Accueil Tags Vincent Lambert

Tag: Vincent Lambert

Le conseil constitutionnel renforce la loi Léonetti sur l’arrêt des soins

0
conseil constitutionnel

Aujourd’hui, pour certains c’est le dernier jour de la déclaration d’impôt, il y a des « ah zut » qui viennent d’apparaître. Mais juin c’est aussi tout un tas de nouvelles lois, décrets, augmentations, promesses. Parmi les choses importantes le Conseil constitutionnel a validé la procédure collégiale d’arrêt des traitements pour les patients hors d’état d’exprimer leur volonté. Un point, sur la fin de vie.

Suite aux affaires, de Vincent Lambert et Marwa, une association de familles de traumatisés crâniens avait saisi le gardien des libertés publiques pour prendre en compte l’arrêt des traitements.

La loi Léonetti/Claeys est la seule loi sur la fin de vie en France et prévoit jusqu’à aujourd’hui que seul le médecin à le droit de prendre la décision de l’arrêt des traitements. Cette décision, forte de conséquence n’est prise qu’en cas où la poursuite des soins est une obstination totalement déraisonnable et en souffrance par rapport au patient. Le médecin valide cette décision après une procédure collégiale.

Après consultation, le pouvoir médical est renforcé et dit que seul le médecin reste l’unique décideur lorsqu’on est pas en mesure de connaître la volonté du patient. Une décision qui ne fait pas l’unanimité au sein des associations qui regrette qu’il faille aller devant le juge à chaque désaccord. Pour eux, le médecin devrait prendre en compte le choix des familles des patients pour l’aider dans sa décision.

Le conseil constitutionnel quant à lui, à rappelé que c’était le droit de la famille de saisir le juge en cas de désaccord avec le choix du médecin, sauf que ce choix existe déjà.

Ceci s’applique uniquement dans le cas où la volonté du patient est inconnue, dans les autres cas, le médecin s’engage à respecter scrupuleusement les directives anticipées, ou à consulter la personne de confiance.

Une précision tout de même le Conseil constitutionnel précise que la décision du médecin doit être notifiée aux personnes auprès desquelles le médecin s’est enquis de la volonté du malade, « dans des conditions leur permettant d’exercer un recours en temps utile ». D’autre part, ce recours doit pouvoir être « examiné dans les meilleurs délais par la juridiction compétente », aux fins d’obtenir la suspension éventuelle de la décision contestée.  Ce qui devrait mettre fin au décès prématuré de personnes dont la famille était en désaccord pour l’arrêt des soins.

Flash Info : Vincent Lambert maintenu en vie

0
(capture Youtube)
Nous apprenons l’instant que le CHU de reims a décidé de surseoir à la fin de vie de Vincent Lambert.

Selon nos confrères du Figaro, l’équipe du docteur Daniéla Simon a décidé de maintenir l’alimentation de Vincent Lambert, et a annoncé sa décision à la famille qui avait été convoquée en ce début d’après-midi.

Le docteur Simon et son équipe vont remettre le dossier au Ministère de la Santé pour recevoir des instructions quand à la suite à donner à cette affaire, et surtout déterminer qui a la responsabilité légale de l’homme. C’est donc entre les mains de Marisol Touraine que le dossier trouvera, ou non, sa conclusion.

Fin de vie : la loi arrive au Sénat ce mardi

0
Jean Leonetti

Soumise à un vote solennel le 23 juin prochain, la proposition de loi sur la fin de vie arrive ce mardi au Sénat pour y être débattue, dans le contexte de l’affaire Vincent Lambert. Ce texte, qui précise la loi Leonetti de 2005, instaure un droit à l’endormissement pour les malades en phase terminale d’une maladie incurable.

Déjà largement adopté à l’Assemblée nationale, ce texte proposé par les députés Jean Leonetti et Guy Claeys tente de trouver un équilibre entre la volonté des malades et celle des médecins. Il vise aussi à éviter toute dérive vers l’euthanasie.

