Accueil Tags Toussaint 2017

Tag: Toussaint 2017

Jean Ruellan et OGF :  » nous devons éduquer le marché « 

0
Jean Ruellan - OGF

J’ai interrogé pour vous, Jean Ruellan, directeur du marketing et de la communication d’ OGF. Après avoir lu sa tribune dans le magazine Atlantico sur les prix du marché des services funéraires en France et à l’international, nous revenons ensemble sur cette Toussaint 2017 et les objectifs du groupe, leader français des services funéraires.

Une Toussaint 2017 à oublier

Si mon bilan sur cette Toussaint 2017 était plutôt mitigé, pour Jean Ruellan en revanche, elle « est à oublier ». C’est vrai que cette année encore, les médias n’ont pas hésité à relayer l’enquête de Familles Rurales. Il n’en fallait pas moins des mots « arnaque », « abus » « business » pour entacher vite toute la profession. C’est comme une nappe de pétrole dans la mer, il faut du temps pour que tout redevienne à la normal, en sachant pertinemment qu’on n’y arrivera jamais tout à fait. Pour le directeur de la communication d’ OGF , le problème n’est pas tant le fond que la forme qui vient s’ajouter à un débat biaisé dès le départ. « Nous dénonçons la méthode, le référent est erroné. 37 devis ont été réalisés sur 13 départements, alors qu’il y a aujourd’hui en France près de 6 000 agences de pompes funèbres ».

Pourtant, et c’est ce dont je suis venue vous faire part également avec mes « portraits », il y avait matière cette année, de faire de belles choses pour parler du milieu funéraire. Pour OGF aussi le discours était de mettre en avant des personnes, des histoires, des métiers.

Éduquer le marché

Pour Jean Ruellan, la responsabilité est collective. Ceux qui pèsent dans le marché économique funéraire doivent faire preuve de pédagogie. D’autant qu’ « avec cette enquête tout le monde a du se justifier, au lieu de parler des services, nous avons du nous expliquer ».

« Nous faisons autre chose que vendre un cercueil ».

La lumière sur la crémation

Pour Jean Ruellan, le marché passe à côté de la crémation. Pourtant avec un taux sans cesse en augmentation, c’est comme passer à côté de la moitié de l’activité. Une ineptie pour le groupe, leader du marché, qui use de pédagogie, pour conseiller les familles au mieux lors d’une crémation et éviter les dispersions brutales qui nuisent au travail de deuil des familles. Comment prétendre accompagner les familles du début à la fin, en leur rendant une urne et en leur disant, « bon maintenant on a fini ». Ça n’est plus ça un service funéraire aujourd’hui, c’est de l’accompagnement post-obsèques. « Il faut s’en occuper, créer une animation plus dense autour du cinéraire. C’est également capital pour maintenir un équilibre économique global ».

En marge des tumultes de la Toussaint

Toujours sur sa lancée, le groupe OGF maintient son assise. Comment ? Par le service de qualité. En ce moment, le groupe renouvelle sa flotte de véhicules. Ça n’est pas la première fois que j’entends cela cette année, et Jean Ruellan me le confirme. « En France, le corbillard est un véhicule utilitaire, ce qui n’est pas le cas en Angleterre par exemple. OGF est le seul à partir d’un véhicule de particulier, et à l’adapter au service funéraire pour un meilleur accompagnement et un service haut de gamme ». C’est une manière d’allier le confort et l’élégance grâce aux modèles Mercedes-Benz.

Pour la deuxième année consécutive, PFG arrive en tête du classement des enseignes plébiscitées par les consommateurs dans le secteur des services funéraires du magazine Capital n° 314 ( nov 2017). Le groupe prend la deuxième place générale, toutes enseignes confondues dans la catégorie « services à la personne ».​​Capture-d’écran-2017-11-17-à-14.21.49 Jean Ruellan et OGF : " nous devons éduquer le marché "

 OGF est le leader français des services funéraires, fort d’un savoir-faire de plus 170 ans, il représente le quart du marché en valeur. Le Groupe accompagne les familles endeuillées et OGF_300x250 Jean Ruellan et OGF : " nous devons éduquer le marché "les collectivités à travers des enseignes de renom : PFG, Maison Roblot, Henri de Borniol, Dignité funéraire. Le Groupe affirme son expertise sur l’ensemble des activités liées au funéraire, des services de pompes funèbres à la gestion de crématoriums, de la production de cercueils à la pose de monuments funéraires, des contrats de prévoyance à l’accompagnement après obsèques.

