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Tombe de Van Gogh : des dons à la place des fleurs

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Tombes de Vincent et de Théodore Van Gogh

Aucun bouquet ne sera déposé à Auvers-sur-Oise, dans le Val-d’Oise, sur la tombe de l’artiste Van Gogh et sur celle de son frère Théo, ce vendredi 29 juillet, date d’anniversaire de sa mort.

 Mort en 1890, la tombe de l’artiste Vincent Van Gogh qui se trouve dans le cimetière d’Auvers-sur-Oise ne sera pas fleurie de tournesols ce vendredi, jour de l’anniversaire de son décès et c’est une première depuis une trentaine d’années. Des dons seront attribués à la place, à la fondation de l’institut Van Gogh.

Contrairement aux autres années, lors de la date commémorative de son décès, tout comme pour celle, jumelle, de son frère Théo, marchand d’art et qui lui était très dévoué et enterré à son côté, leurs tombes ne seront pas fleuries.

Le président Dominique-Charles Janssens de l’institut, à l’origine de l’animation culturelle dans l’ultime chambre de Van Gogh et de la préservation de la célèbre auberge Ravoux qui est à but non lucratif, a plaidé qu’aujourd’hui, il faut sauvegarder les tombes et il ne s’agit plus de déposer quelques fleurs.

Du Brésil à Tokyo, quelque 22 000 articles ont été écrits depuis 1987 à leur propos. L’église du XIe siècle dont le chef-d’œuvre immortalisé est visible au musée d’Orsay, et son modeste cimetière communal, victimes de ce succès, reçoivent plus de 200 000 visiteurs chaque année. Ces sites classés depuis 1915 nécessitent actuellement d’importants travaux. En partenariat avec la ville, l’institut a donc lancé une souscription en ligne, car rien que pour l’assainissement, la sécurisation, la restauration, l’éclairage et le drainage du cimetière, ainsi que pour la charpente de l’édifice, 600 000 € sont nécessaires. C’est pour cela que l’institut a été sollicité par la municipalité pour qu’elle organise un appel de dons.

Sur le palier à l’entrée de la Maison Van Gogh, une borne de paiement sans contact sera mise en place même si c’est vers des mécènes que l’institut souhaite se tourner.

Rite funéraire : un repas vieux de 12.000 ans dans une grotte de Galilée

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C’est une découverte passionnante et sans précédent : des archéologues américains et israéliens ont pu reconstituer un rite funéraire vieux de 12.000 ans. Ils ont étudié la tombe et les ossements d’une femme préhistorique dans une grotte d’Hilazon, au nord d’Israël en Galilée.

Quelques 28 tombes se trouvent dans cette grotte découverte en 2006. Mais les équipes des universités de Jérusalem et du Connecticut n’ont pu que tout récemment reconstituer ces rites, à resituer à l’époque, disons, où les chasseurs cueilleurs devenaient agriculteurs. Une époque essentielle pour qui veut étudier l’origine et la signification des pratiques sociales. Elle marque l’augmentation de la fréquence des inhumations.

Cette femme, notre ancêtre, devait être chaman. En se rendant compte de tous les restes et objets présents près des ossements, ceux qui sortaient de l’ordinaire, les chercheurs ont pu déterminer ce qui a pu servir à mener cette cérémonie d’enterrement.

La tombe était ornée de cornes de gazelles, de carapaces de tortues, d’un pied humain, d’un pelvis de léopard, d’une aile d’aigle, d’un os de sanglier. De quoi faire penser à un banquet funéraire, l’un des plus anciens jamais découvert. Ce rite funéraire, il a fallu le préparer, abattre des animaux, collecter des matériaux (on s’est servi de craie et de roche calcaire). Pour les archéologues, cela signifie que déjà voici 12.000 ans, il y avait une liste d’action à mener en cas d’enterrement. Jusqu’à présent, les rituels mis à jours étaient plus récents.

La mystérieuse tombe KV55, un indice pour le tombeau d’Akhenaton

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La statue d'Akhenaton

Pour un projet d’étude de 500 plaques d’or ultrafines découverte lors des fouilles du tombeau KV55, 28 500 dollars viennent d’être débloqués par le Centre de recherche américain en Égypte.

