Tatouages : ces passionnés qui y laissent la peau

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Tatouages (capture Youtube)

Geoff Ostling compte bien y laisser sa peau. L’homme, un Australien de 69 ans, est un mordu de tatouages. Des dessins qui recouvrent son corps, et qui lui ont donné une idée : léguer son épiderme à un musée après sa mort.

Son premier tatouage, il se l’est fait faire à 42 ans. Depuis, c’est une frénésie de gravure, une quasi-obsession. Une façon de considérer cette pratique comme une œuvre d’art, à la valeur suffisamment forte pour qu’elle vaille d’être conservée post-mortem. Le musée, qui serait la Galerie nationale australienne de Camberra (la capitale), n’a pas encore dit s’il acceptait ce don « d’art contemporain ». Si la décision était prise, la peau serait alors mise en place sur un mannequin en polystyrène quand le moment sera venu.

Il arrive déjà de trouver des peaux tatouées dans des musées, à Londres ou à Cracovie notamment. L’université de Tokyo conserverait pour sa part une collection d’une centaine de peaux humaines anciennes et décorées.

Un entrepreneur néerlandais d’Amsterdam, tatoueur de son état, propose désormais à ses clients de conserver de cette façon  une part d’immortalité. Une cinquantaine d’entre eux ont déjà accepté ce leg après leur mort. Selon la taille de la surface à sauver, il peut en coûter à l’amateur près de 500 euros.

Au décès, dans les 48 heures qui suivent, un pathologiste prélève le tatouage (considéré ici comme un art populaire à préserver) et le place dans du formol. Le tout est envoyé dans un laboratoire qui va remplacer l’eau et la graisse de la peau par de la silicone. Le procédé prend trois mois. Le résultat devient la propriété d’une fondation, créée par la société « Wall and Skin » du tatoueur. Elle peut ensuite exposer ou prêter les tatouages.

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