La Toussaint 2017 est-elle un bon cru ?

0

Admirez un peu mon côté optimiste. La Toussaint est terminée pour cette année. Vous voyez c’était simple, le calendrier Grégorien est votre ami. Bon alors pendant que je vous ratissais l’ensemble de la presse ici, ici, ici et encore ici, un bon verre de vin à la main, j’ai fait le bilan de votre Toussaint. Alors cette année, la Toussaint 2017 est-elle un bon cru ?

Des cépages divers et variés

Petite analyse de fond et de forme. Si le cimetière est incontestablement la star de la Toussaint et ce peu importe les années, en revanche pas un mot sur l’inhumation. Par contre la crémation était dans tous les articles ou presque, la mode scandinave s’invite dans le funéraire. Une « étude » de Familles Rurales, qui n’est autre que la même que l’an passé a fait frémir vos feuilles. Mais heureusement pas de documentaire accablant sur la profession. Quelques portraits de thanatopracteurs dans la presse, dont un seul homme mais pas un mot sur les grandes réformes de l’année qui pourtant ébranlent la profession. Alors finalement un cépage de mauvaise qualité ? Pas si sûr, je vous explique.

On mise tout sur le vin bio

En réalité je crois sincèrement que le marronnier de la Toussaint est devenu pour les journalistes une jolie petite châtaigne. Rendez-vous compte, hormis quelques « croque mort » ci et là, la majorité des médias ont compris que le secteur funéraire était une niche d’innovations, de services, d’accompagnement et qu’il y avait des choses à dire, il n’y avait qu’à cueillir.

Bémol : une grappe un peu trop mûre

L’an dernier, la star de la Toussaint c’était la personnalisation, il y a deux ans, c’était le prix des obsèques et ça a fait beaucoup de mal au secteur, ça sentait le bouchon, mais ne rouvrons pas les plaies. Cette année sans aucune hésitation je peux vous dire que c’était l’écologie. En fait ça n’est pas compliqué, si vous regardez bien, les médias calquent la mode in du moment dans tous les secteurs et l’appliquent au funéraire aussi. Humusation par ci, devenir un arbre par là. Sauf que l’humusation n’existe pas en France et qu’hormis les urnes biodégradables on est encore loin de l’enterrement de Nate à la Six Feet Under au pied d’un arbre en pleine nature.  L’éthique oui, la mise en pratique non. Du coup, ça a fait un peu un sujet vide mais bon, c’est l’intention qui compte.

Toussaint 2017 : un goût de déjà vu

Cette année sera numérique… ! Oui enfin ça c’était vrai en l’an 2000 et depuis ? Pas grand chose, la presse a beaucoup mêlé le numérique et le funéraire cette année en pensant que c’était l’innovation du siècle sauf que… ça ne l’est pas. Du vu, du déjà vu. En revanche, je remets ma cape d’optimiste, ceux dont on a parlé, pérennisent leur entreprise et vont de l’avant. D’ailleurs ceux qui réussissent le mieux ne sont pas ceux qui se sont positionnés comme étant du funéraire, mais comme étant du numérique, je pense particulièrement à En Sa Mémoire en vous écrivant cela.

Le rosé le grand oublié ?

D’accord ça nest plus l’été mais tout de même, où est passé le granit rose ? Chaque année, la marbrerie est la grande absente des médias et pourtant c’est un des domaines le plus en danger dans le milieu funéraire et, est paradoxalement pourtant la plus regardée dans les cimetières. Une ineptie.

Idem pour le deuil, une association a parlé dans la presse, il s’agit d’un sourire après les larmes. On nous a ressorti le fait que 70 % des français pensent à la mort, oui enfin…70 % des français pensent aussi à manger et se laver (et plus j’espère) ça ne va pas faire avancer l’histoire tout ça. Pourtant derrière la Toussaint et la fête des morts il y a quand même une histoire de tradition et d’hommage, donc de souvenir, et donc de deuil.

Les vendanges se font  en famille

Là encore je trouve que c’est une belle année pour cela, loin de vouloir expliquer le funéraire, les médias ont dressé des portraits de familles cette année, rendant le secteur touchant et entreprenant. On les retrouve ici notamment ou encore ici.

Verdict, Toussaint 2017 une médaille d’or ou non ?

