Editorial – concours de Noël

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"il a été sage, lui ?"

Chaque année, c’est la même chose : on se dit que Noël commence de plus en plus tôt.

Tenez, l’autre jours, je me rendais au supermarché, à la recherche d’un rouleau de ruban adhésif, et le rayon était inaccessible parce que les employés s’activaient déjà à libérer des linéaires afin de les remplir de jouets qui s’amassent par palette entière. Ca ne me dérange pas, notez : j’adore Noël.

Comme de surcroît Halloween n’a pas pris en nos contrées, les publicitaires et commerçants se sont retrouvés avec une période à combler. Évidemment, c’est un réflexe, vous pensez « Toussaint », mais dans les hypermarchés, ils n’ont pas encore trouvé le moyen de « lisser » un peu la chose pour la rendre plus vendable. C’est vrai, imaginez le catalogue dans votre boîte aux lettres : « Promo sur les chrysanthèmes » « Plaque funéraire : pour une achetée, la seconde à 50 % » « Urnes pour toute la famille », ou bien sur le modèle des catalogues de rentrée : « Mourez, c’est le moment ! ».

Délicat, oui. Et les supermarchés jalousent les pompes funèbres, qui n’ont pas ce genre de soucis. A tort, évidemment.

Parce que chaque année, c’est la même chose. Un petit matin frisquet, à l’agence, réunion sur le thème « Bon, on fait quoi pour Noël ? »

Parce que c’est bien gentil, tout ça, mais chaque année, c’est la même chose : dans les rues baignées de la lumière joyeuse des illuminations festives, alors qu’en fin d’après-midi déjà la nuit est tombée, et que l’on déambule de vitrine en vitrine, les yeux écarquillés par les merveilles étalées dont certaines se retrouveront au pied du sapin, emballées dans des papiers jolis aux motifs de lutins, la grisaille sinistre de la vitrine des pompes funèbres.

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Bien entendu, les croque-morts sont des gens comme les autres, ils ont un sapin chez eux, galèrent pour trouver à leurs bambins le dernier jouet à la mode en rupture de stock, ont besoin de pastilles digestives au lendemain du réveillon.

Mais, de par leur profession, ils doivent prendre des précautions importantes : le panier d’osier qui contient des papillotes en chocolat, sur le coin de la table ou le conseiller funéraire reçoit les familles endeuillées peut être perçu par certains comme incongru, si ce n’est maladroit.

Certes, une famille en deuil aura l’esprit ailleurs qu’à Noël, mais est-ce une raison pour ainsi négliger cette fête importante (et, rappelons-le, largement laïcisée) ?

Alors, chaque année, c’est la même chose : il faut jongler avec le casse tête de la décoration, festive, mais sobre, de la réjouissance respectueuse, afin de ne pas se retrouver, ni dans le rôle du rabat-joie triste, ni dans celui du gougnafier irrespectueux du deuil. En d’autres termes, de quelle taille doit être le sapin, et combien de guirlandes pour le décorer ?

Chaque année, c’est la même chose. Attendez, j’ai l’impression de l’avoir déjà dit, ça, non ?

Donc, cette année, Funéraire info lance le concours : « Noël chez les croque-morts ». L’idée, elle est simple : expliquer comment vous fêtez Noël, en tant que professionnel du funéraire, que vous soyez pompe funèbre, marbrier, thanatopracteur, en conciliant distance respectueuse et code des fêtes de fin d’année, ou en expliquant pourquoi vous faites l’impasse et comment.

porcher_1024x768-300x225 Editorial - concours de Noël Il y aura deux catégories : une catégorie « photo », avec la décoration ou mise en scène la plus originale, et une catégorie « texte », avec le texte le plus sympathique et argumenté.

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Les gagnants de chacune des catégories emporterons chacun une journée spéciale de Funéraire Info dédiée à leur entreprise en janvier 2013. Une journée complète de publi-rédactionnel clefs en main gratuit sur le numéro un de l’information funéraire indépendant, c’est Noël !

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