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John Wayne Gacy, le tueur clown, de nez à nez rouge

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John Wayne Gacy

Si vous avez pu profiter des salles obscures ces temps ci, il est impossible d’être passé à côté de « ça » le succès du box-office du clown tueur adapté de l’œuvre de Stephen King, publiée il y a 31 ans maintenant. Que vous soyez effrayés ou non à l’idée de vous retrouver nez à nez rouge, si on parlait aujourd’hui de John Wayne Gacy ? Le nom vous dit quelque chose ? Normal il s’agit d’un des plus célèbres tueurs en série de l’histoire américaine, surnommé le clown tueur.

Père violent et alcoolique, enfant en surpoids, régulièrement humilié. Le petit John Wayne Gacy a vécu l’enfer avant même de devenir un jeune adulte. Pendant son adolescence il travaille dans un salon funéraire, de là, va naître sa fascination pour les cadavres. Il finira par être viré pour nécrophilie. Puis il vit une phase plutôt classique, diplôme, job, et même mariage, enfants, le package total.

Mais ses démons et vices ne sont pas loin. Il est accusé de tentative de viol et finit par être condamné à 10 ans de prison pour sodomie. Il criera si fort à son innocence que 18 mois après il sort de prison et est mis en libération conditionnelle.

Sa vie change du tout au tout, sa femme le quitte, et son père meurt. Il se remarie,( ses penchants homosexuels finiront par briser ce second mariage) crée une entreprise et va finir par…agresser ses employés. Toujours sur cet équilibre fragile et cette double personnalité il créé alors le personnage de « Pogo le clown » pour amuser les enfants malades à l’hôpital, un vrai altruiste, détruit comme quelque de généreux par la plupart des gens.

La double personnalité de John Wayne Gacy

Ses employés meurent les uns après les autres, il finit donc par être inquiété par la police. 33 hommes sont découverts en 1978. En réalité son premier meurtre date de 6 ans auparavant en recrutant ses victimes par des petits boulots. Son mode opérateur consistait à les torturer, et à les violer avant de les tuer et de se débarrasser des corps.

Son image de clown l’a suit en prison où il dessine toutes sortes d’œuvres diverses de portraits de clowns qui vont être exposées. Il a même un agent artistique qui n’est autre …qu’un entrepreneur de pompes funèbres, oui je sais, la réalité dépasse la fiction. Quiconque voulait son portrait en clown tueur pouvait ainsi passer par Rick Staton son agent.

Condamné à la peine capitale il sera exécuté en 1994 par injection létale dans l’Illinois.

Cet été encore, l’on a découvert une autre victime du tueur clown, 41 ans après les faits un appel aux familles dont un proche a disparu pendant ces années là, a été lancé. Il est donc probable que John Wayne Gacy ait fait d’autres victimes.

Un petit documentaire pour colorer votre week-end et qui retrace la vie du tueur clown, John Wayne Gacy

https://www.youtube.com/watch?v=4LW7fXSzUFY


Et pour les fans de Stephen King, il y a toujours « ça » , le clown maléfique, la bande des ratés et tout un tas de phobies à régler dans les salles obscures. 

« Un tueur sur la route », le meilleur roman sur les tueurs en série

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Un tueur sur la route
Un tueur sur la route

Il existe une mode qui est en train de devenir une tradition : tous les grands écrivains populaires américains doivent avoir leur roman de tueur en série. Mais lequel lire ? Un choix forcément subjectif. Parmi cette foisonnante collection, il en existe UN qui se détache, pour gagner ses galons d’indispensable.

Contraint et forcé

Il faudrait calculer, un jour, la rentabilité des tueurs en série de fiction. Cinéma, télévision, littérature, ils sont partout, et certains sont des stars. Du Jigsaw de Saw jusqu’à Hannibal Lecter, ils sont cruels, ils sont célèbres, ils rapportent des millions, et en général, ils sont le reflet de la volonté de leur auteur de vouloir s’acheter une grande maison sur les collines plus que de coller précisément à la réalité.

James Ellroy, lui, veut écrire un livre sur l’affaire du Dahlia Noir, qui lui servirait d’exutoire pour le meurtre non résolu de sa propre mère, mais ses agents le pressent, avant, pour écrire un roman de tueur en série, alors que la mode commence. L’auteur accepte pour le cachet promis. Un livre de commande d’un écrivain qui traîne les pieds a-t-il une seule chance d’être bon ? C’est Ellroy. Depuis, il a écrit suffisamment de livres pour prouver qu’il est un écrivain majeur.

