Prise en main d’un corbillard neuf aux pompes funèbres

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Pilato Limousine 8 places sur base Jaguar XJ
Pilato Limousine 8 places sur base Jaguar XJ
Un nouveau corbillard, dans une société, est toujours un événement. Il convient néanmoins de prendre quelques précautions pour que l’arrivée ne tourne pas au cauchemar.
Différemment pas pareil

A moins de prendre le même modèle, le renouvellement d’un véhicule signifie une nouvelle source de sueurs froides : nouvelle prise en main, nouveau manque d’habitude, nouvelle accidentalité. Le pire, c’est de prendre la nouvelle version d’un véhicule que l’on avait déjà : « Je ne comprend pas, j’avais un Vito, j’ai pris un nouveau Vito, j’ai cassé mon camion au cimetière ». Ceci s’explique simplement : à chaque évolution, des changements, et le changement préféré de tous les constructeurs, c’est de rajouter quelques centimètres par ci, par là.

Un conducteur de Clio vous le confirmera : entre la première et la dernière version de ce modèle, ce n’est plus du tout la même voiture. Pourtant, vous continuez d’aller acheter une Clio chez Renault, mais ne vous avisez pas de faire un créneau avec votre Clio III en utilisant les même repères que votre Clio I.

Entraînement

Nous avons demandé à un spécialiste du corbillard, Olivier Defrancq, quelques conseils pour bien gérre l’arrivée d’un nouveau véhicule dans une société. « Le plus simple, et beaucoup de patrons de pompes funèbres font cela, c’est de prendre ses repères sur un grand espace, un parking de supermarché, par exemple, avec des plots disposés comme les cimetières du secteur. A tour de rôle, chacun peut s’exercer à la maniabilité, prendre ses repères, et avoir tous les  »accidents » qu’il veut sans endommager le véhicule. » Ceci dans le but de repérer les futurs chauffeurs.

Dans le cas d’une limousine, « Dans la plupart des cas, les limousines ont leur chauffeur attitré. Cela permet d’avoir au volant une personne qui a tous ses repères et maîtrise parfaitement le véhicule. »

Fais coucou

Olivier Defrancq souligne d’ailleurs « Des aides comme les caméras de recul ou les radars sont précieuses, mais l’indispensable complément est le collègue qui aide le chauffeur depuis l’extérieur ». Un seul, précisons : avoir trois porteurs autour de vous qui vous font des signes parfois contradictoires, en convoi, ça tourne à la pantomime, et surtout, c’est inefficace « Il faut avoir un guide, un  »Maître de cérémonies de la circulation » en quelque sortes, toujours le même, avec qui le chauffeur a l’habitude de travailler, et n’écouter que lui. Si les deux, chauffeur et guide, on pris le temps de s’entraîner dans les cimetières avant les convois, ce n’en est que mieux ».

Sérénité

Certes, cela représente quelques heures ou les employés seront improductifs, mais des heures rentables sur le long terme : cela évitera des accidents, des immobilisations du véhicule pour l’envoi chez le carrossier, et des ulcères à pas mal de patrons.

« Le tout », conclut Olivier Defrancq, « c’est de bien prendre ses marques. Un dernier exemple, les bloque-portes, pour bien fermer le portail, parfois assez hauts, aller au cimetière avec le véhicule neuf pour vérifier qu’il a une garde au sol suffisante pour passer dessus sans difficultés sur toute sa longueur, c’est bien. Ca vous évite de l’entendre racler le soubassement le jour ou vous êtes en convoi avec la famille derrière ».

Guillaume Bailly

Merci à Olivier Defrancq de Pilato France pour son aide précieuse

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