Vœux du croque-mort, sincérité ou mauvais présage

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Déjà janvier entre dans son dernier tiers, le prévisionnel, et les vœux commencent à se faire plus rares. L’occasion pour nous de vous en faire part. Ainsi qu’un détail qui nous turlupine… Vœux du croque-mort, sincérité ou mauvais présage ?

Ainsi, c’est dans la clémence d’un hiver plutôt doux, relativement aux frimas de l’an dernier, que le mois de janvier, chargé d’assurer à la fois les obsèques de l’année précédente et de donner le ton de la nouvelle, arrive sur sa fin. C’est le mois aux trois tiers prévisionnels : le premier tiers enterre l’an passé et permet de présenter ses vœux, le second tiers donne à voir les éléments et problématiques qui feront la suite, et le dernier nous laisse toute latitude pour commenter ces derniers, réorganiser la routine et préparer ses vacances au ski, activité ô combien dangereuse, ce qui est pour beaucoup un vrai casse-tête.

Les signes d’entrée dans cette phase ne manquent pas, et s’interprètent différemment selon les régions. Ainsi, en Bretagne, la galette des rois disparaît peu à peu des étals de boulangers pour restituer la place au kouign amann traditionnel, dans le Nord, aux gâteaux au sucre, et l’auteur s’excuse par avance auprès des lecteurs à qui cet article aurait donné faim.

Il n’est toutefois pas trop tard pour présenter ses vœux de bonne année. La fin finale de cette coutume se situe aux alentours de minuit, le dernier jour de janvier. Auparavant, le butoir était l’épiphanie, mais c’était en un temps ou ceux à qui l’on souhaitait une bonne année n’habitaient pas à plus d’une demi-heure de marche.

Les vœux ? Pas trop tard

Mais alors que le flux commence à se tarir, que nous souhaitons dresser le bilan de ces échanges cordiaux et amicaux, présenter à nos lecteurs les vœux que l’on nous a transmis et demandés de vous présenter, une sourde question pointe à nos esprits contrariants : dites, quand un croque-mort vous souhaite la bonne année, on doit le prendre comment ?

Nous, forcément, nous jouissons d’un statut à part, en tant que journal, puisque lorsqu’on vous souhaite une bonne année, il est sous entendu qu’il s’agit d’une année d’actualités, pleine de nouvelles, de préférences bonnes, de projets, de nouveautés, de scoops, dont vous nous réserverez de préférence la primeur.

Mais quand un professionnel de la mort nous souhaite la bonne année, on ne peut pas s’empêcher de se demander « Bonne année, mais pour lui ou pour moi ? ». Méchanceté gratuite, bien entendu : partons du principe que lorsque quelqu’un vous souhait une bonne année, c’est bel et bien pour nous qu’elle espère bonheur et réussite.

Mais, lorsque dans un contexte professionnel, on présente ses vœux à un professionnel de la mort, cela ne revient il pas à espérer deux crashs aériens, un déraillement de train et une recrudescence de la mortalité routière ? « Bonne année, Monsieur le Croque-morts, je vous présente tous mes vœux pour une épidémie de peste et de nombreux foyers d’Ebola » ? Ou, peut être, à Funéraire Info, avons nous un esprit un peu trop mal tourné et un sens de l’ironie hypertrophié.

Mais tout cela reste affectueux. Celles et ceux à qui nous avons, en ces colonnes, présenté nos vœux, peuvent être assurés qu’ils sont sincères, et que nous avons reçus les leurs avec joie.

Les vœux des professionnels du funéraire

Si nous ne publierons pas ici, bien entendu, les mails ou échanges à titre privés que nous avons envoyés ou reçus de la part de professionnels avec qui se sont tissés des liens d’amitiés, vous trouverez ci-dessous les vœux publics, suivis ou communiqués de presse des différents intervenants du secteur. Variations sur un thème imposé, mais toujours plaisant.

 

Les vœux d’un correspondant anonyme…

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Vœux anonyme

 

Les vœux en images

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