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Le broyeur de calcius EMC, le tout-en-un indispensable des crématoriums

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broyeur de calcius Europe Metal Concept

Le broyeur de calcius mis au point par EMC est désormais dans sa version définitive. Un équipement à la pointe de la technologie pour un aspect souvent peu considéré, dans les crématoriums, le broyage des fragments osseux à fin d’obtenir les cendres, et la récupération des métaux. EMC propose une solution tout-en-un.

Un appareil complet

Le principe du broyeur de EMC est d’utiliser les vibrations à haute fréquence : les ondes sont modulées à une fréquence très précise qui entre en résonance acoustique avec le calcius. Ceux-ci sont réduits en cendre par fissuration et non plus par écrasement et malaxage.

Le déroulement des opérations est simple : l’opérateur retire les restes à l’issue de la crémation, encore incandescents, les place dans un autoclave, qu’il installe dans le broyeur EMC. De l’autre côté, il place l’urne destinée à recueillir les cendres du défunt.

Le broyeur EMC procède alors automatiquement à toutes les opérations : tri des métaux ferreux et non ferreux, broyage et refroidissement des calcius, disposition des cendres dans l’urne. A l’issue, l’opérateur de four récupère l’urne et la scelle, les cendres étant déjà froides.

A l’intérieur de l’autoclave, les calcius sont réduits en poussière par les ondes modulées. Un aspirateur les envoie au fur et à mesure vers l’urne. Ce dernier est calibré de façon très précise, pour pouvoir avoir assez de puissance afin de transporter les cendres, mais pas assez pour soulever quelque chose de plus lourd, comme les parties métalliques ou les parties non encore broyées. Le refroidissement est assuré durant le trajet des cendres de l’autoclave à l’urne par échange thermique.

Version définitive

Nous avons demandé à Louis Piazza, directeur de EMC, ce qui avait évolué par rapport à la première version qu’il nous avait présenté en 2015« Le design, tout d’abord. Ce n’est pas la partie essentielle des modifications, mais c’est ce qui se verra en premier, donc je commence par là. Mais l’essentiel réside dans sa simplification ».

Une simplification technique, tout d’abord ergonomique « Nous avons réduit le nombre d’opérations auxquelles l’opérateur doit procéder. Nous voulions un fonctionnement simple et intuitif, et nous avons pour cela combiné des opérations et supprimé tout ce qui était inutile. L’opérateur a désormais un nombre très minime de manipulations à effectuer ».

Mais cette simplification technique a aussi d’autres avantages « En réduisant le nombre de pièces mécaniques et électroniques, nous avons amélioré la fiabilité de l’appareil, sa longévité, et ses besoins en entretien. C’est un investissement sur le long terme, et les crématoriums doivent pouvoir compter dessus sans se poser de questions. EMC a la réputation d’être un partenaire fiable, nos appareils doivent l’être aussi. »

La commercialisation officielle débutera sous peu « Officiellement. Mais nous avons déjà une dizaine d’appareils pré-commandés, dont un à l’étranger, en Italie, et d’autres qui ont manifesté leur intérêt. Les crématoriums intéressés peuvent dores et déjà nous contacter. »

Le site de EMC : europemetalconcept.fr

Dispersion des cendres en mer : la législation

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bateau dispersion cendres immersion urne mer
(bateau : Antarès de Beneteau)

La dispersion des cendres en mer est un sujet qui suscite toujours de nombreuses questions, tant sur le site que sur la Page Facebook de Funéraire Info. Que peut-on faire ? Qu’est ce qui est interdit ? Avec Michel Chazottes, de Funéraire de France, toutes les réponses à vos questions.

La dispersion des cendres en mer : la législation

On voit de plus en plus de demandes de dispersions de cendres en mer, sur les communes littorales, par exemple. « C’est vrai. Depuis la loi de 2008 qui interdit de conserver les cendres au domicile, les désirs des familles en terme de destination des cendres ont beaucoup évolués. La dispersion des cendres en mer, par exemple, a connu un essor, mais ce procédé est régi par des règles précises » explique Michel Chazottes, directeur de Funéraires de France, contrôleur technique d’installations funéraires.

