Nageurs, surfeurs : c’est en France que les requins tuent le plus

0
241

Près d’une centaine de nageurs et surfeurs de par le monde ont eu une dent contre un requin en 2015. Un squale sans scrupules les a attaqués, mâchoire en avant, et pas forcément à l’heure du déjeuner. On n’avait jamais vu cela depuis qu’on tient ces comptes.

 C’est George Burgess qui tient ls comptes. Le directeur de l’université de Floride recueille les statistiques depuis 1958. Il a donc dénombré très exactement 98 attaques l’an dernier, provoquant la mort de six personnes qui ont succombé à des morsures. Cette mortalité serait constante depuis dix ans. Il explique ce record de deux façons : le réchauffement climatique et un plus grand nombre de baigneurs.

La moitié de ces morts l’ont été sur un territoire français : deux à La Réunion et une en Nouvelle-Calédonie. On se souvient notamment de ce mordu du surf attaqué le 12 avril 2015 à la Réunion par un requin bouledogue lors d’une séance d’entrainement. Egypte, Australie, Etats-Unis : c’est là qu’ont été tués les trois autres.

Selon George Burgess, l’île de La Réunion est même l’endroit le plus funeste au monde. Sept décès lors des 18 dernières attaques ces cinq dernières années. L’an dernier, c’est aux Etats-Unis que les squales ont le plus agressé d’humains, blessant 58 personnes (dont 30 pour la seule Floride, son soleil, ses plages). Le mort est à déplorer hors continent, dans l’état d’Hawaï. Au classement des attaques viennent ensuite l’Australie (18) et l’Afrique du Sud (8).

Même si, statistiquement, il y a davantage de risque d’être tué en pratiquant le selfie, de mourir par la foudre ou encore d’être abattu par un ours mal luné, il y a fort à parier que le nombre de victimes va augmenter, selon George Burgess. Car le réchauffement climatique élargit la zone où rôdent les squales. Dans le même temps, la population mondiale continue d’augmenter. Et de se baigner. Voila qui pourra inspirer Steven Spielberg, s’il venait à donner une suite aux Dents de la mer.

Lire aussi :  Lyon, OGF et la FRAPNA signent une convention biodiversité sur les cimetières

LAISSER UNE RÉPONSE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.