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Thanatopraxie : Rencontre avec Nicolas Delestre à Lille

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Nicolas Delestre

Un proverbe allemand de 1876 dit : “La connaissance est le premier pas vers l’amélioration”. C’est convaincu par cette citation que, le 30 novembre dernier, je me suis rendu à la librairie Meura de Lille située au numéro 25 de la rue Valmy. Cette dernière, spécialisée dans les sciences humaines, recevait pour l’occasion, Nicolas Delestre.

Nicolas est bien connu des lecteurs de funéraire-info. Spécialiste avéré de l’histoire de la conservation des corps et directeur du site embaumement.com, ce dernier occupe depuis deux ans le poste de secrétaire général de l’Ecole Française de Thanatoplastie et a intégré à la même période l’équipe pédagogique d’AFITT où il enseigne sa matière aux étudiants en thanatopraxie.

“La petite histoire de l’embaumement en Europe au 19ème siècle” par Nicolas Delestre

Nicolas-Delestre-1-156x300 Thanatopraxie : Rencontre avec Nicolas Delestre à LilleLors de cette conférence lilloise, Nicolas est revenu sur ce qui a fait le succès de son dernier livre intitulé “La petite histoire de l’embaumement en Europe au 19ème siècle” paru aux éditions du Murmure.

Il nous a en effet tracé (ou retracé) le portrait de ceux qui ont, au fil des siècles, contribué à faire de la thanatopraxie ce qu’elle est aujourd’hui. Des origines de l’embaumement aux techniques contemporaines en passant par les techniques des Docteurs Tranchina et Sucquet sans oublier quelques méthodes plus controversées comme l’anthropo-taxidermie et/ou l’anthropoplastie galvanique  des docteurs Mayor et Variot.

C’est non sans une petite note d’humour que Nicolas a réussi à capter une assemblée composée de personnes étrangères au milieu du funéraire et de la thanatopraxie. Il faut avouer que lorsqu’on l’entend s’exprimer sur le sujet, on ressent la passion qui l’anime aussi bien quand il nous parle d’”El Negro”, l’Espagnol empaillé que des restes momifiés de la petite Rosalia Lombardo.

Enfin, un des éléments les plus marquant de cette soirée fut sans doute l’échange entre Nicolas et l’assemblée. De mon point de vue de professionnel, j’ai été surpris de voir à quel point l’art de l’embaumement (et son histoire) intéressent même un public de non initiés. Les questions ont été nombreuses, intéressantes et partagées, de quoi passer une excellente fin de séance riche et enrichissante.

Pour ceux et celles qui n’auront pas eu la chance de rencontrer Nicolas Delestre lors de sa tournée de conférences et dédicaces, sachez que la petite histoire de l’embaumement est encore disponible chez les libraires et revendeurs et que son prochain opus, “les imputrescibles”, sera en vente à partir de février prochain chez le même éditeur.

Mickaël CURTI

Cadeau de Noël! : La petite histoire de l’embaumement en Europe au 19ème siècle” par Nicolas Delestre en suivant ce lien

petite-histoire-de-l’embaumement-Nicolas-Delestre-e1513407605595-300x196 Thanatopraxie : Rencontre avec Nicolas Delestre à LilleCe sont des sources précieuses, pour les archéologues et les anthropologues funéraires, permettant ainsi de mieux connaître chaque civilisation. Mais dans la longue histoire du traitement réservé au « corps mort », de l’Antiquité à nos jours, l’embaumement y occupe une place centrale.

Thanatopraxie, Claire explique la vie (et la mort) à Guillaume

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Comment, on parle de nous sur Funéraire info ? Attendez, je regarde (ici):

« Vous pensez que les thanatopracteurs sont de paisibles spécialistes du funéraire ? Erreur, grave erreur. Les thanatopracteurs sont des génies, des experts en tout. Du moins, c’est ce qu’ils sous-entendent, et à les en croire, s’ils ne sont pas maîtres du monde, c’est qu’ils sont trop occupés à faire tout le travail que nous, les incompétents, sommes incapables de faire. «

Ah ben oui, jusque là je suis d’accord, et donc ?

« Parce que, si on les écoutes, les thanatopracteurs peuvent apprendre la médecine aux médecins et le journalisme aux journalistes. »

Oui oui, et donc ?

«  Sans doute après avoir lu ce papier, ils voudront aussi m’expliquer la vie, mais je n’écoutais déjà pas mes professeurs à l’école, je ne vais pas commencer maintenant. »

La vie ? Heu… Non, mais les morts on connaît… Nous (lol).

« Parce que la lubie des thanatopracteurs, c’est d’êtres placés sous l’autorité du Ministère de la Santé, pour sortir du secteur funéraire et, enfin, « ne plus avoir affaire aux pompes funèbres » ces « escrocs qui se font du fric sur le dos des familles ».

Ah ouais d’accord, je vois, mais non en fait c’est pas ça l’histoire. Atta je t’explique :

Si certains d’entre nous ont réfléchi à cette option et ont même fait davantage qu’y réfléchir puisque nous avons à plusieurs reprises porté ce projet jusqu’au Ministère, sans succès hélas, c’est parce que ce serait le moyen de sortir le corps humain d’un circuit commercial dans lequel il n’a absolument pas sa place. Personne ne traite les pompes funèbres d’escrocs, nous sommes d’ailleurs quelques uns à porter les deux casquettes. La pompe funèbre est un commerce, tout à fait légal et honorable, mais elle a aussi une mission de service public, à savoir la prise en charge du corps. c’est là que ça commence à se compliquer. A partir du moment où l’opérateur funéraire applique une marge sur les soins de conservation, il rentabilise le corps humain, ce qui est aussi illégal qu’immoral. Ce sont ces foutues marges qui sont responsables du nivellement par le bas : la recherche des soins les plus rapides et les moins chers. Tant que cette pratique perdurera, nous n’en sortirons pas.

Alors, oui, tu vas me dire qu’on peut pratiquer des tarifs libres à condition d’avoir une habilitation de soins, si on a un contrat de sous-traitance avec une entreprise de Thanato ou si on a un Thanato en exercice au sein des effectifs… Sauf que moi, je n’ai jamais vu un des ces fameux contrats et que presque toutes les pf margent sur les soins. J’ai dit presque, attention. Il n’est pas question de mettre tout le monde dans le même panier. Mais le fait est qu’une infime minorité respecte la loi.

