Ethique et déontologie : pas de programme TV sur funéraire-info ?

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Faire un journal sur le funéraire n’est pas chose facile. Le milieu est d’une vaste diversité, les désaccords et les querelles de personnes nombreux. Même si nous n’avons pas encore besoin d’embaucher un reporter de guerre, une mise au point s’imposait.

La télévision rend fou, mais je me soigne

mire-300x230 Ethique et déontologie : pas de programme TV sur funéraire-info ?Récemment, une algarade nous a opposés à un lecteur, ou vraisemblablement ex-lecteur. Celui-ci avait participé à l’enregistrement d’une émission de télévision, qui porte sur le funéraire, et nous avait fait part de son mécontentement de retrouver sur Funéraire Info des informations qui figuraient sur son Facebook. Informations qu’il nous accusait de lui avoir volé, nous reprochant de surcroit de faire paraître des choses qu’il ne s’était pas permis de rendre publiques, à savoir la date de diffusion de l’émission.

A la lumière de ceci, et d’autres rumeurs glanées ici et là sur internet, il nous a semblé important de faire une mise au point.

Nous avons réussi à constituer un important réseau d’informateurs. Pas une toile sournoise digne des films d’espionnage des années 70, non, nul micro caché ou d’échange de mallettes sur un quai désert à deux heures du matin. Non, un réseau de lecteurs, des acteurs du funéraire, qui généralement nous envoient un mail, sur le thème « Il se passe un truc, là ».

Nous avons rencontré la plupart des principaux intervenants du funéraire, leur avons exposé notre démarche, à laquelle ils ont adhéré. Nous avons échangé avec eux sur le funéraire, et nous gardons avec eux des relations constantes, en toute transparence.

Il est vrai que notre réseau compte beaucoup de dirigeants. Les entrepreneurs indépendants n’ont pas encore le réflexe de nous envoyer leurs nouvelles qui, contrairement à ce qu’ils pensent peut être, nous intéressent. Vous inaugurez une nouvelle boutique, un crématorium, un funé ? Dites-le nous.

Il nous arrive également de publier des articles parus sur d’autres médias. Dans ce cas, nous le précisons toujours, en indiquons la source et insérons un lien vers l’original.

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Tout cela pour dire que nous n’avons pas besoin d’aller voler des informations, puisqu’on nous les donne bien volontiers, et que nous n’avons pas le temps, avec tout ça, de passer notre vie sur Facebook. Les informations sur cette émission de télévision nous ont été fournies par des invités ou par des personnes qui ont été sollicitées pour cette émission, dont notre lecteur semblait avoir oublié la présence. La date de diffusion si secrète l’était tellement qu’un magazine de télévision l’avait publiée la veille. Pourquoi aller voler des pommes chez son voisin lorsqu’on habite dans un verger ?

Éthique, définition

Bien entendu, nous passons quand même un peu de temps sur les réseaux sociaux. Pour y diffuser nos articles, voir qui les reprend, quelles réactions… Cela nous permet de prendre le pouls de nos lecteurs, savoir ce qui vous fait réagir et pourquoi. Parfois, nous allons sur vos pages juste par amitié ou par hasard. Il arrive peut être que nous y voyions des informations intéressantes.

Dans ce cas, notre processus est toujours le même : d’abord, si c’est nécessaire, nous vérifions. Ensuite, si l’information est exclusive à une personne ou à une organisation, nous prenons contact avec elle pour avoir plus d’informations et lui demander l’autorisation d’en faire un article sur Funéraire Info.

Une information rendue publique est par contre publique. Lorsqu’on reçoit un communiqué de presse, il n’appartient pas au premier qui le publie.

C’est une habitude que nous avons prise pour tout. Lorsque nous réalisons une interview, nous faisons systématiquement relire le texte définitif à l’interviewé avant publication. De même concernant les articles qui portent sur une entreprise.

Parfois, nous refusons de publier. Ça a été le cas récemment, lorsqu’une organisation nous avait soumis un article attaquant une autre organisation dont elle contestait les méthodes. Nous avons refusé par simple rejet des attaques ad nominem. Les grands débats, nous y somme bien entendu ouverts, notre métier n’est pas exempt de polémiques, mais un débat doit consister en la formulation d’un problème, son analyse de façon précise, et la recherche de solutions avec les différents protagonistes. Proposer un débat en criant « haro » sur une personne et la désigner coupable à la vindicte publique, que ce soit vrai ou non, n’est pas du journalisme. C’est le rôle de la justice. Le nôtre est de publier ses décisions une fois prises.

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Funéraire Info, aseptisé ?

Alors, Funéraire Info est il aseptisé ? Tout cela fait il de nous un plus proche parent du bulletin paroissial que d’un média incontournable du secteur funéraire ?

Les professionnels du funéraire qui nous fournissent des informations voient leur intérêt. Communiquer sur leur entreprise, montrer leur dynamisme, bien entendu. Mais aussi, en jouant la transparence, éviter la publication d’information erronées, de voir courir des rumeurs… Le tout dans un endroit neutre. La publication de la même information sur un site entièrement dévolu à leur cause perdrait de son impact. C’est un rapport professionnel.

Les seuls à qui nous voulons rendre service, ce sont nos lecteurs, et le service que nous voulons leur rendre, c’est une information claire et exacte. Si l’on vous dit, dans Funéraire Info, que c’est vrai, c’est que notre équipe a passé du temps à le vérifier.

Quand à être tout à fait lisses… Il existe des rubriques « Éditorial » et « Humeur » qui ont, nous semble-t-il, mis à de nombreuses reprises les pieds dans le plat.

Nous ne sommes certes pas parfaits. L’un d’entre nous a travaillé vingt ans dans la presse, et l’autre est un professionnel expérimenté du funéraire, mais nous apprenons toujours. Ce qui nous donne la possibilité d’affirmer que nous savons de quoi nous parlons. Et notre volonté de bien le faire est votre garantie que nous prêtons attention à la façon dont nous le faisons.

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