Plan de circulation en cérémonie, de l’église au cimetière

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Un Maître de cérémonies funéraire est amené à exercer dans de nombreux lieux cérémoniels, laïcs et religieux. Et on n’y circule pas comme on veut.

Il y a débat : certains appellent cela des traditions, d’autres des manies, il n’empêche : chaque église, par exemple, a des habitudes de circulation à l’intérieur, et que, au moment de la sortie, un porteur n’ouvre pas la bonne porte, il ne coupera pas à la petite mamie qui viendra lui expliquer que « ce n’est pas par là qu’on sort ». Un simple coup d’œil montrera pourtant que la porte visée donne bien sur l’extérieur, mais peu importe. On ne contrarie pas les habitudes.

Plans de circulation établis

Qu’il s’agisse d’un lieu de culte ou d’une salle de cérémonie civile, chacun possède un « plan de circulation » qui lui est propre. Son utilité vaut, par exemple, pour les régions ou l’on adresse le geste d’adieu à la fin de la cérémonie, avant de s’en aller : il convient que l’assistance qui va dire au revoir ne soit pas gênée par celle qui est déjà passée devant le cercueil et renter chez elle.

Allez savoir pourquoi, dans des églises disposées classiquement, au sein d’une même paroisse, les personnes qui riront bénir le feront en passant par l’allée centrale, et ressortiront par les allées latérales, alors que dans d’autres, elles passeront par les allées latérales et ressortiront par l’allée centrale.

Il convient, pour chaque lieu de culte ou vous êtes amené à intervenir (ne vous préoccupez pas, par exemple, des mosquées, ou l’imam s’occupe de tout) de vous procurer le plan de circulation du lieu et de le respecter. Ne contrariez pas l’équipe obsèques sur place : n’oubliez pas que, si vous avez besoin, pour des raisons X ou Y, d’une cérémonie à un horaire décalé, c’est eux qui prennent la décision.

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Faire soi-même son plan

Certains lieux de cérémonie sont dépourvus de plans de circulation établis, voire, dans le cas d’affluences extraordinaires, les plans pré-établis ne s’appliquent plus avec efficacité.

Les impératifs à considérer sont alors simples : l’assistance devra pourvoir gagner le cercueil, pour faire le geste d’adieu soit aux pieds, soit à la tête, soit aux deux. Les personnes qui ont fait le signe d’adieu devront ensuite, si possible, passer devant la famille. Certains font un signe de la tête, de la main, mais d’autres s’arrêtent pour présenter leurs condoléances, voire bavarder. Assurez-vous que le passage soit suffisamment large pour qu’elles ne gênent pas. Les files de sortie devront amener… A une sortie, mais sans croiser une autre file : croisement égale interruption, hésitation, rupture de la fluidité, et la fluidité doit être le maître mot de votre plan.

Il est temps ici de révéler la triste vérité sur le métier des pompes funèbres aux jeunes Maîtres de Cérémonies qui nous lisent : si un convoi se passe bien, les gens ne le verront pas. Si vous commettez une minuscule erreur, ils ne vous louperont pas.

Prévoir que chacun puisse passer précisément ou il doit passer sans gêner ni être gêné, voilà le plan.

Travailler en équipe

Le Maître de Cérémonies n’est pas seul:il a trois, quatre voire six porteurs avec lui. Deux règles en matière de communication dans l’équipe. La première, c’est qu’un porteur qui vient de transporter des compositions florales lourdes, chères et encombrantes en esquivant l’assistance en train de s’installer aura une bonne notion des voies de circulation et de leur largeur, notamment.

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La seconde, c’est que tout intelligents et expérimentés soient-ils, ils ne sont pas télépathes, et si vous ne leur expliquez pas précisément ce que vous avez mis au point, ils ne pourront pas le deviner.

Enfin, comme toujours, fuyez l’improvisation, préparez votre plan avant de commencer la cérémonie. Dans la profession, l’improvisation est nécessaire quand se présente un souci imprévu. Si vous improvisez constamment, la seule conclusion à en tirer, c’est que le souci, c’est vous.

Guillaume Bailly

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