Revue de presse du funéraire du 6 novembre 2014

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Presse papier en France

Décès

Elle avait choisi la date du 1er novembre avec attention. Après l’anniversaire de son mari Dan, trois semaines avant son trentième anniversaire. Brittany Maynard s’est éteinte samedi, entourée de ses proches, dans sa chambre de Portland, dans l’Oregon. Elle qui avait médiatisé son choix de se donner la mort avant que la maladie ne prenne le dessus a laissé un dernier message à ses amis sur Facebook samedi: «Au revoir à mes chers amis et à ma famille que j’aime. Aujourd’hui est le jour que j’ai choisi pour mourir dignement face à ma maladie en phase terminale, ce terrible cancer du cerveau qui m’a tant pris… mais qui aurait pris encore bien plus. Le monde est un endroit magnifique, les voyages ont été mon meilleur enseignant, mes amis les plus proches et mes parents les plus généreux. […] Au revoir, le monde. Partagez de la bonne énergie. Faites le bien autour de vous!» «Elle est décédée comme elle l’avait prévu: paisiblement dans sa chambre, dans les bras de ceux qu’elle aimait», a déclaré Sean Crowley, porte-parole de l’organisation Compassion & Choices, qui lutte pour le droit de mourir dans la dignité. La jeune femme «souffrait crises de plus en plus longues et fréquentes, de maux de tête et au cou», a-t-il précisé.

Hommage

Une cérémonie d’honneurs militaires s’est tenue ce matin aux Invalides à la mémoire du sergent-chef Thomas Dupuy, membre des forces spéciales, tué fin octobre lors d’une opération au Mali. La cérémonie, réservée à la famille et aux proches, était présidée par le général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’Air, en présence du général Grégoire de Saint-Quentin, commandant les opérations spéciales. Plusieurs centaines de personnes, militaires, anciens combattants et simples citoyens, s’étaient recueillies auparavant au passage du cortège funèbre sur le pont Alexandre III, qui débouche sur l’esplanade des Invalides.

Albi, la suite

Il n’y a pas eu de vote, lundi soir, au conseil d’administration du pôle funéraire public de l’Albigeois. Frédéric Esquevin, élu d’Albi et PDG salarié du pôle, a maintenu les quatre licenciements effectifs, et un cinquième en cours, au motif que ces cinq salariés ont alerté la justice et les médias sur des dysfonctionnements internes. Trois des administrateurs, qui comme la maire d’Albi, Stéphanie Guiraud-Chaumeil, avaient demandé la tenue de ce CA, souhaitaient que la réintégration des salariés licenciés soit mise aux votes. «La délégation municipale majoritaire d’Albi a d’entrée opposé une fin de non-recevoir à l’organisation de ces votes, se réfugiant derrière des articles de statuts pour le moins interprétables» ont-ils déclaré hier (lire ci-contre). «Notre seul espoir, ténu, tient dans l’audit demandé par la maire d’Albi et présenté comme une investigation sérieuse», ajoute l’un d’eux. Sollicité hier matin, Frédéric Esquevin n’a pas souhaité répondre à la Dépêche-du-Midi. à 17h, il intervenait sur Radio 100 % pour dénoncer «un lynchage médiatique» et annoncer officiellement sa mise en retrait, jusqu’au 31 décembre pour «contre attaquer juridiquement» et «défendre son honneur». S’il lui en reste à défendre…

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Inventeurs

France 5 consacrait mardi, un reportage au marché de la mort, visiblement très florissant. Les journalistes ont rencontré deux designers charentais dont CL vous parlait samedi dernier. Pierre Rivière et Enzo Pascual ont remporté, l’an passé à Austin (Texas), le concours international lancé par le site Design Boom. Il a récompensé leur cercueil en plastique. A lire dans la Charente Libre.

Nouvelles des pros

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Étranglé de presse

Un corps de femme sans vie a été retrouvé mardi soir dans la ville de Port Orchard, aux Etats-Unis, quelques heures après que son meurtrier présumé a annoncé sa mort sur Internet. « Etrangler une femme, c’est bien plus difficile que dans les films », avait commenté le suspect sur le forum anonyme 4chan. Il a ensuite publié une série de photos du cadavre de la victime, expliquant qu’il voulait les partager en ligne. « Regardez les informations si vous vous trouvez dans la zone de Port Orchard si vous ne me croyez pas », a-t-il prévenu, annonçant ensuite qu’il comptait se suicider. Le corps sans vie de la victime a finalement été trouvé quelques heures plus tard dans son appartement, effectivement situé dans Port Orchard. « Il s’agit d’une mort suspicieuse, probablement un homicide », a commenté le porte-parole du Shérif. Il a précisé que des photos du cadavre avait été postées en ligne une demi-heure avant sa découverte par les autorités. Le meurtrier est toujours recherché.

