Urne de glace : au risque de jeter un froid…

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Une créatrice canadienne propose un nouveau concept écologique : l’urne funéraire de glace. Néanmoins, le manque d’informations chaudes sur le sujet ont refroidi notre enthousiasme…

C’est pourtant chaleureusement que nous aurions accueilli cette urne, création d’une designer canadienne du nom de Diane Leclair Bisson, malgré un design contemporain, un peu froid. Mais, aussi bien sur le site qui la commercialise, que lors des quelques interviews accordées à la presse québécoise, les spécifications techniques sont inaccessibles, leur diffusion ayant été visiblement gelée.

Et les réserves affluent. Comme le prix, qui nous a remplis de froid, pardon, d’effroi, 750 dollars canadiens, soit 540 euros (et 94 cents, ne perdez pas votre sang-froid pour si peu). Le site qui la commercialise stipule par ailleurs qu’ils pourront livrer l’urne à maximum 75 kilomètres, sans doute pour éviter la fonte.

Mais de quoi est faite cette urne ? D’eau ? Est elle réfrigérée avec un procédé spécial pour être durable ? Rien n’est précisé, et, quitte à nous mettre en froid avec sa créatrice, c’est rédhibitoire, pour nous.

Il est précisé que l’urne est destinée à être immergée, pour une dispersion dans l’eau, et qu’elle fond entre une et trois heures, selon la température du milieu aquatique ou elle est froidement immergée. Au Québec, soit, mais l’été, en Méditerranée ? Aurait-elle seulement le temps d’arriver jusqu’à l’eau ? devra-t-on équiper les pompes funèbres de petites charrettes rachetées aux marchands de sorbets ?

Certes, des moyens de la préserver existent. Mais l’on pourrait avoir des bouffées de chaleur à l’idée de transporter un cher disparu dans une glacière. Et on ne nous dit, à ce propos, rien : faut il manipuler l’urne avec des gants pour éviter les engelures ?

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Non, au risque de refroidir votre enthousiasme, de jeter un froid dans les relations dans le funéraire franco-québécois, nous ne pouvons que nous dresser avec chaleur contre cette idée saugrenue et quelque peu glaçante. Mais le débat reste ouvert, pourvu que les esprits ne s’échauffent pas.

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