Mais alors, Michel, qu’est-ce qui est autorisé, et qu’est ce qui est interdit ? « La dispersion des cendres est interdite dans une rivière ou un fleuve. Elle peut se faire en mer, mais il convient de distinguer deux cas de figure. »

La dispersion des cendres et l’immersion d’une urne, c’est bien ça ? « Oui. Pour une dispersion des cendres, il faut s’éloigner au minimum de 300 mètres du rivage. Pour une immersion d’urne contenant les cendres d’un défunt, le minimum d’éloignement d’un rivage est de 3 milles marins, hors des voies et espaces publics maritimes clairement balisés ou délimités (port, chenal d’accès, parc de culture ou d’élevage marin …), ce qui représente un peu plus de 5500 mètres. »

Il y a un type de bateau précis qui soit exigé ? L’embarcation doit elle disposer d’une habilitation funéraire ? « Non, les dispersions de cendres en mer, que la famille use de sa propre embarcation ou passe par un prestataire disposant d’un bateau, entre dans le cadre du transport privé d’une urne, qui est autorisé. En revanche, un opérateur funéraire qui proposerait un tel service doit respecter la législation. Ce qui implique qu’il ne peut pas embarquer plus de passagers et membres d’équipages, le cas échéant, que le nombre pour lequel le bateau est homologué par son constructeur. La réglementation maritime doit être respectée, même si on ne s’éloigne que de 300 mètres, l’embarcation doit être à jour des équipements obligatoires. Enfin, l’activité doit être déclarée à la capitainerie du port d’attache. »

Être en règle administrativement

La famille doit-elle faire une déclaration ? Comme une dispersion en pleine nature ? « la dispersion en mer est un cas particulier. La famille (ou le prestataire) doit faire deux déclarations. La première est faite à la mairie du lieu de naissance du défunt. Elle mentionne la date et le lieu de dispersion. »

Enfin, pour faire les choses correctement, un prestataire de services « doit vérifier la présence d’un certificat de crémation, et délivrer un certificat de dispersion des cendres en pleine mer, ou d’immersion de l’urne selon les cas ».

Merci beaucoup, Miche Chazottes, et rappelons que Funéraires de France peut vous accompagner sur ces problèmes.

Le site de Funéraires de France : funeraires-de-france.fr

 

Le broyeur de calcius EMC arrive dans une version améliorée

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broyeur de calcius Europe Metal Concept

Il arrive : le broyeur de calcius mis au point par EMC sera commercialisé dans sa version définitive très prochainement. Un équipement très attendu, au point que Louis Piazza, directeur d’EMC, a enregistré dores et déjà une dizaine de pré-commandes, en France et à l’étranger. Détail sur la version définitive.

 

Un appareil complet

Le principe du broyeur de EMC est d’utiliser les vibrations à haute fréquence : les ondes sont modulées à une fréquence très précise.

Le déroulement des opérations est simple : l’opérateur retire les restes à l’issue de la crémation, encore incandescents, les place dans un autoclave, qu’il installe dans le broyeur EMC. De l’autre côté, il place l’urne destinée à recueillir les cendres du défunt.

Le broyeur EMC procède alors automatiquement à toutes les opérations : tri des métaux ferreux et non ferreux, broyage et refroidissement des calcius, disposition des cendres dans l’urne. A l’issue, l’opérateur de four récupère l’urne et la scelle, les cendres étant déjà froides.

A l’intérieur de l’autoclave, les calcius sont réduits en poussière par les ondes modulées. Un aspirateur les envoie au fur et à mesure vers l’urne. Ce dernier est calibré de façon très précise, pour pouvoir avoir assez de puissance afin de transporter les cendres, mais pas assez pour soulever quelque chose de plus lourd. Le refroidissement est assuré durant le trajet des cendres de l’autoclave à l’urne par échange thermique.

Version définitive

Nous avons demandé à Louis Piazza, directeur de EMC, ce qui avait évolué par rapport à la première version qu’il nous avait présenté en 2015. « Le design, tout d’abord. Ce n’est pas la partie essentielle des modifications, mais c’est ce qui se verra en premier, donc je commence par là. Mais l’essentiel réside dans sa simplification ».

Une simplification technique, tout d’abord ergonomique « Nous avons réduit le nombre d’opérations auxquelles l’opérateur doit procéder. Nous voulions un fonctionnement simple et intuitif, et nous avons pour cela combiné des opérations et supprimé tout ce qui était inutile. L’opérateur a désormais un nombre très minime de manipulations à effectuer ».

Mais cette simplification technique a aussi d’autres avantages « En réduisant le nombre de pièces mécaniques et électroniques, nous avons amélioré la fiabilité de l’appareil, sa longévité, et ses besoins en entretien. C’est un investissement sur le long terme, et les crématoriums doivent pouvoir compter dessus sans se poser de questions. EMC a la réputation d’être un partenaire fiable, nos appareils doivent l’être aussi. »

La commercialisation officielle débutera sous peu « Officiellement. Mais nous avons déjà une dizaine d’appareils pré-commandés, dont un à l’étranger, en Italie, et d’autres qui ont manifesté leur intérêt. Les crématoriums intéressés peuvent dores et déjà nous contacter. »

Le site de EMC : europemetalconcept.fr

Mourir en mission dans l’espace ? Questions et solutions bioéthiques.

