Le mystère du squelette d’Ernest en cours d’expertise

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Squelettes d'Ernest

Le squelette d’Ernest découvert en Dordogne en 1913 sous le parquet d’un château de Montcigoux, dont le mystère reste à dévoiler 103 ans après, a été envoyé à l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie en Cergy-Pontoise pour être expertisés.

Après la découverte de ses ossements par des maçons qui ont creusé une cave dans une dépendance du manoir, depuis plus d’un siècle, sous un plancher, dans la tour du Château de Montciqoux en Dordogne, le squelette d’Ernest mis dans un petit cercueil de verre, sous scellés, et sous le contrôle de la gendarmerie, a enfin quitté lundi 15 février 2016, son manoir de Saint-Pierre de Frugie (Dordogne), escorté par des gendarmes, pour rejoindre Cergy-Pontoise, le pôle d’expertise judiciaire pour sa première autopsie où des analyses approfondies, au moyen des techniques modernes. Ces examens vont permettre de connaitre son identité et le mystère concernant ces silencieux ossements.

En 1913, deux maçons qui ont effectué des travaux dans l’ancienne dépendance du Château de Montcigoux, en plein Périgord vert, à la lisière de la Haute-Vienne et de la Dordogne, en creusant une cave, ont révélé la présence d’un cadavre enterré après avoir donné un coup de pioche dans le plancher. Depuis, ces ossements alimentent la légende de Saint-Pierre-de-Frugie. Les rumeurs circulent rapidement dans le village.

Un chroniqueur a même publié vingt ans plus tard, une série d’articles qui décrit une scène de crime morbide en avançant que le squelette est celui d’un des anciens propriétaires du manoir, Ernest de Fontaubert, qui au temps de la Ruée vers l’or en 1850, est parti en Californie avec sa sœur pour trouver de l’or et que depuis personne ne l’a jamais revu.

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Quant Ernest, tel que l’a baptisé la chronique locale, est revenu d’Amérique, il aurait été tué par son frère cadet qui est jaloux de la relation incestueuse qu’entretenait Ernestine, leur plus jeune sœur partie également aux États-Unis et lui.

Puisque le curé et les gendarmes ne s’intéressaient guère au squelette, le châtelain héritier de l’époque a décidé de le garder scellé dans un petit cercueil de verre.

Les experts de la gendarmerie nationale à qui l’autopsie a été confiée vont essayer d’apporter des précisions sur l’âge, le sexe, la nature de ces ossements ainsi que les causes du décès.

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