« Roger Waters The Wall », les cadeaux de Noël au pied du mur

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Cela fait 36 ans que l’album mythique de Pink Floyd, The Wall, est joué dans le monde entier sous la houlette de Roger Waters. Récemment projeté dans les cinémas, il ressort en DVD et Blu Ray. Et il est indispensable.
Au cinéma

the-wall-blu-ray-228x300 "Roger Waters The Wall", les cadeaux de Noël au pied du murLe 29 septembre dernier, un enregistrement de The Wall est projeté lors d’une séance unique dans 140 cinémas. Plus qu’un concert, c’est, à la façon de Roger Waters, un concept. Le concert, gigantesque et magnifiquement filmé, est entrecoupé d’un documentaire lors duquel Roger Waters traverse l’Angleterre, la France et l’Italie, pour se rendre sur les lieux ou son père et son grand père ont été tués, respectivement durant la seconde et la première guerre mondiale.

Documentaire intimiste et concert se répondent, se complètent, et finissent d’expliquer à ceux qui n’avaient pas compris ce dont parle The Wall, pourquoi Roger Waters l’a écrit, et pourquoi, finalement, tout cela ne pouvait que mener au départ du leader de Pink Floyd quelques années plus tard.

Le Blu-Ray finit de fixer l’évènement, avec une transcription impeccable du film projeté. Il y a un côté testament dans cette version ultime de The Wall, une façon Pour Roger Waters, après 36 ans de perfectionnements, de laisser une version de référence de son œuvre.

Le cadeau parfait à s’offrir pour Noël, ou à offrir à un fan de Pink Floyd : avec ça, vous êtes certain d’écraser les autres cadeaux.

Roger Waters, « The Wall », DVD et Blu-Ray, Universal Pictures, 132 minutes, environ 20 euros

Pour le plaisir, le « tube » de The Wall (à une minute) :

The wall

On peut employer des termes aussi divers que variés pour essayer de définir The Wall : il peut être considéré comme un opéra-rock, un album-concept, une comédie musicale ou même un oratorio. Aucun de ces mots n’est complètement approprié, mais il y a une part de vérité dans chacun d’eux. Dans le lexique standard de la musique rock, il peut aussi être défini comme un « album-concept ».

L’histoire de l’album raconte la vie d’un anti-héros nommé Pink, qui est oppressé dès les premiers instants de sa vie : il perd son père, tué à Anzio durant la Seconde Guerre mondiale — comme le propre père du bassiste Roger Waters, Eric Fletcher Waters — (In the Flesh?, Another Brick in the Wall, Part I), est ensuite surprotégé par sa mère (Mother), tyrannisé par des professeurs désireux de le modeler comme les autres élèves dans le « moule » que réclame la société, d’où l’image récurrente du hachoir à viande (Another Brick in the Wall, Part II). Pink se retire alors dans un univers imaginaire en bâtissant un mur imaginaire, une allégorie représentant sa distanciation émotionnelle, pour le protéger du reste du monde : chaque traumatisme qu’il subit est une brique de plus à son mur. Parallèlement à ce processus, il devient une « rock star » (Young Lust).

Pink hallucine et se prend pour un dictateur fasciste : ses concerts deviennent des prestations néo-nazies durant lesquelles il envoie ses hommes contre les fans qu’il considère indignes (In the Flesh, Run Like Hell, Waiting for the Worms), mais sa conscience finit par se révolter et le soumet à un procès dans lequel il est à la fois accusé et plaignant (The Trial). À l’issue de ce procès, le juge ordonne que le mur soit détruit et que Pink s’ouvre au monde (Outside the Wall).

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