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en orbite

Et si aujourd’hui l’on pensait à l’impensable ? Personne ne choisit ni quand ni comment il va mourir. Certaines professions sont à risques et on le sait, et l’on peut ainsi mourir bien au chaud dans son lit, comme en pleine tempête sur l’océan. Une profession hors du commun ne peut que conduire à une mort hors du commun. Que faire si lors d’une mission spatiale, un membre de l’équipage meure dans l’espace ? Comment conserver son corps ? Doit-on le conserver ? Des questions pratico-éthiques se posent. Éclairage de l’au-delà… ou presque.

Qu’est-ce qu’il se serait passé si en 1969, les téméraires astronautes de la mission Appolo 11 n’étaient jamais revenus ? Le président Richard Nixon avait un discours prêt, mais concrètement ? Vous comptez un jour vous rendre sur Mars ? Très bien, comptez plus d’un an en aller-retour, personne ne pourra donc venir vous chercher si vous tombez malade ou si vous décédez.

Si les agences spatiales s’interrogent sur la manière de fouler le sol de Mars, des professionnels de ces agences se penchent sur toutes les questions éthiques et déontologiques que susciterait un ou plusieurs décès des membres de l’équipage. Des questions pratiques : Que faire du corps ? Comment le stocker ? Doit-on le ramener sur Terre à la fin de la mission ? Mais aussi éthiques : Quel impact sur le reste de l’équipage d’avoir un cercueil à bord ? Peut-on décider de polluer l’espace avec un corps ? Peut-on priver une famille du retour du corps d’un être cher ? Si l’agence spatiale sait que l’équipage ne rentrera pas vivant, doit-elle lui dire ?

À la NASA un homme en particulier se pose cette question. Il s’agit de Paul Root Paul-Root-wolpe Mourir en mission dans l'espace ? Questions et solutions bioéthiques.Wolpe, spécialiste de bioéthique. Il a lancé une série de questions sur les procédures et sa législation concernant la bioéthique ingénierie. C’est à lui que revient la lourde charge d’étudier toutes les questions des décès en apesanteur.

Vous allez me dire « oui mais sur Terre aussi ça peut être très complexe ». Certes un géologue enseveli ou un chercheur mort aux confins de l’Arctique ne permet pas toujours la récupération du corps. Dans ces deux derniers cas, outre la question éthique par rapport à la famille du défunt, le professionnel fait face à sa propre solitude inhérente à son métier. Mais un membre d’équipage comme son nom l’indique fait partie d’un collectif. Et c’est là qu’intervient la bioéthique. Quelles sont les responsabilités de ses collègues ? Et quelles sont les responsabilités de l’agence par rapport à l’équipage ? Cela devient un décès non isolé, mais une mort qui s’inscrit dans une mise en abîme de la conscience de chacun.

Une approche pragmatique

On le sait, envoyer des agents dans l’espace coûte cher, très cher. Stocker un cercueil à bord alourdirait la facture de plusieurs dizaines de milliers de dollars. De même il reviendrait à l’équipage d’effectuer une mise en bière et de travailler pendant de long mois aux côtés d’un cercueil. Pour un équipage formé psychologiquement à l’endurance et à la restriction, ce côté très terre-à-terre de la vie humaine vient contrecarrer leur mission et risque d’avoir un impact psychologique désastreux : dépression, crise d’angoisse, suicide, abandon de la mission, etc.

Aux confins de nulle part

Les plus pratiques d’entre vous diront sûrement « on ouvre le sas et le cadavre se décompose dans le cosmos ». Mais nous ne sommes ni dans Armageddon ni dans l’Odyssée de l’Espace, ni dans aucun film qui vous tire une larmichette à chaque fois. La charte de l’ONU est très claire sur le sujet: interdiction d’envoyer des débris dans l’espace. Le corps humain est-il considéré comme un débris ? L’ONU explique « On entend par débris spatiaux tous les objets créés par l’Homme, y compris des fragments ou éléments de ces objets, que leurs propriétaires puissent être identifiés ou non, qu’ils se trouvent en orbite terrestre, ou qu’ils reviennent dans les couches denses de l’atmosphère, de caractère non fonctionnel et dont on ne peut raisonnablement escompter qu’ils puissent trouver ou retrouver la fonction pour laquelle ils ont été conçu ou toute autre fonction pour laquelle ils ont été ou pourraient être autorisés ». Voilà pourquoi la Société californienne Elysium Space qui propose d’envoyer une partie des cendres dans l’espace – impossible en France vu la législation sur l’interdiction de séparer les cendres– me semble déontologiquement peu compatible avec cette question des débris même si elle a été créée par un ancien membre de la NASA, Thomas Civeit.

Imaginez, qu’un corps envoyé dans l’espace rencontre par accident un des nombreux engins spatiaux en orbite, la collision compromettrait toute la mission et pire encore contaminerait de fait toutes les surfaces sur lesquelles atterriraient l’engin en question. Impensable même si le désir d’immortalité terrestre d’atterrir aux confins de Pluton est tentant.

