Funéraire : la Suisse soigne ses bijoux de famille

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(capture site Algordanza)

Algordanza fait son retour ces derniers jours dans la presse belge. Régulièrement sujet d’articles en Europe, la société suisse n’en finit plus de croître, transformant chaque année près de 500 défunts en diamants précieux.

Chaque mois, l’entreprise reçoit des urnes funéraires, envoyées par des familles souhaitant conserver un souvenir bien plus précieux que des cendres dans une boite. Par un procédé technique maison, on y transforme 500 grammes de résidus humains (sur les 2 à 3 kilos d’un corps crématisé) en une pierre, diamant qui peut ensuite être fixé sur un bijou, bague ou pendentif. Un bijou de famille, en sorte.

Soumises à de fortes pressions, à de fortes températures, les cendres deviennent d’abord carbone, puis graphite en un peu plus d’un mois de processus. Le diamant brut artificiel est ensuite taillé et poli. Sa couleur (du bleu au blanc) varie d’une personne à l’autre. L’empreinte chimique pratiquée à l’arrivée de l’urne garantie que le bijou final correspond bien au défunt. Le prix varie selon la pierre produite, mais peut allégrement dépasser les 10.000 euros.

L’entreprise suisse (crée en 2004) semble en tous cas s’y retrouver puisqu’elle a désormais ouvert des bureaux hors d’Europe, jusqu’au Japon. Elle n’est pas seule sur ce marché du souvenir en pleine expansion.

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