C’est mal connaître Ellroy que de croire qu’il pourrait bâcler. Quitte à écrire un roman de tueur en série, autant en écrire un qui soit bon. Ce n’était pas sa prétention, mais il a juste écrit le meilleur.

Bonjour, Martin

Le livre conte donc l’histoire de Martin Michael Plunkett, à la première personne, de son enfance jusqu’à la cellule de prison ou il attend sa condamnation à mort ou à perpétuité. Pas de révélation, ici : le livre commence par les manchettes de journaux contant son arrestation et par le récit de Plunkett lui-même de la façon dont il est arrivé là, et qui décide d’écrire son autobiographie-confession.

Il raconte alors son parcours, sans fioritures, celui d’un gamin abandonné, à la dérive, qui va tuer comme ça, par plaisir, presque parfois par réflexe ou par habitude. Pas de piège élaboré, ici, pas de mise en scène théâtrale, pas de messages crypto-ésotérique : Plunkett tue parce qu’il aime ça, il ne cherche pas à passer un message au monde ni à provoquer les autorités, il est comme ça, c’est tout, et il le raconte avec un détachement et une précision qui donne le vertige.

Un livre puissant et inspiré

Pour écrire son livre, Ellroy se documente, et notamment sur Henry Lee Lucas. Le sérial killer, vagabond et tueur impulsif, est mort en emportant dans la tombe son ultime secret, le nombre exact de ses victimes, peut être plus de trois cent. Il ajoute à cela sa propre expérience de vagabond, SDF orphelin et petit délinquant. Le tout est narré à la manière inimitable d’Ellroy, encore plus distancée et clinique si possible, sans spectaculaire ni humour.

Ni spectaculaire, ni humour, ni personnage outrageusement charismatique : le roman connaîtra un succès certain, mais ne sera jamais, ou rarement, cité parmi les meilleurs romans grand public sur les tueurs en série aux côtés du « Silence des Agneaux » de Harris ou du « Poète » de Conelly. Mais il en est qui ne se tromperont pas : « un tueur sur la route » est le seul roman qui figure officiellement dans la liste des livres que les agents du FBI doivent lire pendant leur formation, et il sert d’appui à un cours de la police fédérale sur la psychologie des tueurs en série. Comme référence, on ne fait pas mieux.

Le verdict

Si il ne faut lire qu’un seul livre sur les tueurs en série, c’est celui-la. Froid, cruel, difficile, le roman est à l’image de son personnage principal, qui n’est pas un psychiatre bien élevé et peut être gentil au fond, un sérial killer policier et gentil au fond, ou un affreux personnage qui est tellement plus séduisant que les gentils qui le poursuivent. C’est un voyage dans l’abysse.

Si vous avez une collection de romans sur les tueurs en série dans votre bibliothèque, saluez-la avant de lire celui-la. Après que vous aurez lu « un tueur sur la route », les autres auront soudain un aspect maladroit ou ridicule, et, à côté de Michael Plunkett, Hannibal Lecter apparaîtra tel qu’en lui-même : un poseur insupportable.

Après, c’est vous qui voyez : le livre est dur, il est glauque, il est sans concessions, il n’a certainement pas été écrit pour vous distraire. A titre personnel, il fait partie de mes classique, les quelques rares livres que je relis régulièrement pour me rincer de tous les mauvais livres subis en cours d’année. Si on me demande un jour « quel livre faut il lire sur les sérial killers ? » ce sera celui-la, et aucun autre.

Le mystère des disparus de Facebook résolu dans l’horreur

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Todd Kohlhepp, suspect dans l'enlèvement de Kala Brown

Quand la réalité est pire que la fiction. Il y a quelques semaines, je vous racontai l’histoire de ce couple d’américains mystérieusement disparus, mais qui continuait à communiquer via Facebook. La jeune femme a été retrouvée, retenue par un prédateur sexuel qui pourrait être un tueur en série…

Nous vous avions parlé de Charlie Carver et Kala Brown, un couple d’américains disparus. Signe particulier : alors que plus personne ne les avait revus depuis deux mois, leur compte Facebook restait actif, postant des messages, assurant qu’ils allaient bien, discutant même en privé avec certains, entre réponses évasives et messages mystérieux et inquiétants.