Promessa : le début d’une solution ?

Nous vous avons déjà parlé à plusieurs reprises de la promession. Ce procédé a été créé en Suède en 1999 par le Dr. Susanne Wiigh-Mäsak. En 2001, elle fonde la société Promessa afin d’exploiter et d’étendre le concept se spécialisant ainsi dans une solution de funérailles écologiques. Elle sillonne le monde pour faire des conférences en expliquant ce procédé novateur. Sollicitée, elle a été contactée par la NASA dans le cadre de leur mission sur Mars qui n’aura lieu que dans quelques années mais dont les questions bioéthiques soulevées plus haut, sont à traiter dès aujourd’hui. En 2005, un projet conceptuel voit le jour, il s’appelle « le Body Back » qui reprend la forme de la promession –à savoir la surcongélation et la vibration -. Il s’agit d’une sorte de sac de couchage vibrant fait à partir d’un tissu Gore-Tex , un tissu en membrane extrêmement résistant pour toutes sortes d’activités dans des conditions climatiques extrêmes. Le process serait ici d’exposer le corps à une température glaciale et ensuite de le soumettre à une vibration haute fréquence pour réduire le corps en fine particule de poudre. Pesant encore quelques kilogrammes, cette poudre serait alors stockée dans une cabine jusqu’à la fin de la mission.

Même si ça n’est pas encore pour tout de suite, les solutions sont en cours de développement afin de répondre au plus juste à toutes les questions bioéthiques que soulèvent la mort au delà de l’atmosphère.

La dispersion des cendres et l’immersion de l’urne en mer

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bateau dispersion cendres immersion urne mer
(bateau : Antarès de Beneteau)

La dispersion des cendres en mer : un sujet qui suscite toujours de nombreuses questions, tant sur le site que sur la Page Facebook de Funéraire Info. Que peut-on faire ? Qu’est ce qui est interdit ? Avec Michel Chazottes, de Funéraire de France, nous répondons à vos questions.

La dispersion des cendres en mer : la législation

On voit de plus en plus de demandes de dispersions de cendres en mer, sur les communes littorales, par exemple. « C’est vrai. Depuis la loi de 2008 qui interdit de conserver les cendres au domicile, les désirs des familles en terme de destination des cendres ont beaucoup évolués. La dispersion des cendres en mer, par exemple, a connu un essor, mais ce procédé est régi par des règles précises » explique Michel Chazottes, directeur de Funéraires de France, contrôleur technique d’installations funéraires.

Mais alors, Michel, qu’est-ce qui est autorisé, et qu’est ce qui est interdit ? « La dispersion des cendres est interdite dans une rivière ou un fleuve. Elle peut se faire en mer, mais il convient de distinguer deux cas de figure. »

La dispersion des cendres et l’immersion d’une urne, c’est bien ça ? « Oui. Pour une dispersion des cendres, il faut s’éloigner au minimum de 300 mètres du rivage. Pour une immersion d’urne contenant les cendres d’un défunt, le minimum d’éloignement d’un rivage est de 3 milles marins, hors des voies et espaces publics maritimes clairement balisés ou délimités (port, chenal d’accès, parc de culture ou d’élevage marin …), ce qui représente un peu plus de 5500 mètres. »

Il y a un type de bateau précis qui soit exigé ? L’embarcation doit elle disposer d’une habilitation funéraire ? « Non, les dispersions de cendres en mer, que la famille use de sa propre embarcation ou passe par un prestataire disposant d’un bateau, entre dans le cadre du transport privé d’une urne, qui est autorisé. En revanche, un opérateur funéraire qui proposerait un tel service doit respecter la législation. Ce qui implique qu’il ne peut pas embarquer plus de passagers et membres d’équipages, le cas échéant, que le nombre pour lequel le bateau est homologué par son constructeur. La réglementation maritime doit être respectée, même si on ne s’éloigne que de 300 mètres, l’embarcation doit être à jour des équipements obligatoires. Enfin, l’activité doit être déclarée à la capitainerie du port d’attache. »

Être en règle administrativement

La famille doit-elle faire une déclaration ? Comme une dispersion en pleine nature ? « la dispersion en mer est un cas particulier. La famille (ou le prestataire) doit faire deux déclarations. La première est faite à la mairie du lieu de naissance du défunt. Elle mentionne la date et le lieu de dispersion. »

Enfin, pour faire les choses correctement, un prestataire de services « doit vérifier la présence d’un certificat de crémation, et délivrer un certificat de dispersion des cendres en pleine mer, ou d’immersion de l’urne selon les cas ».

Merci beaucoup, Miche Chazottes, et rappelons que Funéraires de France peut vous accompagner sur ces problèmes.

