Cimetières de mer, marins et bateaux

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p1000908-300x225 Cimetières de mer, marins et bateauxPour des idées de tourisme différent, de visites patrimoniales différentes, focus sur deux cimetières, loin par la distance, et proche par l’esprit..

Le cimetière des marins, Sète

Le cimetière marin de sète fut créé en 1680, sur un petit terrain d’un peu plus de 1000 mètres carrés, afin d’y accueillir les premiers travailleurs morts sur le chantier de construction du môle Saint-Louis. C’est au fur et à mesure du temps que le cimetière a perdu cet aspect exclusif et s’est ouvert, par le biais d’extensions successives, à d’autres catégories.

Un carré protestant, par exemple, a été créé, pour cette communauté dont l’importance a été grande dans l’essor économique de la ville aux XVIIIe et XIXe siècles. Au fur et à mesure, le cimetière a continué de s’agrandir.

sete-300x198 Cimetières de mer, marins et bateauxPlusieurs sépultures rappellent la vocation maritime de la ville, telle celle des pilotes disparus en portant secours à un  navire en détresse. D’autres témoignent  de la notoriété de personnalités sétoises remarquables comme Jean Vilar.

Au hasard des allées, on peut admirer la beauté architecturale de certaines chapelles : ainsi celle des « Pleureuses », et nombre d’autres. Le cimetière marin a ainsi été appelé en hommage à Paul Valéry, référence à son poème :

« Ce toit tranquille, où marchent des colombes,
Entre les pins palpite, entre les tombes ;
Midi le juste y compose de feux
La mer, la mer, toujours recommencée !
O récompense après une pensée
Qu’un long regard sur le calme des dieux ! »

Georges Brassens repose bien également à Sète, mais dans le caveau familial, au cimetière de Py, « Cimetière des pauvres » situé en bordure de l’étang de Thau. Lorsque vous passerz au cimetière marin, ne manquez pas de faire un détour par cet autre reposoir pour saluer le grand homme.

Tourisme funeste

Bien sûr, le Père Lachaise nous as habitués à l’idée que les cimetières se visitent comme d’autres monuments patrimoniaux. Mais les cimetières marins ont leur symbolique propre : l’on s’y sent irrémédiablement aspiré par l’air du large, prêt à naviguer à l’horizon, sans y perdre de vue la petite ou la grande mort du retour à terre, pour ceux qui sont revenus.

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