Les monuments des marins Bretons disparus en mer

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Le mur du cimetière de Ploubazlanec et ses plaques en bois

Si, lors de vos vacances, visitant ou non des cimetières en Bretagne, vous verrez parfois certains monument, croix ou plaques. Ce sont les mémoriaux des marins disparus en mer. Quelques uns choisis presque au hasard.

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Le mur du cimetière de Ploubazlanec et ses plaques en bois

Le mur des disparus en mer de Ploubazlanec

Dans toute la région, la pêche à la morue s’est pratiquée intensément en Islande et à Terre-Neuve, de 1852 à 1935. En 1895, on a compté jusqu’à 82 bateaux armés pour la grande pêche. Durant cette période, 120 goélettes ont disparu, dont 70 perdues corps et bien. Environ 2 000 marins ont ainsi péri en mer d’Islande ou à Terre-Neuve.

Afin d’honorer les disparus, les familles réalisèrent des mémoires en bois peint. Ces plaques sont visibles au cimetière de Ploubazlanec – Côtes d’Armor – ou elles sont accrochées au mur. Ce sont les seuls exemples de monuments en bois, qui sont soigneusement entretenus par des associations.

Le cénotaphe de la Pointe Saint Matthieu

Ce monument national consacré à la mémoire des marins morts pour la France a été construit en 1927. Dominant un vieux fortin, une haute stèle traduit la douleur morale et la tristesse d’une femme en deuil face à l’océan. Il est ouvert au public et présente une exposition consacrée aux marins disparus et aux naufrages.

Le Musée-mémorial de la pointe de Pen Hir

Vous verrez de très loin les ancres gigantesques qui signalent le Musée-mémorial consacré à la bataille de l’Atlantique et qui rend hommage à tous les marins, civils comme militaires, disparus en mer au cours de cet épisode capital de la Seconde Guerre mondiale.

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Il a été aménagé dans un des blockhaus de la falaise de Kerbonn, à 50 m au-dessus de la mer. Il n’est évidemment pas très grand, mais propose malgré tout une vision très complète de la bataille de l’Atlantique, au travers de cartes, photos, maquettes, mannequins et différents objets.

Bon nombre des documents présentés sont proposés en quatre langues (français, anglais, allemand et italien).

Et tant d’autres…

Le nombre de ces monuments est impressionnant et s’explique  par la concentration de grands ports de pêche et la forte mobilisation des Bretons dans la marine de guerre durant les conflits majeurs.

En l’absence de corps les  familles des marins péris en mer et toute la communauté des gens de mer trouvent dans ces monuments un lieu de recueillement. A noter que ces monuments ont une origine relativement récente (20ème siècle)

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