Une médaille d’argent pour notre Toussaint 2017 parce qu’au final je suis assez ravie de la diversité des articles et j’ai pu entrapercevoir  de timides rapprochements entre le secteur funéraire et ( non pas la presse ) mais l’ensemble de la population. Hormis quelques ‘’je ne pourrais jamais faire ce boulot’’ d’un côté et ‘’les médias ne disent que du mal de nous’’ de l’autre, j’ai relevé de jolies choses que je tenais à vous faire partager :

« Il me permet de me rendre compte de la fragilité de la vie, qui peut s’éteindre à, tout moment. Mais aussi de la beauté de la vie, dont il faut profiter à chaque instant. »

« Des métiers qui demandent un bon sens de l’organisation, de l’empathie et une capacité à gérer ses émotions. »

« Le dialogue et l’écoute font aussi partie du job. Certains se confient à moi et, à mon tour, je me laisse aller à la confidence. Il m’est arrivé de recroiser des personnes dont j’avais organisé l’enterrement d’un proche. Et toutes m’ont reconnu, malgré les années. Le contact humain, voilà ce qui m’attache à ce métier. »

« Contrairement aux idées reçues, les conseillers funéraires accomplissent un travail remarquable dans l’accompagnement des familles. L’empathie dont ils font preuve contribue à les soulager dans le deuil. »

Bon et maintenant je vous dis à bientôt, on se voit au Salon du funéraire, dans les allées, sur vos stands. Un marathon s’engage parce que je sais oh combien un salon est sportif. Courage, nous ne sommes jamais très loin. De quoi faire de cette année entre vous et moi, un millésime.

 

Toussaint 2017 : Collègues, partenaires, amis, bon courage et merci

0
Toussaint 2017

Eh voilà, nous y sommes, la Toussaint 2017 qui approche. Sauf que votre travail ne commence pas que demain, il a déjà commencé depuis plusieurs jours. Exit la soirée pré-jour férié pour vous, ou alors évitez le cocktail bloody mary pour ce soir, demain il y a du travail.

Comme l’an dernier, Familles Rurales n’a pas mis un coup de pied dans la fourmilière, ils sont allés exhumer des pratiques malhonnêtes qui ne représentent pas l’ensemble du secteur. Les médias ont titré « Familles Rurales a pointé du doigt les pratiques douteuses des pompes funèbres » sans même se rendre compte que c’est eux qui ont pointé du doigt tout un secteur. Et il n’y a jamais rien de bon lorsqu’on pointe du doigt quelqu’un ou quelque chose.

J’ai vécu au milieu des fleurs, les nuits blanches, le travail les jours fériés, tout ça, je connais bien, et mes parents aussi. Alors à chaque fois que j’entendais lorsque j’étais petite « les fleuristes se gavent sur la fête des mères » je ne comprenais pas bien. Et finalement en grandissant j’ai compris, et c’est la même chose ici. Personne ne voit le travail qu’il y a derrière. Personne ne voit qui sont ceux qui travaillent le dimanche. et les jours fériés, personne ne compte les heures. L’escroquerie, l’arnaque, ça c’est vendeur, en revanche vous savez qui est beaucoup moins populaire ? La vérité.

Toussaint-2017-1-1 Toussaint 2017 : Collègues, partenaires, amis, bon courage et merciÀ la Toussaint, il n’y a pas plus de décès, alors les gens comprennent peu pourquoi vous avez autant de travail, sauf les raccourcis Toussaint = morts, pompes funèbres = morts et voilà. Sauf que ces dernières semaines, de nombreuses familles sont entrées dans votre agence ou vous ont appelées pour vous demander de remplir une jardinière, changer une plaque, nettoyer une tombe. Symboliquement c’est comme si tous les défunts dont vous vous êtes occupés revenaient encore une fois. La charge est lourde pour les familles, elles n’oublient pas, et vous non plus. Demain c’est la Toussaint, mais le 2 c’est le jour des morts, et qui d’autres que vous s’occupent des défunts ? C’est votre fête à vous aussi, sauf que vous, personne ne vous célèbre.

Il y a eu des beaux portraits quand même dans la presse, de gardien de cimetière, à thanatopracteur, « ces métiers méconnus ». Des métiers méconnus, qui ne le sont que pour ceux qui ne veulent ni voir, ni savoir. Et puis moi je vois toujours le positif, j’aime le brouillard glaçant des matins d’automne. Et il n’y a que vous et les fleuristes qui arpenteront très tôt demain les allées des cimetières. Vous faites du beau travail, personne ne vous l’a dit ? Et bien nous si.