L’affaire a connu un développement tout à fait incroyable, impliquant un tueur en série potentiel. On vous dit tout.

Descente de police

Tout commence par une descente de police chez un délinquant sexuel. Plus précisément, la police du comté de Spartanburg était descendue chez Todd Kohlhepp dans le cadre d’un mandat de perquisition. En effet, si les policiers américains étaient restés curieusement silencieux sur cette affaire, c’était pour mener leur enquête sans inquiéter les kidnappeurs éventuels.

A l’origine, des informations avaient simplement laissé penser la police que Kohlhepp pouvait être impliqué dans l’enlèvement.

Une fois sur place, les policiers étaient en train de fouiller la propriété lorsque des sons en provenance d’un container en acier ont attiré leur attention. Aussitôt, le container a été ouvert. A l’intérieur, Kala Brown, « enchaînée comme un chien » a déclaré le shériff du comté.

Kala mais pas Charlie

La jeune femme aurait, d’après les premières constatations de la police, été retenue enchaînée dans ce container depuis deux mois, soit immédiatement après son enlèvement. La voiture du couple a également été découverte sur le terrain appartenant au suspect. Nulle trace en revanche de Charlie.

Kala Brown a réussi à indiquer à la police qu’elle avait vu Kohlhepp transporter quatre corps humains. La police fouille toujours la propriété à leur recherche actuellement mais n’a pas donné plus de détails.

Le shériff du comté d’Anderson, en Caroline du Sud, a néanmoins indiqué que Kala et Charlie avaient été victimes d’un tueur en série.

chiens-chercheurs-de-cadavres Le mystère des disparus de Facebook résolu dans l'horreur
Les chiens chercheurs de cadavre sont en pleine action sur la propriété de Todd Kohlhepp (photo : capture d’écran You Tube)

Un profil inquiétant

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Todd Kohlhepp présente un profil inquiétant. Condamné à l’âge de 14 ans pour viol, il purge une peine de 15 ans de prison, dont il ressort en 2001.

Les rapports de psychiatres démontrent que, dès 9 ans, l’enfant avait été suivi. En cause, des comportements violents envers les autres enfants, une obsessions sexuelle précoce, et des faits avérés de sadisme sur les animaux. Durant sa détention, il avait fait une demande de liberté conditionnelle qui lui avait été refusée suite à un avis psychiatrique extrêmement défavorable.

Le rapport de sortie de sa détention précisait que Kohlhepp était obsédé, égoïste, sans aucune empathie. Le profil d’un tueur en série idéal, se dit on avec le recul.

Kala Brown est hospitalisée pour se remettre de ses deux mois de détention dans des conditions inhumaines. Charlie Carver est toujours porté disparu, sans qu’aucune trace de lui n’ait pour l’instant été retrouvée. Todd Kohlhepp s’est muré dans le silence.

Il y aurait, à l’heure ou j’écris cet article, entre 50 et 100 tueurs en série en activité rien qu’aux Etats-Unis.

Ted Bundy : Le tueur en série nécrophile

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ted bundy

Le 24 janvier 1989, Ted Bundy est électrocuté suite à sa condamnation à mort, à la prison Raiford à Starke en Floride pour le meurtre d’au moins 30 jeunes femmes.

Ted Bundy, brillant et charismatique

Surnommé le « tueur aux femmes » Ted Bundy se décrit lui-même comme étant :

« le plus grand fils de pute sans cœur que t’auras jamais rencontré »

Pourtant Ted Bundy est un homme beau, brillant et charismatique. Il n’a pas vraiment le profil de celui dont on se méfie, et c’est justement grâce à ça qu’il va attirer à lui ses nombreuses victimes.

Peu avant son exécution, il avoue le meurtre d’au moins 30 personnes. Les spécialistes lui ont en attribué au moins 50…

La biographe Ann Rule le décrit comme « un sociopathe sadique qui prenait plaisir dans la douleur d’autres êtres humains et le contrôle qu’il avait sur ses victimes, jusqu’à leur mort, et même après. »

Ted Bundy revient de loin, son enfance est sujette à toutes les analyses par les psychologues de l’époque, les historiens, les biographes. Ce qui est sûr c’est que l’inceste et le mensonge prônent sur l’histoire de sa famille. La haine des femmes est également prégnante dans son parcours.