Parce que ce n’est pas au corps médical de juger si telle ou telle vie vaut la peine d’être vécue, chacun peut écrire des « directives anticipés », et dire ce qu’on souhaite pour soi. Ces souhaits sont contraignants, et s’imposent aux médecins pour refuser, par exemple, l’acharnement thérapeutique.

Les malades en fin de vie, que la maladie tue, pourront faire l’objet d’une « sédation profonde et continue », qui est une assistance médicalisée dès lors qu’une souffrance physique ou psychologique est établie. Récemment, Jean Leonetti répétait encore qu’une démocratie ne donne pas la mort. Elle accompagne celui qui souffre, dans la solidarité.

Le 5 juin dernier, la Cour européenne des droits de l’Homme a validé la vision française de la fin de vie, au travers du cas de Vincent Lambert, en en faisant une règle pour toute l’Europe. Elle a autorisé l’arrêt de l’alimentation de ce tétraplégique en état végétatif, victime d’un accident de la route en 2008. Son sort déchire les membres de sa famille depuis de nombreuses années.

Vincent Lambert : arrêt des soins validé

0
(capture Youtube)

Ce vendredi matin à Strasbourg, la Cour européenne des droits de l’Homme a validé la décision d’arrêter les soins portés à Vincent Lambert. Il revient désormais à l’équipe soignante du CHU de Reims de faire le constat qu’aucun traitement ne peut sauver le trentenaire tétraplégique, en état végétatif depuis sept ans après un accident de la route.

La décision du Conseil d’Etat de 2014 d’arrêter les soins ne viole pas le droit à la vie du patient, a décidé la cour européenne, ouvrant la voie à la mort de Vincent Lambert. L’état de santé de ce dernier est au cœur d’un conflit familial et judiciaire. Ses parents, qui ne veulent pas le voir mourir, entendent aujourd’hui formuler d’autres recours –même si l’arsenal français et européen semble désormais bien épuisé.

Leur idée serait de faire transférer le jeune homme, âgé de 38 ans, vers un autre établissement, qui prend en charge pareils malades. Et pas un service de soins palliatifs comme à Reims, qui a donc forcément une autre philosophie. Car, pour décider de l’arrêt des soins et le retrait de la sonde qui l’alimente, il revient à une équipe médicale d’estimer la situation. Le changer d’hôpital permettrait de prolonger sa vie.

Ce qui n’est pas dans l’idée de Rachel, l’épouse du patient, et d’une autre partie de la famille. Ils estiment que Vincent Lambert n’aurait pas voulu vivre ainsi. Son avocat a expliqué ce vendredi matin que la procédure de fin de vie devait maintenant reprendre, et qu’il serait sage de respecter la décision du jour.

L’arrêt de la Cour européenne des droits de l’Homme, au-delà du cas Lambert, a conforté la loi Léonetti de 2005. Elle est qualifiée de « suffisamment claire et précise » pour orienter le choix d’un médecin dans un cas comme celui d’aujourd’hui.

 

Vincent Lambert : la justice européenne décide demain

1
(capture Youtube)

C’est demain vendredi que le sort de Vincent Lambert sera fixé. La Cour européenne des droits de l’Homme rendra son arrêt. La famille du médiatique trentenaire tétraplégique se déchire pour savoir s’il doit être ou non débranché.

En 2008, Vincent Lambert, infirmier, est victime d’un accident de la route qui lui provoque des lésions cérébrales irréversibles. A 38 ans aujourd’hui, il ne parle plus, ne bouge plus. Il est artificiellement hydraté et alimenté.

Son épouse Rachel et une partie de la famille souhaite le « laisser partir », explique que la médecine ne peut plus rien pour lui, et que Vincent Lambert aurait exprimé le souhait avant l’accident de ne jamais vivre dépendant.

Les parents du patient (et une autre partie de la famille) s’opposent fermement à cette « euthanasie déguisée ». Viviane, la mère, soutient que son fils a encore des réactions, et qu’on ne peut décider à la place d’un autre. Chacun a largement exposé ses arguments dans la presse, dans des livres, et dans de nombreux prétoires, au fil des rebondissements juridiques du dossier.

