Carnet de route d’un étudiant en thanatopraxie (11 et fin)

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Quand on demande aux gens s’ils connaissent la thanatopraxie, on les entend souvent définir ça comme une technique visant à redonner de la dignité aux défunts. Nous sommes alors en droit de nous poser la question suivante : est-ce que mourir rend vraiment indigne?

Bien entendu que non. La mort fait partie de la vie. La thanatopraxie est une technique au service du vivant, des familles. Elle vise à effacer les stigmates de la mort et permet aux familles de pouvoir se recueillir auprès de leur défunt dans de bonnes conditions d’hygiène et de sécurité afin de commencer, dans les meilleures conditions possibles, leur travail de deuil. Enfin, elle permet de donner une image apaisée au défunt et par conséquent, apaisante pour ses proches.
La thanatopraxie reste une technique, et comme chaque technique, elle a ses limites. Le thanatopracteur n’a pas un devoir de réussite, cependant, il a le devoir de mettre en œuvre, l’ensemble de ses connaissances et de ses capacités pour mener au mieux son travail.

Voici l’un des principes fondamentaux qui nous ont été enseigné ces dernières semaines au centre de formation.

Nous avons refermé, hier, les portes de notre école, non sans un petit pincement au cœur en repensant aux moments passés ici, aux rencontres que l’on y a fait et aux liens tissés entre nous tous.

Dans la vie, il y a des personnes que l’on respecte pour ce qu’ils sont, d’autres, pour ce qu’ils apportent à une profession. Et puis il y en a d’autres, qui sont ces deux choses à la fois. Les formateurs avec lesquels nous nous sommes entretenus ces derniers temps, rentrent tous dans cette dernière catégories.

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Pour cette ultime chronique, c’est au nom de mes camarades, et du mien, que je tenais à remercier chacun d’entre eux. Merci à Patrice Di Cioccio, Stéphane Beurton, Sébastien Boukhalo, Frédéric Vuillemez et Michel Guénanten. Merci également au Professeur Philippe Mercier et au Docteur Patrice Bevoz pour leur dévouement.
Je tenais aussi, personnellement, a remercier Éric Fauveau, de funéraire-info, qui m’a offert la possibilité de m’exprimer chaque semaine dans son journal.

Enfin, un merci spécial à Claire Sarazin, notre directrice, qui s’est dévouée, corps et âme, afin que nous puissions mener a bien ce projet. Comme avec chacun de ses élèves, elle place beaucoup d’espoir en nous et nous aspirons tous à la rendre fière en validant l’épreuve théorique qui approche.

Pour terminer, il me reste a souhaiter bonne chance à mes camarades ainsi qu’à tous les étudiants qui doivent, comme nous, redouter la date fatidique du 27 novembre. En espérant en recroiser certains, un jour, sur le chemin thanatopraxique que nous aurons tracé.

PS: Bonne chance à toutes et à tous, pour le passage de l’examen! quelque soit l’école!

A bientôt.

Pour en savoir plus: le Centre de formation Thanatopraxie Art et Technique dans le Doubs à Belleherbe, sous la direction de Claire Sarazin et Frédéric Vuillemez.

Mickaël Curti

Curti Carnet de route d'un étudiant en thanatopraxie (11 et fin)
Mickaël CURTI

1 commentaire

  1. EH OUI,te voila lancé sur le chemin que tu as choisis …un chemin pas toujours facile mais tellement utile pour les défunts et leurs familles . Bonne route et merci pour le travail accompli de tout coeur , ce dont je ne doute pas.

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