Il attire ses victimes dans les lieux publics en simulant un handicap. Ted Bundy agresse, viole ses victimes les assassine, et est volontiers nécrophile. Il revient d’ailleurs régulièrement sur ses scènes de crimes avec ses victimes pour pouvoir prendre du plaisir avec les cadavres de jeunes filles jusqu’à ce que la décomposition ne le lui permette plus.

Il est difficile de savoir où et quand à commencé sa folie meurtrière car Ted Bundy a raconté diverses choses à diverses personnes. Arrêté suite à un contrôle routier, il est incarcéré pour enlèvement en 1975 en Utah. C’est au fur et à mesure des années qu’il est suspecté de meurtres suite aux nombreux homicides non résolus aux Etats-Unis.

Années de prison

Il réussit à s’évader de manières spectaculaires au Colorado à deux reprises, et se fait à nouveau capturer en Floride en 1978. Cette même année, il est sur la liste des 10 criminels les plus recherchés par le FBI.

Grâce à ses études de droit et à l’assistance de cinq avocats, il assure sa défense lui-même et est reconnu coupable de plusieurs meurtres et viols. C’est le témoignage de Carol Da Ronch, une des ses rares rescapées qui va aider à sa condamnation.

Quelques heures avant son exécution, il accepte de répondre à une interview exclusive du Dr James Dobson. Il va lui expliquer que c’est la pornographie la responsable de sa folie sexuelle. Une sorte de perversion sociétale de l’extrême.

https://youtu.be/Vlk_sRU49TI

Près de 2 000 personnes viennent célébrer son exécution. Un monstre ? Non. Un homme, et c’est ça le pire car Ted Bundy, n’était pas irresponsable, n’était pas antisocial, ne vivait pas comme un ermite, c’était un homme que l’on pouvait croiser n’importe où, et en ça c’était un homme terrifiant.

Pour aller plus loin, retrouver l’histoire de Ted Bundy raconté par Christophe Hondelatte sur Europe 1.

La nuit, l’infirmier criminel tuait l’ennui à l’hôpital, mais pas que …

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Mourir d’ennui, cet infirmier allemand condamné à perpétuité l’an dernier en Basse-Saxe pour deux assassinats le redoutait par-dessus tous. Aussi, en quête d’un peu d’action, il aurait empoisonné « beaucoup plus » qu’une trentaine de malades entre 2000 et 2005. D’après les parties civiles, on frôlerait les 200 personnes.

Personne ne saura vraiment combien de victimes Niels, 39 ans, a bien pu tuer à l’hôpital. Lors de son procès, l’homme avait convenu qu’il avait au moins abrégé la vie d’une trentaine de patients par overdose là où il a travaillé. Ces derniers jours, il aurait passé de nouveaux aveux devant les enquêteurs. Et la liste s’allonge.

Le plus souvent la nuit, il pénétrait « de façon spontanée » dit-il dans la chambre des malades, leur injectant dans les veines des surdoses de produits pour insuffisance cardiaque. Pourquoi ? Parce qu’il s’ennuyait, et que se battre pour tenter de ranimer ces malades mettait un peu d’action dans sa vie. Cela le valorisait aussi aux yeux de ses collègues.

Pour tenter de cerner l’ampleur des faits, la justice allemande emploie de gros moyens. Une centaine d’exhumations d’anciens patients a déjà eu lieu, à la recherche de traces de poison. Selon le procureur d’Oldenburg, 33 cadavres se sont révélés positifs. On ne saura jamais ce qu’il en est pour les malades passés entre les mains de l’infirmier, décédés puis crématisés.

Les enquêteurs ont repris tous les dossiers médicaux des services hospitaliers où le dénommé Niels a exercé. Cela représente potentiellement « plusieurs centaines de cas ». Évidemment, tous n’ont pas succombé entre les mains du tueur en série. Le pire dans cette histoire est que dès 2001, le comportement très bizarre de Niels avait été soupçonné dans un hôpital qui l’embauchait. On l’avait remercié, sans pour autant prévenir la police. Muni d’un certificat de travail en règle émis par cet établissement médical, Niels avait alors pu trouver un autre emploi.

