Mortelles confidences de quelques stars

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Françoise Hardy (capture d'écran France 2)

Qu’ont-elles donc toutes ces vedettes, avec leurs psychothérapies publiques, leurs confidences télévisée ou écrite ? En quelques jours, Ingrid Chauvin, France Gall, Françoise Hardy, Sylvain Tesson ou PPDA ont ainsi évoqué leur rapport à la mort. Celle des autres ou la leur.

Pour l’actrice Ingrid Chauvin, c’est celle de sa fillette Jade, morte subitement à l’âge de cinq mois l’année dernière. Le bébé était atteint d’une légère malformation cardiaque. En écrivant  « A cœur ouvert » (chez l’éditeur Plon), la comédienne dit vouloir « faire le deuil » de son enfant, vouloir « exorciser » sa douleur « dont elle était prisonnière » en la partageant. Elle avoue avoir eu des pulsions suicidaires, et pu trouver dans son mari un pilier pour se reconstruire.

Elle raconte comment elle promenait sa fille au parc quelques heures avant, comment un médecin les avait encouragé à vivre une vie normale en attendant une prochaine opération. La douleur est inscrite pour toute la vie. Elle n’a pas touché à la chambre de son enfant, comme figée. Elle et son mari rêvent d’une grande famille et envisagent d’adopter un enfant. Ingrid Chauvin s’est aussi associée à un élan caritatif pour donner des moyens à l’hôpital Necker de Paris.

Dans un documentaire télévisé, diffusé sur D8, France Gall a notamment raconté, pour sa part, la mort de sa fille Pauline en 1997. L’adolescente de 19 ans était atteinte de la mucoviscidose. « Je n’en revenais pas que ce soit possible », a-t-elle confié. Pour une mère, « c’est justement le truc qu’on ne veut pas vivre. » La chanteuse, déjà veuve de Michel Berger, s’est arrangée avec cette réalité, la positivant. Se disant qu’elle avait été chanceuse de pouvoir vivre autant d’années à leurs côtés. « Sinon, on est foutus. On est dans le regret ».

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Presque 20 ans jour pour jour, Patrick Poivre d’Arvor n’a pas oublié, et s’interroge toujours sur le sens du suicide de sa fille Solenn, atteinte d’une anorexie mentale et « toujours présente ». Venu présenter son nouveau roman « Un homme en fuite » sur France 5 la semaine dernière, il a raconté comment se plonger dans le travail l’avait sauvé, à l’époque. « Elle n’est pas morte pour rien », confie t-il, puisqu’il en a découlé la création de la « maison de Solenn » (Maison des adolescents boulimiques et anorexiques) à l’hôpital Cochin de Paris.

Et puis il y a ceux qui parlent d’eux. De leur fin. Voici d’abord l’écrivain-voyageur Sylvain Tesson, expliquant dans la presse et sur France 2 combien il a été « stupide de se croire immortel ». L’été dernier, un jour d’euphorie, il tente d’escalader la façade de la maison d’un ami, à Chamonix. Chute de dix mètres. Coma. Assurant la promotion de son dernier livre « Bérézina ! » le visage encore à moitié paralysé, il assure : « La fureur de vivre, c’est fini. » « J’ai pris quelques années en dix mètres », raconte l’écrivain baroudeur de 42 ans, qui dit vouloir maintenant regarder du côté de l’humanitaire.

Sur France 2, à « Paris Match », au « JDD », la chanteuse Françoise Hardy (qui publie à 71 ans le livre « Avis non autorisé ») a parlé ces jours derniers du lymphome dont elle souffre depuis dix ans. De la déchéance de son corps qui se déforme. De ses difficultés à marcher. De son mal-être, qui la pousse à se cloitrer chez elle. La vieillesse est « une dévastation », constate cette partisane du droit à mourir « quand les gens souffrent trop ». Enfin, elle se voit bien mourir avant son mari Jacques Dutronc.

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1 commentaire

  1. La Maison de Solenn n’est pas la maison des adolescents anorexiques et boulimiques. Sur 20 lits, seulement 6 lits sont réservés aux troubles du comportement alimentaire…

    C’est une maison pour les adolescents en souffrance, tout simplement. J’y ai été hospitalisée alors que je ne souffre ni d’anorexie ni de boulimie, mais d’un mal de vivre, scarifications envies suicidaires…

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