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Hommage : près de 2.800 SDF sont morts en France en 2015

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(capturer Facebook Collectif les morts de la rue)

L’an dernier, 497 SDF identifiés sont morts dans la rue, dont 190 en région parisienne. Avec les sans abris non-identifiés, cela représenterait en tout 2.800 femmes et hommes, selon les associations d’aide. Samedi dernier, une cérémonie leur était dédiée à Paris.

C’était place Joachim du Bellay, dans le premier arrondissement, au centre de la capitale. Des fils à linge, des roses accrochés, et 497 petits papiers blancs qui flottent, au nom de chacun d’entre eux. Des noms égrenés l’un après l’autre, comme autant d’extraits de vies, pour sensibiliser les passants, pour redonner une place dans la société.

L’un est mort sous sa tente, l’autre a été repêché dans la Seine. On a croisé dans les derniers temps un troisième place de la République. Beaucoup ont fini au carré des Indigents du cimetière de Thiais (Val-de-Marne).

Chaque année, le collectif « Les morts de la rue » organise une cérémonie d’hommage à ces oubliés, rappelant que ces décès interviennent en toutes saisons, avec des pics en octobre et en début d’été. Des témoignages de sans abris, actuels ou passés, racontent que la mort dehors est souvent violente. Que l’agression peut guetter.

Selon le collectif, l’espérance de vie est réduite de trente ans lorsque l’on vit dans la rue. Ses bénévoles tentent après un décès de reconstituer l’histoire du défunt, de retrouver sa famille aux côtés de la police, d’accompagner le deuil. Car un sans-abri depuis longtemps dans un quartier se construit un réseau de connaissances. Il peut devenir un point de repère. Et lorsqu’il n’a plus de proches, suivent le SDF jusqu’aux obsèques pour donner le droit à un enterrement digne.

Ossuaire de Thiais : la Ville de Paris précise

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cimetière du Père Lachaise
Entrée de l'ossuaire du Père-Lachaise

Après la récente publication par Funéraire Info d’un article sur la construction d’un nouvel ossuaire parisien à Thiais (Val-de-Marne), prenant la suite d’un Père-Lachaise saturé, le service des cimetières de la Ville de Paris souhaite apporter quelques précisions.

Dans sa configuration achevée, cet ossuaire construit par tranches au fur et à mesure des besoins pourrait couvrir une superficie de 7.500 m2 au maximum, sous les 15.000 m2 de l’esplanade. La première tranche (2.500 m2) est actuellement en cours de réalisation. Elle permettra de conserver les restes exhumés des cimetières parisiens pour les 20 prochaines années.

A propos des fouilles archéologiques effectuées à cet emplacement par l’équipe d’archéologie préventive du Val de Marne et de la mairie de Paris, le service des cimetières indique que de nombreux soldats allemands ont été inhumés à cet endroit, ensuite exhumés pour être transférés vers un autre cimetière. Il est néanmoins avéré que des corps sont toujours inhumés dans la parcelle qui a fait l’objet de ces fouilles.

L’architecte interrogé dans l’article stipulait que les restes issus des cimetières parisiens seront mis dans « des boîtes étiquetées avec des codes barres et stockés au cas où les descendants veuillent les récupérer ». La Ville de Paris tient à rectifier : il n’est pas prévu à ce jour d’utiliser un système de code barre. Par ailleurs, selon une règle réaffirmée en 2013 par le ministère de l’Intérieur, le placement dans l’ossuaire est définitif. Une famille ne peut donc plus disposer des restes, placés alors sous la responsabilité de la commune.

Ossuaire parisien : Thiais après le Père-Lachaise

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cimetière du Père Lachaise
Entrée de l'ossuaire du Père-Lachaise

Plein, trop plein l’ossuaire parisien. On se bouscule au Père-Lachaise, qui conserve notamment les restes humains exhumés des concessions de plusieurs cimetières locaux. Au printemps, un nouvel ossuaire régional ouvrira donc à Thiais (94), au sud de Paris. Un chantier à épisodes.

Il y a eu les catacombes de la capitale, puis le Père-Lachaise après 1952. Thiais était, d’après la mairie de Paris, le seul site capable d’offrir l’espace nécessaire : 15.000 m2 seront à terme construits sous l’esplanade engazonnée, face à la porte principale, bâtis en trois fois successivement, au gré des besoins. Selon la présentation de la mairie, qui y réfléchit depuis 2010, cela « permettra la réinhumation annuelle de 500m3 de reliquaires ». L’ossuaire devrait « assurer les besoins de conservation des cimetières parisiens pour les quinze années à venir ».
C’est la toute première tranche de travaux (2.500 m2) qui s’achèvera au printemps. En principe en mars. « Les restes seront mis dans des boîtes étiquetées, avec des codes barre, et stockés au cas où les descendants veuillent les récupérer », explique Jean-Michel Tournoux (cabinet Apui). Cet architecte a déjà travaillé entre autres sur la rénovation des crématoriums du Père-Lachaise et de Champigny-sur-Marne (94).
Le maître d’œuvre du chantier a été désigné en 2013. Mais un rebondissement a failli stopper le projet. Le 28 avril 2014, un sondage archéologique à l’endroit des travaux envisagés détecte la présence « d’une centaine de corps de soldats allemands » enterrés là à la Libération. Du tissu, des bottes, des vareuses sont récupérés. Un registre confirme des inhumations allemandes entre l’été et décembre 1944. Aurait-on découvert une nécropole oubliée ?
Récit enlevé de l’architecte Jean-Michel Tournoux : « Ils appellent la mairie, la police, le juge, le ministère. Pour s’apercevoir à la fin qu’ils n’ont pas lu jusqu’en bas, que les restes des soldats ont déjà été transférés dans un cimetière normand, et qu’ils n’ont retrouvé que des objets isolés. Du coup, le chantier a été déplacé de 100 mètres. On a pris un an de retard. » Vérification faite auprès des autorités allemandes, le transfert a bien eu lieu, en 1948. Petit problème : dans les registres du cimetière de Thiais, la case exhumation n’avait pas été bien cochée.