Bande dessinée : TED BUNDY de Dobbs et Vitti

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Théodore Robert Bundy. Meurtrier, violeur, fétichiste, nécrophile. Un être totalement désinhibé et manipulateur qui traversa l’Amérique des années 1970, et qui échappa aux forces de police à de nombreuses reprises grâce à son audace et sa ruse. Avant les meurtres de « Ted », personne n’avait entendu le terme de serial killer…

10322719_491796604283747_1505150637362019632_n-225x300 Bande dessinée : TED BUNDY de Dobbs et VittiLongtemps après son exécution, nul ne connait vraiment le nombre exact des jeunes femmes qui furent ses victimes…

Est-il vraiment besoin de présenter le monstre qu’est Ted Bundy, l’un des tueurs en série le plus tristement connu.

Le ton est donné dès l’ouverture. « En ce qui me concerne, je ne pouvais simplement pas me contenir… Je suis le salaud le plus insensible que vous ayez jamais rencontré. » – Ted Bundy »

Les éditions Soleil ont eu une curieuse idée, créer une collection de bandes dessinées sur des tueurs en série qui ont existé.

Idée par ailleurs pas si stupide que cela, le tueur en série fascine le public, toutes sortes d’ouvrages fleurissent sur les tables des libraires depuis des années. Des fictions, des études, des témoignages. Depuis que Stéphane Bourgoin a ouvert la brèche, moult auteurs, journalistes, soi-disant spécialistes ont écrit. Avec plus ou moins de succès.

Que dire sur Ted Bundy qui n’a pas encore été dit ?

Pas grand chose, sauf à prendre sa vie à contre pied, ne pas conter ce que l’on a déjà lu des tas de fois, le prendre sous un angle différent.

Des années plus tard des étudiants du FBI suivent un cours sur ce meurtrier. Les failles de l’enquête de l’poque sont soulignées aux futurs agents, on leur explique tout les dysfonctionnement, tout ce qui aurait pu être évité, tout ce qui aurait pu permettre d’arrêter Bundy plus tôt…

Un scénario de Dobbs très intelligent, qui n’entre pas dans les poncifs, les clichés maintes fois répétés sur Bundy. Le trait d’Alessandro Vitti est sobre, aucune scène gore nul besoin de montrer les massacres commis par Bundy, d’autres scènes suffisent à montrer quel monstre il était… Dobbs aborde de manière inédite des facettes méconnues de sa personnalité, de son caractère, les raisons de son comportement. Il tente de nous expliquer son mode opératoire, il cherche ce qui a pu faire de lui l’un des tueurs en série les plus sanglants de l’histoire du crime des États-Unis. Ce scénario et des les dessin de Vitti permettent de créer un malaise.

Un dégout face au monstre, sans pour autant tomber dans la surenchère de dessins sanguinolents.

Bundy a marqué l’époque par son apparence tout à fait banale, ce gendre idéal, ce gentil garçon serviable, c’est certainement cela qui fait le plus peur.Il fut le premier tueur pur lequel on a utilisé les termes « Masque de normalité et Serial Killer… »

Dobbs est un type sympa et bourré d’humour que j’ai eu le plaisir de rencontrer lors des halliénnales, il prévient son lecteur quand celui-ci lui cause un peu trop tueurs sériels : Des fois le sort s’acharne… On tente de stopper définitivement une thèse sur les tueurs en série afin d’avoir une vie sociale équilibrée… et puis vlan ! Les gens c’est évident, vont me regarder de travers dans certains festivals en me demandant : « Vous n’écrivez que sur des tueurs comme ça ? » Et moi de leur répondre : « Ben non, j’ai fait Ed Gein avant ». Merci à toute l’équipe d’avoir planté en beauté ma réputation sans tache de grand romantique idéaliste…

A noter l’illustration de couverture est d’Olivier Peru (Zombie, oracle, lancelot, etc.)

La collection comporte quatre autres titres : Zodiac Killer ; le vampire de Sacramento ; l’étrangleur de Boston, Ed Gein. Si vous avez un cadeau à faire à un chroniqueur, je peux vous refiler mon adresse, merci.