Selon le journal Egypt Independent, dans le but d’identifier le pharaon qui y est inhumé, les archéologues égyptiens procèdent à une étude approfondie des feuilles d’or qui ont été découvertes dans un ancien sarcophage.

Les égyptologues sont sur le point de résoudre un mystère vieux de plus de 110 ans. Pour cela, à la demande du ministère des Antiquités égyptiennes et des responsables du Musée du Caire, 28 500 dollars ont été débloqués par l’ARCE (American Research Center) pour financer l’étude des 500 plaques d’or ultrafines. C’est depuis des années, au Musée égyptien, dans une caisse en bois que les 500 plaques ont été conservées.

C’est lors des fouilles du tombeau KV55 à Louxor, dans la vallée des rois, que les feuilles d’or ont été découvertes. L’occupant de ce tombeau, qui pourrait s’agir du père de Toutankhamon, le célèbre réformateur de l’Égypte, le dixième pharaon de la XVIIIe dynastie, d’Amenhotep IV, connu comme Akhenaton, n’a jusqu’à maintenant été identifié.

Ces précieuses dorures pourraient, selon le ministère, avoir un lien direct avec l’identification du tombeau d’Akhenaton, qui est sans doute l’une des sépultures les plus controversées de l’Égypte antique.

Ces nouvelles recherches devraient permettre de prouver que c’est le pharaon hérétique Akhenaton qui est bien l’occupant de la mystérieuse tombe KV55. Les chercheurs ont établi l’année dernière un lien entre les feuilles d’or et les objets, comme le sarcophage incrusté de pierres fines, retrouvés dans le tombeau KV55. Le déchiffrage des inscriptions de sépulture et leur datation devraient permettre l’identification du corps.

À noter que l’admirable sarcophage a été découvert par Theodore M. Davis et Edward Russel Ayrton, dans la tombe KV55, en 1907. Depuis, les chercheurs ont tous mis en œuvre pour identifier son occupant.

En voulant s’emparer d’un crâne, le cimetière l’a emporté

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Illustration d'un cadavre dans la boue

Le cimetière de l’État d’Osun au Nigéria a été le théâtre d’une découverte macabre dans la nuit du 14 juin.

Un corps sans vie a été découvert dans ledit cimetière aux environs de 6 h 30. D’après les témoins de la scène, la tête de la victime a été couverte de boue, ce qui probablement a provoqué sa mort.

C’est au fond d’une tombe, au cimetière de l’État, qui se trouve dans le sud-ouest Nigéria, dans l’État d’Osun, qui est issu d’une scission de l’État d’Oyo que la tête de jeune homme a été retrouvée. Il est mort dans une position peu commune et que son identité n’est pas encore connue.

La victime est venue au cimetière de l’État d’Osun, dans la nuit du 14 juin avec ses complices, selon les rapports. Leurs objectifs étaient d’exhumer une dépouille qui a été enterrée depuis environ 5 ans, d’une vieille dame pour s’emparer du crâne du cadavre. Malheureusement, l’un d’eux s’est retrouvé la tête coincée dans la tombe de la vieille dame.

Selon les rumeurs, le crâne que ces pilleurs de tombes ont voulu prendre est sans doute destiné à des pratiques rituelles qui sont très courantes dans la région.

Les meurtres rituels au Nigéria, selon diverses sources, ont pour objectif d’obtenir des parties du corps servant à la fabrication d’amulettes. Selon un journal de Lagos, This Day, et confirmé par le journal Daily Trust d’Abuja, les ritualises qui sont également appelés chasseurs de têtes, à la demande d’herboristes, partent à la recherche des parties de corps humains pour préparer diverses potions magiques. En raison de la croyance, ces rituels selon eux, apportent richesse et puissance, et que les amulettes ont une réputation de rendre la personne qui la possède invincible et à l’abri de la maladie, des accidents, des faillites d’entreprises et des attaques spirituelles.

Mais les pilleurs de la tombe du cimetière de l’État d’Osun se sont rapidement sauvés en voyant la moitié du corps de leur complice coincé mystérieusement dans la tombe.

Ghostbusters : Chasser les fantômes avec un corbillard Cadillac

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Le corbillard des Ghostbusters

Les chasseurs de fantômes, dans la reprise du film Ghostbusters, voyageront dans un corbillard Cadillac, l’Ecto-1, une DeVille funéraire vieille de trois décennies.

