Funéraire Info se lance en politique, les pompes funèbres, c’est maintenant !

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"Je savais que j'aurais pas dû accorder d'interview à Funéraire Info. C'est quoi, un catafalque ?"

La rentrée se prépare à Funéraire Info, avec son lot de nouveautés et d’arbitrages. Parmi les sujets qui prendront de l’importance en terme de contenu, la politique, puisque nos gouvernants ont colonnes ouvertes dans notre journal. Explications.

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"Je savais que j'aurais pas dû accorder d'interview à Funéraire Info. C'est quoi, un catafalque ?"

La politique et les pompes funèbres ne sont pas liées seulement lors des grandes commémorations officielles, mais de manière plus intime et subtile, comme toute la société, à une échelle toutefois plus flagrante. L’exécutif et le législatif sont en effet exécuteurs et créateurs des lois qui balisent notre profession. Et un décryptage de l’ambiance politique peut peut être permettre de prévoir le futur, modestement.

De l’Élysée à la place de la mairie

L’on en va pas refaire ici l’analyse sociopolitique complète des rapports entre les pompes funèbres et les strates du pouvoir. Pour résumer, le législatif, assemblée nationale et sénat, votent des lois, que le président de la république promulgue. Ces lois ont été proposées soit par des députés, soit par des sénateurs, soit par des ministres, dans la plupart des cas de figure. Le préfet, au niveau local, fait office d’officier de police des pompes funèbres, accordant et retirant des habilitations, quand au maire, il a le pouvoir de saisir le préfet et d’organiser le fonctionnement des services funéraires dans sa commune. Il préside également les régies municipales, généralement, d’ailleurs, il délègue, siège au conseil d’administration des SEM, s’occupe des cimetières, a son mot à dire sur les crématoriums, bref, il est peu de femmes et d’hommes politiques qui n’aient été contraints, un jour, de mettre leur nez dans la législation funéraire.

Principalement, d’ailleurs, en le pinçant. Désolé, chères lectrices, chers lecteurs, mais on dirait parfois que notre profession pue.

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"Quoi ? vous me demandez si je réduirai la TVA sur le funéraire en 2017 ?"

Omerta politique

Parce qu’il est très difficile d’obtenir des interviews de politiques sur le sujet de la mort. Nous en gardons un souvenir cuisant lors de la présidentielle 2012. L’on peut ainsi résumer le dialogue :

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« Bonjour, nous aimerions vous interviewer pour notre journal.

  • Bien sur, avec joie, je suis toujours ravi(e) d’expliquer mes vues sur tous les sujets.
  • Ah, et bien ça tombe bien, parce que nous voulons vous interviewer sur le funéraire en général.
  • Ah… Voyez-vous, j’ai un agenda très chargé. Je vous rappelle. » On attends toujours…

Bien entendu, je rêve tout haut. Généralement, ce sont les assistants qui se chargent des relations avec la presse, le politique n’intervenant que lors des questions/réponses. J’en ai eu un, récemment, qui me demandait « Comment ça se passe, chez vous ? » Je lui ai répondu qu’on posait des questions, et que le politique répondait ce qu’il voulait. J’ai trouvé ça bizarre, devoir expliquer le principe de l’interview à un gars qui faisait ce métier depuis trente cinq ans.

Fort heureusement, il en est des courtois et professionnels. Nous sommes heureux de vous annoncer qu’à la rentrée, il y aura au moins une interview politique dans Funéraire Info, et d’autres sont en cours de prise de contact.

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"Bon, est-ce que je suis pour la crémation et favorable à l'inhumation, ou est-ce que c'est l'inverse ?"

Mais quels politiques ?

Nous nous sommes posés la question de savoir qui nous voulions interviewer à peu près, quoi ? Une demi-seconde ? Bon, allez, une demi-seconde trois quart, grand maximum. Mais, à partir du moment ou nous prétendons être un jour le numéro un de l’information et de l’opinion funéraire, nous ne pouvions pas envisager de prendre une tournure partisane et de donner ou refuser la parole à qui que ce soit en fonction de nos opinions.

Nous sommes donc partis du principe qu’à partir du moment ou un parti est légal et ou il présente des candidats aux élections, c’est à dire à partir du moment ou il a une chance, aussi infime soit-elle, de présider aux destinées du secteur funéraire dans une commune ou dans tout le pays, nous nous devions de laisser la parole à ses représentants.

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Après tout, qu’il faille baisser les dépenses ou augmenter les impôts, régulariser les sans-papier ou stopper l’immigration, construire des prisons ou des salles de shoot, dans l’absolu, ce ne sont pas nos problèmes. Ce sont nos problèmes, bien entendu, en tant que citoyens, et les membres de la rédaction ont des opinions là dessus, chacun les siennes, d’ailleurs. Mais chacun est prié de garder ses opinions sur les problèmes non funéraires pour lui et de les exprimer sur son temps libre, en son nom propre.

Nous avons donc décidé d’interviewer tous ceux qui accepteraient de nous répondre et qui auraient des choses à dire sur le sujet, sur tout le panorama politique, de l’extrême gauche à l’extrême droite, et de leur poser des questions sur le funéraire, et uniquement le funéraire.

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"Bon, on va faire simple, pour vos questions, dites-moi ce qu'ont dit les autres, et je vous répondrai l'inverse"

Tout ça pour dire quoi ?

Ah, oui, au fait, donc : ne vous étonnez pas de retrouver, plus ou moins régulièrement, des femmes et des hommes politiques dans notre journal. Et ne vous étonnez pas non plus si nous ne leur posons pas de question sur le chômage ou l’insécurité, mais uniquement sur les pompes funèbres et le funéraire, plus largement. Nous avons déjà une interview assurée, d’un homme qui ne fera pas l’unanimité mais qui a des choses intéressantes à dire, et nous espérons en avoir d’autres.

Vous pouvez d’ailleurs nous aider : si vous-même connaissez des membres de partis politiques, si vous pouvez nous aider, par votre relationnel et vos contacts, à obtenir ces interviews, nous vous en saurions gré. Vous pouvez toujours leur garantir que même si l’exercice de répondre à une publication destinée aux professionnels du funéraire est à priori étrange, nous sommes très sympathiques et nous nous mettons en quatre pour poser des questions intéressantes. Et puis, répondre à une interview menée par des croque-morts, c’est une expérience rare dans une carrière politique.

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