Nous voyons donc dans ce rattachement, non pas au Ministère de la santé, qui est déjà un de nos deux Ministères de tutelle avec celui de l’Intérieur, mais aux services de santé, ce qui n’a rien à voir. Nous ne demandons pas à être intégrés au personnel des hôpitaux, c’est interdit, mais simplement à proposer et à pratiquer les soins aux défunts dans les morgues, en amont de la prise en charge du corps par les pompes funèbres. Nous qui y avons réfléchi, nous n’y voyons que des avantages pour tout le monde. Le Thanatopracteur libéral sera rémunéré directement pour son travail, sans avoir à verser ni dîme ni gabelle à qui que ce soit, ce qui a l’air tout bête comme ça, mais qui pour nous représente un Graal inaccessible . Les soins seront moins chers pour les familles, vu que personne ne margera sur notre travail et la qualité des soins s’en ressentira forcément puisqu’une fois le Thanatopracteur sorti du circuit funéraire, le nivellement se fera logiquement par le haut. Et les pompes funèbres dans tout ça ? Et bien elles seront débarrassées de nous, c’est pas une bonne nouvelle ça ?

Non, blague à part, c’est contraignant de devoir entretenir tous ces magnifiques laboratoires super aux normes, là ils pourront enfin servir à entreposer tout et n’importe quoi . Tout ces trucs que les pompes funèbres entreposent… Heu… Où ça au fait ?

« Des éminents professeurs de la médecins, les thanatopracteurs en ont l’arrogance, du mois supposée. En revanche, ils n’ont pas le savoir et la parfaite connaissance de leur métier qu’ont leurs « homologues » médecins du leur. »

Oui oui, certes, les Thanatopracteurs ont souvent un ego surdimensionné, mais pour ce qui est de la parfaite connaissance de leur métier… Malheureusement, pour les raisons que j’ai évoqué plus haut, la qualité des soins s’est dégradée ces dernières années, mais il y a de bons professionnels qui connaissent vraiment leur métier et qui l’exercent dans les règles de l’art. Si si. Pourquoi nous comparer aux médecins ? C’est un autre métier, mais c’est un métier.

« Historiquement, déjà. Peut on dire que, sans les pompes funèbres, la thanatopraxie ne serait rien ? Oui, on peut même aller plus loin et expliquer que, sans les pompes funèbres, la thanatopraxie n’existerait même pas. On passera sur l’histoire de la thanatopraxie moderne, de Frédéric Ruysch à Jean-Nicolas Gannal, et sur l’explosion de la thanatopraxie aux Etats-Unis grâce à (ou à cause de) la guerre de Sécession, qui, tous, ont été créés pour répondre à des problématiques posées par la mort. Pas par la médecine, mais par la mort, et souvent le besoin de rapatrier les corps pour pourvoir aux obsèques.

Par la suite, ce sont les assistants et conseillers funéraires qui, inlassablement, ont proposé les soins de conservation aux familles, permettant à votre métier d’exister. N’oublions pas que les thanatopracteurs, avant la mise en place de l’examen national, étaient des porteurs qui avaient appris sur le tas. Et qui ont eu d’office le diplôme quand il a été instauré. »

Non, mais non, pas du tout. Il ne faut pas réécrire l’histoire. Notre mariage forcé avec les pompes funèbres ne date que de 1993. Tout le reste est faux aussi, « on » t’aura mal renseigné. Je t’invite à te documenter sur le sujet.

« Ensuite, l’air de rien, les thanatopracteurs sont en train de cracher dans la soupe, mordre la main qui les nourrit, et insulter copieusement leurs collègues des pompes funèbres. Lisez leurs post : ils sont juste en train d’expliquer, à longueur de journée, qu’ils sont trop bien pour être assimilés à de vulgaires croque morts. »

A titre personnel, j’aime bien l’idée d’appartenir à la famille des croques-morts. Ça ne me dérange pas le moins du monde. On ne crache pas dans la soupe, dans la logique des choses, les conseillers doivent proposer les soins aux familles, c’est leur travail et notre intervention leur facilite grandement la vie. D’ailleurs, puisqu’on en parle, les pompes funèbres n’ont aucun droit d’imposer un Thanatopracteur aux familles, c’est à ces dernières qu’appartient ce choix.

« Trop bien, donc, pour les conseillers funéraires qui décrochent leur téléphone pour leur donner du travail. Trop bien pour le directeur d’agence qui leur fait leur chèque de salaire. Trop bien pour leurs collègues porteurs qui les aident à disposer les corps dans les salons, et se retrouvent souvent en première ligne face aux familles quand le soin n’a pas tenu et que le thanato est injoignable.

Trop bien pour les thanatopracteurs qui font leur travail consciencieusement sans rien demander à personne. Trop bien aussi pour vos collègues thanatopracteurs salariés de pompes funèbres, qui font aussi office de conseiller funéraire, de Maître de Cérémonie, de porteurs, bref, qui partagent le quotidien de la pompe funèbres parce qu’ils SONT la pompe funèbre au même titre que n’importe quel autre salarié. Vous faites quoi d’eux ? Les fusiller pour trahison ?

Vous ne voulez plus faire partie du secteur funéraire ? On n’est pas assez bien pour vous ? D’accord. Alors, que les pompes funèbres cessent de vous appeler. Plus de boulot, plus de chèque de la part des pompes funèbres. Aucun acrimonie là dedans, au contraire, c’est juste de la bienveillance : nous ne voudrions pas vous obliger à accepter de l’argent sale, puisque c’est ainsi que vous le voyez. »

Vraiment, tous ces gens ne vendraient des soins que dans le but de nous faire gagner de l’argent ? Pardon, on n’avait pas encore vu ça sous cet angle. Pardon, merci… Mais quelle ingratitude ! Je suis confuse .

« Pour nourrir vos familles, vous pourrez toujours vous rabattre sur l’hôpital. Non, pas la thanatopraxie à l’hôpital, bien entendu : la plupart, ça ne les intéresse pas, ils considèrent que c’est le travail des pompes funèbres, et de toute façon, le budget se réduit, c’est général. Pourquoi embaucher un thanato quand les infirmières et aides-soignantes sont en sous-effectif, faute de crédit ?

