Louis Jourdan : le french beau gosse est mort

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Louis Jourdan (avec ici l'actrice Edie Adams)

Les Américains adoraient Louis Jourdan. Au point de faire de l’acteur marseillais un emblème du « french lover » élégant, stéréotype hollywoodien comme Maurice Chevalier avant lui. Il est mort samedi chez lui à Los Angeles, âgé de 93 ans.

Adopté par le petit monde du cinéma américain, le comédien a, du coup, fait l’essentiel de sa carrière aux Etats-Unis, cantonné toujours aux mêmes rôles de « beau gosse ». Avant guerre, il débute en France dans comédies romantiques, avant d’entrer dans la Résistance. Il est appelé à Hollywood en 1947 par le producteur David Selnick, pour intégrer le casting du film d’Alfred Hitchcock « Le procès Paradine ». Suit un autre rôle pour Max Ophüls dans « Lettre d’une inconnue ». Sa carrière américaine est lancée.

Il tourne dans nombre de long-métrages. Le plus célèbre : « Gigi » de Vincente Minnelli en 1958, aux côtés de Leslie Caron et Maurice Chevalier. Il avait déjà joué dans « Madame Bovary » en 1949 pour le même metteur en scène. « Gigi » lui vaut d’être nommé pour un Golden Globe du meilleur acteur.

Le Français sait tout faire. Il est mannequin pour Cardin. Il joue. Il danse à Broadway. Son talent multiforme l’amène à jouer en 1960 dans « Can-Can », où il côtoie Frank Sinatra, Shirley McLaine et à nouveau Maurice Chevalier. Il retrouve d’ailleurs Sinatra dans de grands shows télévisés, avec aussi Judy Garland et Jerry Lewis. La télévision lui offrira plus tard un passage dans la série « Paris Precinct ».

Il n’en oublie pas pour autant le cinéma hexagonal, tournant sous la direction de Jacques Becker, Pierre-Gaspard-Huit, Edouard Molinaro ou Claude Autant-Lara.

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Louis Jourdan apparaît encore (en méchant) en 1983 dans le James Bond « Octopussy », puis une dernière fois en 1992 dans le film de Peter Yates « Year of the Comet ». La profession lui avait attribué deux étoiles dans la célèbre avenue du Hollywood «Walk of Fame ». Lui affirmait ne jamais regarder ses films.

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