Cimetières : c’est aussi la crise du logement

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Le Mont des Oliviers, à Jérusalem

Même chez les morts, la crise du logement sévit. Faute de places dans les cimetières locaux, une société funéraire israélienne de Jérusalem lance un projet à 45 millions d’euros : la construction d’une vaste nécropole souterraine, financée par la vente de concession à des clients étrangers.

Laisser la terre aux vivants : c’est le credo de cette société, dans une capitale où l’emplacement coûte jusqu’à près de 18.000 euros. Jérusalem, par sa symbolique, attire des candidats au repos éternel au-delà des murs, au-delà même du pays. Mais voilà : deux cimetières publics saturent, un troisième (privé) y arrive.

Il s’agit donc dans un premier temps de creuser des tunnels pour y accueillir 22.000 caveaux sous le très sacré Mont-des-Oliviers et son immense cimetière juif –une terre en partie revendiquée par les Palestiniens par ailleurs. Selon la tradition, les morts inhumés ici devraient être parmi les premiers ressuscités.

Du côté de Tel-Aviv, où la question de la surpopulation se pose aussi (110.000 concessions dans le grand cimetière local), c’est la solution verticale qui est privilégiée, avec une place au sol réduite. Un architecte a été mandaté en fin d’année dernière pour y bâtir 250.000 tombes verticales réparties en trente édifices. Les autorités religieuses ont approuvé. Insolite certes, mais pas unique. Un gratte-ciel de 32 étages propose de recevoir 180.000 personnes à Santo, au Brésil. Un autre est en projet à Mumbai (Bombay), en Inde. Quant à la surpeuplée Mexico, la capitale devrait hériter d’une tour associant également des sous-sols de 200 mètres de profondeur. En 2011, deux designers participant à un concours ont proposé pareille idée pour Paris : une tour mortuaire, près de la tour Eiffel.

Il faut dire qu’il y a 230 ans, le Conseil d’Etat décidait de déplacer les ossements des cimetières parisiens (pleins et sans hygiène) vers les catacombes, des carrières d’extraction de pierre. Les premiers transferts débutaient vers ce qui est devenu depuis, alors que la ville a absorbé ses faubourgs de l’époque, le XIVe arrondissement. Les nouveaux cimetières devaient être créés dans la foulée (le Père-Lachaise, Montparnasse…).

Les cimetières sont pleins, et les municipalités doivent trouver des solutions, aidées par la croissance de la crémation. D’où de nombreuses reprises de sépultures abandonnées. A Paris, l’ossuaire de la Ville, au Père Lachaise, reçoit les restes de tous les cimetières locaux. Il est plein lui aussi. Un nouveau se construit cette année en banlieue sud, à Thiais.

Amedy Coulibaly enterré ce matin à Thiais

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(Capture d'écran BFMTV)

Après Saïd Kouachi à Reims (Marne) et Chérif Kouachi à Gennevilliers (Hauts-de-Seine), le troisième auteur des attentats de Paris, Amedy Coulibaly, a été inhumé tôt ce vendredi matin à Thiais (Val-de-Marne), en banlieue sud de la capitale.

Amedy Coulibaly (qui a abattu une policière municipale et quatre otages juifs) a été tué par les policiers du Raid le 9 janvier dans l’assaut contre le magasin Hyper Casher, porte de Vincennes à Paris. Son corps a quitté l’Institut médico-légal de la capital à l’aube, conduit jusqu’au vaste cimetière parisien de Thiais, et placé dans une tombe anonyme du carré musulman.

Les services funéraires de la Ville de Paris ont du trouver une solution en urgence,  après que le gouvernement malien ai finalement refusé mardi dernier l’entrée au cercueil du jihadiste. Motif officiel : il n’a pas la nationalité malienne, celle de ses parents. Du coup, conformément à la loi, il revenait à la mairie du lieu de décès de devoir apporter une solution. Il aurait pu être inhumé là où il habitait, à Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine). Mais le maire a argué que l’appartement était loué au non de sa compagne, et qu’ils n’étaient pas mariés. Donc pas d’obligation d’accueillir le terroriste mort.