Mais il n’empêche, la propreté est essentielle. Alors, peut être, avec votre expérience et vos qualifications, vous laissera-t-on passer la serpillière dans les couloirs du CHU. »

Ah et tu crois qu’on devrait commencer à la passer dans les labos des pompes pour s’entraîner ? Ce sera un peu notre Guyane à nous, on deviendra des nettoyeurs de l’extrême. Ça risque pas d’améliorer notre melon par contre…

« Bla bla bla. »

No comment.

« Ce qui est dommage, c’est que vous priverez les familles d’un service, certes dispensable, mais qui facilite la travail de deuil. Ce n’est pas grave, les pompes funèbres trouveront une autre solution. Gérer les emmerdes et trouver des solutions, c’est ce qu’ils ont toujours fait. »

Sans vouloir être désagréable… J’ai plus souvent tiré les Pompes funèbres de la mouise que l’inverse.

« Mais cela n’arrivera pas. Parce que, au final, ce sont juste vos égos boursouflés qui hurlent à la mort. Vous le savez bien : une pompe funèbre ne peut pas se passer de conseiller funéraire, ni de porteur, ni de maître de cérémonie, ni de marbrier. En revanche, elle peut se passer des thanatopracteurs, ce qui vous renvoie tout en bas de l’échelle. Et ça, vous ne le supportez pas, tout en sachant que si les pompes ne vous donnent pas de travail, personne d’autre ne voudra de vous, et peu importe le ministère auquel vous êtes rattachés. »

Heu… C’est probablement mon ego boursouflé qui parle, mais je demande à voir.

« Alors, puisque la bienveillance ne fonctionne pas, et que vous vous fichez du respect mutuel entre collègues exerçant dans la même corporation, je vais vous parler comme on est en droit de vous parler : retournez travailler, larbins, et en silence ! »

C’est vrai, il est temps de nous montrer qui commande. Non mais alors ! C’est ça le problème,  trop de bienveillance tue la bienveillance.

Claire Sarazin

 

La thanatopraxie est trop sérieuse pour être confiée aux thanatopracteurs

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thanatopracteurs

Une société portugaise propose un produit à base de charbon et de l’argile qui se veut une alternative à la thanatopraxie. Dommage que cela ressembles plus à de la poudre de perlimpinpin qu’à une solution miracle : elle aurait eu le mérite de rabattre le caquet trop ouvert des thanatopracteurs.

Thanatopracteur polyvalent

Vous pensez que les thanatopracteurs sont de paisibles spécialistes du funéraire ? Erreur, grave erreur. Les thanatopracteurs sont des génies, des experts en tout. Du moins, c’est ce qu’ils sous-entendent, et à les en croire, s’ils ne sont pas maîtres du monde, c’est qu’ils sont trop occupés à faire tout le travail que nous, les incompétents, sommes incapables de faire.

Parce que, si on les écoutes, les thanatopracteurs peuvent apprendre la médecine aux médecins et le journalisme aux journalistes. Sans doute après avoir lu ce papier, ils voudront aussi m’expliquer la vie, mais je n’écoutais déjà pas mes professeurs à l’école, je ne vais pas commencer maintenant.

Docteur La Mort

Parce que la lubie des thanatopracteurs, c’est d’êtres placés sous l’autorité du Ministère de la Santé, pour sortir du secteur funéraire et, enfin, « ne plus avoir affaire aux pompes funèbres » ces « escrocs qui se font du fric sur le dos des familles ». Je cite.

Des éminents professeurs de la médecins, les thanatopracteurs en ont l’arrogance, du mois supposée. En revanche, ils n’ont pas le savoir et la parfaite connaissance de leur métier qu’ont leurs « homologues » médecins du leur.

Historiquement, déjà. Peut on dire que, sans les pompes funèbres, la thanatopraxie ne serait rien ? Oui, on peut même aller plus loin et expliquer que, sans les pompes funèbres, la thanatopraxie n’existerait même pas. On passera sur l’histoire de la thanatopraxie moderne, de Frédéric Ruysch à Jean-Nicolas Gannal, et sur l’explosion de la thanatopraxie aux Etats-Unis grâce à (ou à cause de) la guerre de Sécession, qui, tous, ont été créés pour répondre à des problématiques posées par la mort. Pas par la médecine, mais par la mort, et souvent le besoin de rapatrier les corps pour pourvoir aux obsèques.

Par la suite, ce sont les assistants et conseillers funéraires qui, inlassablement, ont proposé les soins de conservation aux familles, permettant à votre métier d’exister. N’oublions pas que les thanatopracteurs, avant la mise en place de l’examen national, étaient des porteurs qui avaient appris sur le tas. Et qui ont eu d’office le diplôme quand il a été instauré.

Quand les thanatopracteurs insultent les pompes funèbres

Ensuite, l’air de rien, les thanatopracteurs sont en train de cracher dans la soupe, mordre la main qui les nourrit, et insulter copieusement leurs collègues des pompes funèbres. Lisez leurs post : ils sont juste en train d’expliquer, à longueur de journée, qu’ils sont trop bien pour être assimilés à de vulgaires croque morts.

Trop bien, donc, pour les conseillers funéraires qui décrochent leur téléphone pour leur donner du travail. Trop bien pour le directeur d’agence qui leur fait leur chèque de salaire. Trop bien pour leurs collègues porteurs qui les aident à disposer les corps dans les salons, et se retrouvent souvent en première ligne face aux familles quand le soin n’a pas tenu et que le thanato est injoignable.

Trop bien pour les thanatopracteurs qui font leur travail consciencieusement sans rien demander à personne. Trop bien aussi pour vos collègues thanatopracteurs salariés de pompes funèbres, qui font aussi office de conseiller funéraire, de Maître de Cérémonie, de porteurs, bref, qui partagent le quotidien de la pompe funèbres parce qu’ils SONT la pompe funèbre au même titre que n’importe quel autre salarié. Vous faites quoi d’eux ? Les fusiller pour trahison ?

Vous ne voulez plus faire partie du secteur funéraire ? On n’est pas assez bien pour vous ? D’accord. Alors, que les pompes funèbres cessent de vous appeler. Plus de boulot, plus de chèque de la part des pompes funèbres. Aucun acrimonie là dedans, au contraire, c’est juste de la bienveillance : nous ne voudrions pas vous obliger à accepter de l’argent sale, puisque c’est ainsi que vous le voyez.

