Le petit dico insolite de la mort d’Henri Pigaillem

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Il existe toute sortes de dictionnaires : des « conventionnels » aux « encyclopédiques », des « énervés » aux « insolites ». C’est justement l’un de ces derniers que propose l”écrivain Henri Pigaillem, avec son « petit dico insolite de la mort ».

L’auteur

9782352886068-202x300 Le petit dico insolite de la mort d'Henri PigaillemHenri Pigaillem est perpignanais, mais passe son enfance à La Rochelle, avant de monter à Paris avec sa famille. Couronné par l’Académie française, romancier, biographe, essayiste, nouvelliste, il est passionné de littérature classique, particulièrement des œuvres d’Honoré de Balzac.

Ses romans reprennent souvent le thème de la mer, la mort ou de la femme. En tant que biographe, ses ouvrages abordent surtout les grandes périodes de La Renaissance et du XVIIe siècle. Il a également écrit un recueil de poésies, intitulé « Fantaisismes ». Les textes de « Fantaisismes » (fusion des mots « fantasme » et « fantaisie ») lui ont souvent été inspirés par les tableaux exposés au Musée du Louvre, où il a travaillé avant de vivre complètement de sa plume.

Quatrième de couverture

La mort est certes tragique, mais elle peut parfois aussi être insolite, voire amusante. Ce Petit Dico insolite de la Mort dresse un inventaire étonnant de décès bizarres et singuliers. Une manière de mettre en pratique la phrase de Prévert : « Rire de mourir et mourir de rire »

De A comme Antoine de Bourbon recevant un coup d’arquebuse alors qu’il satisfait un besoin naturel sur un champ de bataille à Z comme Zola qui meurt asphyxié dans son sommeil, en passant par B comme Balzac agonisant qui réclame le médecin Bianchon, son personnage de fiction, ou V comme Vauban qui mourut de chagrin. Et que dire de cet homme qui, croyant décrocher son téléphone, se tira une balle dans l’oreille ?

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Ce livre est le seul dans lequel le lecteur trouvera également la liste des venins les plus dangereux, des personnalités mortes en mangeant, l’histoire de la guillotine, ou des suggestions d’épitaphes.

Ce dictionnaire insolite de la mort, au-delà de l’anecdotique, est une passionnante histoire culturelle de la mort à travers tous ses aspects.

Et notre avis ?

Henri Pigaillem semble s’amuser. Pourtant, ce dictionnaire offre une collection incroyable d’informations, tantôt sérieuses, tantôt burlesques, toujours insolites, qui révèle un gros travail d’érudit : promesse tenue, donc. De « agenda » à « zoo », tout ici se picore, tout se dévoile petit à petit, au fur et à mesure de ses envies, de sa curiosité.

L’on pourra se demander si c’est un livre nécessaire : absolument pas, ce qui le rend donc absolument indispensable.

Mais à qui se destine-t-il ? Le professionnel n’y trouvera aucune information utile, le particulier trouvera peut-être le sujet rébarbatif. Non, cet ouvrage a été conçu par un esprit curieux pour les esprits curieux, et c’est tant mieux : il n’a pas vocation à plaire au plus grand nombre en s’édulcorant, il cherche juste la précision et l’anecdote méconnue (et authentique).

Déjà ancien au regard du rythme frénétique des publications, il est paru en 2007, il se trouve encore facilement. A recommander sans réserves aux curieux, pour soi ou pour offrir.

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