Mes sincères condoléances, le Tome 2 à FUNEXPO à Lyon

0
298

Attention, les commissures de vos lèvres vont dangereusement approcher vos oreilles. Vous l’attendiez ? Nous aussi. Guillaume Bailly revient avec un deuxième Tome de Mes sincères condoléances toujours aussi gourmand en histoires et anecdotes.

Déjà deux ans depuis le premier livre et le succès mérité de Nos sincères condoléances. Maintenant que c’est un auteur émérite, impossible de faire son article lui-même. J’en ai donc profité et me suis délectée de lui poser quelques questions. Une interview pleine de sourires.

Guillaume, deux ans après le tome 1, mes sincères condoléances reviennent pour un tome 2 Qu’est-ce-qui a motivé ce nouveau livre ?

Il me restait plein d’histoires en stock et je trouvais dommage de les laisser mourir dans un carton. En plus la première édition avait rencontré un franc succès, j’ai donc décidé de renouveler l’expérience.

Comment travailles-tu ? Tu as un carnet de notes où tu griffonnes tes histoires ?

Je n’ai pas de carnet de notes…J’ai une boîte de carnets de notes ! Chacune des anecdotes peut aller de quelques lignes à une dizaine de pages.

Quelles sont les difficultés que tu as rencontré face à ce nouvel exercice ? Un peu de pression peut-être ?

Pas vraiment de pression, je me rends bien compte de la chance que j’ai eu avec le premier tome, et même si le deuxième ne rencontrait pas le succès escompté, c’est une formidable aventure que je suis content d’avoir vécu.

Pour moi la difficulté se situait vraiment par rapport à mes lecteurs. Je voulais à la fois qu’ils se sentent en terrain familier mais également qu’ils n’aient pas l’impression de relire la même chose.

Justement reste-t-il dans la ligne du premier tome et sinon sur quoi diffère-t-il ?

Il y aura toujours autant d’anecdotes, et des histoires. Il y aura aussi plus de témoignages. Mais cette fois-ci je voulais parler davantage de technique, on y retrouvera pas exemple un texte sur la médecine légale écrit de manière…humoristique.

Je parle aussi d’histoires internationales, afin de montrer qu’il n’y a pas qu’en France que l’on commet des erreurs.

J’ai écouté mes lecteurs et j’espère avoir tenu compte de leurs demandes.

Es-tu stressé pour sa sortie ? 

Oui et non. Comme je le disais, je mesure la chance exceptionnelle que j’ai, à côté de ça j’ai passé du temps à l’écrire et à en prendre soin, finalement c’est un peu mon « bébé ».

Je suis davantage stressé du côté de mes lecteurs, je ne veux pas décevoir leurs attentes.

La question que l’on se murmure déjà, y aura-t-il un tome 3 ? 

Lorsque j’ai envoyé mon texte à l’éditeur, je me suis dit « plus jamais ! » et le lendemain j’avais déjà des choses à rajouter.

On verra l’accueil de ce deuxième livre, mais ce qui est sur c’est que j’ai encore pas mal d’histoires dans mes cartons.

As-tu en tête d’autres projets qui t’éloigneront peut-être de ces brèves ?

Tout à fait, j’ai d’autres projets, mais je resterai quand même dans le domaine du funéraire.

Une date de sortie officielle ?

Oui ! il sortira le 03 Octobre.

Mais bien sur nous te retrouverons toi et ton livre à FUNEXPO ?

Bien sur, on sera là tous les deux et il sera disponible dès le premier jour du salon, en avant-première. 

Merci Guillaume, nous avons hâte de le découvrir !

Un petit avant-goût ? Allez…parce que c’est vous !


Lancer de rose olympique – disqualification

A la porte du cimetière, alors que le corbillard s’était stationné dans une allée pour attendre la famille qui arrivait en ordre dispersé depuis l’église, le Maître de Cérémonies eut la surprise de voir sortir une ambulance, suivie par un confrère dans son véhicule de service. Ce dernier s’arrêta pour saluer l’équipe. Le maître de Cérémonies entrant ne put refréner sa curiosité.

« C’était quoi, cette ambulance ? »

« Le veuf de la dame que je viens d’enterrer ».

« Ah ? Il s’est évanoui ? »

« Non » rétorqua l’autre, d’humeur morose « Après l’inhumation, il a voulu jeter une rose dans la tombe, sur le cercueil. Mais il semblerait que personne ne lui avait signalé qu’il fallait la lâcher après l’avoir lancée ».


Plan ORSEC (Foot VS pompes Funèbres -3)

Le directeur des pompes funèbres arrive au pas de course dans le dépôt « José, Denis, vous prenez le TSC, vérifiez que vous avez suffisamment de housses de corps, la charge des téléphones portables, le plein, tout ! Robert, avec moi, on va charger le corbillard mixte, vérifie que la cellule réfrigérée fonctionne, et prends des housses, je vais chercher le brancard. Magnez-vous ! »

Les trois porteurs se lèvent précipitamment. Les tasses de café volent. « Bon sang, chef, il se passe quoi ? » demande l’un.

« Un attentat, c’est ça ? » demande l’autre.

« Une bousculade géante à l’entrée d’une Fan Zone ? » surenchérit le dernier.

« Pire » répond le directeur des pompes funèbres.

« Pire ?!? » s’exclament, stupéfaits et en choeur, les porteurs.

« Oui. Pire. La France vient de se faire sortir. Entre tous ceux qui se retenaient de mourir en espérant la victoire et tous ceux qui vont se tuer en faisant n’importe quoi, on est pas couchés, les gars ».

Mes sincères condoléances 2 , Guillaume Bailly, 03 Octobre 2016. Broché. 

Retrouvez le Tome 1 ici, désormais en livre de poche à emporter partout.

 

 

 

LAISSER UNE RÉPONSE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.