Réveil funéraire du lundi 30 octobre 2017 : semaine spéciale Toussaint

0
le réveil funéraire du lundi 30 octobre 2017

Réveil funéraire du lundi 30 octobre 2017 spécial Toussaint. Dans la presse et sur le web, la revue de presse du funéraire, des pompes funèbres, des crématoriums et des thanatopracteurs dans le réveil funéraire du lundi 30 octobre 2017. Revivez l’actualité dans le réveil funéraire sur Funéraire-Info.

Portraits

Gardien de cimetière : Stéphane Jousselin est gardien de cimetière depuis 26 ans. Un métier qui risque de disparaître, avec l’installation de bornes numériques. Pour lui, c’est un métier convivial, même s’il y a des moments difficiles.

Conservateur de cimetière : Conservateur du cimetière de l’avenue de Laon, Karine Pouillon œuvre au quotidien pour mettre du baume au cœur à ses « petits administrés », qui sont quatre fois plus nombreux à la Toussaint.

Thanatopracteur : Dans le laboratoire des pompes funèbres Bihorel, à Aumale, Marie-Élizabeth Pierdet a ses habitudes. Mais elle intervient aussi parfois à domicile.  Ce sont eux qui le vivent. Les thanatopracteurs passent leur quotidien aux côtés des défunts pour que leurs proches gardent d’eux une image digne. Un métier méconnuqui allie compétences techniques et humanité.

Ils travaillent avec la mort : La Toussaint. Les vivants se remémorent leurs défunts, fleurissent leurs tombes ou égrainent une prière. Puis les laissent à leur repos éternel. Certains choisissent pourtant d’œuvrer au plus près de la mort. Assistants funéraires, thanatopracteurs ou encore médecins légistes la côtoient au quotidien, manipulant le corps de nos disparus, non sans devoir parfois supporter railleries ou commentaires désobligeants.

Panel de métiers  : Le secteur du funéraire prévoit d’embaucher dans les années à venir. Des métiers qui demandent un bon sens de l’organisation, de l’empathie et une capacité à gérer ses émotions.

ReconversionA quelques pas du cimetière Saint-Roch a ouvert l’été dernier une boutique funéraire Marine Rocacher-Coll travaillait dans la petite enfance il y a quelques mois encore. C’est grâce à son compagnon, lui aussi dans le secteur funéraire, que lui est venue cette vocation, totalement à l’opposé de son ancienne profession. 

En famille : Croque-morts de père en fils, voilà l’histoire des Girard. Depuis quatre générations ils se passent le flambeau et continuent de s’occuper de l’entreprise familiale située à Sémur-en-Auxois. Pompes funèbres et crématorium, rencontre avec cette famille hors du commun.

Gardien de cimetière : Il est arrivé en juillet 1986 au cimetière de Saint-Lô et ne l’a plus quitté depuis. Daniel Mathurin est le responsable du cimetière de Saint-Lô, dont il connaît chacun des 5 000 emplacements.

Responsable de crématoriumSébastien Lessieur est le responsable du crématorium de Sées. Chaque année, les demandes de crémations sont de plus en plus importantes.

Cimetières :

Vols : A la Toussaint, les vols à la roulotte se multiplient aux abords des cimetières. Alors comme chaque année, la Gendarmerie donne ses conseils pour éviter d’attirer l’attention des voleurs sur votre véhicule.

La mairie de Saint-Floret (Puy-de-Dôme) a déposé plainte samedi pour le vol d’ossements dans l’ossuaire de son cimetière. Pour la maire de la commune, ces agissements dénoncés sont « un sacrilège ».

Plusieurs familles s’indignent de constater des vols sur les tombes de leurs proches au cimetière de Dagneux. Fleurs, couronnes et même plaque mortuaire disparaissent depuis quelque temps. Si la valeur financière n’est pas élevée, le préjudice moral est lourd pour ces personnes qui n’osent pas orner les tombes pour la Toussaint.

Art funéraire : Certains cimetières de la région sont de véritables musées à ciel ouvert. Témoins de l’évolution de l’art funéraire, on y trouve des tombes d’inconnus qui se sont illustrés par leur originalité ou des sépultures d’illustres personnages qui passent parfois inaperçus.