Sébastien Mousse,

L’atelier Mosésu

Sébastien-MOUSSE-150x150 Bande dessinée : TED BUNDY de Dobbs et Vitti
Sébastien MOUSSE (Photo : Benjamin Berdeaux)

 

636_P1 Bande dessinée : TED BUNDY de Dobbs et Vitti

Le Vampire de Düsseldorf, un tueur en série Allemand

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L’Amérique n’a pas l’apanage des tueurs en série. Du monde entier, des criminels sadiques ont sévi, y compris chez nos voisins Allemands, qui se souviennent encore en frissonnant du Vampire de Dusseldorf, Peter Kürten.
Enfance malheureuse

Né dans une famille pauvre de Cologne, troisième d’une fratrie de treize enfants, Peter Kürten eut une enfance marquée par la délinquance et de fréquentes fugues du domicile familial. Il prétendit plus tard avoir commis son premier meurtre à l’âge de 9 ans : il aurait noyé deux jeunes chiots pendant une baignade. Sa famille déménagea à Düsseldorf en 1894. Il fit quelques passages en prison, pour vol et pyromanie.

Sa première condamnation pour meurtre fut prononcée en 1913 : lors d’un braquage, il étrangla une jeune fille. Kürten passa donc huit ans en prison, jusqu’en 1921, année ou il fut libéré et qui le vit emménager à Altenburg, où il devint syndicaliste. En 1925, il retourne à Düsseldorf. Il se marie, et vit une existence paisible, presque bourgeoise.

Le Vampire de Dusseldorf

Le 8 février 1929, il agresse une jeune femme et tue une fillette de 8 ans. Le 13 du même mois, il poignarde un mécanicien de vingt coups de couteau. Le 21 août, il attaque, toujours avec un couteau, trois personnes différentes. Le 23 août, il assassine deux sœurs, âgées de cinq et quatorze ans ; puis un homme le 24. Il commet encore deux viols et deux meurtres en septembre et octobre 1929, ainsi que deux agressions avec un marteau. Le 7 novembre, il tue une fillette de cinq ans et envoie à la police une carte indiquant l’emplacement du corps. La diversité des méthodes employées, ainsi que des profils des victimes, laissait croire à la police que plusieurs tueurs distincts étaient en liberté dans Düsseldorf.

La panique commence à s’installer dans tous les quartiers de Düsseldorf. Le soir, toutes les rues se vident. Les journaux font leurs choux gras de l’affaire et on peut lire que « La Bête des abîmes a encore frappé ».

La fin du vampire

Peter Kürten ne fut jamais soupçonné avant la fin : discret, courtois, poli, il faisait tout pour ne pas attirer l’attention, avec un succès certain.

En février et mars 1930, il agresse plusieurs personnes avec un marteau, mais aucune n’est tuée. En mai, il accoste Maria Budlick, qu’il amène chez lui, puis dans les bois de Grafenberg. Il la viole, puis la laisse partir.

Maria Budlick mène directement la police chez Kürten qui, à cause du risque de condamnation, prend la fuite. Il avoue le viol, ainsi que les autres meurtres, à sa femme qui ignorait ses macabres activités, en lui demandant de tout dire à la police. Le 24 mai, il est repéré et arrêté.

Pendant son interrogatoire, il avoue près de 80 crimes, mais, à son procès qui débute en avril 1931, l’accusation retient contre lui neuf meurtres et sept tentatives de meurtre. Il tente d’abord de plaider non-coupable, mais change rapidement de tactique. Il est jugé coupable et condamné à mort. Il est guillotiné le 2 juillet 1931 à Cologne.

Autopsie des tueurs en série par Bérangère Soustre de Condat Rabourdin

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Autopsie des tueurs en série par Bérangère Soustre de Condat Rabourdin

Ils s’appellent Ted Bundy, Jeffrey Dahmer, Ed Gein, Andreï Tchikatilo. D’autres agissent en couple comme Ian Brady et Myra Hindley (Les tueurs de la lande).

post-mortem-244x300 Autopsie des tueurs en série par Bérangère Soustre de Condat Rabourdin
Autopsie des tueurs en série

Souvent, ils tuent simplement pour le plaisir de tuer, parfois pour de l’argent. Leurs noms sont synonymes de barbarie et de violence et leurs meurtres sanglants ont défrayé la chronique judiciaire. À l’origine de quelques-unes des figures les plus inquiétantes du cinéma, les tueurs en série ne sont pas un phénomène typique du continent nord-américain : on dénombre des tueurs sur tous les continents, de l’Afrique à l’Asie.

Mais qui sont réellement ces hommes (et ces femmes) qui commettent l’irréparable ? Quels sont leurs mobiles ? Ont-ils un profil psychologique particulier ? Quels sont leur profil socio-économique ou leur niveau d’étude ? Qu’est-ce qu’un modus operandi ? Quelle est la différence entre un lust murder, un mass murder, un spree murder ou en tueur nécrophile ? De quels moyens la Justice dispose-t-elle pour les appréhender ? Que définit-on par le mot profilage ?