Pour nourrir vos familles, vous pourrez toujours vous rabattre sur l’hôpital. Non, pas la thanatopraxie à l’hôpital, bien entendu : la plupart, ça ne les intéresse pas, ils considèrent que c’est le travail des pompes funèbres, et de toute façon, le budget se réduit, c’est général. Pourquoi embaucher un thanato quand les infirmières et aides-soignantes sont en sous-effectif, faute de crédit ?

Mais il n’empêche, la propreté est essentielle. Alors, peut être, avec votre expérience et vos qualifications, vous laissera-t-on passer la serpillière dans les couloirs du CHU.

Et profs de journalisme

Ensuite, l’hallali a été sonné contre Sarah, l’autre jour, qui a eu le malheur d’écrire un article sur une société portugaise qui propose un sac biodégradable à base d’argile et de charbon pour freiner la décomposition.

Un modèle de journalisme : elle s’est rendue sur leur stand, a vu le produit, recueilli leurs propos, les a retranscrits avec ce qu’il fallait de neutralité et une pointe de réserve, pour contrebalancer le discours commercial qui lui avait été livré, et, au final, un papier qu’on peut résumer par « On l’a vu au salon. Voilà à quoi ça ressemble, voilà ce qu’ils prétendent, voilà de quoi remettre en doute leurs propos, faites vous votre opinion. »

Mais non, elle avait OSÉ parler de thanatopraxie, et surtout, d’un procédé qui pourrait concurrencer votre métier, sans être thanato elle-même. Rholala, vous vous rendez compte ?

Je ne voudrais pas vous inquiéter, mais… Les chroniqueurs judiciaires, dans votre journal, ils n’ont jamais tué personne ! Les journalistes sportifs n’ont jamais été champions du monde, pour la plupart d’entre eux, dans aucune catégorie ! Les journalistes qui analysent les actes et paroles d’Emmanuel Macron, ils n’ont jamais été eux-même présidents de la république ! Mais comment osent ils ? Et, j’ai vérifié : Emmanuel Macron lui-même n’a pas le diplôme de Président de la République. Pourtant, il conduit la France. Ca ne vous inquiète pas, ça ?

Heureusement que vous avez tout le temps de parcourir Facebook pour chercher et punir impitoyablement tout crime de lèse-thanatopracteur. D’ailleurs, comment faites vous ? Vous surfez sur Facebook pendant vos soins, au risque de vous laisser distraire ? Je ne sais pas. Mais je note que des professionnels aussi sollicités que vous ont quand même beaucoup de temps libre pour aller jouer au révolutionnaire et au taliban.

Au royaume des aveugles, les cons sont rois

Bref, il fallait que ce soit dit. Mesdames et messieurs les thanatopracteurs, vous êtes en train de saboter votre métier. Et à la rigueur, on s’en fiche, vous faites ce que vous voulez.

Ce qui est dommage, c’est que vous priverez les familles d’un service, certes dispensable, mais qui facilite la travail de deuil. Ce n’est pas grave, les pompes funèbres trouveront une autre solution. Gérer les emmerdes et trouver des solutions, c’est ce qu’ils ont toujours fait.

Mais cela n’arrivera pas. Parce que, au final, ce sont juste vos égos boursouflés qui hurlent à la mort. Vous le savez bien : une pompe funèbre ne peut pas se passer de conseiller funéraire, ni de porteur, ni de maître de cérémonie, ni de marbrier. En revanche, elle peut se passer des thanatopracteurs, ce qui vous renvoie tout en bas de l’échelle. Et ça, vous ne le supportez pas, tout en sachant que si les pompes ne vous donnent pas de travail, personne d’autre ne voudra de vous, et peu importe le ministère auquel vous êtes rattachés.

Alors, puisque la bienveillance ne fonctionne pas, et que vous vous fichez du respect mutuel entre collègues exerçant dans la même corporation, je vais vous parler comme on est en droit de vous parler : retournez travailler, larbins, et en silence !

Guillaume Bailly

 

Thanatopraxie : un dossier récapitulatif des décrets et arrêtés 2017

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thanatopraxie dossier récapitulatif

Lorsqu’il se passe quelque chose dans le milieu de la thanatopraxie c’est exactement comme un tremblement de terre, où il faut impérativement activer l’alerte tsunami. Et cette année des secousses il y en a eu, soins à domicile, VIH, vaccination, hépatite, pacemaker. Comment éviter l’inondation ? En étant informé au mieux des décrets et arrêtés. C’est pourquoi à Funéraire Info, nous vous avons réalisé un dossier récapitulatif sur l’ensemble des décrets et arrêtés qui vous concernent.

Capture-d’écran-2017-12-05-à-16.41.54 Thanatopraxie : un dossier récapitulatif des décrets et arrêtés 2017Levée de l’interdiction de soins sur les défunts porteurs du VIH, soins à domicile encadrés, vaccination obligatoire, toutes les modifications sur votre profession sont à prendre en compte dès le 1er Janvier 2018, dans moins d’un mois donc. Force est de constater qu’un nombre certains de thanatopracteurs ne sont pas encore informé de ce que ça va changer dans leur quotidien. Et nous ne pouvons pas leur en vouloir, il y a eu beaucoup de modifications et – hormis dans la presse professionnelle – aucune information ne leurs a été délivrée de manière formelle.

Vous informez sur les décrets c’est aussi connaitre vos obligations et vos droits, car cela va engager non seulement votre responsabilité, mais aussi votre santé – je pense à la vaccination – et votre habilitation si vous ne respectez pas les lois. A Funéraire-Info, nous sommes là pour vous informer mais aussi vous donnez les outils pratiquent de la mise en place de ces décrets avec le compte rendu des soins à domicile que vous devrez rédiger à compter du 1er Janvier 2018 ou encore une lettre type pour informer vos clients.

Nous avons tenté de décrypter l’actualité avec vous cette année, la thanatopraxie entame des mutations profondes. Nous suivrons avec vous tout au long de l’année prochaine ces applications sur le terrain : les décrets sont ils réalisables ? Doit-il y avoir des ajustements ? Quels seront les impacts sur vous, les familles, les pompes funèbres ?

dossier thanatopraxie 

Arfulomar, la société qui propose une alternative à la thanatopraxie

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arfulomar

Exposants au Salon Funéraire en L55, la société Arfulomar est un fabricant d’urnes, de chariots élévateurs extensibles, de produits et maquillage de présentation de corps. Sa particularité ? Un sac biodégradable à placer sur le corps du défunt et qui stopperait la décomposition. Arfulomar, la société qui propose une alternative à la thanatopraxie.