Le cimetière reprend vie : À l’approche du 1er novembre, le cimetière connaît une effervescence inhabituelle. Particuliers, entrepreneurs et services techniques oeuvrent au nettoyage des tombes et des allées. Le cimetière du bourg de Fouesnant fourmille d’activités à l’approche de la Toussaint. En ce mercredi ensoleillé, les particuliers côtoient les entreprises de pompes funèbres et les employés des services techniques.

Cimetière maritimePlusieurs centaines d’appareils spatiaux ont été retrouvés échoués dans une zone océanique peu fréquentée. Cette zone porte les noms de Point Nemo, connu aussi comme étant pôle océanique d’inaccessibilité. Ce pôle est très éloigné des côtes, ce qui en fait le cimetière idéal pour les engins spatiaux.

Écologie : Un recueil sur les paysages et l’entretien des 40 000 cimetières français, ainsi que leur réhabilitation écologique et paysagère, a été édité par Plante & Cité. Publié à quelques jours de la fête de la Toussaint, il permet de mieux saisir l’actualité de ces « lieux de mémoire. »

Toussaint :

Plantes : Évènement familial et tradition religieuse, la Toussaint approche. C’est le moment de fleurir les tombes, ce qui constitue un regain d’activité, pour les fleuristes et surtout pour la grande distribution. Avec l’incontournable chrysanthème, dont 7 pots sur 10 sont vendus dans les supermarchés.

ApplicationUne application permet désormais de payer quelqu’un à distance pour qu’il fleurisse la tombe d’un proches. À la période de la Toussaint, près de 30 millions de fleurs sont vendues pour célébrer les morts.

Fin de vie : La Toussaint est l’occasion de penser à nos chers disparus en allant fleurir leurs tombes par exemple… mais aussi de discuter d’une question existentielle : l’organisation des obsèques autrement dit la fin de vie.

Économie : D’après lassurance-obseques.fr qui édite un guide en ligne depuis trois ans, il est possible de réduire de 58 % la facture d’une crémation en faisant l’économie de certains postes qui ne sont pas obligatoires. 
ÉconomieL’association Familles Rurales a publié une enquête, consultée par RTL et « Les Échos », révélant des abus de la part d’entreprises de pompes funèbres, notamment dans la tarification

Question polémique : Une controverse a agité, ces derniers jours, un diocèse américain dont l’évêque a demandé à ses prêtres de prendre certaines précautions avant de célébrer les obsèques religieuses de personnes vivant en couple homosexuel.

NumériqueCertificat de décès dématérialisé, devis d’organisation d’obsèques en ligne, cimetière virtuel, fleurissement d’une sépulture à distance… Le digital se positionne en douceur sur le marché de la mort.

Numérique : Une application permet désormais de payer quelqu’un à distance pour qu’il fleurisse la tombe d’un proches. À la période de la Toussaint, près de 30 millions de fleurs sont vendues pour célébrer les morts.

Histoire Halloween : La plupart de nos produits de consommation issus de la mondialisation, nous vient des Etats-Unis. Sauf que la plupart des choses que l’on trouve aux Etats-Unis provient d’Europe, surtout lorsqu’il s’agit de tradition. Les origines d’Halloween en font partie. On vous renvoie la citrouille.

La revue de presse vous est offerte par La Maison des Obsèques
Avec vous, La Maison des obsèques forme une communauté de professionnels travaillant à construire un « autre funéraire » autour de valeurs partagées et d’exigences communes dans l’intérêt des familles. Vous êtes un dirigeant du funéraire ? Vous voulez en savoir plus ? Visitez notre site !

Toussaint 2017, communiqué de presse du funéraire

0
Toussaint 2017

Toussaint 2017, avis à la presse !

Toussaint, une occasion trop rare, de parler de la mort et du funéraire ! Et le funéraire a bougé en cette année 2017 et bougera, pas plus tard qu’en 2018 !

  • Thanatopraxie : grand changement ! VIH et soins à domicile
  • Les produits et services plébiscités par les familles : modernité et design

Thanatopraxie : grand changement ! VIH et soins à domicile

Le débat a secoué thanatopracteurs et associations de lutte contre le SIDA durant cette année 2017. L’arrêté du 12 juillet 2017 est paru et a tranché : les soins de conservation sur les défunts porteurs du VIH ou d’hépatites seront désormais possibles dès le 1er janvier 2018.

