Pompéi, le film, la ville, la musique

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Pompéi : ce site légendaire a fait l’objet de bien des attentions et bien des fictions. Petit retour sur le film actuellement sur les écrans, la catastrophe, et le meilleur film tourné là.

Pompei-film-202x300 Pompéi, le film, la ville, la musiquePeplum, le retour

Les peplum sont de retour, qu’on se le dise. Après l’immense succès de films comme 300 ou Gladiateur, Pompei surfe sur la vague du film à grand spectacle ou les jupes des hommes sont plus courtes que celles des femmes, actuellement sur vos écrans.

Et il est vrai que la catastrophe de Pompei a tout les atouts pour séduire le réalisateur qui a un bon budget : voilà l’occasion d’exhiber une reconstitution historique, d’ailleurs relativement correcte d’après les amateurs contactés, une ville romaine toute entière, rasée en quelques heures par une éruption volcanique. De beaux décors, des effets spéciaux, que demande le peuple ? C’est ce qu’a dû se demander le scénariste, en y ajoutant une histoire d’amour gnan-gnan, le point d’ailleurs le plus improbable du film : jamais une fille de noble n’aurait ne serait-ce que posé les yeux sur un gladiateur, dont le statut était, dans la hiérarchie sociale, en dessous de celui d’une prostituée.

Des décors reconstitués, des effets grandioses, une histoire d’amour, un film qu’on va voir même en sachant comment ça se finit, ça ne vous rappelle rien ? Oui, Pompéi, le film de Paul W.S Anderson, se rêve en Titanic du Peplum.

On est quand même loin de la reconstitution quasi obsessionnelle de James Cameron. Mais Pompéi, le film, saura vous faire passer un très bon moment, sans longueurs. Kit Harrington s’est fait pousser les abdominaux pour refaire sa composition de Jon Snow du Trône de Fer version gladiateur, Emily Browning joue sur sa plastique, et si le couple d’acteurs principaux est à oublier pour les Oscars, une mention spéciale sera réservée à Kiefer Sutherland et Sasha Roiz (le Capitaine Renard de la série Grimm) qui ont l’air de s’amuser comme des fous dans leurs rôles de méchants.

Pompei-ville-187x300 Pompéi, le film, la ville, la musiquePompéi, la véritable fin

Après une série de tremblements de terre importants ayant déjà détruit une partie de la ville et poussé ses habitants à fuir, à une date communément fixée au 24 août 79, l’éruption du Vésuve entraîne la destruction de la ville. Pline le Jeune, qui était à Misène, décrit l’éruption dans deux de ses Lettres à Tacite : « Un nuage d’une taille et d’un aspect inhabituel… Sa forme rappelait celle d’un arbre et, plus exactement, celle d’un pin. Il se dressait comme un tronc gigantesque et s’élargissait dans les airs en rameaux. » Le Vésuve commence par déverser sur la ville et sur celles d’Herculanum et de Stabies, toutes proches, une énorme masse de scories volcaniques (en particulier de la pierre ponce). Pompéi est englouti sous une épaisse couche de matériaux éruptifs, jusqu’à 2,8 m de scories (lapilli) et quelque 1,8 m de cendres. À Herculanum, les dépôts de matériaux éruptifs atteignent plus de 20 m. Les habitants qui n’avaient pas pris la fuite trouvèrent la mort à la suite de l’écroulement de leurs maisons sous le poids des pierres ponces ou asphyxiés par les nuées ardentes.

Un auteur plus tardif, Dion Cassius, relate les événements de manière plus succincte et mentionne les prodiges qui les auraient selon lui, accompagnés : des géants ressemblant à des Titans seraient apparus avant et pendant l’éruption.

Après plusieurs découvertes partielles et pillages, la ville est officiellement redécouverte par hasard au XVIIéme siècle. Du fait de son état de conservation remarquable, Pompéi constitue un témoignage inestimable sur la Rome antique.

Il est maintenant possible de remonter plus loin dans le temps, aux origines de la ville. Il a ainsi été retrouvé, en certains endroits, jusqu’à trois couches de sédiments correspondant à trois siècles bien distincts, les VIIIe, IVe et IIe siècle av. J.-C., fournissant des informations précieuses sur la colonisation de la Campanie avant l’ère romaine.

Pompei-pink-floyd-300x217 Pompéi, le film, la ville, la musiquePompéi, l’autre film

Si il y a bien un autre film qui mette en valeur l’ambiance si particulière dégagée par la ville aujourd’hui, celui-ci n’a pas d’acteurs, pas au sens strict du terme, du moins, pas de rôles, pas de scénaristes.

C’est le concert sans public « Pink Floyd live at Pompéi », ou le groupe joue dans les ruines de la cité antique. Les morceaux choisis, parmi les plus angoissants du répertoire du groupe, les cadrages, tout cela contribue à faire de cette performance un élément indispensable à la discographie du groupe, et lui permet d’entrer un peu dans la légende de Pompéi.

Seuls trois morceaux ont été joués sur place, Echoes, One of These Days et A Saucerful of Secrets dont l’aspect émotionnel est encore renforcé par le côté solennel de l’endroit.

Aussi, si Pompéi vous intéresse, mais que vous ne voulez pas voir le film d’Anderson, sachez que le DVD de Pink Floyd se trouve très facilement. Ou alors, économisez pour vous offrir un voyage jusqu’au site, certaines parties sont accessibles au public.

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