En s’appuyant sur les évolutions les plus récentes des sciences forensiques et de la psycho-criminologie, cet essai veut apporter des réponses claires et scientifiques à ces questions et à bien d’autres encore pour balayer un certain nombre d’idées reçues.

Illustré par des cas célèbres issus des annales judiciaires américaines, il s’intéressera aussi à des cas moins connus témoignant de l’ampleur de ce phénomène sociétal dans toutes les cultures et dans tous les pays.

La Collection Post Mortem
On entend beaucoup parler dans les polars, à la télévision, au cinéma de scènes de crime, de levées de corps, d’entomologie médico-légale, d’anthropologie, de traumatologie, de balistique lésionnelle, d’autopsie, de toxicologie, de palynologie etc. Mais de quoi s’agit-il vraiment ?
Bérangère Soustre de Condat Rabourdin

Bérangère est anthropologue judiciaire (Unité médico-judiciaire de Lagny-sur-Marne), historienne (Université d’Aix-Marseille, UMR 7303 TELEMME). Docteur en Histoire et Archéologie (Ph.D), a poursuivi plusieurs spécialisations (paléopathologie, médecine légale, criminalistique, balistique lésionnelle). Elle prépare actuellement une habilitation à diriger des recherches sous la direction d’Anne Carol sur la médecine légale et le corps du soldat pendant la Guerre de 14-18)

Biographie

  • 2005 Pouvoir et mécénat : le rôle des femmes dans le développement des arts religieux en Sicile (XIe-1ère moitié du XIIIe siècle), Numéro spécial. Les Cahiers de Saint-Michel de Cuxa,
  • 2009 Feminea fraus. Adélaïde del Vasto (ca. 1075-1118), une princesse empoisonneuse sicilienne du XIIe siècle, dans Le poison et ses usages au Moyen Âge. Numéro spécial, Cahiers de recherches médiévales
  • 2010 Le site funéraire de Blandy-les-Tours (Seine-et-Marne) : le haut Moyen Âge (VIIe-Xe siècles)
  • 2010 Vimpelles, « Jonville » (Seine-et-Marne). Étude anthropologique
  • 2011 Les deux cimetières médiévaux (VIIe-XIIIe siècle) de Blandy-les-Tours : la place du tout-petit enfant dans un cimetière médiéval des Xe-XIIIe siècles
  • 2012 Signa et insigna nobilitatis. Women as Patrons of Medieval Art and Architecture and “Makers” of Aristocratic Consciousness: The Case of Sicily under Norman and Hohenstaufen Dynasties (12th-13th centuries) », (éd. Therese Martin) Actes du colloque international
  • 2012 Le cimetière médiéval de Blandy-les-Tours (VIIe-XIIIe siècles) : étude archéologique et anthropologique.
  • 2012 Autopsie des tueurs en série (Atelier Mosésu)

L’Atelier Mosésu, c’est qui ?

L’Atelier Mosésu est une jeune maison d’édition qui se veut novatrice. Elle veut créer de nouvelles séries basées sur des concepts n’ayant jamais existé, des personnages que l’on ne croise pas ou très peu dans la littérature.

1x1-pixel Autopsie des tueurs en série par Bérangère Soustre de Condat Rabourdin

« il » de Derek Van Arman, chronique d’un livre

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IlMidRes1-190x300 "il" de Derek Van Arman, chronique d'un livreLes romans de Serial Killers sont un genre à part, à part entière, bien sûr, mais aussi une spécialité bien codée, dont l’un des codes consiste à les briser, les codes, vous suivez ? « Il » de Derek Van Arman, en est un, de roman de serial killers, comme il en sort des camions entiers chaque année, bien que le nombre de livre sur les serial killers en librairie soit inférieur au nombre de serial killers actuellement en liberté…

… Ce qui est impressionnant, quand on y pense.

Profilé

hannibal-lecter11-300x218 "il" de Derek Van Arman, chronique d'un livre
Hannibal Lecter, n'importe quoi vendu à 10 millions d'exemplaires en librairie

La légende veut que l’auteur Derek Van Arman, pseudonyme d’un écrivain qui n’a écrit qu’un seul livre, a été arrêté par le FBI, qui voulait savoir comment le romancier en savait autant sur ses méthodes d’investigations. Ce qui arrange tout le monde : l’auteur, qui voit la publicité gratuite ainsi faite dynamiter ses ventes, et le FBI, qui construit avec cette pierre un mur porteur de son arnaque la plus réussie, les profilers.