Une mesure entamée par le précédent gouvernement et actée par Agnès Buzyn sous le quinquennat de François Hollande.

Si l’arrêté est le dénouement positif d’un long combat des associations contre le SIDA, les thanatopracteurs eux, lancent immédiatement une pétition pour la levée de celui-ci. Ceux-ci mettent en opposition un risque élevé de contamination, qu’on leur a souvent rétorqué comme étant une « discrimination » envers la communauté homosexuelle.

Quelle sera, concrètement la réalité du terrain au 1er janvier 2018 ?

Certains thanatopracteurs disent qu’ils opposeront leur droit de retrait, tandis que les associations n’excluent pas des « contrôles surprises » chez les sociétés de pompes funèbres (rappelons que la plupart travaillent en collaboration avec des thanatopracteurs indépendants qu’elles ne pourront pas obliger à effectuer les soins).

Si la mesure est majoritairement décriée par les professionnels, quelques-uns y étaient cependant favorables.

Faut-il s’attendre à deux poids deux mesures sur le marché ?

Quelles informations seront à disposition des professionnels pour connaître la séropositivité ou non d’un défunt ?

Constaterons-nous un recul notable des soins de conservation sur les corps (qui n’ont aucun caractère obligatoire sauf exceptions), alors qu’ils sont entrés dans les « mœurs » pour des raisons positives de présentation et d’hygiène du défunt ?

Focus : les conditions de travail des thanatopracteurs

Le débat aura eu un autre aspect, mettre le doigt sur les conditions de travail des thanatopracteurs, particulièrement difficiles. Notamment lorsque les soins de conservation étaient pratiqués au domicile du défunt. Manque de matériel adapté (lits trop bas), pièces ne répondant pas à des conditions de travail optimales, les témoignages ne manquent pas pour dénoncer un vrai risque sur la santé de ces travailleurs de l’ombre.

Au préalable donc, de l’arrêté du 12 juillet, l’arrêté du 10 mai 2017 fixait les conditions requises pour la réalisation des soins de conservation. Il revient notamment sur le port des équipements de protection individuelles obligatoires.

Mais surtout, fixe les conditions dans lesquelles les soins de conservation pourront être réalisés à domicile. Conditions qui sont pratiquement irréalisables sur le terrain, à savoir :

Article 5 

Les soins de conservation ne peuvent être réalisés à domicile que dans une pièce répondant aux exigences suivantes :
1° La surface au sol utilisable de la pièce est d’au moins dix mètres carrés ;
2° La pièce est isolée du reste du logement par une porte. Cette pièce n’est pas accessible pendant la durée du soin ;
3° La pièce comporte au moins une ouverture donnant à l’air libre permettant d’assurer une ventilation naturelle suffisante durant toute la durée du soin. Cette ventilation est prolongée après la réalisation du soin. Le thanatopracteur informe la famille de cette obligation de ventilation de la pièce où le soin a été réalisé ;
4° Le revêtement du sol et des murs de la pièce doit pouvoir être lavé et désinfecté en totalité après la réalisation du soin de conservation ou être protégé par tout moyen imperméable garantissant la protection du revêtement du sol et des murs. Le moyen imperméable utilisé est à usage unique et est éliminé comme un déchet d’activité de soins à risque infectieux ;
5° Un éclairage adapté à la réalisation des soins de conservation par le thanatopracteur.

Article 6 


Les éléments suivants sont nécessaires à la réalisation des soins de conservation :
1° Un support pour la réalisation du soin de conservation, lit médicalisé ou table de soin. Ce support est installé dans la pièce où le soin de conservation est réalisé pour permettre la libre circulation du thanatopracteur sur tous les côtés du support. Il est réglable en hauteur ;
2° Une housse imperméable, telle que prévue à l’
article R.2213-15 du code général des collectivités territoriales, disposée entre le support prévu au 1° et le corps du défunt et éliminée comme un déchet d’activité de soins à risque infectieux ;
3° Un ou des dispositifs d’occultation visuelle de nature à garantir la réalisation du soin de conservation hors de la vue des personnes présentes à domicile, du voisinage et des personnes extérieures, sans faire obstacle à l’aération de la pièce prévue au 3° de l’article 5 du présent arrêté ;
4° Des emballages à usage unique destinés à collecter les déchets d’activités de soins à risques infectieux et assimilés mentionnés à l’
article R.1335-6 du code de la santé publique ;
5° Le cas échéant, un ou plusieurs dispositifs d’éclairage d’appoint ;
6° Tout moyen imperméable garantissant la protection du revêtement du sol et des murs ;
7° Le matériel nécessaire au nettoyage et à la désinfection du support mentionné au 1° du présent article, des revêtements des sols et des murs de la pièce dans laquelle le soin de conservation est réalisé.