Qu’est ce que c’est ?

Une petite pochette en coton biodégradable toute innocente au départ. Elle pèse 250 g et contient du charbon actif et de l’argile naturelle. Comme ça, on dirait un truc à mettre sur soi pour empêcher les gargouillis de ventre, puisqu’on le sait, le charbon actif est très utile dans ce cas là. Sauf que là après quelques explications de Jose Antonio Galache Rodriguez qui a déposé le brevet de cette composition, cette pochette a vocation a remplacer les soins de conservations.

Comment ça marche ?

Avec une traductrice qui fait partie de la société sur le stand, le procédé scientifique nous a été expliqué, et il est simple. L’association du charbon actif et de l’argile permet de stopper pour un temps la décomposition de manière immédiate. Catalogue photos à l’appui, l’on nous montre que cela enlève également les lividités au fur et à mesure. On pose ce filtre sur le ventre et la décomposition est stoppée pendant 3 à 5 jours, si le temps d’exposition du corps est plus long alors il faut augmenter le nombre de filtre, 4 filtres pour 30 à 36 jours d’exposition. Pour une meilleure efficacité il ne doit y avoir aucune incision. Une toilette classique peut ainsi être effectuée avec un léger maquillage et une ligature de bouche. Il n’est pas nécessaire non plus de placer le corps sur un table réfrigérée.

Biosac Arfulomar, la société qui propose une alternative à la thanatopraxieLa fin de la thanatopraxie ?

Pas sûr, je ne reviens sur l’efficacité supposée de ce produit, qui a fait ses preuves au Portugal et qui est totalement agréé et peut être vendu et utilisé en France, et d’ailleurs ce filtre commence à être utilisé par certaines sociétés frontalières. Même si ce filtre entre dans une démarche écologique sans formol, les mœurs et rites funéraires en matière de funéraire ne sont pas les mêmes d’un pays à l’autre. Nous sommes près de 50 ans après l’arrivée de la thanatopraxie en France et l’on trouve encore – dans de très rare cas- des personnes qui utilisent le carboglace, pas évident dans ce cas que les poches, les valises et le formol disparaissent de sitôt dans l’hexagone. La thanatopraxie fait partie du paysage français, d’ailleurs dans d’autres pays européens elle est interdite, mais ici elle représente une plus-value pour les familles des défunts.

D’un point de vue économique, ce serait également la fin des thanatopracteurs mais aussi de toutes les tables réfrigérées. C’est comme l’aquamation dont tout le monde « rêve » et qui mettrait à mal l’industrie du cercueil. Les évolutions sont normales dans tous les domaines et si ces évolutions entrent dans une démarche à la fois écologique pourquoi pas ? Mais il faut que cela s’inscrive dans une économie de marché et dans un mouvement cultuel, culturel et rituel et je doute que ça soit le cas , pour l’instant.

Entretien aux portes de l’inconnu avec Olivier Emphoux

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Olivier Emphoux

Né le 8 juillet 1961 à Avignon, Olivier Emphoux a entamé très tôt une réflexion sur « le monde et la mort ». Vers l’âge de 14 ans, il cherche à savoir ce qu’il se passe lorsqu’un être humain passe de vie à trépas. Cette quête est le fil conducteur de sa vie.

Jeune bachelier, il se porte volontaire comme appelé au 6ème Régiment de Parachutistes d’infanterie de Marine à Mont de Marsan, où il passe deux ans en Compagnie d’éclairage et d’appui. Il poursuit ensuite le dessein de devenir avocat et entame des études de droit, qu’il abandonne bientôt pour le monde du funéraire,  dont il ne sait rien, mais qui le fascine. Il n’a alors jamais vu un mort et ignore tout de la Thanatopraxie.

C’est le responsable des Pompes funèbres Roblot, chez qui il est rentré en 1988 comme porteur, puis fossoyeur et régleur, qui devant sa motivation, décide de l’envoyer se former à l’IFT pour préparer sa théorie, puis à l’Athanée de Cannes pour y faire sa pratique. Il obtient le CNERT le 10 novembre 1990. Il exerce ensuite au sein de la Sotham, Puis chez Roc Eclerc Nice et d’autres entreprises de pompes funèbres, avant de décider de partir explorer les techniques d’embaumement en Angleterre et d’en revenir en mars 2006 avec son BIE en poche.

De retour en France, une entreprise de pompes funèbres londonienne lui propose un poste d’embaumeur à temps plein, assisté par un « habilleur ». Il rassemble alors ses maigres économies et s’envole pour Londres sur le champ. Là il doit dormir quelque temps sous un abribus en attendant de toucher son premier salaire, mais ne renonce pas et se spécialise dans ka réalisation des soins sur corps autopsiés « par goût et par facilité ».

Une rencontre avec un embaumeur anglais employé par une société américaine impulse un nouveau tournant à sa carrière. Il intègre à son tour cette entreprise en qualité d’embaumeur pour la recherche et la conservation des défunts et des restes mortels lors de catastrophes. Il y fait ses débuts au moment du tremblement de terre en Haïti.

Ne cessant de s’interroger sur les phénomènes paranormaux dont il est témoin au contact des défunts, Olivier Emphoux publie avec Annette Geffroy un premier ouvrage relatant ses propres expériences, aux éditions de l’Opportun en octobre 2015.

Aux-portes-de-l’inconnu-2 Entretien aux portes de l’inconnu avec Olivier EmphouxClaire Sarazin : Avant de commencer votre carrière de Thanatopracteur aviez vous été déjà été confronté à des phénomènes inexplicables ?

Olivier Emphoux : Non, avant de commencer ma carrière de Thanatopracteur je n’avais jamais été confronté à des manifestations inexplicables.

CS : Votre livre a suscité des réactions pas toujours bienveillantes comment l’avez vous vécu ?

OE : Cela ne m’a pas empêché de dormir.