Quelle que soit la décision, demain, de la Cour européenne des droits de l’Homme, elle sera importante au-delà du cas Lambert. Elle dira en fait grandement la règle en matière de fin de vie pour les 45 pays membres du Conseil de l’Europe. Une référence juridique. En France, elle jaugera ainsi en quelque sorte la loi Leonetti de 2005, et devrait avoir d’inévitables conséquences sur le texte parlementaire actuellement en débat, qui précise cette loi de 2005.

Revue de presse du funéraire du 7 janvier 2015

0

Décès dans Le Monde

Le motard polonais Michal Hernik, porteur du dossard 82, a trouvé la mort mardi 6 janvier sur la 3e étape du rallye Dakar 2015, entre Villa Carlos Paz et Chilecito, en Argentine. Les causes de sa mort restent encore inconnues. Le pilote KTM a été retrouvé sans vie à 300 mètres de la piste, à 16 h 03, a précisé un communiqué de l’organisation de l’événement. Il ne portait apparement pas son casque. Le directeur de l’épreuve, Etienne Lavigne, a également souligné devant la presse que sa moto ne présentait pas de traces de choc.

Nouvelles de la presse dans Résonance

L’année funéraire 2015 commence et l’actualité du secteur redémarre avec le sommaire de Résonance n° 106 de janvier 2015. Trois articles à ne pas rater, trois interviews! Bonne lecture et bonne année 2015.

Résonance Revue de presse du funéraire du 7 janvier 2015

Argentan, un crématorium, flash Funéraire Info sur Facebook
La construction d’un crématorium, aux abords du cimetière, initialement prévue pour le dernier trimestre 2013, a été repoussée. La mairie a donc reconduit le permis de construire pour un an. « Les travaux démarreront dans le courant de l’été », assure Franck Haution, directeur délégué du groupe Sérénium services funéraires, constructeur du crématorium. L’entrée en fonction du 2e crématorium de l’Orne, après celui de Sées, est désormais attendue pour le printemps 2016.

Euthanasie-peine de mort dans Le Monde

Retournement de situation pour le meurtrier belge Frank Van Den Bleeken, cinq jours avant la date prévue de son euthanasie. Ses médecins ont « décidé de ne plus continuer la procédure d’euthanasie », qui devait avoir lieu dimanche, a annoncé le ministre de la justice belge, Koen Geens, mardi 6 janvier.

Emprisonné depuis vingt-six ans — essentiellement dans des institutions psychiatriques — pour un assassinat en 1989 et de multiples viols, Frank Van Den Bleeken, 52 ans, avait demandé à bénéficier de la loi belge de 2002 autorisant l’euthanasie en raison de souffrances psychiques. Un droit à mourir que lui avait accordé la Cour d’appel de Bruxelles en septembre.

Frank Van Den Bleeken sera finalement transféré dans un centre psychiatrique spécialisé ouvert en novembre à Gand (Ouest), a précisé le ministre dans un communiqué. Le ministre n’a fourni aucune précision sur les motifs de ce revirement, indiquant seulement que « les motivations personnelles de cette décision relèvent du secret médical ».

[quote_box_center]

La revue de presse vous est offerte par Solution Funéraire.
Créée en 2013 et basée à Agen dans le Lot-Et-Garonne, Solution Funéraire est une agence Web spécialisée dans le domaine des pompes funèbres.
Face à une augmentation croissante des services en ligne et l’intégration d’internet dans tous les domaines de la vie sociale et économique, nous proposons des outils et une équipe pour accompagner les professionnels des services funéraires dans leur développement sur internet.

[/quote_box_center]

Fin de vie dans l’Express

La Cour européenne des droits de l’homme examine ce mercredi le cas de Vincent Lambert, un jeune homme en état végétatif. L’UNAFTC sera présente, en tant que tiers intervenante. Philippe Petit est médecin et administrateur à l’association. Interview.
En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/societe/affaire-vincent-lambert-il-est-devenu-indecent-de-parler-du-droit-a-la-vie_1637028.html#dXxKRPzADC4MAOJ8.99

