Nouveau sursis pour le crématorium de La Balme

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Stop ou encore ? Le crématorium associatif de La Balme de Sillingy (Haute-Savoie) connaîtra son sort le 29 septembre. Le tribunal de commerce d’Annecy statuera alors sur la poursuite ou non de l’activité, après l’audience de ce mardi où les salariés ont défendu leur plan de continuation.

« Nous nous battons pour le faire valider », explique la directrice générale de l’établissement, Ghislaine Mas. En redressement judiciaire depuis mai 2014, la société qui gère le crématorium (sur délégation de service public) est placée sous observation, le temps de monter un dossier financier qui se tienne. En jeu : 14 emplois. Dix ont déjà été supprimés. Alors que les salariés estiment être dès à présent en capacité de s’autofinancer,  le tribunal de commerce leur a demandé ce mardi de rechercher un partenaire et d’ouvrir le capital.

Il faut dire que le contexte n’est pas favorable. Il est loin le temps où des associations crématistes de Savoie, de Haute-Savoie et de l’Ain s’unissaient pour créer en 1987 ce lieu, premier du genre localement. Depuis lors, deux autres établissements ont surgi dans ce petit coin de France : l’un à Annecy (1999), l’autre à Bonneville (2014). Du coup, la concurrence est rude. Bonneville a pris des parts de marché à La Balme, déjà en souffrance. L’équipe dirigeante, en poste depuis 2013, y gère en effet les suites d’une lourde rénovation pas forcément bien dimensionnée, en 2010, synonyme d’emprunts à rembourser. Pire encore : à La Balme se profile aussi la mise aux normes environnementale 2018, avec une zone de filtration double à prévoir dans les deux ans. Coût de l’opération : 500.000 euros.

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Aujourd’hui, la délégation de service public est reconduite jusqu’en 2032. Et Ghislaine Mas et ses collègues tentent de mobiliser les familles qui ont déjà fait appel aux services de la société de pompes funèbres qui gère le crématorium. Le personnel, de la femme de ménage à la directrice général, a aussi décidé de se cotiser (50.000 euros), aux côtés des associations crématistes locales (34.000 euros) pour procéder à une augmentation de capital. Des économies de fonctionnement s’y ajouteront.

La direction de l’entreprise cherche également à trouver d’autres fonds. Elle fait actuellement appel à du financement participatif, via la plateforme Apoyogo. 50.000 autres euros y sont espérés, d’ici les 40 prochains jours. Ce mardi, 490 euros seulement y avaient été récoltés.

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