Tué par sa mutuelle : Robert, un mort bien vivant

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Ce n’est pas la première fois que cette mésaventure survient, signe d’une défaillance administrative criante. Un retraité de 94 ans, vivant dans une maison de retraite près de Poitiers, a dû prouver à sa mutuelle qu’il était encore vivant. Ambiance.

Malgré un début de maladie d’Alzheimer et un âge avancé, Robert vit dans un établissement de Quinçay (Poitou-Charentes). Le quotidien régional « La Nouvelle République » a recueilli l’indignation de sa nièce, qui est aussi sa tutrice. Elle y raconte qu’elle a reçu un courrier envoyé par la mutuelle du tonton. Datée du 19 février, la lettre affirmait que Robert avait succombé le 13 décembre. Toutes nos condoléances, y lisait-on, mais vous devez nous rembourser 87,14 euros, prix d’un trop perçu depuis ce malheureux décès.

Chantal, la nièce, comprend vite en faisant le rapprochement. Car elle a reçu début février un appel téléphonique de la banque lui apprenant que la pension du retraité n’avait pas été versée. D’évidence, la mutuelle lui sa tué tonton.

Empoignant son téléphone, elle appelle l’organisme de santé, réclamant des comptes. « Prouvez-nous qu’il vit encore », s’entend t-elle rétorquer. La nièce informe la maison de retraite, où on tombe de haut, et la mairie, qui lui établie un certificat pour la mutuelle. Chantal poste le document.

Et puis, le grand flou. Certes, la situation a été régularisée fin mars. Mais sans explications. Sans que la famille puisse savoir qui avait décidé (et pourquoi) que Robert ne survivrait pas à sa 94e année. Au moins sait-elle pourquoi le supposé décès était apparu à la fois à la banque et à la mutuelle. La conséquence, paraît-il, d’une histoire de fichiers administratifs en réseaux : le premier organisme social qui déraille entraine les autres.

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