Sondage

« Dans le cadre de notre Ecole de Commerce (EGC), nous réalisons une étude de marché sur les entreprises funéraires. Nous aimerions connaître votre ressenti et vos attentes dans ce domaine.
Les réponses sont confidentielles et elles seront utilisées uniquement dans le cadre d’un dossier d’étude. »
C’est ici

Petits arrangements dans Sud Ouest

Des sociétés se disputent l’exclusivité de la réception des personnes décédées en maison de retraite. Exemple dans l’agglomération bordelaise. A lire ici (article payant)

Flash dans Funéraire Info

Les gendarmes du peloton motorisé de Malataverne ont flashé et intercepté le conducteur d’un corbillard circulant entre Marseille et Antony sur l’A7, la cérémonie devant avoir lieu mercredi matin.

Le jeune conducteur de 25 ans détenteur d’un permis de conduire probatoire roulait sur l’A7 à 159 km/h au lieu des 110 autorisés. Son permis lui a été retiré et il a dû appeler son entreprise de pompes funèbres (nous ne connaissons pas encore le nom) pour que son véhicule, un Renault trafic arrive à destination dans la soirée avec le cercueil.

Voeux

unnamed Revue de presse du funéraire du 7 janvier 2015

Archéologie dans NL Rennes

Sur le chantier de la seconde ligne du métro, place Saint-Germain, à Rennes, les archéologues de l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives) multiplient les découvertes.

Après avoir trouvé des objets datant de la seconde Guerre Mondiale, les archéologues exhument actuellement des squelettes.

Low cost helvétique

Le Conseil d’Etat veut mettre de l’ordre dans les pompes funèbres. Face à l’arrivée d’un nouvel opérateur sur le marché genevois, il estime «nécessaire de se doter des moyens permettant de mieux cadrer l’activité» de ces entreprises. L’Exécutif a déposé un projet de modification de la Loi sur les cimetières, qui introduit notamment le principe d’une autorisation d’exploiter, l’obligation de respecter les règles et usages professionnels, et la possibilité de prononcer des sanctions en cas d’infraction.

Si le Conseil d’Etat a décidé de durcir la législation, c’est que les choses se sont rapidement gâtées avec ces nouvelles pompes funèbres. Moins d’un an après leur arrivée, la Ville de Genève et Plan-les-Ouates leur ont interdit l’accès à leurs infrastructures, dont le crématoire de Saint-Georges. Motif : les prestations de l’Autre Rive laisseraient à désirer.

Surprise dans Le Monde

Le mardi 9 décembre, au fond du cimetière de Longué-Jumelles, non loin des cyprès longilignes, les employés de l’entreprise locale de pompes funèbres s’activent pour exhumer des corps d’un caveau familial.

Ils creusent et, très vite, tombent nez à nez avec un cadavre. Qui se trouve, non pas dans la tombe, mais à côté. Sans cercueil. Cette dépouille n’avait rien à faire à cet endroit, à l’extérieur d’un caveau, jugent les employés. Un mystère !

La gendarmerie, à qui été confié l’enquête, attend les résultats des expertises. « Nous ne disposons pas des éléments pour privilégier une hypothèse ou une autre », affirme un enquêteur.

Cinéma dans Funéraire Info

Xavier Beauvois aime le fait divers. Déjà auteur du remarquable film «Des hommes et des dieux » sur l’assassinat en Algérie des moines de Tibhirine,  le réalisateur sort demain mercredi une comédie intitulée « La rançon de la gloire ». L’histoire vraie du kidnapping du cercueil de Charlie Chaplin, en 1978.

Revue de presse du funéraire du 16 mai 2014

0
pressenationale-300x287 Revue de presse du funéraire du 16 mai 2014
Revue de presse

