L’edito du lundi : l’Europe victime du lobby des pompes funèbres ?

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Vu du ciel, ça a l'air bien, pourtant...

« Mieux vaut mourir incompris que passer sa vie à s’expliquer. »

William Shakespeare

« Oui, mais bon, ça peut valoir le coup d’essayer, non ? »

Guillaume Bailly

L’Europe, politique, pas géographique : une belle et grande idée pour certains, une abomination pour d’autres. Mais n’y aurait il pas derrière tout cela un lobby, celui des pompes funèbres ?

(Le présent article est à prendre sur un mode décalé et ironique. Les lecteurs qui s’aviseraient de prendre tout ou partie du présent texte au premier degré font ce qu’ils veulent, après tout, si ça leur fait plaisir. L’auteur précise néanmoins que les opinions exprimées ici n’engagent que lui et ne sont ni le reflet de l’opinion de la rédaction de Funéraire Info, ni sa ligne éditoriale)

europe_sattelite0-300x210 L'edito du lundi : l'Europe victime du lobby des pompes funèbres ?
Vu du ciel, ça a l'air bien, pourtant...

L’Europe économique

L’Europe, projet politique entamé au sortir de la seconde guerre mondiale par des politiques qui en avaient assez d’envoyer leurs peuples s’entre-tuer, alors qu’il y avait tellement d’autres ennemis disponibles sur le globe. Une belle et grande idée, dont nous sommes bien loin aujourd’hui. Dans certains pays, l’antipathie envers l’Allemagne est à un point qu’elle n’avait plus atteinte depuis que le chancelier Hitler avait quitté le pouvoir.

D’ailleurs, ceux qui utilisent encore l’argument aujourd’hui de la concorde et de la paix entre les peuples sont facile à ridiculiser. Imaginez-vous les armées françaises et allemandes creuser des tranchées de chaque côté du Rhin ? – Note : ne pas tenir compte de cet exemple en cas de crue -.

Au contraire : loin de faciliter ce bonheur sans taches de la coexistence pacifique, l’Europe politique avive des tensions au sein de communautés précises, puisque, comme nous le verrons plus loin, un minuscule et, disons le sans offenser personne, insignifiant pays, peut, à lui tout seul, causer de vifs et mortels désagréments à des millions d’européens.

Et des normes drastiques votées pour satisfaire aux aspirations hygiénistes d’un peuple peuvent fortement contrarier un autre peuple, à l’autre bout du continent. Ainsi, un berger Corse aura du mal à comprendre qu’on lui interdise la fabrication de son petit chèvre local, sous prétexte qu’un scandinave voit d’un mauvais œil des vers se promener sur son plateau de fromages. Bref, prétendre imposer à 360 millions d’européens les même lois, c’est forcément nier coutumes et particularismes locaux.

Sans vouloir jouer les oiseaux de mauvaise augure, une nouvelle guerre sur notre continent ne sera pas empêchée par l’Europe politique. Au contraire, elle risque fort d’en être la cause.

mais-ogm-300x200 L'edito du lundi : l'Europe victime du lobby des pompes funèbres ? L’Europe écologique

On ne sait rien des OGM. On n’a pas encore assez de recul pour juger si oui ou non ces organismes génétiquement modifiés, qu’on a pourtant du mal à appeler légumes, mais la commission européenne a jugé qu’ils étaient suffisamment sains pour assurer l’alimentation des Européens. Avec néanmoins certaines réserves : des autorisations de mises sur le marché existent, et elles sont renouvelées tous les dix ans.

Ainsi, si, dix ans après la commercialisation d’un produit, on se rend compte qu’il a fait trop de morts, on pourra envisager l’éventualité de peut être le retirer.

Mais si la commission européenne a introduit l’obligation de transparence, celle-ci a trouvé ses limites. Ainsi, si vous achetez un épi de maïs pour le faire cuire, par exemple dans de l’alu, légèrement salé, parce que si on assaisonne trop, le goût se dénature, au barbecue, lorsque les beaux jours reviendrons, le commerçant sera obligé de vous signaler que votre épi de maïs est OGM.

