Un néophyte du funéraire à Funexpo

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D’ évidence, le néophyte du funéraire a statistiquement plus de chance de voir un défilé du 14-Juillet descendre les Champs-Elysées que d’entrer un jour au salon Funexpo 2014, passer en revue cercueils, urnes et pierres tombales. Il aura fallu cette mission à Lyon des forces spéciales de « Funéraire Info » pour franchir le pas. En avant, marche.

La marche, il en faut, le nez en l’air, pour découvrir ce monde étrange. Et se dire que la réalité est bien éloignée des clichés. Certes, il est un peu déroutant au détour d’un stand de tomber sur un empilement de cercueils. Premiers frissons. Et comment prendre au sérieux un négociant vantant les mérites d’une bière un jour de Beaujolais nouveau ? On s’y fait finalement vite. Et pourquoi pas ?

« Elle est belle mon urne bio, ma stèle en verre, mon fluide sans formol pour thanatos», entend-t-on ici et là au fil des allées. On le croit sur parole, sans envie particulière d’essayer avant longtemps. Mais une chose s’impose : le funéraire se réinvente, bascule dans le numérique, se cherche un avenir meilleur. Même le croque-mort s’habille en prêt-à porter stylé, conduit des limousines de classe et manie l’humour. Témoin ce briquet tendu par un professionnel, portant l’inscription : « Vous fumez ? Merci, à bientôt ».

Alors, même si des affaires s’y font, des commandes s’y passent, des cartes de visite s’y échangent, ce salon Funexpo respire finalement une certaine insouciance, signe peut-être d’une profession qui se rajeunit, se féminise, et se rassemble dans la fête le temps de ce rassemblement biennal.

Olivier Pelladeau

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