Le site de Funéraires de France : funeraires-de-france.fr

Fédération Française de Crémation : Les nouveaux enjeux pour les crématoriums

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Jo Le Lamer, président de la Fédération française de crémation

À moins d’un an de la mise en application des nouvelles normes de filtration, j’ai interrogé pour vous Jo LE LAMEUR, président de la Fédération Française de Crémation qui nous explique les points de détails des combats qu’il mène au sein de la fédération. Il nous parle aussi des nano pacemakers et du devenir des cendres.

Monsieur LE LAMEUR, la mise en application des nouveaux systèmes de filtration arrive bientôt et doit être effective en Janvier 2018. Qu’en est-il concrètement sur le terrain ?

Dans le principe c’est très bien, cela est la résultante de la mise en place d’une loi qui date de 1995. Le seul problème reste les coûts élevés mais cela paraît inévitable.

Certains crématoriums préfèrent reconstruire complétement plutôt que de changer juste ce système de filtration. Vous le comprenez ?

Tout à fait, il ne s’agit pas que d’une pièce à changer, les crématoriums au fil des années se détériore, changer tout peut paraître plus judicieux. On assiste quand même depuis quelques années à belle progression de ces équipements.

Est-ce-que vous pensez que ces nouvelles dispositions freinent les nouveaux projets de crématorium ?

Pas du tout, il y a des inaugurations régulièrement et depuis 2014 maintenant tous les nouveaux projets présentés sont refusés s’ils ne comportent pas dans leur plan ces nouvelles normes. Tous les grands acteurs le savent.

Est-ce-que vous voyez des obstacles à cette mise en place ?

Le temps. Une réunion à eu lieu au CNOF – Conseil National des Opérations Funéraires- il n’y a pas longtemps et une autre aura lieu en mars. Les retardataires qui aujourd’hui n’auraient pas entrepris les travaux de mise aux normes ne pourront pas être à jour en Janvier 2018.

Que va-t-il se passer pour eux ?

On l’ignore encore, il est peu probable que l’on puisse envisager une fermeture administrative, cela correspond à près de 20% des crématoriums soit entre 30 et 40 crématoriums en France ! Il est plus probable qu’ils disposent d’un délai un comme, pour faire le parallèle, comme la mise aux normes handicapées.

On assiste depuis quelques années à une hausse des taux de crémation en France. Au sein de la fédération vous bataillez vous la liberté de choix des funérailles. Est-ce dû selon vous à un changement des mentalités ou à une meilleure communication autour de la crémation ?

Ce phénomène n’est pas nouveau, il date de plus de 30 ans maintenant. Il est la conjoncture de plusieurs facteurs :

  • L’Évolution de la société : Les conditions d’existence avec l’éclatement des familles qui vivent parfois loin de leur défunt et qui n’ont plus le temps ni l’envie d’aller au cimetière s’occuper de la tombe.
  • Le recul de la religion : Depuis qu’en 1963, le Consul du Vatican II a toléré la crémation même s’il revienne un peu ces derniers temps sur leurs réticences. Le net recul des pratiques religieuses en France a participé à favoriser la hausse des crématoriums sans oublier les disparités régionales en terme de pratiques religieuses tel que le protestantisme par exemple.

Au delà de la crémation est-ce que cela veut dire qu’il faut inventer de nouveaux rites ?

Tout à fait ça n’est pas parce qu’il y a crémation qu’il ne doit pas y avoir de cérémonie personnalisée. Elles sont de mieux en mieux organisées un peu partout.

Cela passe aussi par l’aménagement urbain du territoire, et de l’art funéraire en cela je pense aux jardins du souvenir, lieu de recueillement et d’hommage.

Oui il y a un besoin d’évolution. Avant les endroits étaient ternes aujourd’hui ils sont mieux pensés et conçus pour permettre ces moments d’hommage même s’il y a encore du travail à faire. On va par exemple arriver de plus en plus les cavurnes, ces mini tombes qui sont finalement un prolongement des tombes en inhumation classique.

Cela fait quelques années maintenant que la loi sur le devenir des cendres a été promulguée quels retours en faites-vous sur le terrain ?

Elle n’est pas toujours bien comprise des familles il y a encore du travail à faire autour de cette loi. Voilà pourquoi la FFC se rendra le 27 octobre à l’Université de Lorraine à Nancy afin de participer à un colloque codirigé par l’Union Crématiste Européenne dont la FFC fait partie. Au programme de cette journée le devenir des cendres avec la participation de Jean Pierre Sueur qui viendra expliquer pourquoi il a promulgué cette loi et la cohérence par rapport aux autres pays Européens – En Belgique par exemple où les urnes peuvent rester à la maison-.

Y-a-t-il de nouveaux problèmes qui apparaissent sur le terrain ?