CS : On aurait pu s’attendre à un tollé de la part de nos confrères Thanatopracteurs, mais finalement, ils sont restés assez discrets par rapport à ce que vous racontez. Pensez vous que ce récit a pu les ramener à leurs propres expériences, est ce que vous avez reçu vous même des confidences qui vont dans ce sens ?

OE : La réponse à cette question réside je pense dans cet esprit très particulier commun à la plupart des Thanatopracteurs. Ce métier n’est pas un métier comme un autre, nous sommes de ceux et de celles qui voient la mort en face. C’est peut-être  peut être une forme de parcours initiatique qui unit consciemment ou inconsciemment, d’une certaine façon, les Thanatopracteurs malgré toutes leurs différences. Au grès de mes rencontres, j’ai appris beaucoup, surtout auprès d’embaumeurs Anglais et Écossais alors qu’ils me faisaient part de ce qu’ils avaient vu au contact de défunts.

CS : En Thanatopraxie, à ce jour, avez vous été témoin d’autres manifestations surnaturelles, et pourriez vous définir les phénomènes dont vous avez été témoin ?

OE : J’ai effectivement été témoin d’autres manifestations surnaturelles, mais cela a évolué. A cette prise de conscience se sont rajoutées  d’autres perceptions. J’ai  pu comprendre, au bout de plusieurs années, le recul aidant, ce que je voyais et percevais au début de ma carrière professionnelle. Au fil des journées, des mois, des années, j’ai découvert de nouvelles contrées.  Je n’ai pas écouté le chant des sirènes,  qui m’aurait conduit à un naufrage spirituel. J’ai tourné le dos à une vie matérialiste, afin d’évoluer en harmonie avec au centre l’être humain et la mort comme accessoire.

Ma fonction en qualité d’embaumeur, depuis le Tremblement de Terre d’Haïti,  m’a permis d’évoluer encore plus spirituellement, dans la perception de la mort. Il est normal qu’il y ait des manifestations dites surnaturelles au contact des défunts, ce sont les  derniers soubresauts d’âmes qui mutent à partir d’existences humaines. A chacune des étapes de ma vie professionnelle correspond une prise de conscience supplémentaire sur la mort sur le monde.

En Thanatopraxie, j’ai encore beaucoup à apprendre. On a toujours quelque chose à découvrir sur la façon de travailler d’un confrère.

 Il faut absolument redéfinir le début et la fin d’une vie humaine. La vie ne commence pas avec le cri du nouveau né mais à partir de sa conception.  La vie ne prend pas fin lorsque le cœur s’arrête de battre, mais lorsque le cerveau a complètement cessé d’émettre. C’est ici que réside la frontière étroite entre des manifestations qualifiées à tort de surnaturelles et des manifestations découlant normalement de la fin de l’activité du cerveau humain.

Nous n’en sommes encore qu’au stade préhistorique. Ce retard est dû  à la tyrannie qu’’exerce  l’être humain sur terre. L’Homme dans sa globalité, transforme tout en objet  et ne peut pas faire autrement que de transformer aussi la mort en objet. Il se comporte en prédateur dans ce jardin qu’est la vie au lieu d’en assurer la quiétude.

Cette méconnaissance, d’une part pour ses semblables et d’autre part pour les autres formes de vie, cette absence d’empathie  pour son prochain, va de pair avec sa méconnaissance de la mort. Pour certains, il est normal après le mort, d’avoir pour solde de tout compte un cercueil et de rendre la mort anormale et ses manifestations paranormales.

Aux-portes-de-l’inconnu Entretien aux portes de l’inconnu avec Olivier EmphouxCS : Avez-vous de nouveaux projets littéraires ?

OE : Le premier livre, «  Aux portes de l’inconnu », paru aux Editions de l’Opportun Paris, a connu il est vrai un certain succès. Le 1er février 2018, l’éditeur a décidé de le sortir en livre de poche, avec en bonus de nouvelles histoires. Il est déjà en prévente en l’attente de sa sortie officielle. Pour découvrir les livres d’Olivier Emphoux : www.editionsopportun.com

Courant 2018 va sortir un autre livre.

Claire Sarazin

Snoop Dogg, Coco…au menu du réveil funéraire du mercredi 15 novembre 2017

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réveil funéraire du mercredi 15 novembre 2017
Patrick Gries

Snoop Dogg, Coco, … au menu du réveil funéraire du mercredi 15 novembre 2017. Dans la presse et sur le web, la revue de presse du funéraire, des pompes funèbres, des crématoriums et des thanatopracteurs dans le réveil funéraire du mercredi 15 novembre 2017. Revivez l’actualité dans le réveil funéraire sur Funéraire-Info.

Politique

Après avoir tiré sur un faux Donald Trump dans un de ses derniers clips, le rappeur californien Snoop Dogg, envoie directement le président américain à la morgue sur la pochette de son dernier album.

snoop-2_5972046 Snoop Dogg, Coco...au menu du réveil funéraire du mercredi 15 novembre 2017Aéroport

De l’aéroport de Bruxelles-National, on connaît son hall des départs, ses guichets, ses magasins, ses portes d’embarquement… Ce que l’on connaît moins, en coulisses, c’est le « Mortuary Brussels Airport », un service de rapatriement des défunts. Chaque année, pas moins de 1000 cercueils transitent par Zaventem. Mille vols sont donc concernés sur les 240 000 enregistrés annuellement.

Coco

Le film suit les aventures d’un jeune garçon mexicain prénommé Miguel, dont le rêve ultime est de devenir musicien. Mais l’enfant est né dans une ­famille où la musique est bannie depuis qu’un ancêtre a aban­donné femme et enfant pour se consacrer entièrement à sa carrière musicale. D’un tempérament obstiné, Miguel est pourtant résolu à prouver son talent le soir de la Fête des revenants. Décidé à voler la guitare qui trône au-dessus du tombeau d’une idole nationale, Ernesto de la Cruz, il se retrouve propulsé dans le monde des morts.

Funecap

Le groupe détenu par Ophiliam Management vient de voir ICG réinvestir 350 M€ sous forme d’unitranche pour l’accompagner dans ses projets. Sur cette enveloppe, 200 M€ ont été utilisés par le prêteur pour refinancer deux lignes obligataires qu’il avait lui-même mis en place en 2015 et au début de 2017. Quant au solde, à savoir 150 M€, Funecap en disposera pour prolonger sa politique d’investissement et de croissance externe dans les prochains mois. Le groupe ne relâche pas ses efforts en la matière, puisqu’il indique qu’il aura bouclé près de 30 acquisitions en 2017 après en avoir réalisé 14, au cours de son exercice 2016. 

