Loi Léonetti : Les français favorables à l’euthanasie

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80 % c’est le chiffre du jour, il correspond au pourcentage de personnes favorables à l’euthanasie en France. Mais derrière ce chiffre il y en a un autre : 47. Nous sommes 47% à penser que cela existe déjà. Quels idéalistes sommes-nous ! On refait le point.

En janvier pourtant c’était plutôt clair. Le Monde nous expliquait que la proposition de loi PS-LR était définitivement adoptée. Nous revenions de loin après quelque chose qui ressemble à ça :

Capture-d’écran-2016-11-22-à-11.05.21 Loi Léonetti : Les français favorables à l'euthanasie

Adopté-rejeté-adopté-modifié-adopté-adopté. Vous suivez un peu ? D’ailleurs ces textes les voici, je vous les donne, de rien, merci, bonjour chez vous.

On peut mourir en paix s’il vous plait ?

Eh non, niet, nada, walou. En France, seul l’arrêt des soins et la sédation sont possibles, mais il n’est aucunement fait référence nulle part à l’administration volontaire par le malade d’une substance létale afin de provoquer la mort. Laisser la mort arriver oui, lui donner un moyen d’arriver en avance, non. C’est un peu le résumé.

Pourtant dans une société où le deuil est mal géré, les Assises du funéraire ont révélées que les personnes touchées par un deuil dont le malade était en souffrance à la fin de sa vie est très dur à vivre même si elles ont pu préparer à l’avance les obsèques. Il n’en demeure pas moins que la souffrance liée aux émotions est impalpable.

Voilà pourquoi 80% des français se disent aujourd’hui favorable à l’euthanasie. La France est un pays très encadré au niveau éthique, et à toujours fait très attention à toutes les questions liées à la vie et à la mort – droit à l’avortement, don du sang, fécondation in vitro, clonage, peine de mort, euthanasie- Tout à toujours été sujet à polémique dans un pays qui met l’accent sur la vie avant le reste.

La loi n’est donc pas complète pour une majorité de personnes, mais derrière cela il y a encore un problème de taille et il s’agit des volontés. Même si 92 % des personnes interrogées déclarent qu’il est essentiel de connaître les souhaits du malade sur cette question, 88% d’entre elles n’ont pourtant jamais données la moindre directive à ce sujet.

Pour que la position de la France évolue dans un sens ou dans l’autre, la loi doit-elle régir les volontés du peuple ou le peuple doit-il affirmer ses volontés à l’État ? Un dialogue philosophico-éthique de sourds, dans un pays qui, décidément à bien du mal à communiquer, sur la mort, et donc sur la vie.

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