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Texas : des détenus s’évadent pour sauver un gardien cardiaque

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(capture Youtube)

Ils auraient pu en profiter pour tenter une évasion. Mais manifestement ce n’était pas leur préoccupation, selon la chaine américaine WFAA. Attendant de passer en jugement devant un tribunal du Texas, huit détenus ont forcé leur cellule du palais de justice… pour sauver un gardien en plein malaise cardiaque.

Sur les images de télésurveillance diffusées à l’antenne ce week-end, on se replonge dans la journée du 23 juin au tribunal du comté de Parker. Un groupe de prisonniers, habillés pour beaucoup en tenue rayée, mains entravées, attend assis dans une cellule grillagée. Certains ont été arrêtés pour des crimes violents. Face à eux, on distingue un gardien assis sur une chaise près d’une table. Il porte une arme et les clés des lieux, précise le média.

Soudain, le garde est pris d’agitation. Les prisonniers se lèvent, appellent visiblement à l’aide et décident d’intervenir en enfonçant la porte. Ils s’agglutinent alors près de l’homme en grande difficulté pour évaluer son état de santé.

L’agitation alerte les collègues de la victime. Un fonctionnaire renvoie sans encombre les prisonniers dans la cellule. On voit un policier composer un numéro sur son téléphone. Un massage cardiaque est ensuite pratiqué sur le gardien à terre. Puis une équipe de secouristes arrive. Les prisonniers, eux, ne ratent rien de la scène.

Comme le racontent les médias américains, les surveillants intervenus ont d’abord cru à une bagarre, avant de convenir que l’intervention bruyante des captifs a sans doute sauvé la vie de leur collègue. Ce dernier a finalement pu être sauvé et hospitalisé. Il pourra prochainement reprendre son travail.

Interrogés par WFAA, des détenus ont assuré ne pas avoir hésité sur la conduite à tenir. Et qu’importe, selon eux, que la victime porte un badge et une arme. Les responsables de cette prison du Texas ont malgré tout renforcé les serrures de la cellule.

La nuit, l’infirmier criminel tuait l’ennui à l’hôpital, mais pas que …

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Mourir d’ennui, cet infirmier allemand condamné à perpétuité l’an dernier en Basse-Saxe pour deux assassinats le redoutait par-dessus tous. Aussi, en quête d’un peu d’action, il aurait empoisonné « beaucoup plus » qu’une trentaine de malades entre 2000 et 2005. D’après les parties civiles, on frôlerait les 200 personnes.

Personne ne saura vraiment combien de victimes Niels, 39 ans, a bien pu tuer à l’hôpital. Lors de son procès, l’homme avait convenu qu’il avait au moins abrégé la vie d’une trentaine de patients par overdose là où il a travaillé. Ces derniers jours, il aurait passé de nouveaux aveux devant les enquêteurs. Et la liste s’allonge.

Le plus souvent la nuit, il pénétrait « de façon spontanée » dit-il dans la chambre des malades, leur injectant dans les veines des surdoses de produits pour insuffisance cardiaque. Pourquoi ? Parce qu’il s’ennuyait, et que se battre pour tenter de ranimer ces malades mettait un peu d’action dans sa vie. Cela le valorisait aussi aux yeux de ses collègues.

Pour tenter de cerner l’ampleur des faits, la justice allemande emploie de gros moyens. Une centaine d’exhumations d’anciens patients a déjà eu lieu, à la recherche de traces de poison. Selon le procureur d’Oldenburg, 33 cadavres se sont révélés positifs. On ne saura jamais ce qu’il en est pour les malades passés entre les mains de l’infirmier, décédés puis crématisés.

Les enquêteurs ont repris tous les dossiers médicaux des services hospitaliers où le dénommé Niels a exercé. Cela représente potentiellement « plusieurs centaines de cas ». Évidemment, tous n’ont pas succombé entre les mains du tueur en série. Le pire dans cette histoire est que dès 2001, le comportement très bizarre de Niels avait été soupçonné dans un hôpital qui l’embauchait. On l’avait remercié, sans pour autant prévenir la police. Muni d’un certificat de travail en règle émis par cet établissement médical, Niels avait alors pu trouver un autre emploi.

Du sang dans la nature : un thanatopracteur condamné

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Un an de prison avec sursis, cinq ans d’interdiction d’exercer et des dédommagements : soupçonné d’avoir conservé du sang humain chez lui et l’avoir déversé dans la nature, un thanatopracteur catalan a été condamné hier mardi par le tribunal correctionnel de Perpignan (Pyrénées Orientales).

Cet homme âgé de 58 ans, raconte le journal L’Indépendant, exerçait en libéral pour le compte de plusieurs pompes funèbres du département, fort d’une vingtaine d’années de pratique… mais sans licence depuis fin 2012.