Comment ça, vous ne saviez pas que les profilers sont une escroquerie ? Bougez pas, j’explique.

Là, pendant que vous lisez ceci, maintenant, tout de suite, il y a 150 tueurs en série en activité, libres, aux Etats-Unis. Oui, oui, 150. C’est une estimation, le nombre de tueurs en série effectivement détectés par le FBI et suivis est 70. Les autres sont des sérial killers sans modus operandi précis, ou bien la coopération entre les services de police est moins efficace qu’elle devrait, et donc, on pense qu’ils sont là, quelque part, sans aucune idée de qui ils sont, comment ils agissent, et surtout, comment les attraper. Beaucoup d’entre eux finissent d’ailleurs impunis. Le Zodiac, par exemple, n’a jamais été traduit devant un quelconque tribunal.

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Henry Lee Lucas, vrai tueur en série, auteur de 200 homicides (nombre exact inconnu)

Le travail du FBI, en la matière, est d’attendre. Se rendre sur chaque scène de crime, dresser des statistiques de présence, collecter des échantillons, attendre l’erreur. Une empreinte digitale, une trace ADN, bref, un petit lien qui permettrait au labo de sortir un nom. Le véritable travail du FBI est d’attendre un coup de chance.

Mais l’avouer au contribuable américain, ce n’est juste pas possible. C’est pour cela que le Bureau Fédéral d’Investigation a inventé les profileurs, a laissé fuiter des informations dans la presse, a encouragé les écrivains et les cinéastes à développer le sujet. Bref, ils ont fabriqué un mythe de toute pièce, puisque le nombre très exact de tueurs en série attrapés grâce au travail des profileurs du FBI est de zéro. Pas plus, pas moins : zéro. Le profileur n’est pas un enquêteur, c’est un communiquant. Lisez des livres sur les serial killers, pas n’importe quoi, hein, balancez tous vos Thomas Harris à la poubelle, merci, mais des livres de journalistes, qui expliquent comment ils ont été attrapés. Entre ceux qui ont été interpellés suite à un travail de flic, une vraie investigation de terrain, ceux qui sont tombés suite à un hasard incroyable, ou ceux qui se sont simplement livrés à la police, il n’y en a pas un seul, pas un, qui ait été interpellé grâce au travail d’un profileur.

Lisez un rapport de profilage : c’est une déduction statistique, exacte, mais inexploitable. « Le tueur est un homme blanc entre 25 et trente ans qui torturait des animaux quand il était petit ». Formidable, reste plus qu’à interroger quarante millions de suspects pour savoir qui arrachait les ailes des mouches. Pour faire plus simple : lisez la biographie de dix sérial killers : quand vous aurez fini, vous serez aussi capable de dresser un profil.

Le boulot du profileur est de faire croire que le FBI maîtrise la situation et sait ce qu’il fait. Bien entendu, ils ne le disent pas aux profileurs, qui ont l’ego tellement surdimensionné qu’ils sont incapables de le comprendre par eux même.

Le FBI remercie donc Derek Van Arman pour sa collaboration à sa propagande.

Mais sinon, le bouquin est bien ?

Mince, on arrive déjà au bas de la page, qui est, d’après une étude, la limite au delà de laquelle vous perdez votre concentration sur internet. Je n’ai donc, matériellement, plus la place de le chroniquer ici, et de vous dire que le livre est quand même assez bon.

En même temps, je n’en avait absolument aucune envie : je l’ai acheté, en librairie, c’est donc une lecture personnelle et de plaisir. Si le service de presse m’en avait envoyé un exemplaire, sachant que nous sommes quand même un site d’information qui vise 300 000 professionnels ciblés en France, entre les professionnels des pompes funèbres et marbrerie, les agents hospitaliers des services mortuaires, les services d’etat-civil, les associations etc… Là, je me serai senti obligé de le lire et d’en parler, mais ce n’est pas le cas. Je ne vais tout de même pas raconter ma vie sur un site agréé par Google Info, non ?

Avis donc aux services de presse : faites votre boulot, je ferai le mien. Là, comme je n’ai rien reçu, je prendrai mon samedi. Cordialement.