Succession

Depuis le 1er novembre, renoncer à une succession ou l’accepter à concurrence de l’actif net peut se faire directement chez le notaire. Et c’est une obligation pour la procédure d’envoi en possession. De quoi désengorger les tribunaux.

Atteinte à l’intégrité du cadavre

Aïe aïe aïe, ça c’est le genre d’article sur lequel personne n’aime tomber. Et surtout pas vous, les entrepreneurs de pompes funèbres… et les thanatopracteurs. »Atteinte à l’intégrité du cadavre après un soin de conservation « ? Comment cela est-il possible?

La revue de presse vous est offerte par le groupe OGF
OGF est le leader français  des services funéraires. Le Groupe affirme son expertise sur l’ensemble des activités liées au funéraire, des services de pompes funèbres à la gestion de crématoriums, de la production de cercueils à la pose de monuments funéraires, des contrats de prévoyance à l’accompagnement après obsèques.

Atteinte à l’intégrité du cadavre après un soin de conservation ?

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valise thanatopracteurs

Aïe aïe aïe, ça c’est le genre d’article sur lequel personne n’aime tomber. Et surtout pas vous, les entrepreneurs de pompes funèbres… et les thanatopracteurs. »Atteinte à l’intégrité du cadavre après un soin de conservation « ? Comment cela est-il possible?

Vous vous savez ce qu’est un acte de thanatopraxie, mais les familles, elles, l’ignorent la plupart du temps. Et parfois, cela a des conséquences désastreuses.

Myriam Vibien a perdu son fils de 23 ans dans un accident de voiture en juillet dernier à Peipin, dans le Sisteronais. Affaiblie et choquée, elle dénonce aujourd’hui un abus de faiblesse de la part des pompes funèbres en charge des obsèques de son fils. Pourquoi ? Un acte de thanatopraxie a été réalisé, et selon elle, sans son consentement, et surtout sans l’en avoir informée. Les mots utilisés sont criants et durs, dans l’article en référence que vous trouverez, l’on parle même « d’effraction du corps ». Elle lance aujourd’hui une pétition afin d’alerter les pouvoirs publics. Une demande prise au sérieux par le gouvernement.

De l’importance de l’information et des formations

On ne le répétera jamais assez, mais n’importe quel organisme de formation vous le dira : vendre un soin, cela s’apprend. Des modules consacrés à la thanatopraxie font partie de la formation de conseiller funéraire, comment cela a-t-il pu se produire ? Pour Cédric Ivanès, président du Syndicat professionnel des Thanatopracteurs Indépendants et Salariés, vendre un soin de conservation est très compliqué, car il est difficile d’expliquer clairement les choses aux familles sans avoir à rentrer dans des détails techniques.

La thanatopraxie : atteinte à l’intégrité du cadavre ?

Il existe trois techniques de soins mortuaires : la glace carbonique, les équipements réfrigérants et la thanatopraxie, explique l’article. Bon pour la glace carbonique, on repassera, je serai curieuse de voir où cela est encore pratiqué, et pour quelles raisons…

Le problème c’est que le décès d’un jeune personne est d’une brutalité sans nom, l’acte de thanatopraxie vient s’apposer à cette brutalité. Tout semble échapper à cette maman a qui il aurait fallu, avec beaucoup de tact expliquer ce qui allait se passer. Une mauvaise publicité pour le funéraire, pour la thanatopraxie et un travail de deuil qui va être difficile d’entamer.

 

La Toussaint 2017 est-elle un bon cru ?

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Admirez un peu mon côté optimiste. La Toussaint est terminée pour cette année. Vous voyez c’était simple, le calendrier Grégorien est votre ami. Bon alors pendant que je vous ratissais l’ensemble de la presse ici, ici, ici et encore ici, un bon verre de vin à la main, j’ai fait le bilan de votre Toussaint. Alors cette année, la Toussaint 2017 est-elle un bon cru ?

Des cépages divers et variés

Petite analyse de fond et de forme. Si le cimetière est incontestablement la star de la Toussaint et ce peu importe les années, en revanche pas un mot sur l’inhumation. Par contre la crémation était dans tous les articles ou presque, la mode scandinave s’invite dans le funéraire. Une « étude » de Familles Rurales, qui n’est autre que la même que l’an passé a fait frémir vos feuilles. Mais heureusement pas de documentaire accablant sur la profession. Quelques portraits de thanatopracteurs dans la presse, dont un seul homme mais pas un mot sur les grandes réformes de l’année qui pourtant ébranlent la profession. Alors finalement un cépage de mauvaise qualité ? Pas si sûr, je vous explique.

On mise tout sur le vin bio

En réalité je crois sincèrement que le marronnier de la Toussaint est devenu pour les journalistes une jolie petite châtaigne. Rendez-vous compte, hormis quelques « croque mort » ci et là, la majorité des médias ont compris que le secteur funéraire était une niche d’innovations, de services, d’accompagnement et qu’il y avait des choses à dire, il n’y avait qu’à cueillir.

Bémol : une grappe un peu trop mûre

L’an dernier, la star de la Toussaint c’était la personnalisation, il y a deux ans, c’était le prix des obsèques et ça a fait beaucoup de mal au secteur, ça sentait le bouchon, mais ne rouvrons pas les plaies. Cette année sans aucune hésitation je peux vous dire que c’était l’écologie. En fait ça n’est pas compliqué, si vous regardez bien, les médias calquent la mode in du moment dans tous les secteurs et l’appliquent au funéraire aussi. Humusation par ci, devenir un arbre par là. Sauf que l’humusation n’existe pas en France et qu’hormis les urnes biodégradables on est encore loin de l’enterrement de Nate à la Six Feet Under au pied d’un arbre en pleine nature.  L’éthique oui, la mise en pratique non. Du coup, ça a fait un peu un sujet vide mais bon, c’est l’intention qui compte.