Le flou autour des nouveaux nano pacemakers posent un réel souci. Aujourd’hui tous les crématoriums de France le refusent. La question a été posée aux différents ministères mais pour l’instant aucune solution n’a été trouvée. Le fait est que tout le monde se tourne vers les thanatopracteurs mais c’est une erreur ils ne seront pas la solution. Les nano pacemakers se glissent via l’artère fémorale pour atteindre le cœur. Il s’agit d’une opération chirurgicale que ne peut pas pratiquer un thanatopracteur. Et ça ne s’arrête pas là d’autres sont implantés dans les reins, le pancréas, etc.

Le fait est que les piles sont au lithium ça pose donc le même problème pour les inhumations. On appelle cela de la curiethérapie donc « curie » radioactif, vous voyez où est le problème. Aujourd’hui les tests ont été réalisés par le fabricant Medtronic aux Etats-Unis qui ont révélés que cela ne présentait pas de danger, des tests sont en cours en France pour tester du danger potentiel de ces nouveaux pacemakers.

Il y a quelques temps vous aviez lancé un grand appel au brainstorming afin de trouver le nouveau nom de votre revue. Qu’avez-vous choisi finalement ?

Le choix s’est porté sur « Crémation magazine » avec en sous-titre : « La terre aux vivants » et tout en bas du magazine « Une liberté. Un choix. Une volonté. » Le premier numéro sous ce nom paraitra dans quelques jours.

Merci Monsieur LE LAMEUR et on vous donne rendez-vous le 27 mars à l’Université de Lorraine.

Contact : Jo LE LAMEUR, président de la Fédération Française de Crémation

50 rue Rodier
B.P 411-09

Fédération-française-crémation Fédération Française de Crémation : Les nouveaux enjeux pour les crématoriums75423 PARIS CEDEX 09
FRANCE

Tél : 01 45 26 33 07

 

 

Les morts et les diamants sont éternels

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diamant artificiel synthétique cendres défunt

Que faire des cendres d’un cher disparu après sa mort et sa crémation ? Une société Suisse vous propose une solution pour conserver avec vous l’être aimé : le porter en sautoir ou en chevalière. Après l’avoir transformé en diamant.

Ce n’est pas réellement une nouveauté. En 2013, Eric écrivait déjà un article sur une société américaine qui se proposait de transformer les défunts en diamants.

Mais le procédé vient de débarquer à nos frontières, chez nos amis Suisses. Le principe est simple : le reliquat de la crémation, appelé calcius, est composé quasiment exclusivement de carbone. Ce dernier est donc récupéré, purifié, chauffé à 1500 degrés et compacté à une pression de 60 000 kilos. Le tout donne un diamant de couleur sombre, qui a à peu près autant de valeur que ceux qui servent à la pointe des tourne-disque sur les chaînes Hi-fi.

Certes, c’est original. On imagine un client de cette société débarquer à une soirée de l’archiduchesse une bague à chaque doigt : « Diantre, mon ami, que de bagues vous avez ! »

« Oui, là il y a papa, maman, pépé, et mémé ».

Bien entendu, tout cela reste interdit en France. Un défunt, après sa crémation, doit être soit conservé dans une urne funéraire déposée dans un espace dédié à cela, soit être dispersé en pleine nature. Mais la transformation dudit défunt en breloque bling-bling, en revanche, n’est pas autorisée, donc elle est interdite, de même que la séparation des cendres, qui entre d’une certaine façon dans le processus de fabrication de cette verroterie de luxe.

Il faut compter entre 3500 et 16000 euros le colifichet, tout de même. Certes, le diamant est éternel, même artificiel, mais pas sûr que, quelques générations plus tard, les héritiers soient toujours aussi sensible à l’argument mémoriel. Quel triste sort que de finir au clou dans quelque Mont-de-Piété.

Un défunt qui aurait choisi la crémation pour ne pas passer l’éternité dans un cercueil, et qui finit dans un coffret à bijoux, ne gagne pas forcément au change.


Ceci n’est pas n’importe quel diamant… Il peut s’agir de l’être qui vous est le plus cher ! par Ohmymag

Orthometals, les réponses au recyclage dans les crématoriums

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Jan Gabriëls et Ruud Verberne

Orthometals : le nom est connu de tous les visiteurs des salons funéraires, de Paris et Lyon, mais leur activité reste peu connue en dehors des crématoriums. Quelques réponses aux questions que l’on se pose sur Orthometals et le devenir des prothèses après la crémation.

Orthometals, c’est qui ?

La société a été fondée en 1997 par deux personnes, Jan Gabriëls, chirurgien orthopédiste, aujourd’hui décédé, et Ruud Verberne, qui travaillait dans le recyclage des métaux. Ils se sont lancés dans l’aventure OrthoMetals en se posant une simple question : que devenaient les métaux des prothèses après la crémation ? Ainsi naît l’idée de les récupérer pour les recycler.