Selon l’enquête menée sur dénonciation par les gendarmes au printemps 2013, ce thanatopracteur se serait débarrassé frauduleusement de milliers de litres de sang et de déchets humains, peut-être dans des fossés sur le bord de routes et dans des canalisations d’eaux usées, pour ne pas avoir à payer l’incinération des déchets. Aucune trace d’élimination plus classique ni de contrats avec des sociétés spécialisées n’ont été trouvées.

Quelques 700 litres de sang se trouvaient encore conservés dans des bocaux, dans son garage. En deux années, il serait intervenu sur près de 1.400 corps. Devant ses juges, le prévenu a nié les faits.

 

Allemagne : piment, sextoys et concombre fatal

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Si la consommation de légumes est vivement encouragée, on ne joue pas impunément avec une cucurbitacée. C’est ce que retiendra un Allemand, accusé d’homicide involontaire et qui risque la prison après la mort de sa partenaire lors d’une partie de jambes en l’air qui a très mal tourné.

L’homme avait profité de l’absence de sa compagne et de sa fille pour recevoir chez lui une maitresse, rapporte le quotidien Bild. Ces retrouvailles clandestines n’étaient pas une première fois pour ce couple, qui aimait pimenter ses ébats en employant divers sextoys. Faute d’en avoir un sous la main, les idées plus très clair d’avoir vidé plusieurs bouteilles, ils se sont saisis d’un concombre.

Pendant les préliminaires, l’homme a alors introduit un demi-légume dans la gorge de sa camarade de jeu. C’est alors que son attention a été distraite par une odeur de brûlé, venue de la cuisine. Cessant son action, il s’est précipité dans cette pièce pour retirer du feu un morceau de viande qu’il faisait cuire pour son chien. Tant qu’il y était, il s’est grillé une petite cigarette.

Pause fatale, temps perdu, funeste tentation. Car cette absence a coûté la vie de la maîtresse, étouffée par le légume au fond de sa gorge, gisante inconsciente au sol en petite tenue dans le jus du concombre (bio ?). Les tentatives pour extirper celui-ci ont échoué. Appelés à la rescousse, les secours sont arrivés trop tard.

La compagne trompée a très modérément apprécié les scènes maraîchères qu’abritait sa demeure. L’homme volage, lui, attend désormais le jugement, qui viendra sanctionner le fruit de sa négligence.

Crématorium : La Balme peut continuer son activité

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Un plan de continuation validé fin novembre par le tribunal de commerce d’Annecy, des investissements à la clé : en difficultés financières, le crématorium de La Balme de Sillingy (Haute-Savoie) est peut-être désormais sauvé. Mais le vent du boulet est passé tout près.

« Nous nous battons depuis mai 2014 », rappelle Ghislaine Mas, la directrice générale déléguée de l’établissement. Depuis le placement en redressement judiciaire de la société qui l’exploite en délégation de service public. « Aujourd’hui, avec ce plan, les créanciers ont accepté un remboursement sur dix ans, et des augmentations de capital sont prévues. Le personnel lui aussi est sollicité, puisqu’il consent à abandonner temporairement son 13e mois dès janvier ». 14 emplois sont en jeu. Une dizaine a déjà disparu ces derniers mois.

Créé en 1987 par des associations crématistes de Savoie, de Haute-Savoie et de l’Ain, ce premier crématorium de la région a vu naître peu à peu des concurrents. A Annecy (1999), d’abord, à Bonneville (2014) ensuite. Le chiffre d’affaires de La Balme a baissé de 30% après la mise en service de l’établissement de Bonneville.

Mauvaise opération pour un crématorium déjà en difficulté financière après une rénovation mal dimensionnée. Avec des remboursements d’emprunts à la clé. Ajoutons une remise aux normes environnementales 2018 à prévoir dans les deux ans. Coût estimé à 500.000 euros pour une zone de filtration double. Difficile d’y faire face pour la nouvelle équipe de direction, en place depuis 2013.

Toutefois, assure Ghislaine Mas, le chiffre d’affaires a eu un sursaut depuis l’été dernier, avec une fréquentation accrue du complexe funéraire (5 salons de cérémonies, 5 columbariums, deux jardins du souvenir). Un motif d’espoir pour la directrice générale déléguée, qui a aussi vu la délégation de service public reconduite jusqu’en 2032. Le plan de continuation accepté par le tribunal d’Annecy prévoit que les associations crématistes injectent un peu plus de 36.000 euros dans l’entreprise. Le personnel a consenti un gros effort, une cotisation qui s’élève à 64.000 euros. Enfin, le capital s’ouvre à des partenaires privés, pour 40.000 euros. L’établissement savoyard a dix ans pour remonter la pente.

