations ne sont en rien un reflet de la réalité.

Le juge en charge de l’affaire confirme n’avoir eu aucune nouvelle du ministère concernant le complément d’informations qu’il avait demandé. Il nous a d’ailleurs expliqué qu’une décision de justice de ce type prenait en règle générale douze mois, que le délai de quatre ans indiqué tenait de la science-fiction.

En somme, une rumeur issue d’une conversation privée qui s’est retrouvée sur des sites publics, ce qui ne serait en soi pas grave, si elle n’avait donné de faux espoirs à des postulants thanatopracteurs toujours en attente de la décision qui décidera de leur destin.