Connaître les tarifs de ses concurrents : quoi et pourquoi ?

0
877
anticiper un décès
Connaître les tarifs de ses concurrents : est-ce important ? Et si oui, comment se procurer des devis ? Des réponses simples.
Connaître les tarifs de ses concurrents : un petit bonus

Pour se battre face à la concurrence, dans les pompes funèbres, connaître la fourchette et la gamme de prix de ses confrères est utile : un mauvais positionnement sur le marché est quasiment irrattrapable : si vous êtes persuadé que, avec un panier moyen de 4000 euros, vous êtes dans le milieu de gamme, alors que vos confrères proposent à la « classe moyenne » locale une fourchette de convoi entre 2500 et 3000 euros, amenez un bon livre au bureau, voire plusieurs, parce que vous allez passer de longues journées solitaires.

Inutile, en revanche, de disposer du tarif détaillé de ses prestations : comme nous vous l’avons expliqué, un devis globalement judicieux vaut mieux que des économies de bouts de chandelles sur certains postes.

Lorsque vous serez bien implantés dans le secteur, vous finirez par connaître vos confrères. Si la famille qui entre chez vous a été faire un devis ailleurs, ne le demandez pas (oui, on radote, mais ce n’est pas pour rien). Mais en connaissant la fourchette de prix que votre confrère aura proposé, par rapport aux demandes de la famille, vous saurez vous ajuster. Chacun a ses petites habitudes, connaissez-les.

Et n’oubliez pas : si vous pouvez connaître les habitudes tarifaires de vos confrères, ils pourront connaître les vôtre. C’est le jeu…

Ou avoir l’information ? Ne pas faire

L’information dont vous avez besoin peut se trouver en différents endroits. Il y a aussi des solutions à éviter.

Par exemple, vous pouvez vous rendre en mairie pour demander à consulter les tarifs déposés là par les pompes funèbres du secteur. (Cette plaisanterie vous a été offerte par la rédaction de Funéraire Info). Redevenons sérieux.

Lire aussi :  FÉDÉRATION FRANÇAISE DE CRÉMATION, communiqué Toussaint 2018

Il est tout à fait possible de vous rendre dans l’agence de votre confrère et demander à consulter ses tarifs. Théoriquement, ces derniers doivent être à disposition du public, et vous êtes le public. Mais cela ne se fait pas : courtoisie professionnelle. Bien entendu, vous pouvez jouer au rebelle, et faire un scandale si on refuse de vous les montrer, mais n’oubliez pas : le jour ou vous aurez besoin de l’aide d’un confrère, d’un conseil, d’un service, d’un renseignement, surtout, vous n’hésiterez pas à aller vous faire voir.

Envoyer un sous-marin pour faire dresser un devis en agence ? N’insultez pas l’intelligence de vos confrères. Tout ce que vous obtiendrez avec cette méthode, c’est une mauvaise réputation et des moqueries.

Demander à des sites des devis en ligne ? Ca va finir par se voir, surtout si vos confrères sont nombreux. Si vous voulez que Comitam ou Meilleures Pompes Funèbres vous aient dans le collimateur, c’est un excellent moyen. Le jour ou vous réaliserez que la réussite de votre entrepris passe aussi par eux, ne vous étonnez pas de vous faire poliment, mais fermement, éconduire.

Ou avoir l’information ? C’est simple

L’information est partout, il suffit de se baisser pour la ramasser. Soyons clair : le fait que le confrère,en face, vende son capiton en satin bleu 92 euros, c’est une information qui sera relativement difficile à obtenir, et surtout, lorsque vous l’aurez, qui ne vous sera strictement d’aucune utilité.

Ce qui compte, ce n’est pas le prix de chaque prestation de vos confrères, mais la perception qu’ont les familles du rapport qualité/prix global. Il y a pour cela deux sources bien informées : les familles elle-même, et vos confrères.

Lire aussi :  Bernier Probis vient d’acquérir F.A.M.A. en région parisienne

Les familles, parce qu’elles se priveront rarement du plaisir de critiquer un confrère trop cher, ou arriveront difficilement à masquer leur surprise face à vos tarifs très élevés par rapport à ce qui se pratique. Discutez avec eux, mais ne leur demandez jamais, au grand jamais, le devis de vos concurrents. Par contre, n’hésitez pas à y jeter un coup d’œil lorsqu’on vous le propose… Après coup. Un exemple ? Une dame qui vient vous acheter une plaque et qui se demande si elle n’a pas payé trop cher les obsèques de son mari. Laissez la vous demander de jeter un regard au devis, feignez une petite réticence, « mais c’est vraiment pour vous rendre service », mémorisez les points clef, et, surtout, rassurez-la. On ne dit jamais ouvertement du mal d’un confrère. On ne fait jamais remarquer qu’on est moins cher. On se demande juste à voix haute si « ceci était bien utile » ou si « les soins de conservation, c’était le week end ? ».

Et vos confrères parce que le funéraire est un tout petit milieu, et que le sujet de conversation préféré d’un entrepreneur A et d’un entrepreneur B qui se rencontrent, c’est l’entrepreneur C. Ecoutez les informations que votre interlocuteur, l’air de rien, vous donne, et partagez, l’air de rien, les vôtre.

En somme, vous voulez connaître les tarifs de vos concurrents ? Triez ce que vous avez besoin de savoir, et, une fois ceci fait, soyez attentif.

Guillaume Bailly

LAISSER UNE RÉPONSE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.