Ces mesures « visent » à cantonner les soins de conservation aux seules salles techniques équipées pour leur réalisation : dans les hôpitaux notamment, et dans les chambres funéraires mises à disposition des sociétés de pompes funèbres.

Quid des familles ?

Cet arrêté aura un impact non négligeable pour les familles. La conservation du corps au domicile, bien que n’étant pas la majorité des cas, reste, surtout dans les milieux ruraux, préférée. Les conditions fixées pour la réalisation des soins à domicile étant pratiquement inapplicables (comment vérifier les dimensions d’une pièce ? Comment le thanatopracteur transporte -il une table de soin ? Comment impacter le coût d’une telle installation sur les soins ? …), les familles se verront dans l’obligation de faire transférer les corps vers la chambre funéraire la plus proche, cette opération comportant un coût de transport supplémentaire, le coût du séjour dans ladite chambre ainsi que l’éventuel coût de location de la salle technique. Une mesure difficile à faire avaler alors que les obsèques, sont trop souvent montrées du doigt pour leur coût élevé.

Dans le même temps toutes les personnes ayant entrepris d’organiser leurs obsèques à l’avance (contrat obsèques), devront, elles aussi, penser à rallonger le capital dédié à leurs obsèques et modifier leur contrat en prestation pour qu’il soit adapté à ces nouvelles mesures.

Les produits et services plébiscités par les familles : modernité et design

Le funéraire est entré depuis quelques années dans une nouvelle ère, celle de la personnalisation. Du cercueil à l’image du défunt, au monument funéraire moderne, les fournisseurs et fabricants se sont, pour la plupart, mis au pas, devançant un besoin sous-jacent qui ne cesse de se développer.

Fini le service tout compris, les obsèques sont désormais personnalisées. Au cœur d’un métier de service et non plus seulement de logistique, le dernier adieu doit ressembler au défunt : représenter ses passions, sa personnalité.

Une gamme de cercueils colorés sur lesquels s’affichent harmonieusement des images de régions, de villes, de passions (pêche, moto…) s’est notamment développée. Les pierres tombales ont suivi avec des produits innovants comme ceux en fer ou au design novateur.

Les produits ont rencontré une véritable adhésion auprès des familles qui, semble-t-il, n’attendaient que cela : un funéraire modernisé.

Et les articles funéraires se sont notamment développés grâce à l’intégration, parfois tardive mais nécessaire, de l’outil qu’est internet.

Publicité, catalogue en ligne, pages Facebook, la plupart des fabricants de produits funéraires ont mis à disposition sur leur site des outils de personnalisation en ligne, permettant aux pompes funèbres de modeler en direct avec les familles, la plaque ou le monument funéraire de leur choix. Une véritable interaction au plus près de la réalité.

Plaques, bougies, cercueil, urnes, monuments funéraires : tout ou presque est personnalisable à l’infini, pour un hommage au plus près de la réalité.

Les pompes funèbres investissent également de plus en plus dans les limousines. Certaines sociétés sont spécialisées dans la vente de corbillards de luxe (Jaguar, Mercedes), et rencontrent un beau succès auprès des entreprises qui souhaitent s’offrir une nouvelle image, et offrir dans le même temps une prestation de qualité aux familles. Beaucoup d’entre elles ne facturent pas plus chère l’utilisation de ces véhicules luxueux par rapport aux fourgons.

Conséquences : un retour au cimetière ?

Cette nouvelle vision du funéraire a semble t-il (re)développé « l’attraction », avec le cimetière. Les générations, quelles qu’elles soient, ayant fait le choix d’un hommage plus personnalisé ont moins de mal à se rendre dans ce lieu autrefois considéré comme sinistre, d’autant plus si elles peuvent avoir une certaine « interaction » avec la sépulture.

On fait par exemple le constat de tombes « faites maison » laissant les concessionnaire faire parler leur imagination ou de tombes décorées autrement, notamment avec des objets qui n’ont pas pour première vocation de décorer une sépulture.