Décès

L’ancien Premier ministre belge Jean-Luc Dehaene, une des figures politiques du royaume, et un grand Européen, est décédé ce jeudi en Bretagne à l’âge de 73 ans. Son décès a été prononcé au centre hospitalier de Cornouaille, à Quimper. D’après le maire de Crédin (Morbihan), il séjournait dans la commune, dans un gîte. Ce jeudi matin, il visitait la biscuiterie française Le Glazik, du groupe belge Lotus Bakeries à Briec, au nord de Quimper, dans le Finistère. L’ancien Premier ministre était administrateur de Lotus (1 244 salariés, 332 millions d’euros de chiffre d’affaires) jusqu’en mars 2011. Directeur de l’usine de Briec, Marc Berger explique à Ouest-France que la visite de Jean-Luc Dehaene « était prévue depuis plusieurs jours ». « Il a demandé aux actionnaires leur accord pour visiter le site finistérien. Il était accompagné de son épouse et d’une amie de son épouse ». « Jean-Luc Dehaene est arrivé fatigué à Briec. Il disait qu’il avait mal dormi. Lors d’une petite réunion avant la visite de l’usine proprement dite, il a fait un malaise. Nous avons appelé le Samu et il a été transporté à l’hôpital de Quimper ». L’ambassadeur de Belgique est attendu à Quimper dans la soirée. « Notre pays perd un homme d’Etat hors du commun. Jean-Luc fut un compagnon de route précieux. Mes condoléances émues à sa famille », a réagi le Premier ministre, le socialiste francophone Elio Di Rupo. Européen convaincu, Jean-Luc Dehaene avait été en 2002 vice-président de la Convention européenne présidée par l’ancien président français Valéry Giscard d’Estaing, qui avait rédigé le projet de Constitution, rejeté en 2005 par la France et les Pays-Bas. La présidence de la Commission européenne lui avait échappé en 1994 en raison d’un veto britannique contre ce Belge jugé trop fédéraliste.

Affaire Lambert

Désignée par le Conseil d’État pour l’éclairer sur le cas de Vincent Lambert, l’Académie de médecine a remis un rapport ferme et sans langue de bois, rappelant des principes fondamentaux en faveur des patients en état végétatif chronique ou en état de conscience minimal. Un résumé assez intéressant de ce rapport ici.

Accès handicapés

Le 1er janvier 2015, vos points de vente, magasins de pompes funèbres, chambres funéraires, crématoriums, quelle que soit leur taille, devront être accessibles à tous, conformément à la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Le 26 février 2014, le Premier ministre a présenté les conclusions de la concertation, lancée en septembre 2013 et présidée par la Sénatrice Claire-Lise Campion sur les nouvelles modalités de mise en œuvre de l’accessibilité des établissements recevant du public (ERP) et en particulier de conforter la loi de 2005 et permettre à ceux qui ne seront pas au rendez-vous de se mettre en accessibilité en réaffirmant l’inéluctabilité de la date du 1er janvier 2015 et de son dispositif de sanction pénale pour les manquements à son application. Plus d’infos dans Funéraire Info.

American Dream

Autrefois quatrième ville du pays, juste derrière New York, Détroit « MoTown » cumule tensions ethniques (la population afro-américaine atteint les 80%), faillites industrielles à tous les niveaux (la ville elle-même s’est déclarée en faillite en 2011), paupérisation galopante (le revenu annuel moyen par habitant ne dépasse pas les 15.000 US$) et exode massif de sa population vers d’autres cieux (plus d’un million d’habitants sont partis en 30 ans). Si ce désastre du monde capitaliste permet aux photographes d’immortaliser avec talent le déclin de la ville fantôme, certaines photos semblent encore à faire… à la morgue, remplie de 200 cadavres que personne ne vient réclamer. La raison tient d’abord au coût d’un enterrement. Mais dans de nombreux cas les descendants se désintéressent totalement du devenir de leur parent décédé et ne veulent pas perdre de temps à s’occuper de la dépouille… Pour des raisons légales il n’est pas possible d’incinérer les corps et un enterrement de base revient à 750 US$. L’état offre 450 $ pour tout cadavre non réclamé et la ville devrait donner les 300 $ restants mais avec les récentes coupes budgétaires les fonds sont incroyablement difficiles à trouver.

Bizarre, vous avez dit bizarre ?

Calvisson: « Bienvenue »…au cimetière : Qui a eu cette idée folle d’implanter ce panneau de bienvenue sur le mur du cimetière ? Spéculations et photographie sur le site du Midi Libre, ici.

 ephemeride-150x150 Revue de presse du funéraire du 16 mai 2014