Ruud a décidé de prendre du recul et de laisser la main, maintenant que l’entreprise est sur les rails. Une direction en binôme s’est mise en place avec les enfants des créateurs. Quant à Ruud « Ce que j’aime, ce sont les conférences et les salons. C’est tout aussi utile de faire les choses que de les expliquer pour convaincre que c’est possible » explique cet infatigable défenseur du développement durable.

Orthometals, ils font quoi ?

Tous les métaux qui subsistent après la crémation sont récupérés, surtout, les prothèses qui contiennent des métaux rares. Beaucoup des métaux récupérés sont précieux, et suscitent des convoitises. Ortometals les récupère, les trie, les recycles et les revend. La collecte de métaux est faite en moyenne deux fois par an, plus pour les crématoriums de grande taille.

Une fois les métaux récupérés, ils sont triés, et refondus. Les prothèses ne sont jamais réutilisées en tant que telles, les métaux sont transformés en paille, ou en briques, pour être revendus et réutilisés, mais toujours refondus. Orthometals ne travaille qu’avec des fonderies qui ont pignon sur rue, et offrent des garanties très précises.

Orthometals ne cherche pas le meilleur prix, mais les sociétés qui offrent le plus de garantie de transparence. Les métaux sont traités dans les dix jours, aucune spéculation n’est faite sur leurs cours.

Où va l’argent ?

Société familiale, les employés étant les enfants des fondateurs, OrthoMetals développe un modèle économique original : une grande partie des bénéfices, moins les frais de logistique, sont redistribués aux crématoriums partenaires, pour financer des œuvres de bienfaisance.

Ainsi, ce sont 80 % des bénéfices qui sont reversés aux crématoriums partenaires, qui les utilisent ensuite pour aider des associations humanitaires locales, nationales ou internationales. Plusieurs crématoriums se sont, par exemple, associés à Mécénat Chirurgie Cardiaque, et de nombreux enfants ont pu être transportés, hébergés et opérés.

Orthometals s’est construite autour d’un modèle de développement durable. Un modèle qui devrait inspirer, on l’espère, d’autres sociétés dans le futur.

Le site internet d’Orthometals : orthometals.com/fr

Transport routier d’une urne par la famille : ce qui est autorisé

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Récemment, nous avons vu passer un message sur le transport des urnes funéraires par la route. Les réponses apportées à cette question nous ont fait prendre conscience de la nécessité d’un article pour clarifier les choses. Formation, donc, sur le transport d’urnes funéraires par la route en France.

La famille arrive dans le bureau…

Une famille entre dans le bureau, disons, à Brest, pour demander des obsèques, une crémation, et une remise d’urne afin de la transporter à Marseille pour l’inhumer dans le caveau familial avec l’aide d’un marbrier du coin. Situation somme toutes assez classique. La famille vous demande ce qu’elle doit faire. Là, c’est simple, deux situations s’offrent à vous.

La première, vous leur expliquez que l’urne contenant des cendres est l’équivalent d’un cercueil et ne peut être transportée que par un véhicule habilité, service que vous êtes disposés à leur rendre en échange de quelques milliers d’euros. Dans ce cas, vous êtes très, très malhonnête, et ce n’est pas bien, parce que c’est absolument faux.

La seconde consiste à être honnête et leur dire la vérité : la famille a trois solutions qui lui sont autorisées par la législation. La première, faire effectivement appel à vous, mais ça leur coûtera des sous, et pas qu’un peu. La seconde, l’urne funéraire peut parfaitement être transportée par un service postal ou de messagerie, nous avions écrit un article à ce sujet. La troisième, la famille, si elle se rend à Marseille, peut parfaitement emmener l’urne avec elle, dans sa voiture.

Le transport routier par la famille

En effet, tant que l’urne ne franchit pas les frontières, le transport de France à France par la route dans un véhicule particulier est parfaitement légal. L’article 16-1-1 du Code civil l’autorise, en émettant néanmoins quelques consignes. L’urne doit ainsi être transportée avec respect, dignité et décence.

Respect, dignité et décence, si ces intentions sont louables, sont des mots qui laissent toutefois beaucoup de place à l’interprétation. Conseillez à la famille de transporter l’urne, bien calée, dans un carton ou un récipient fermé. Il importe que l’urne soit bien protégée et ne soit pas visible par une tierce personne de l’extérieur – ceci pour éviter toute récrimination inopportune.

D’autre part, éviter de transporter l’urne sur le sol du véhicule, calée entre les pieds d’un passager. Pour le coup, un policier ou un gendarme serait à juste titre en droit d’estimer que les conditions du transport ne sont pas décentes.

