Décès un 19 février, éphéméride

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Journée internationale de la baleine et des mammifères marins

Défunts du jour

Sidney-Pollack-202x300 Décès un 19 février, éphémérideSydney Pollack est mort en 2008 à 73 ans en Californie. Le cinéaste américain (et occasionnellement acteur) Il a notamment réalisé Tootsie en 1982, Out of Africa en 1985 (sept Oscars) et La Firme (The Firm) en 1993. Il a également produit Le Talentueux Mr Ripley (The Talented Mr Ripley) en 1999. Tout se joue à la fin des années 50, alors qu’il rencontre l’acteur Robert Redford et se voit proposer d’assister le réalisateur John Frankenheimer. Ses années les plus fécondes sont les années 70. Il est nommé à l’Oscar du réalisateur pour « On achève bien les chevaux« . Deux ans plus tard sort son western écolo « Jeremiah Johnson« , puis vient « Les Trois jours du Condor » (1975) ou plus tard « Havana » (1990). Dans cette dernière décennie, le réalisateur renfile ses habits d’acteurs pour apparaître dans des films de Woody Allen et Stanley Kubrick.

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Charles Trenet

En 2001 s’éteignait Charles Trenet, poète auteur-compositeur-interprète français. Surnommé « le Fou chantant », il est l’auteur de près de mille chansons, dont certaines, comme La Mer, Y’a d’la joie, L’Âme des poètes, ou encore Douce France, demeurent des succès populaires intemporels, au-delà même de la francophonie. Se destinant lui-même à une carrière dans la peinture, il débute sa carrière comme journaliste, avant de se lancer sur scène presque par hasard dans les cabarets. C’est à ce moment de sa carrière qu’il compose et écrit ses chansons les plus célèbres : Y’a d’la joie, Je chante, Fleur bleue. Ces chansons sont – dans un premier temps – confiées à d’autres interprètes : Y’a d’la joie est d’abord chantée par Maurice Chevalier, au Casino de Paris, dans la revue Paris en joie pour l’Exposition internationale de février 1937, puis dans le film L’Homme du jour, de Julien Duvivier. La valse à tout le monde est interprétée par Fréhel, et Quel beau dimanche par Lys Gauty.

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Bon Scott

En 1980 nous quittait Bon Scott, chanteur australien d’origine écossaise. Bon Scott est connu pour avoir été le chanteur du groupe de rock AC/DC de 1974 à sa mort en 1980. Il est né à Kirriemuir en Écosse et migre à Melbourne en Australie avec sa famille en 1952 à l’âge de 6 ans. Ils déménagent en 1956 pour Fremantle. Son surnom de « Bon » Scott, donné à l’école primaire en Australie alors qu’il arrivait d’Écosse, vient de l’expression populaire anglophone « Bonnie Scotland ». Scott forme son premier groupe The Spektors en 1964 et devient le batteur du groupe et occasionnellement le chanteur. Il fait ensuite partie de The Valentines et de Fraternity avant de remplacer Dave Evans au chant au sein d’AC/DC en 1974. La popularité d’AC/DC s’est développée pendant les années 1970, d’abord en Australie puis dans le monde. Leur album de 1979 Highway to Hell atteint le top-20 aux États-Unis et le groupe semblait sur le point de faire une percée commerciale. Cependant, le 19 février 1980, Bon Scott meurt après une nuit de fête à Londres. AC/DC avait alors brièvement examiné la dissolution jusqu’à ce que le groupe recrute Brian Johnson, chanteur du groupe Geordie. Seulement cinq mois après la mort de Bon Scott, AC/DC sort Back in Black enregistré avec son nouveau chanteur. Cet album est un hommage à Bon et est désormais le deuxième album le plus vendu au monde toutes catégories de musique confondues.

André-Gides-150x150 Décès un 19 février, éphéméride
André Gides

En 1951 disparaissait André Gide, écrivain français. Né dans une famille de la grande bourgeoisie protestante, partageant sa vie entre Paris et la Normandie, André Gide se découvre différent des autres et assume à partir de 1893 son homosexualité lors d’un voyage en Afrique du Nord. Passé par la Suisse pour soigner son état nerveux, il écrit Paludes et, après la mort libératrice de sa mère, épouse sa cousine Madeleine et achève Les Nourritures terrestres, dont le lyrisme est salué par une partie de la critique à sa parution en 1897. Il crée avec ses amis La Nouvelle Revue française dont il est le chef de file et joue alors un rôle important dans les lettres françaises. Parallèlement, il publie des romans sur le couple comme L’Immoraliste en 1902 ou La Porte étroite en 1909 qui le font connaître. Ses autres romans publiés avant et après la Première Guerre mondiale – Les Caves du Vatican, 1914, délibérément disloqué, La Symphonie pastorale, 1919, son livre le plus lu, qui traite du conflit entre la morale religieuse et les sentiments, Les Faux-monnayeurs, 1925, à la narration non linéaire – l’établissent comme un écrivain moderne de premier plan auquel on reproche parfois une certaine préciosité. Cependant, les préoccupations d’une vie privée marquée par l’homosexualité assumée et le désir de bousculer les tabous seront à l’origine de textes plus personnels comme Corydon (1920-23), ou Si le grain ne meurt (1926), autobiographie qui relate sa petite enfance de grand bourgeois, ses attirances homosexuelles et sa vénération pour sa cousine Madeleine qu’il épousera tout en menant une vie privée compliquée. Son œuvre trouve ensuite un nouveau souffle avec la découverte des réalités du monde auxquelles il est confronté. Ainsi le voyageur esthète découvre l’Afrique noire et publie en 1927 le Journal de son Voyage au Congo dans lequel il dénonce les pratiques des compagnies concessionnaires mais aussi celles de l’administration et l’attitude de la majorité des Européens. Au début des années 1930, il s’intéresse au communisme, s’enthousiasmant pour l’expérience soviétique, mais désillusionné par son voyage sur place en été 1936, il publie son témoignage la même année, Retour de l’U.R.S.S., qui lui vaut les attaques haineuses des communistes. Il persiste cependant dans sa dénonciation du totalitarisme soviétique au moment des procès de Moscou et s’engage, parallèlement, dans le combat des intellectuels contre le fascisme. En 1940, accablé par les circonstances, il abandonne la NRF et quasiment l’écriture en se repliant sur la Côte d’azur, puis en Afrique du Nord durant la guerre. Après la guerre, il est mis à l’écart de la vie littéraire, mais honoré par le Prix Nobel de littérature en 1947, et il se préoccupe dès lors de la publication de son Journal.

 

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