Par contre, rien ne l’oblige à vous dire que le bifteck qui cuit à côté a passé sa vie à bouffer OGM du temps ou il était une vache.

La commission européenne a récemment accueilli favorablement une demande déposée par un grand laboratoire d’OGM visant à interdire les potagers. C’est vrai, quand on y pense : il est totalement inadmissible que les enfants puissent manger des carottes ou des salades que leurs grands-parents ont fait sainement pousser dans leurs jardins, alors qu’ils pourraient se nourrir exclusivement de produits industriels délicatement cultivés à la lueur des néons dans des bains chimiques.

Cigarette-electronique-225x300 L'edito du lundi : l'Europe victime du lobby des pompes funèbres ? L’Europe sanitaire

Vous allez dire que c’est une obsession de votre serviteur, l’auteur de cet humble édito du lundi, moi, en somme, mais les faits sont là : l’Europe veut nuire à la cigarette électronique. Nous parlions tout à l’heure des petiots pays nuisibles, mais cette décision est inspirée par un minuscule pays de moins de deux millions d’habitants, dont le président perçoit ses émoluments quasi directement d’une industrie du tabac.

Tandis qu’en écrivant ces lignes tout en tirant sur mon mod Pipeline Pro et mon Taifun GT rempli de e-liquide Green Vapes, parce que j’aime bien faire de la publicité aux gens que j’aime bien, je ne peu m’empêcher de me demander pourquoi ce produit soutenu par la communauté scientifique et médicale, et qui trouve même grâce aux yeux d’associations anti-tabac pourtant peu portées sur les concessions, pourquoi tant d’acharnement ?

Il y avait, il y a quelques années, dans un pays scandinave, une mode consistant à se mettre dans la bouche des petits paquets de tabac séché, cette habitude remplaçant la cigarette. « par précautions », l’Europe l’interdit sur son territoire. Aujourd’hui, seul ce petit pays scandinave autorise ces petits paquets de tabac séché. La proportion de personnes dépendants à la nicotine est équivalente à celle de l’Europe. En revanche, la proportion de cancers liés au tabac est inférieure de 80 % à celle de ces mêmes pays. Ce qui est amusant, c’est que ce chiffre de 80 % correspond exactement à la proportion de population qui consomme le tabac de cette façon.

Une demande de levée de l’interdiction a été déposée en 2012, avec ces chiffres à l’appui et un recul de vingt ans. La commission l’a rejetée, sans justifications.

L’Europe, tombeau des européens ?

On pourra alors se poser la question de ce qui motive exactement ces décisions aussi ouvertement dénuées de bon sens et aussi probablement nuisibles à la santé des peuples dont l’Europe est pourtant censées prendre soin. Nous n’avons bien entendu parlé ici que des décisions qui peuvent causer des décès de masse, pas celles, nombreuses, qui vous pourrissent simplement la vie sans danger mortel.

De nombreuses explications ont été avancées par les politologues, mais il y a tout lieu de s’en méfier. D’une part parce que les politologues sont souvent avant tout des militants de partis politiques, ensuite, parce qu’aucune université ou école en France n’enseigne la polititologie, j’ai vérifié. Les sciences politiques, oui, d’accord, mais la politologie, ça n’existe pas. Donc, non seulement le type qui vous explique les choses est un usurpateur, mais en plus très vraisemblablement au service de quelqu’un qui a besoin de vous faire croire quelque chose.

A Funéraire Info, nous ne sommes équipés que de cerveaux en état de marche, quoique gavés de nicotines et caféine, de bon sens terrien, et une explication toute simple est sortie : guerre, maladies causées par l’alimentation, promotion discrète du poison et interdiction du remède : aucun doute, la commission européenne est gangrenée par le lobby des croque-morts, et nous n’avons rien vu venir !

A moins qu’il y ait une autre explication. J’y réfléchirai ultérieurement, dans l’immédiat, je n’ai pas le temps : le lobby des infirmiers en psychiatrie veut m’emmener rencontrer le lobby des aliénistes.

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