Sur son compte Twitter, le 8 janvier 2015, le réalisateur Paul Feig a dévoilé la nouvelle voiture protagoniste servant d’Ecto-1 qui remplacera le mythique Cadillac Eldorado de 1959, mi-chemin entre un corbillard et une ambulance, dans le prochain opus de Ghostbusters connu sous S.O.S Fantômes 3.

Comme son ancêtre, la nouvelle voiture est également baptisée Ecto-1. Pourtant, l’équipe qui fera la guerre aux spectres menaçant d’envahir Manhattan dans ce Ghostbuster 3 et qui est entièrement féminine, changera l’ambulance Cadillac Miller-Meteor 1959 par un corbillard Cadillac DeVille  1982.

À noter que l’ancienne ambulance Cadillac que Bill Murray et ses collègues parapsychologues ont utilisée était fabriquée sur un châssis employé pour les corbillards également par la division commerciale de GM.

Peu de détails ont filtré pour le moment quant à la provenance et surtout aux spécifications du nouveau Ecto-1.

En avant-goût, Paul Feig, le directeur de la production cinématographique 2016, en affirmant qu’un Ghostbusters ne pouvait passer de l’Ecto-1, a même diffusé le modèle de Cadillac choisi en remplacement de la célèbre ambulance blanche. Il a posté sur son compte Twitter que la nouvelle Ecto-1 est une Cadillac Fleetwood Station Wagon modèle 1984 façons corbillard, comme son ancêtre.

L’Ecto-1 version 2016, qui aura le design anguleux et triste des années 1980, ne se sépare pas de ses légendaires décalques rouges, logos Ghostbusters, qui s’affichent à l’arrière et sur les flancs, le toit équipé de mégaphones et de gyrophares avec une plaque d’immatriculation personnalisée.

Il s’agit là, d’après la compagnie productrice Sony, du parfait véhicule pour transporter les êtres chers jusqu’à leur tombe et les y retourner quand ils reviennent hanter.

Avec une équipe inédite composée de 4 femmes, dont Leslie Jones, Kate McKinnon, Kristen Wiig et Melissa McCarthy, le film Ghostbusters 3 sortira en salles le 15 juillet.

François Hollande sur la tombe de Charles de Gaulle

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A quelques jours du 18 juin, date anniversaire symbolique du fameux appel à la résistance lancé en 1940 par le général de Gaulle, François Hollande s’en est allé hier lundi se recueillir sur sa tombe. Un voyage à Colombey-les-Deux-Eglises (Haute-Marne) qui est une première pour un président socialiste.

Pourquoi ce déplacement ? « C’est un lieu d’histoire, de mémoire et d’unité nationale », s’est justifié le lointain successeur du Général à l’Elysée. Invité par la famille, il a également visité le domaine-musée de la Boisserie, résidence du défunt. Quitte à remobiliser ses troupes, quitte aussi à honorer les grands anciens, on aurait tout autant pu voir François Hollande faire le chemin (plus court) de Jouy-en-Josas (Yvelines) pour s’incliner sur la tombe de Léon Blum, anniversaire du Front populaire oblige.

La visite d’hier en tous cas ne laisse pas les gaullistes indifférents. Elle susciterait même la moquerie, quand ils ne crient pas à la récupération politique. Dans cette querelle autour d’une sépulture, la Présidence rétorque que l’appel du 18-juin est commémoré chaque année par François Hollande, et qu’il est normal de saluer un homme qui a fait un morceau l’histoire du pays. L’ironie veut que les socialistes critiquaient ouvertement dans les années 60 le président de Gaulle pour son autoritarisme.

Rappelons que Charles de Gaulle a acheté sa propriété de Colombey en 1934. Il y est mort le 9 novembre 1970 d’une rupture d’anévrisme en jouant aux cartes. Il avait par avance demandé une cérémonie simple, sans discours, et stipulé vouloir reposer auprès de sa fille Anne (morte en 1948) et son épouse Yvonne (décédée en 1979).

