Victor Hugo, l’oublié qui n’a jamais été aussi présent

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Victor Hugo

Hier, Google mettait à l’honneur, à travers un Doodle, un géant de la littérature française : Victor Hugo, à l’occasion de l’anniversaire d’un discours historique. L’occasion de revenir sur l’oeuvre de l’écrivain, d’une portée considérable.

Victor Hugo et la misère

C’est une date qui marque un texte important de Victor Hugo. Le 30 juin 1850, l’Immense écrivain prononçait un discours à l’Assemblée Nationale sur la misère. Victor Hugo était alors député, et, dans un contextes social tendu, ou l’instabilité politique menaçait les institutions, ou les riches devenaient plus riches et les pauvres plus pauvres, il secouait alors l’honorable assemblée.

« Ah ! Vous niez ! Et bien dérangez-vous quelques heures, venez avec nous, incrédules, et nous vous ferons voir de vos yeux, toucher de vos mains les plaies, les plaies saignantes de ce Christ qu’on appelle le peuple ! »

Douze ans plus tard, l’écrivain ferait paraître son roman le plus connu, Les Misérables. Le panorama qu’il dresserait de la misère contribuerait à réveiller les consciences.

Une fortune d’aujourd’hui

L’on comprendra moins la portée des Misérables sur notre époque si l’on n’est pas rompu à l’exercice de la chronologie historique. Chaque grand écrivain, chaque grand penseur, chaque grand texte a contribué à faire avancer la société, un pas à chaque fois.

C’est pour cela que relire, aujourd’hui, Victor Hugo, Voltaire, Zola, Balzac, est important. Si ces hommes illustres étaient très, très loin d’imaginer, un jour, la sécurité sociale, la retraite, les congés payés, toutes ces choses dont on bénéficie aujourd’hui si facilement qu’elles nous semblent naturelles et aller de soi, ce sont pourtant eux qui ont semé ces graines qui germent au travers des siècles.

Certains voudraient parfois soulever des polémiques stériles, sur le racisme, le colonialisme, le sexisme d’une telle époque. Ce serait oublier que ces hommes étaient avant tout de leur temps, et que, loin de se contenter de leur époque, ils ont pressenti sa perfectibilité et contribué à son avancement.

Du salut à l’ignorance

Juger la littérature des siècles précédent aujourd’hui ringarde, ce serait comme bâtir un immeuble toujours plus haut et décider soudain de détruire les étages inférieurs parce qu’ils nous semblent vétustes.

A contraire, relire Victor Hugo, et pourquoi pas Les Misérables, sur la plage, cet été, c’est prendre conscience du chemin parcouru, et de la chance qui est la nôtre. C’est aussi s’offrir un intense moment de lecture, avec des personnages inoubliables, des aventures épiques qui vous mèneront de Waterloo à Paris, le tout avec une écriture sublime, de celles qu’on ne fait plus, hélas, aujourd’hui.

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