Quand CAPITAL parle de Comitam et de Meilleures Pompes Funèbres

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C’est un article de Capital qui dresse un panorama des sites de comparateurs de pompes funèbres en ligne, jusqu’ici rien à signaler. Quand cela prend la forme d’une démolition en règle, et d’un travail un peu bâclé, on commence à s’interroger. Lecture et commentaires.

Démolition en règle

Le ton de l’article est donné dès le début : après avoir souligné la faiblesse des familles dans le cas d’un décès, ce sur quoi nous sommes d’accord, l’article présente le prix des obsèques comme allant de 1500 à 7000 euros, et explique que de nombreuses sociétés ont tendance à gonfler la note en obligeant à prendre des prestation facultatives qu’elles font passer pour obligatoire.

Nous revérifions la date de l’article et le journal qui le publie, rien à faire : nous sommes bien dans les colonnes de Capital, en 2016, et pas dans une archive du début des années 2000. Comme si les reportages montrant les coulisses des pompes funèbres, les nombreux articles parus entre temps grâce à la plus grande transparence mise en place par la profession n’avaient servi à rien.

Il y a néanmoins, explique l’article, des comparateurs en ligne de pompe funèbre. Mais attention, ce sont des arnaques ! Poursuit la journaliste, dégainant LA preuve absolue, LA voix de la raison : Michel Kawnik, qui, tel une statue de la liberté guidant les âmes en peine, brandit l’AFIF en guise de flambeau. La parole de Mr Kawnik est claire : hors l’AFIF et les Pages Jaunes, point de salut.

Journaliste, dur métier

Mais ceci n’est pas un article anti Kawnik. Même si nous ne sommes pas du tout d’accord avec sa ligne, il faut reconnaître à l’homme une constance dans les idées, et un certain courage. Sans compter que Michel Kawnik est quelqu’un de très courtois, et qu’il a le droit de s’exprimer.

Non, c’est sur la journaliste que nous allons aujourd’hui taper. Métaphoriquement, bien entendu. Mais, chère madame Chantal Masson, lorsqu’on veut démolir une ou plusieurs sociétés, si il y a matière, on fait ça dans les règles, on bosse.

Tout d’abord, on multiplie les sources

Tout particulièrement, quand on s’attaque nommément à des sociétés. La moindre des choses est d’essayer de les contacter, pour qu’elles puissent exposer leur fonctionnement, répondre aux arguments de Michel Kawnik, ou, si vous ne parvenez pas à les joindre, au moins leur laisser la possibilité de s’exprimer. On évite de mettre en péril des sociétés honnêtes, qui ont mis des années à se construire une réputation de probité, et on évite aussi de mettre en jeu des dizaines d’emplois aussi légèrement.

Tenez, par exemple, nous avons joint Camille Strozecki, de COMITAM, cité dans l’article. Ne vous laissez pas impressionner par son nom, il est en fait très facile à prononcer, et puis il préférera que vous l’écorchiez plutôt que vous ne démolissiez gratuitement ce qu’il a mis des années à construire. Camille est facile à joindre, il a un téléphone fixe, un téléphone mobile, un mail, et il est formel : personne n’a essayé de le contacter. Plus encore : lui-même a essayé de faire valoir un droit de réponse auprès de la journaliste et de Capital, il attend toujours un retour à son message.

Pareil pour Charles Simpson, directeur de Meilleures-pompes-funèbres.com, tout aussi joignable et tout aussi disponible : à cette heure, personne n’a essayé de le contacter ni daigné lui répondre.

Ensuite, on vérifie ses, pardon, sa source

Le b-a-ba de tout journaliste est d’éviter de se ridiculiser. Par exemple, lorsqu’on cite devis-de-pompes-funebres.fr et Comitam, on vérifie tout d’abord qu’il ne s’agit pas de la même société. Il suffit de se rendre sur le site devis-de-pompes-funebres.fr et de lire le copyright, il est écrit « Comitam ».

Ensuite, attaquer les comparateurs de pompes funèbres parce qu’ils sont rémunérés par les pompes funèbres… D’accord, aucun souci. Dans ce cas, il faut préciser et pouvoir expliquer pourquoi il n’y a rien à redire lorsque les pompes funèbres agréées AFIF paient une cotisation ?

Concernant les pages jaunes, l’éditeur commercialise de la publicité, des informations locales incluant la mise en avant de clients payants, un site de petites annonces, un service d’agrégation d’offres d’achat groupé, des petites annonces en ligne avec annoncesjaunes.fr et avendrealouer.f. Etc… Une pompe funèbre qui paie sera mieux mise en valeur qu’une pompe funèbre lambda.

Obtenir et vérifier toutes ces informations m’a pris une demi-heure. Mais c’est mon métier, je suis payé pour ça.

L’absence de réponse est déjà une réponse

Charles Simpson ne souhaite pas particulièrement répondre à cet article. « Ce serait lui donner trop d’importance. Le fonctionnement du site est clair, tout est expliqué. Les pompes funèbres trop chères, auxquelles nos clients ne font jamais appel, sont sorties. De même celles qui ont une appréciation médiocre sur le service rendu, parce que nous ne sommes pas qu’un comparateur de prix, mais de prestations. Les familles peuvent laisser des témoignages sur le site, et il y en a plein. » On dirait que Mme Masson ne s’est pas donné la peine de cliquer.

Même son de cloche chez Camille Strozecki, de COMITAM, avec une question en plus « Les comparateurs sur internet fonctionnent tous sur le même principe, que ce soit pour les devis obsèques, les assurances, les prêts bancaires… Alors, pourquoi taper spécifiquement sur le funéraire ? » excellente question.

Bref…

L’article de Chantal Masson est absolument exemplaire. De ce qu’il ne faut pas faire, bien entendu. Interroger une seule personne, ne rien vérifier derrière, et ne laisser aucune porte ouverte à la contradiction en snobant les droits de réponse.

capture-ecran-comparateurs-pompes-funèbres Quand CAPITAL parle de Comitam et de Meilleures Pompes FunèbresIl faut néanmoins être culotté pour faire sponsoriser un article démolissant gratuitement les comparateurs de pompes funèbres par un site comparateur d’assurances décès. Un peu comme si on faisait sponsoriser un article attaquant les patchs à la nicotine par Marlboro. C’est quoi, le tort de ces sites, finalement ? ne pas avoir acheté de publicité dans Capital ? ledit comparateur est logoté au nom de Capital. Donc, on se sert de son journal pour attaquer la concurrence de ses filiales ? Pas très éthique, tout ça…

Bien entendu, Chantal Masson est la bienvenue si elle souhaite répondre au présent article, tout comme le rédacteur en chef de Capital.

Pour les autres, qui auraient envie d’écrire des articles fouillés et approfondis sur le funéraire, il y a des organisation professionnelles. La Fédération Française des Pompes Funèbres (FFPF), la Confédération des Professionnels du Funéraire et de la Marbrerie (CPFM). Des organisations spécialistes qui ont fait leurs preuves, comme la Fédération Française de crémation (FFC). On ne va pas citer l’AFIF, manifestement, tout le monde connaît. Ils pourront répondre à vos questions et vous aider dans vos recherches en toute transparence.

On a mis les liens, et si vraiment vous avez du mal à les joindre, demandez-nous, à Funéraire info, on a leur numéro.

Avis de décès.net : www.avis-de-deces.net

Comitam : www.comitam-obseques.com

Et l’article de capital (lien)

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