La communication funéraire, j’aime

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Les réseaux sociaux ont ceci de formidable qu’ils permettent d’échanger et de partager des informations, aussitôt commentées avec une symbolique adaptée. Ou parfois pas…

Facebook-Like--300x151 La communication funéraire, j'aime… Créés par des geeks optimistes qui voulaient changer le monde, ceux-ci, tout à l’enthousiasme de leur jeunesse et de la création, ont parfois oublié que les nouvelles ne sont pas toutes bonnes. Ce qui peut poser parfois problème à certains devient un casse-tête quand on s’appelle Funéraire Info ou qu’on le lit.

Facebook, sa vie, son œuvre

Facebook est notre Ami, même si nous ne connaissons pas personnellement ses créateurs. Grâce au réseau social, nous avons pu constituer un solide maillage de correspondants à travers la France, et il faut reconnaître que sans eux, oui, vous peut être, nous serions bien embêtés pour savoir qu’il se passe, au cœur de Nantes ou au fin fond de la Lozère, quelque chose d’intéressant.

Grâce à Facebook, dont la page fait partie à part entière du rédactionnel, nous diffusons aussi des nouvelles immédiates, comme des décès, qui se trouvent le lendemain matin dans la revue de presse. Et c’est là que le bât blesse.

L’ami divorcé

Imaginez un ami qui publie en statut de Facebook « Je divorce ». Deux options s’offrent à vous, soit laisser un commentaire, mais on ne sait pas toujours quoi dire dans ces cas-là, soit simplement faire un signe pour dire qu’on est passé. Seulement voilà, la seule alternative, c’est cliquer sur « J’aime ». Théoriquement, ça veut dire quoi ? Au choix, si l’on reste littéral, ça peut vouloir dire soit « Enfin, tu t’es débarrassé d’elle, j’ai jamais pu la sentir » soit « Ah, crevure, tu mérites ce qu’il t arrive » (dans ce cas, votre notion de l’amitié est à revoir) ou enfin « Elle est libre ? Tu me files son numéro ? » avec sa variante « Tu es libre donc ? ».

Alors qu’en fait vous vouliez juste dire « Je suis passé. J’ai vu. Pauvre vieux ».

Et encore, c’est juste un divorce. Nous, on parle de la mort. Qaund Mandela meurt, et que qu’lqu’un clique sur « j’aime », la personne sait ce qu’elle a voulu dire, nous, on sait ce qu’elle a voulu dire, toujours sur le thème « Je suis passé. J’ai vu. C’est triste ». Mais le passant innocent qui n’a pas acquis les codes Facebook ou qui est incapable de prendre les choses autrement qu’au sens littéral va se croire arrivé à une conférence du Ku Klux Klan.

La communication funéraire, j’aime

La communication funéraire, assimilable à des mauvaises nouvelles, généralement, se trouve obligée de composer, bricoler, d’expliquer en attendant qu’apparaisse enfin le Graal, un bouton Facebook « j’aime pas », ou mieux encore, « je compatis », parce que « je confirme, c’est une vie de merde » est déjà pris.

En attendant, si vous hésitez parfois avant de cliquer sur « j’aime » sur certains de nos articles un peu durs, allez y, on ne vous en voudra pas. Ou ne le faites pas si ça vous met mal à l’aise. En tout cas, il y a un bouton sur lequel vous pouvez cliquer en toute tranquillité, on ne vous en voudra pas, et même, on vous y encourage, c’est « partager ».

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