Le salon du funéraire Paris 2013, tour d’horizon

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Le suspens est intolérable : alors, ce salon, euphorie ou déprime ? A la surprise générale, malgré une conjoncture hostile, le salon a satisfait les professionnels. Au delà des espérances parfois

art1img1-300x200 Le salon du funéraire Paris 2013, tour d'horizon Pourtant, tout concourait à ce que le salon soit au moins moyen : une crise économique qui plombe les budgets, un matraquage fiscal insoutenable, une grève des routiers le premier jour qui en a découragé certains, et, malgré cela, les ventes de beaucoup n’ont pas faibli.

Un salon sans incidents

La grève des routiers, qui menaçaient de bloquer l’autoroute, a fait long feu : les participants qui avaient pris le risque de venir, malgré tout, ont confirmé la fluidité du trafic. Mais beaucoup ont reporté leur visite au vendredi. Si ce jeudi fut décevant en terme de visiteurs, la moyenne de la journée du jeudi et du vendredi ramène la fréquentation à des sommets honorables.

Seuls quelques exposants ont été gênés par les intempéries dans le couloir rhodanien. Notre ami Manuel de Souza, de Berdagana, a ainsi attendu une bonne partie de la nuit le chauffeur de son véhicule d’exposition, coincé par la neige à Lyon. Celui-ci est parvenu, exténué, in extrémis une heure avant l’ouverture des portes. D’autres, venu du sud est ou de pays frontaliers, nous ont expliqué avoir mis autant de temps pour passer Lyon que pour le reste du voyage.

Aucun incident à signaler durant le salon, si ce n’est une coupure de courant vendredi après midi. Très limitée dans le temps, trois minutes, elle a plus prêté à sourire que posé problème. Un stand non identifié à même entonné un vibrant « Joyeux anniversaire » qui a beaucoup fait rire.

A noter la réactivité des organisateurs : parmi tous les innombrables problèmes inévitables durant les salons, aucun n’avait resté sans solutions avant la fin de le première matinée.

Quelques récriminations sur les espaces fumeurs, tous fermés dès le second jour pour cause de courant d’air glacial. Les intoxiqués à la nicotine devaient systématiquement repasser par l’entrée principale pour aller prendre leur dose.

Mais sur le plan logistique, aucun doute : ce fut une franche réussite.

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Le stand de Facultatieve, apercu

Professionnels de la profession

L’heure était à la professionnalisation : fini les stands improvisés, ou les exposants étalaient par terre leur marchandise, ici, le moindre exposant était organisé, désigné, soigné jusque dans le moindre détail.

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Le stand de Roc-Eclerc donnait le « la » dès l’entrée, la marque de franchise profitant du salon pour dévoiler son nouveau design et ses couleurs remaniées, son espace devenant démonstration des capacités et ambitions de la marque. Supervisé par Sandrine Thiéfine et Christine Pagnac, animé par les équipes chaleureuses et enthousiastes, Roc-Eclerc n’a laissé aucun détail au hasard. Le résultat ne s’est pas fait attendre : une sensation d’hyper professionnalisme sans perdre le côté humain, chapeau bas. Sans oublier les franchisés, mis à l’honneur sur un immense panneau de remerciements.

Non loin de la, le stand de Facultatieve Technologie… Mais peut on encore parle de stand, ou faut il perler d’espace Facultatieve ? Un immense espace, organisé par thèmes, d’un blanc immaculé à peine rompu par les allées traversantes… Magnifique, imposant, lumineux, mais un peu glacial, à l’image des hôtesses et des commerciaux, qui ont, eux, peut être un peu oublié la convivialité : en une cinquantaine de traversées du stand, je n’ai réussi à obtenir qu’un seul sourire d’un cadre d’Hygeco. Dommage, surtout que le reste, produits, démonstrations, compétences techniques, était absolument parfait.

On saluera le stand des cercueils Bernier Probis : un stand vraiment sublime, élaboré, pensé, soigné, original, un accueil chaleureux des équipes, on salue Olivier Bernier, sa famille et ses collaborateurs, qui ont fait un travail remarquable : passer à côté de leur stand, c’était avoir aussitôt envie d’y entrer.

art1img3-300x246 Le salon du funéraire Paris 2013, tour d'horizon
L'innovation passe par le recontre entre l'art et la mort

Les grandes tendances

Le principal enseignement d’un salon, c’est l’anticipation des grandes tendances. Cette année, la tendance était à la personnalisation des obsèques et à l’offre qualitative.

La personnalisation tout d’abord : face à la demande de plus en plus pressante des familles de sortir du cadre « inscrivez le nom de défunt ici » et de proposer une cérémonie véritablement unique, les professionnels se sont tournés de plus en plus vers l’artisanat. Des fabricants en petites séries ou des artisans spécialistes du sur mesure nous ont ainsi déclaré avoir eu la surprise de voir leur stand envahis par des professionnels désireux d’acheter « quelque chose qu’on ne trouve pas partout ».

La personnalisation joue également sur les sociétés. Ainsi, les exposants qui proposaient une gamme désignée et logotée aux couleurs des entrepreneurs ont vu leurs stands littéralement pris d’assaut.

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La montée qualitative en était un autre exemple. Ainsi, typiquement, l’on a croisé des acquéreurs de véhicules haut de gamme qui pensaient proposer leur limousine toute neuve au même prix que leur corbillard standard. Leur explication tient en quelques mots : face à l’impossibilité pour eux de lutter contre la communication des sociétés low cost, qui ne proposent ni plus, ni moins, nous a expliqué un chef d’entreprise, que le tarif de base de n’importe quelle société de pompes funèbres, beaucoup ont décidé de rogner les marges pour offrir une montée en gamme immédiatement perceptible.

art1img4-300x237 Le salon du funéraire Paris 2013, tour d'horizon
On rencontre aussi de vieux amis au salon. Lisez la joie sur les visages.

Et pour conclure ?

La profession s’est également rajeunie, dans l’état-civil, amis aussi dans les têtes. Face à la poussée imaginative des jeunes, les anciens se sont rendus compte que, finalement, presque tout était possible, et ont mis leur expérience au service de l’amélioration de notre métier. On ne peut que s’en réjouir.

Concernant Funéraire Info, nous avons eu la délicieuse surprise de voir que nous étions connus et reconnus. Il est loin le temps ou nous devions aller de stands en stands en expliquant qui nous étions et ce que nous étions alors en train d’essayer de construire. Et c’était il y a seulement un an. Cette année, deux personnes sur trois avec qui nous conversions étaient des lecteurs, et le troisième promettait en général d’aller « jeter un coup d’oeil ». Nous avons décroché des contrats publicitaires, parfois importants, nous avons également signé des partenariats avec des acteurs majeurs de leurs secteurs afin d’obtenir des informations encore plus qualitative, et beaucoup ont souligné qu’ils appréciaient notre ton, à la foi professionnel et décalé. Bon, faites moi penser à raconter une blague avant la fin de cet article.

On nous a aussi reprochés nos petits défauts, que nous allons travailler d’arrache-pied à corriger.

Bref, un salon dense et passionnant, que nous allons passer la semaine à décrypter dans le moindre détail. Il y a beaucoup à dire.

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