The Cramps, 24 nouvelles noires

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The Cramps un groupe américain formé en 1975 à Sacramento en Californie, dissous après la mort du chanteur Lux Interior le 4 février 2009.

The-Cramps-212x300 The Cramps, 24 nouvelles noiresTout au long de leur carrière ils ont hésité entre le Psychobilly et le Punk, The Cramps c’était surtout deux leaders phénoménaux, qui ne laissaient pas indifférent, on aime ou on déteste. Ces deux leaders étaient : Erick Purkhiser alias Lux Intérior , chanteur du groupe et Kristy Wallace alias Poison Ivry, guitariste. D’autres membres ont fait partie de la composition musicale, mais seul Lux et Poison sont restés tout au long de l’existence du groupe.

De 1975 à la fin des années 80 les Cramps cartonnent, puis tombent dans l’oubli, juste un quarteron de fans le suit toujours, mais c’est sans compté sur l’arrivé du Rock Garage en 2 000 qui les propulse de nouveau sur le devant de la scène.

A l’âge de 62 ans, Lux décède des suites de problèmes cardiaques, c’est la fin de The CRAMPS. Le groupe a marqué toute une époque au même titre que les Ramones et les Sex Pistols.

Jean-Noël Levavasseur spécialiste des recueils de nouvelles Rock and Roll au Camion Blanc1, maison d’éditions spécialisée dans la musique et plus particulièrement le rock, a donc été inspiré par the Cramps et à décidé de faire écrire les copains…

Jean-Noël n’en est pas à son coup d’essai, les Ramones, les Béruriers noirs, la Souris Déglinguée, les Clash..

Vingt-quatre auteurs s’approprient vingt-quatre 45 tours des Cramps pour un hommage et une plongée dans leur univers sexy, décalé et décadant. Avec : Patrick Cazengler, Isabelle Chelley, Marion Chemin, Pierre Domenges, Alain Feydri, Hugues Fléchard, Thomas Fleitour, Raphaël Fresnais, Giuglietta, François Guilbert, Jean-Pierre Jaffrain, Stéphane Le Carre, Jean-Noël Levavasseur, Jean-Luc Manet, Olivier Martinelli, Karine Médrano, Mathias Moreau, Stéphane Pajot, Frédéric Paulin, Stanislas Pétrovsky, Olivier Roche, Hervé Sard, Bruno Schnebert, Vanessa Simon-Catelin. And Now… Let’s Get Fucked Up !

Tous ces auteurs ont trempé leur plume dans une encre bien noir afin de rendre un bien bel hommage à Lux et Poison.

Personnellement, j’aime beaucoup les Cramps, je connais leur musique, c’est encore plus « divin » pour lire, la musique part dans votre tête, voir dans le lecteur MP3, en même temps que démarre la lecture, chaque auteur a donné sa vision d’une chanson, voir d’un concert, d’un fait d’armes du groupe, le tout donne une bien compilation, richement illustrée par  Slim Gil Deluxe.

Certains diront que les ouvrages du Camion Blanc sont onéreux2, souvent dans les 30 euros, mais chaque livres est une pièce de collection, une chanson, une illustration, une superbe mise en page, en rapport avec le groupe concerné, un grand format et un beau papier, du livre collector.

On retrouve dans ce recueil trois auteurs de l’Atelier Mosésu : Stéphane Pajot3, Stanislas Petrosky4 et Hervé Sard5, trois raisons de plus de le lire et de s’offrir un pur moment de littérature Rock & Black !

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Paint me..Give me life de Slim Gil Deluxe

Un petit extrait histoire de vous mettre en appétit :

Chanson : All Women are bad

les Stained with blood de Petrosky :

« Le groupe avait un peu plus d’un an quand Marc nous a annoncé qu’il avait trouvé une nana pour la basse, on était plutôt heureux, bien sûr on en avait déjà un de bassiste, mais notre groupe faisait surtout des reprises, et principalement des reprises des Cramps.

Alors on avait commencé à essayer de leur ressembler un peu sur scène, donc on voulait une fille qui envoie à la gratte avec nous, quand Marco nous a présenté Stéphanie, j’ai cru que j’allais en crever tellement cette fille était bonne, une putain de brune magnifiquement roulée, un regard noir profond, elle en imposait, et pas qu’un peu.

Mais moi, pauvre pomme, je ne suis pas gratteux ou encore moins chanteur, c’est eux qui ramassent le plus de gonzesses, moi, je suis juste batteur, le type derrière qui pue la sueur à se remuer pendant deux heures de concert, celui que les filles regardent jamais. Seulement les deux guitaristes que l’on avait étaient maqués et fidèles, et Marco, les gonzesse ça le branchait pas, si vous voyez ce que je veux dire, donc Stéphanie m’a regardé…

Elle était aussi passionnée que moi des Cramps, elle connaissait la vie de Lux Intérior et de Ivy Poison par cœur, on était sur la même longueur d’onde, en un mois, elle et moi nous étions maqués. Une putain d’histoire d’amour passionnelle, on ne formait qu’un, c’était le pied de jouer de la musique avec elle. Puis le reste aussi, au pieux elle était divine, une vrai panthère, ça durait des heures, moi le « punk-psychobilly » j’étais raide dingue, d’habitude les filles, c’était juste pour le cul, entre deux concerts, histoire de me satisfaire les hormones, mais là, j’étais amoureux, impossible de vivre sans elle, pas une heure sans sa présence, ou alors il me fallait SMS ou une connerie du genre pour garder le contact. »

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Sebastien Mousse (crédit Photo Selene de Condat)

2 Les cramps, 24 nouvelles noires 30 €

 

3 Deadline à Ouessant

 

4 Santé !

 

5 Ainsi fut-il

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