L’enterrement de la tante vire à la baston

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Jessi (capture Twitter News Tweets 24)

Il y aurait de quoi s’en retourner dans son cercueil. Mais dieu merci, la défunte tante n’en a rien su. Accourue aux obsèques de la dame au Pays de Galles, sa famille britannique en est venue aux mains dans la foulée. Une histoire d’alcool et de désamour, a joliment résumé un juge.

A l’heure de tenter d’y voir plus clair devant un tribunal de Cardiff, face à un magistrat accablé de honte pour eux, les protagonistes ont rassemblé leur souvenirs. La cérémonie a rassemblé deux clans de la même famille. Une soixantaine de personnes d’un côté. Trois d’un autre, qui ne connaissent pas les premiers. Il y a là Jessi, jeune maman de 22 ans, son frère Leon (31 ans) et leur père Leonard, employé du métro londonien. « Quand nous sommes arrivés, raconte Jessi à la barre, ils s’en sont pris à nous. »

Après que la famille ait enterré la tante, certains se retrouvent dans un club de la ville de Beddau, raconte le journal Daily Mail. On ignore pourquoi l’incident a commencé, ni même si le premier groupe était de mèche. Seule certitude : une femme moque les extensions capillaires de Jessi, et va jusqu’à lui tirer les cheveux. Fatale erreur. Car la tigresse gronde aussitôt, déclenchant les hostilités, à en croire les caméras de surveillance.

Elle déclenche une droite. Mais dans l’élan, Jessi glisse et chute. Un protagoniste de l’autre camp (mais de la même famille) en profite insidieusement pour lui marcher sur le visage à coup de talon haut. Pas très sport, dira-t-on. Voyant sa fille en difficulté, Leonard (53 ans) intervient, bondissant dans la mêlée, bientôt stoppé vigoureusement par le videur de la boîte. Et Leon le frère ? Il est là, présent. Il bout sur place et frappe violemment le videur. Bilan pour ce dernier : un nez amoché, des coupures à la joue, des yeux gonflés. Un maquillage à refaire et une opération à la clé.

Observateur, le procureur a soupiré, très digne, résumant la scène : « L’atmosphère n’était pas au beau fixe. » C’est sûr, si Jessi n’avait pas perdu ses nerfs et ravalé ses angoisses capillaires, ce désamour familial aurait été surmonté. Au nom du respect à apporter à la défunte tante. Pour la baston déclenchée, Jessi, Leon et Leonard devront accomplir 100 heures de travaux généraux. Ils ont écopé de quatre mois de prison avec sursis. Espérons au moins qu’ils appréciaient la tante.

Mort et remords : la « super année » de Sophie

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Ville de Oldham, près de Manchester

Question : Sophie a-t-elle occulté inconsciemment quelque chose de trop insupportable, ou est-elle indifférente à ce qu’elle a fait ? Selon le journal « Daily Mail », la jeune anglaise s’est en tout cas vantée sur Facebook d’avoir passé une « super année » 2014. Ce qui a fait réagir.

Allan, un motard de 40 ans, père de deux enfants, n’a pas survécu quand la voiture de Sophie s’est déportée sur sa file et l’a renversé en juillet de l’an dernier. La jeune étudiante de 21 ans, apprentie infirmière, circulait près de Manchester. En dernier recours, l’homme a vainement tenté de s’éjecter de sa moto. Il a succombé à ses blessures à l’hôpital d’Oldham.

Il y a eu un procès. Sophie risquait gros. De la prison. Mais l’affliction qu’elle a montrée et les profonds remords qu’elle a exprimés à l’audience ont mené le tribunal à lui épargner l’enfermement. Son permis de conduire lui a été retiré pendant un an, et elle a du effectuer des travaux d’intérêt général.

Aujourd’hui, la veuve du motard, déjà effondrée après le drame, doute. Ces remords étaient-ils sincères ? Etait-ce juste une stratégie pour échapper à la prison ? Car Sophie (qui ne s’est jamais excusé en face) semble avoir repris le cours d’une joyeuse vie. Comme si le temps des remords n’avait été qu’éphémère.

En cause, des messages répétés postés sur Facebook ces derniers mois. Avec enthousiasme, la jeune femme fait notamment partager ses « vacances géniales » à Helsinki (Finlande), et son formidable réveillon à New York. Et pour Noël, elle a  vivement remercié tous ceux qui ont contribué à  faire que 2014 soit une « année géniale ».

Mort et remords ? « Comment peut-elle dire qu’elle se sent affectée lorsqu’on voit ses posts sur Facebook ?», s’interroge la veuve du motard dans le « Daily Mail ». N’en croyez rien, a rétorqué en substance l’avocat de Sophie. Car l’étudiante souffre en réalité d’insomnies depuis l’accident, et elle est « très triste » pour la famille endeuillée.