Metallica : « Hardwired… » programmé pour se faire détruire ?

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Ce n’est pas facile d’être un fan de Metallica. Il faut de la patience et une grande capacité de pardon. Le groupe sort un nouvel album huit ans après Death Magnetic, le précédent, si on ne compte pas le désastre, pardon, leur collaboration avec Lou Reed. Alors que vaut ce Hardwired… to Self Destruct ?

Huit ans d’attente

Programmé pour s’auto-détruire : Huit ans se sont écoulés depuis Death Magnétic, le précédent album du plus éminent membre des quatre grands du métal. L’attente était certes moins prononcée chez les fans de la première heure, bien conscients d’une chose : Cliff Burton est mort en 1986. Et le bassiste génial n’a jamais été remplacé dans les coulisses, pour preuve, la lente dégénérescence de la qualité des compositions du groupe.

Je veux dire : on a du mal que ce sont les même qui ont fait « Master of Puppets » et qui ont commis « Load » ensuite, non ? En effet, ce ne sont pas les même : il manque Cliff Burton. Ce qu’il a laissé subsistait encore dans « … And Justice for All », mais il faut reconnaître qu’ensuite, « The Black Album », même s’il est très écoutable, n’est plus vraiment un album de Metallica.

Donc, Metallica revient. A travers un album, une tournée dans le monde entiers, et un clip par morceau. Ce qui va leur donner du boulot, parce que des morceaux, dans « Hardwired to self destruct », il y en a douze.

Alors…

Alors, comment est il, ce successeur à « Death Magnetic ? ». Difficile à dire. C’est le problème avec Metallica : « Death Magnetic » semblait très bien sous tous rapports, mais il manquait cruellement de classiques. Huit ans après, qui s’en souvient encore ? Lors de leur plus récent concert à Minneapolis, ils n’ont joué aucun morceau de « Death Magnetic ». Personne ne s’en est plaint.

« Hardwired to self destruct » semble, hélas, dans la même veine. James Hetfield le comparait à « Ride the Lightning », un peu de temps avant sa sortie, mais on le connaîs, le leader de Metallica, depuis le temps : il a toujours une petite tendance à exagérer. Ou une grosse.

« Ride The Lightning », sur huit titres que comportait l’album, comptait quatre morceaux qui sont devenus des classiques pour les fans de Métal : For whom the bell tolls, Fade to Black, the Call of Ktulu, et bien entendu Creeping Death.

Parmi les douze morceaux (tous dépassant joyeusement les six minutes), de « Hardwired to self destruct », pas un seul ne figurera parmi les inoubliables de Metallica. Vraiment. On ne peut pas imaginer un concert des californiens sans Creeping Death, Enter sandman, One, Master of Puppets, Seek and destroy, mais s’ils arrivaient maintenant sur une scène et qu’ils ne jouaient aucun morceau de « Hardwired to self destruct », personne ne leur en tiendrait rigueur.

Un peu de baume au cœur

Un peu de positif, toutefois, dans cet album. Il n’est pas désagréable à écouter. En fond sonore, en faisant autre chose. Il signe le retour de Kirk Hammett aux soli classiques avec plein de notes jouées très vite.

Et surtout, il annonce une grande tournée de Metallica. On va avoir la joie de revoir les quatre cavaliers de l’apocalypse en priant très fort pour qu’ils jouent surtout leurs classiques, et pas trop de « Hardwired… ».

Pour le reste, rien. L’album sonne comme une juxtaposition de riffs qui n’ont pas trop grand chose à faire ensemble, joués sans réelle conviction. Les enchaînements semblent artificiels, les mélodies, tellement simples qu’on les croirait bâclées. Même la pochette est moche, c’est dire.

Un album à écouter en fond sonore, donc, parce qu’une écoute attentive et concentrée ne le mettra pas vraiment en valeur, bien au contraire. Vivement que Metallica remonte sur scène pour jouer les vieux morceaux, ceux qui datent de l’époque ou Cliff Burton était encore en vie…

« Hardwired… To self destruct » de Metallica, 2 CD, environ 16 euros.

2 COMMENTAIRES

  1. Comment un site funéraire peur donner un avis sur cette album ?
    Visiblement vous n’y connaissez absolument rien du tout ! Toutes les critiques sont hyper positives sauf la votre…
    Bande d’abruti fini
    C’est sur Guillaume Bailly est loin d’avoir inventé l’eau chaude…

  2. Je crois que tu es plus un genre de hispter qu’un vrai amateur de musiques, Guillaume Baily. Ok, c’est à la mode de casser les nouveaux albums de groupes influents. Alors je n’ai pas encore eu l’occasion de me faire une opinion sur Hardwired, en revanche je connais très bien les autres albums. Pour commencer, quand j’entends « Ouais, Metallica c’était mieux avant », ça me fait un peu bondir. On est d’accord, Buryon était un génie et sa mort est une perte regrettable pour le groupe, mais soyons sérieux: Trujillo n’est pas un amateur, il est même très bon. Ensuite tu parles de l’album Load. Mais tu l’as écouté au moins? Parce que Load est un des albums les plus aboutis de Metallica selon moi. Les compositions sont très riches, originales (Va donc écouter »The Outlaw Torn), malgré ce qu’ont pu en dire les « fans ». Pour ce qui est de Death Magnetic, The Day That Never Comes, All Nigthmare Long, Cyanide, c’est du pipi de chat?
    Ce serait bien de penser à s’intéresser à Metallica avant de faire une critique d’un de leur album. Bref, merci d’arrêter de dire des conneries.

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