Concours du meilleur fossoyeur en Hongrie

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Illustration fossoyeur en action

Une compétition macabre pour le meilleur fossoyeur s’est tenue dans le paisible cimetière de Debrecen, en Hongrie, qui a laissé place à la sueur et au sport, ce vendredi, où l’heure est à la prière et au recueillement habituellement, pour une épreuve de rapidité légèrement lugubre.

Censés être des endroits paisibles, les cimetières en cette atmosphère ont laissé place à une épreuve de rapidité plutôt effrayante, à la sueur et au sport. Selon l’agence RT, le signal de l’arbitre est attendu sur place, plusieurs binômes, 18 en tout, avant qu’ils remuent la terre pour y creuser le plus rapidement possible, la tombe aux normes, qui sont de 160 centimètres de profondeur, 80 centimètres de large et 200 centimètres de long, ni plus ni moins.

Même si c’est morbide pour certains, en défendant ces épreuves, le vice-président de l’association des pompes funèbres hongroises, Zoltan Juracsik, qui a été interrogé par l’agence de presse Reuters concernant ce concours national pour le meilleur fossoyeur n’est pas de cet avis. Il a souligné que c’est une profession et les collègues qui travaillent dur aujourd’hui pour cette compétition sont fiers et méritent le respect. Je ne pense pas que c’est morbide continua-t-il.

C’est l’équipe locale qui probablement avait l’avantage de creuser à domicile, a fini premier en réalisant en moins d’une demi-heure à la fin de la journée. L’heureux vainqueur de ce concours a remporté une place pour affronter ses homologues venus de la République Tchèque, de Slovaquie ou encore de Pologne, dans le cadre d’un tournoi international des fossoyeurs.

Le concours a pour objectif, selon les organisateurs, d’attirer vers ce métier, qui se fait toujours à la main dans les cimetières bondés et inaccessibles à aucune pelleteuse, les jeunes gens et à augmenter le prestige de la profession de fossoyeur.

Csaba Halasz, l’un des compétiteurs qui est âgés de 21 ans, a commencé, en temps qu’étudiant, à travailler pendant l’été. Il a pourtant décidé de rester dans le business même après l’obtention de son diplôme d’éducation physique. Il a confié à Reuters que c’est le métier qui l’a choisi. Selon lui, le métier est difficile, mais cela vaut la peine. Des proches viennent vers lui pour le remercier à chaque fois ajouta-t-il.

Morts pour la France : une application pour raconter leur histoire

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Déjà spécialisée dans les visites touristiques numériques ciblées, la start-up lilloise Fettle propose depuis le 20 mai une application gratuite permettant de visiter et « faire parler » les quelques 350.000 tombes de soldats dispersées sur notre territoire. Par ici la visite.

Imaginée pour le compte du Souvenir français, association centenaire entretenant la mémoire des anciens combattants, cette application pour smartphones (baptisée MémoiredHomme) géocalise les sépultures visitées. Car il n’y a pas que les grands mémoriaux, les nécropoles militaires. Il y a aussi les biens plus nombreux cimetières communaux. Et chacun ses histoires, mêmes petites. Toujours tragiques et humaines. L’application permet ainsi d’indiquer où se trouvent précisément les tombes concernées. Elle donne aussi quelques notions d’histoire locale, livre la biographie du combattant concerné et des photos, parfois des vidéos.

La plupart de ces tombes sont des lieux privés, familiaux. Ce sont aussi des lieux de mémoire, avec un souvenir national et pédagogique à entretenir et transmettre. Une part d’histoire de France à enseigner. Une œuvre utile : parfois, ces monuments funéraires tombent dans l’oubli. Les premiers morts de la Grande guerre sont désormais plus que centenaires. Et dans les cimetières, des concessions arrivent en bout de course.

Depuis vendredi dernier donc, l’application du Souvenir français est active pour les premières sept tombes du cimetière du Plessis-Belleville (Oise). Le projet se donne une décennie pour couvrir l’ensemble des Morts pour la France.

Les promoteurs de cet outil internet (disponible sur l’AppStore) promettent également de s’intéresser à d’autres conflits que les deux guerres mondiales, la France étant largement au-delà et jusqu’aujourd’hui engagée sur d’autres fronts. Jean-Pierre Elkabbach prête sa voix aux commentaires qui complètent les informations livrées sur son smartphone.