Démarches

Il n’y a pas de démarches particulières à accomplir. Mais… Deux précautions sont à observer.

La première est que, au moment de la remise d’urne, la famille devra en indiquer la destination. Et si la famille change d’avis, il est impératif que la famille le signale et que les pompes funèbres l’enregistrent. Le formulaire sur lequel est porté la déclaration de destination des cendres pourra en effet servir en cas de contrôle si les autorités ont un doute.

Enfin, la famille se voit remettre un certificat de crémation. Lors du transport, elle devra impérativement l’avoir avec elle. Il atteste que ce que la famille prétend avoir en sa possession, à savoir une urne contenant les cendres de Monsieur Untel, correspond bien à une crémation de Monsieur Untel. D’accord, cela offre peu de garantie… Mais avoir un document attestant que, dans l’administration, quelqu’un est au courant fait des miracles.

Pour conclure

On le voit, le transport d’une urne funéraire par la route dans un véhicule particulier est absolument légal, à condition de respecter quelques précautions élémentaires. Les pompes funèbres doivent, sur ce sujet, jouer leur rôle de conseil.

Hadès collection : Des urnes pour un deuil sur mesure

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Vous vous souvenez de SECOFIN ? Je vous en avais parlé peu après le salon FUNEXPO. Les urnes d’Hadès collection, étaient mon coup de coeur du salon. Leur nouvelle collection me confirme pourquoi ce sont toujours autant mes préférés.

Chez Hadès, personne n’a chômé depuis la fin du salon, toujours dans la fabrication d’urnes personnalisables en plexiglas , ils ont travaillé cette fois sur le design même des urnes afin de proposer une collection complète adaptée aux demandes de chacun.

Les formats changent

Alors qu’auparavant nous étions sur un format standard de 163 X 225 X 163 mm, les urnes sont cette fois plus petites, notamment en ce qui concernent celles pour les animaux. chat-hades-noir- Hadès collection : Des urnes pour un deuil sur mesure

Cette urne par exemple mesure 163 X 163 X 112. L’impression est sur quatre faces + le couvercle. La contenance est de 3  kg.  Une urne qui est donc plus petite pour s’adapter aux différentes tailles d’animaux.

Et pour les ptits rikiki ?

urne-coeur-pattes-hades Hadès collection : Des urnes pour un deuil sur mesure

Encore plus petit c’est possible avec des urnes, – ci-après pour un chien– ou –ci-dessous pour un chat-, qui ne dépassent pas une contenance de 0,5 kg, pour une dimension de 70 X 70 X 120

urne-chat-hades-2 Hadès collection : Des urnes pour un deuil sur mesure

Un souvenir persistant, mais discret.

Les urnes plates

La grande innovation d’Hadès, ce sont les urnes plates, si bien que l’alliance du travail remarquable sur le plexiglas, et la personnalisation en font des objets de décoration, tout à fait singuliers. Personne ne peut se douter un instant que l’intérieur de l’objet contient des cendres et font de ces urnes une dimension symbolique particulière pour son propriétaire.

chat-plat-noir- Hadès collection : Des urnes pour un deuil sur mesureurne-plate-hades- Hadès collection : Des urnes pour un deuil sur mesure

Pour les défunts, l’urne ci-dessus mesure 360 X 220 X 45 mm. Quand à celle pour animaux, elle est légèrement plus petite, mesurant alors 225 X 205 X 35 mm. Les particularités de ces urnes font qu’elles peuvent se poser à plat, mais elles peuvent tout à fait s’accrocher au mur, une attache est fournie. Elles sont personnalisables sur le dessus.

Ah l’amour

Alors ça…c’est mon coup de cœur de coup de cœur. Bref une mise en abîme de l’amour.

urne-yin-yang-hades-1-1 Hadès collection : Des urnes pour un deuil sur mesure

Chez Hadès on ne fait pas les choses à moitié…

Ou si plutôt ! Des urnes particulières afin de réunir deux amours.

Cette urne Yin Yang par exemple est en impression une face à l’avant. L’urne fait 150 mm X 330 mm X 100. Toujours en plexiglas les deux urnes se place sur le support fourni.

Efficacité et précision

Si les urnes sont plus petites pour la plupart, elles n’en sont pas moins esthétiques, bien au contraire. Le plexiglas est toujours travaillé avec beaucoup de soin et les finitions impeccables. Une solidité et une robustesse qui garantissent au propriétaire une tranquillité d’esprit sur son objet symbolique.

Hadès c’est aussi une efficacité remarquable. Ces passionnés travaillent sans relâche pour vous proposer des urnes adaptées à vos besoins et à votre deuil. Quelques heures à peine pour l’envoi et l’impression de vos photos, 12 heures pour la réalisation de l’urne et un envoi sous 24 à 48H.

Contact : http://Pour en savoir plus : http://hades-collection.com/