Une véritable aide au deuil qui se fait plus paisiblement.

Un gouffre entre les familles et les distributeurs ?

Bien qu’étant accueillie de manière positive par les familles, il semble pourtant qu’une grande partie des distributeurs (les pompes funèbres et marbreries) freinent des quatre fers à l’arrivée de ces nouveautés personnalisables ou modernes et soient réfractaires à leur vente dans leurs magasins. C’est en tout cas les témoignages de nombreux distributeurs qui veulent proposer leurs nouveautés, malgré un accueil favorable des familles.

Pourtant, constatant ce réel intérêt, ou cette découverte positive pour les produits modernes et design du funéraire, certaines régions ont entreprit le pilotage d’une opération visant à les mettre en valeur. C’est le cas du RIIF (Réseau Inter massif Innovation Funéraire), dans le massif central, qui a initié un programme de mise en valeur de ces produits du funéraire design, en collaboration avec une école de design et des professionnels du funéraire. A terme : la promotion de ces différents produits auprès du grand public pour donner une image nouvelle de ce qu’on pensait sinistre il n’y a pas si longtemps.

Télécharger le CP complet : Toussaint 2017 – CP Funéraire Info

Toussaint 2017 et les marbreries : je t’aime – moi non plus

0
Toussaint 2017 et les marbreries

Toussaint 2017 et les marbreries, c’est « je t’aime – moi non plus ». Un chiffre d’affaire en perspective, mais des plannings qui n’ont pas assez de 24 heures dans une journée. La fête des morts, c’est dans deux semaines, et des travaux déjà commencés pour la plupart des marbriers. Une période complexe, pour laquelle il est parfois difficile de tenir les impératifs des clients, surtout ceux qui se réveillent à la dernière minute. Avec quels partenaires compter pour gagner du temps ? Comment s’organiser ?

Et tout ça est à régler avant que les cimetières ne ferment leurs portes aux professionnels, pour faire court : bon courage !

Toussaint 2017 et les marbreries, on s ‘organise

Si vous avez décidé de vous débrouillez seul, sans sous-traitant ou partenaires extérieurs, vous pouvez étayer les effectifs de votre marbrerie en recrutant en interim. Les porteurs auxquels vous faites appel régulièrement pourront être formés « rapidement », et revenir l’année prochaine. Attention à bien leur enseigner les règles élémentaires (pas de karcher sur les gravures, utilisation de produits nocifs sur la pierre etc…).

Établissez un planning, et ne promettez rien aux familles de « dernière minute » : mieux vaut un client décliné, qu’un client insatisfait.

Dépêchez-vous aussi pour commander le matériel dont vous aurez besoin avant qu’il ne soit trop tard : produits d’entretien, feuille or, sable…

L’entretien de tombes

L’entretien de monuments funéraires est un des services les plus demandés à l’approche de la Toussaint. Idéalement, les chantiers de construction de monuments funéraires sont arrêtés, ou en partie (il y a toujours des familles qui veulent que la tombe soit finie pour la Toussaint), et les ouvriers tournent dans toutes les communes pour effectuer l’entretien des tombes commandés.

Pour faire face à toutes ces demandes, pensez-y pour l’année prochaine, la société En Sa Mémoire propose d’effectuer ce service en votre nom, avec un bilan photo qui transite par votre société.

entretien-tombe0034-300x200 Toussaint 2017 et les marbreries : je t'aime - moi non plusLes gravures

Le défunt a quitté sa famille au cours de l’année, il est impératif pour elle que la gravure soit réalisée pour la Toussaint 2017. Entre les gravures sur place qui prennent un certain temps, et celles sur plaques, vous ne savez plus où donner de la tête. Mémograv, spécialiste de la gravure express est un partenaire idéal pour ce genre d’impératif.

Pose de plaques, fleurissement de sépultures

Ici aussi, un intérimaire ou un stagiaire (oui c’est vache mais bon !) peut être réquisitionné pour effectuer la mission. Soyez quand même prévoyant en lui fournissant des plans précis du cimetière !

Si votre fleuriste est un partenaire de longue date avec qui vous entretenez de bonnes relations, pourquoi ne pas lui demander de poser les plaques commandées chez vous, en échange de quoi vous conseillerez à la famille de s’adresser à lui pour les fleurs ?