La pire musique pour des obsèques

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pire musique pour des obsèques

Il paraît qu’on peut mettre n’importe quelle musique n’importe où. Ce n’est pas nous qui le disons, c’est François Hollande. Ce qui nous as fait nous interroger sur la pire musique pour des obsèques, enterrement et crémation compris. Et là encore, ça dépend du point de vue…

Black M et les enterrements

Bien entendu, l’idée nous a été délicatement soufflée à l’oreille par l’affaire Black M, puisqu’on nous explique que le rap est la musique parfaite pour commémorer la bataille de Verdun. On attends d’ailleurs les prochaines programmations du DJ de la République. Pourra-t-on écouter enfin Wagner, ou mieux, Carl Orff lors de prochaines commémorations des victimes de la déportation ?

Mais laissons cela. La question est : quelle est la pire musique pour des obsèques?

Mauvais goût

Bien entendu, il y a les grands classiques, ceux que l’on trouve de très mauvais goût ou au contraire extrêmement drôle. Deux classiques éternels dominent : Allumer le Feu, de Johnny, bien entendu, et Highway to Hell d’AC/DC.

Il est vrai que lors du départ à la crémation, Allumer le Feu semblait un peu incongru… Jusqu’à ce que la chanson deviennent quasiment un running gag dans les crématoriums. Certains crématistes n’en peuvent plus de l’entendre. D’accord, ça fait certainement beaucoup rire les défunts… de leur vivant. Mais l’ambiance est beaucoup moins joyeuse dans les cabines de vision.

De même pour Highway to Hell. Au crématorium ou ailleurs, ça marche partout. Curieusement, on ne vous l’autorisera pas à l’église : annoncer que vous prenez l’autoroute pour l’enfer, ça le fait moyen.

A ce propos, éviter tout autant Stairway to Heaven. Certes, le classique de Led zeppelin est une magnifique chanson, mais déjà, elle est un peu longue, quand même, et surtout, annoncer qu’on prend l’escalier pour le Paradis, il faut être sacrément sûr de soi…

Pire musique pour des obsèques : les fausses bonnes idées

Les fausses bonnes idées abondent. La chanson d’expression française est riche de morceaux puissantes et bien écrits, qui peuvent sembler de prime abord de circonstances.

Ainsi, on évitera les « Funérailles d’antan » de Brassens, une simple écoute des paroles vous fera comprendre pourquoi. Une citation au hasard « L’autre semain’ des salauds, à cent quarante à l’heur’/ Vers un cimetièr’ minable emportaient un des leurs/ Quand, sur un arbre en bois dur, ils se sont aplatis/ On s’aperçut qu’le mort avait fait des petits »

Fuyez « J’arrive » de Brel. La chanson de celui qui reste et pense à la mort jettera un froid glacial dans la salle. Du couplet « De chrysanthèmes en chrysanthèmes/ Nos amitiés sont en partance/ De chrysanthèmes en chrysanthèmes/ La mort potence nos dulcinées » jusqu’au leitmotiv « J’arrive j’arrive/ Mais qu’est-ce que j’aurais bien aimé/ Encore une fois traîner mes os/ Jusqu’au soleil jusqu’à l’été/ Jusqu’à demain jusqu’au printemps », ce seront comme autant de coups de matraque donnés à l’assistance. Croyez-le, c’est du vécu…

Souvenirs, souvenirs…

Certes, l’époque est aux adolescents et à la nostalgie de temps plus doux. Néanmoins, il conviendra de ne pas sombrer dans une nostalgie frénétique. Ainsi, les tubes cosmiques, intemporels et interplanétaires fournissent autant de bons souvenirs lors des fêtes estivales que de mauvais moments aux obsèques en toutes saisons.

Prenez un exemple : « La danse des canards », dont les paroles joyeuses et guillerettes pourraient prêter le flanc à la critique des plus chagrins.

De même, oublions les souvenirs. La génération Casimir arrive à un âge dangereux, mais tout de même : « Voici venu le temps des rires et des chants » comment dire ? Faut il vraiment vous faire un dessin ? 

Mettre l’ambiance

Au delà des paroles de chansons, il y a toujours les musiques d’ambiance. On apprend aux jeunes Maîtres de Cérémonie à écouter de la musique classique, parce que cette dernière est propice aux obsèques.