Toussaint 2017 : un goût de déjà vu

Cette année sera numérique… ! Oui enfin ça c’était vrai en l’an 2000 et depuis ? Pas grand chose, la presse a beaucoup mêlé le numérique et le funéraire cette année en pensant que c’était l’innovation du siècle sauf que… ça ne l’est pas. Du vu, du déjà vu. En revanche, je remets ma cape d’optimiste, ceux dont on a parlé, pérennisent leur entreprise et vont de l’avant. D’ailleurs ceux qui réussissent le mieux ne sont pas ceux qui se sont positionnés comme étant du funéraire, mais comme étant du numérique, je pense particulièrement à En Sa Mémoire en vous écrivant cela.

Le rosé le grand oublié ?

D’accord ça nest plus l’été mais tout de même, où est passé le granit rose ? Chaque année, la marbrerie est la grande absente des médias et pourtant c’est un des domaines le plus en danger dans le milieu funéraire et, est paradoxalement pourtant la plus regardée dans les cimetières. Une ineptie.

Idem pour le deuil, une association a parlé dans la presse, il s’agit d’un sourire après les larmes. On nous a ressorti le fait que 70 % des français pensent à la mort, oui enfin…70 % des français pensent aussi à manger et se laver (et plus j’espère) ça ne va pas faire avancer l’histoire tout ça. Pourtant derrière la Toussaint et la fête des morts il y a quand même une histoire de tradition et d’hommage, donc de souvenir, et donc de deuil.

Les vendanges se font  en famille

Là encore je trouve que c’est une belle année pour cela, loin de vouloir expliquer le funéraire, les médias ont dressé des portraits de familles cette année, rendant le secteur touchant et entreprenant. On les retrouve ici notamment ou encore ici.

Verdict, Toussaint 2017 une médaille d’or ou non ?

Une médaille d’argent pour notre Toussaint 2017 parce qu’au final je suis assez ravie de la diversité des articles et j’ai pu entrapercevoir  de timides rapprochements entre le secteur funéraire et ( non pas la presse ) mais l’ensemble de la population. Hormis quelques ‘’je ne pourrais jamais faire ce boulot’’ d’un côté et ‘’les médias ne disent que du mal de nous’’ de l’autre, j’ai relevé de jolies choses que je tenais à vous faire partager :

« Il me permet de me rendre compte de la fragilité de la vie, qui peut s’éteindre à, tout moment. Mais aussi de la beauté de la vie, dont il faut profiter à chaque instant. »

« Des métiers qui demandent un bon sens de l’organisation, de l’empathie et une capacité à gérer ses émotions. »

« Le dialogue et l’écoute font aussi partie du job. Certains se confient à moi et, à mon tour, je me laisse aller à la confidence. Il m’est arrivé de recroiser des personnes dont j’avais organisé l’enterrement d’un proche. Et toutes m’ont reconnu, malgré les années. Le contact humain, voilà ce qui m’attache à ce métier. »

« Contrairement aux idées reçues, les conseillers funéraires accomplissent un travail remarquable dans l’accompagnement des familles. L’empathie dont ils font preuve contribue à les soulager dans le deuil. »

Bon et maintenant je vous dis à bientôt, on se voit au Salon du funéraire, dans les allées, sur vos stands. Un marathon s’engage parce que je sais oh combien un salon est sportif. Courage, nous ne sommes jamais très loin. De quoi faire de cette année entre vous et moi, un millésime.

 

Réveil funéraire du 2 novembre 2017 spécial Toussaint : les thanatopracteurs

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Marie-Élizabeth Pierdet, Isabelle (nom d'emprunt ) , Nathalie Cassagne et Alexandre Douteau

Cette année encore, la période de la Toussaint a été l’occasion d’établir les portraits de ces thanatopracteurs qui font la profession. À quelques exceptions près, tous sont d’accord pour dire que, de leur profession, ils n’en parlent guère. Ce sont eux qui accompagnent les défunts en silence, au quotidien.

La mort reste un sujet délicat et tabou. Et les soins prodigués aux défunts une activité un peu mystérieuse. Pour Nicole Siegenthaler, directrice de l’entreprise de pompes funèbres Flühmann-Evard-Arrigo, à Neuchâtel, il s’agit d’une vocation héritée de son tout jeune âge. Ses interventions ont pour objectif de rendre leur dignité aux personnes décédées.

Dans le laboratoire des pompes funèbres Bihorel, à Aumale, Marie-Élizabeth Pierdet a ses habitudes. Mais elle intervient aussi parfois à domicile.  Ce sont eux qui le vivent. Les thanatopracteurs passent leur quotidien aux côtés des défunts pour que leurs proches gardent d’eux une image digne. Un métier méconnu qui allie compétences techniques et humanité.

La mort reste un sujet délicat et tabou. Et les soins prodigués aux défunts une activité un peu mystérieuse. Pour Nicole Siegenthaler, directrice de l’entreprise de pompes funèbres Flühmann-Evard-Arrigo, à Neuchâtel, il s’agit d’une vocation héritée de son tout jeune âge. Ses interventions ont pour objectif de rendre leur dignité aux personnes décédées.

Sous l’œil de son maître de stage, Ficria Khazzar, 38 ans, achève sa reconversion professionnelle en prodiguant ce soin. Le métier de thanatopracteur lui apporte beaucoup. « Je suis toujours en train de m’occuper des autres et c’est quelque chose que je retrouve dans cette profession. » Le métier est pourtant parfois difficile mais pas de quoi décourager la trentenaire.

Claire Sarazin, 43 ans, thanatopractrice depuis environ 18 ans. Le métier de thanatopracteur consiste à intervenir sur le corps des défunts, à la demande de la famille, pour une réalisation de soins d’hygiène et de conservation qui rendent à la personne décédée un aspect présentable.

Il y a 8 ans, Isabelle ( prénom d’emprunt )  a commencé à exercer le métier de thanatopracteur. Depuis, elle parcourt le pays de Ploërmel pour préparer les défunts. Elle raconte sa vocation, avec pudeur et respect.

Ce sont des artisans dont on parle rarement. Les thanatopracteurs travaillent chaque jour dans l’ombre à embellir les corps des défunts. Alexandre Douteau, 28 ans, est installé dans la Vienne depuis huit ans et travaille maintenant avec plusieurs collaborateurs.

De sa profession, Nathalie Cassagne ne parle presque jamais : elle est thanatopracteur. C’est elle qui réalise, à domicile ou en chambre funéraire, les soins destinés aux défunts.

 

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