Anniversaire

C’est le 5 novembre 1922 qu’a été découverte par un archéologue britannique la tombe de Toutânkhamon, son célèbre sarcophage doré et le fabuleux trésor qui l’accompagnait. A l’époque de la découverte de la tombe du jeune pharaon Toutânkhamon, la presse va se passionner pour ce jeune souverain mort à 19 ans, 1300 ans avant notre ère. Dans la décennie qui suivra, certains journalistes « à sensation » vont même créer la légende de la malédiction de Toutânkhamon. Une malédiction qui frapperait de mort prématurée les responsables des fouilles archéologiques ayant mené à cette découverte majeure – sauf que la plupart d’entre eux sont finalement décédés à un âge tout à fait respectable.

Nouvelles du Québec

D’ici 20 ans, le nombre de décès dépassera le nombre de naissance au Québec. Avec l’arrivée des baby-boomers dans le marché funéraire, les rites mortuaires sont appelés à changer et se transforment déjà. Preuve que les temps changent, on peut maintenant se procurer un cercueil sur le site web de Costco. «Aujourd’hui, c’est terminé le temps où la majorité des familles qui perdent un proche veulent des services funéraires traditionnels, incluant l’exposition du corps pendant trois jours, les funérailles à l’église et le cortège vers l’inhumation du corps au cimetière», explique Yves Légaré, président du Complexe Yves Légaré à Pierrefonds. Le thanatologue est fondateur du Groupe Yves Légaré inc. qui possède huit complexes funéraires et deux cimetières dans la grande région de Montréal. Le thanatologue soutient que le marché doit se plier davantage au désir des familles voulant personnaliser leur processus du deuil. «L’utilisation de matériel audiovisuel est automatique maintenant, alors qu’il y a quelques années c’était moins courant. On présente souvent des montages et les gens apportent même des objets qui évoquent la personne. On célèbre la vie à travers ce que la personne aimait.» Une nouvelle tendance à laquelle le groupe veut répondre est celle de la diffusion des célébrations sur internet.

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«Aujourd’hui, les gens peuvent choisir l’église ou la résidence funéraire quand vient le temps d’honorer leurs morts; parfois tout se passe à l’église, en commençant par l’exposition de la dépouille, parfois tout se passe au salon, y compris la cérémonie». Voilà un résumé des commentaires de l’abbé Gérald Leduc, vicaire à la paroisse Saint-Ambroise, dans le quartier Rosemont, appelé à commenter les funérailles catholiques traditionnelles. Le prêtre a d’ailleurs été appelé quelques fois à présider une célébration funéraire en dehors de son église et de l’archidiocèse de Montréal. De son côté, le curé de la paroisse Saints-Anges de Lachine, Pierre Léger, affirme que «les jeunes générations, souvent, ne respectent même pas les demandes ou dernières volontés de leurs parents quand arrive la mort, parce qu’elles n’ont pas le réflexe d’aller vers l’église, alors que les multinationales de la mort leur offrent des package deals attrayants». M. Léger n’hésite d’ailleurs pas à parler de «concurrence» entre les églises et les résidences funéraires qui offrent «des services similaires».

Daniel Naud est directeur de funérailles. Il a travaillé un peu partout au Québec, mais œuvre maintenant à Baie-Comeau. Au fil des ans, des inepties qui sortent de la bouche des visiteurs au salon funéraire, il en a entendu et de toutes formes. Voici une liste des plus fréquentes avec la parlure qui revient le plus souvent.

  1. «Y’é plus beau où c’quié là.» (Était-il laid avant?)

  2. «Ça y fais-tu bien cet habit-là.» (Le chic, c’est toujours important!)

  3. «Il fait un beau mort.» (Comme s’il jouait un rôle.)

  4. «Vous l’avez ben arrangé.» (Eh oui, il est à son meilleur.)

  5. «On dirait qu’elle (ou il) a maigri ou grossi.» (On parle de poids, même pour le défunt dans le cercueil.)

  6. «Y’é ben mieux là où il est.» (Quand l’expression est hors contexte.)

  7.  «Félicitations» au lieu de «Mes condoléances» (Eh oui, ça arrive!)

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