Oui, serait on tenté de dire, mais pas tout. Si le défunt était fan de Beethoven, soyez gentils, n’optez pas pour la 9éme, même si c’est la plus connue. L’inhumation sur l’air de « L’hymne à la joie » pourrait être mal interprété par des observateurs tiers.

De même, les musiques de film. Les musiques de film sont souvent très belles et très recherchées, mais on pourra aller du simple hors sujet à la faute de goût. On pourra ainsi qualifier de hors-sujet des thèmes comme ceux de « Lawrence d’Arabie » ou du « Docteur Jivago », certes jolis, mais incongrus dans le contexte. La faute de goût, c’est par exemple « Le Pont de la Riviére Kwai ». Entrer dans la salle sur les sifflements entraînants, c’est compliqué. Il y a des types qui ont écris de livres à ce sujet…

Quoique…

Quoique, ce que nous apprend l’affaire Black M, c’est que chacun fait ce qu’il veut, et tant pis pour le goût, le contexte, la dignité, et ce genre de concepts dépassés. En suggérant simplement à une famille que la chanson choisie pour l’entrée ou la sortie est peut être un tantinet inadéquate, vous vous exposez à une accusation de fascisme, si l’on en croit l’air du temps.

Moi-même, après mure réflexion, ai apporté quelques modifications à la cérémonie d’obsèques que je m’étais concocté, partant du principe qu’on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même. Je souhaitais une entrée sur « Wish you were here » de Pink Floyd, mais, d’une, c’est un peu prétentieux, peut être que la majorité des gens sera contente d’être débarrassée de moi, et ensuite, autant se faire plaisir.

Donc, le jour de mes obsèques, pour mon entrée dans la salle, je veux que les porteurs, bien au pas, comme il faut, portent mon cercueil avec cela :

Musique obsèques, aller plus loin :

Obsèques en musique, avec la SACEM éviter les mauvaises notes

Enterrement : le dessinateur Siné repose sous son doigt d’honneur

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Siné, dessinateur satirique, a rejoint hier sa dernière demeure sous une pluie battante au cimetière parisien de Montmartre. Un ultime parcours non conformiste qui a débuté le matin par une crémation au Père-Lachaise en présence d’une foule d’amis. Il est mort à 87 ans la semaine dernière dans un hôpital des suites d’une opération.

Figure historique de Charlie Hebdo, avant d’en être licencié en 2008, il était l’un des dernier caricaturistes de la génération des Wolinski et Cabu. Il a ensuite créé Siné Mensuel. Le magazine qui a publié la veille de trépasser sa dernière chronique, où il racontait comment la mort rôdait désormais autour de lui.

Cet esprit s’est retrouvé hier au crématorium du Père Lachaise. Un cercueil bardé de dessins et d’écritures d’amis. Une bouteille de Morgon (son vin préféré) posée dessus. Une grande photo, des roses rouges, des morceaux de jazz, les grands Billie Holiday, Otis redding et Nina Simone. Et des doigts d’honneur, allusion à celui qu’il s’est fait sculpter d’avance façon cactus sur sa future tombe. Dans la foule, ses proches bien sûr, et des confrères en humour aussi, Philippe Geluck, Christophe Alévêque.

Et puis l’après-midi il y a eu l’enterrement sous le ciel mouillé. Une foule de plus de 400 personnes, selon une agence de presse, et un orchestre de jazz pour jouer des standards. Là encore un certain désordre, des rires et des larmes. Devant la tombe, on partage un dernier verre de vin . Christophe Alévêque est toujours là. Guy Bedos a rejoint la troupe. Le comédien Benoît Delépine prononce l’éloge funèbre, parodiant André Malraux accueillant Jean Moulin au Panthéon. Il est rappelé l’amour de Siné pour les chats, jeux de mots à l’appui. Des militants syndicaux et politiques apportent leurs anecdotes avant de déposer une dernière rose rouge, direction le bistrot

« Mourir ? Plutôt crever » : c’est ce que le dessinateur a fait graver d’avance sur sa tombe. Une sépulture qui accueille aussi désormais l’urne de sa première épouse, morte le même jour que lui.