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Quand les élèves thanatopracteurs snobent une autopsie

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table d' autopsie
table d'autopsie

Pour débuter l’année et finir les tranches de vie, une petite dernière pour la route ? A partir de la semaine prochaine, nous débuterons une nouvelle série de politique-fiction. En attendant, une petite histoire d’école de thanatopraxie, où l’on montre que l’heure qu’il est est le pire ennemie des aspirants.

La journée se déroulait normalement, c’est à dire dans un calme de monastère. Non pas que les élèves fussent particulièrement attentifs, chacun rêvassait plutôt dans son coin à ce qu’il allait faire le week-end suivant. L’enthousiasme et la passion des débuts étaient depuis longtemps éteints.

C’était assez classique : les impétrants étaient arrivés persuadés que, dès le premier jour, ils enfileraient un masque et une combinaison, et procéderaient à des injections de formol à cœur ouvert sur des cadavres, devant l’œil ébahi de leurs formateurs qui ne manqueraient pas de glisser « Tu es bien meilleur que je ne le suis ». Il avaient déjà appris tout ce qu’ils devaient savoir en regardant la télévision.

Au lieu de quoi, ils s’étaient retrouvés assis en salle de formation, à devoir apprendre des planches anatomiques par cœur, après s’être rendu compte que tout ce qu’ils avaient pu lire, voir et entendre sur la thanatopraxie était faux. Non, ils n’ouvriraient jamais un corps avec une incision en Y pour y injecter un mélange formolé de leur composition qui allait révolutionner les soins d’embaumement. Et, pour finir de les achever, leurs formateurs avaient été formel : seuls ceux qui travailleraient le plus réussiraient. L’éventuelle existence du talent était une considération secondaire.

Claire, la formatrice, se mettait en quatre pour que ses stagiaires réussissent, non seulement à décrocher leur diplôme, mais à ensuite à mener une carrière heureuse. Elle voulait les intéresser. Voilà pourquoi elle entra en classe, ce jour-là, avec le sourire :

« J’ai une très bonne nouvelle. Vous le savez, nous travaillons en collaboration avec l’hôpital, et le professeur Chabenat, qui dirige l’unité médico-légale du CHU, a accepté de vous accueillir vendredi matin à huit heures pour assister à une autopsie qu’il pratiquera et commentera lui-même. »

Une vague lueur d’intérêt s’alluma dans l’œil des élèves. Des questions fusèrent sur le déroulement.

« Comme vous le savez » expliqua Claire, «  le professeur est une référence dans son domaine. Le public n’est jamais admis aux autopsies, c’est donc une chance extraordinaire que vous avez. Vous serez dans la pièce, et le professeur expliquera ce qu’il fait. »

Les élèves manifestèrent leur joie. Claire leur expliqua qu’ils devraient se rendre directement à l’IML, où ils seraient accueillis par le professeur, et qu’ils pourraient ensuite partir en week-end, puisque les cours prenaient fin à midi.

Le vendredi, Claire était dans son bureau, en train de préparer ses cours, lorsque le téléphone sonna. « Claire ? Professeur Chabenat à l’appareil. » Claire regarda sa montre : neuf heures. L’autopsie était déjà finie ? Il y avait eu un problème ?

« Bonjour, professeur. Comment allez-vous ? »

« Bien, merci. Dites, c’est bien aujourd’hui que vos élèves assistent à l’autopsie ? »

Claire sentit l’inquiétude monter « Oui… Pourquoi, ils vous ont dit quoi ? »

« Rien. Il n’y a personne. »

« Pardon ? »

Le professeur soupira « Je les attends depuis une heure. Les deux gendarmes qui doivent assister à l’autopsie aussi, attendent depuis une heure. Je ne sais pas ce qui se passe, avec vos élèves, mais je ne peux pas attendre plus longtemps »

« Je comprends » dit Claire « Je vais voir ce qui s’est passé, sûrement un malentendu ».

Ce qui s’était passé, découvrit vite la formatrice, était simple : panne d’oreiller, de voiture, goutte au nez, tous les élèves avaient une excuse pour rester au lit.

Lorsque la formatrice me raconta cette histoire, elle conclut « Voilà, les gamins qui arrivent en formation ont vingt ans, on leur conseille de travailler en pompe funèbre avant, ils nous expliquent que c’est pas la peine, ils arrivent comme s’ils savaient tout, entre l’école et les à côté, leurs parents dépensent vingt mille euros, et quand ils ont la chance d’assister à une autopsie, ils préfèrent rester au lit ». Ce qui, reconnaissons-le, est la meilleur morale à donner à cette histoire.

Être orphelin : l’enfance éternelle

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orphelin

Papa est mort, maman ne reviendra jamais. En France, ils sont près de 500 000 enfants à vivre la mort, celui de leur parent, de leurs repères, de leur enfance. Comment se reconstruire ? Qui sont les orphelins d’aujourd’hui ?

On meurt enfant, et on renaît orphelin.

Orphelin : le mot invisible

Les personnes endeuillées sont invisibles dans une société où « la mort n’existe pas ». Par maladresse ou par ignorance, les endeuillés sont souvent coupés de la société avec la démarche implicite de ne revenir que lorsqu’ils seront réparés. C’est encore pire pour un orphelin.

Le mot en lui-même dérange, depuis les années 1947, aucune donnée chiffrée minutieuse ne met en évidence la réalité des chiffres. En 2003, A. Monnier et S. Pennec démographes chercheurs estiment à environ 3% les orphelins en France ( chiffre de l’Institut Nationale des études démographiques ) ce qui correspond à environ 500 000 orphelins de moins de 21 ans et 800 000 orphelins de moins de 25 ans.

Sur toutes les familles monoparentales de France, 10% d’entres elles sont dues à l’orphelinage. 420 000 veufs de moins de 55 ans sont comptabilisés chaque année. Et dans 80 % des cas, c’est la mère le parent survivant.

Ce dernier point constitue une grande importance car l’on sait désormais grâce à la dernière étude du CREDOC, que le deuil a aussi un grand impact sur la situation socio économique de la famille. Or pour une femme veuve, les obstacles financiers s’accumulent.

Survivre au décès d’un parent est d’une complexité sans nom. L’on dit souvent qu’il est dans l’ordre des choses de voir un parent décéder avant son enfant. Allez dire ça aux enfants de moins de 20 ans, donc la blessure émotionnelle ne se refermera jamais. Mais le traumatisme peut être aussi plus profond lorsqu’il s’agit de voir l’autre parent affronter seul ce qui auparavant était supporté par les deux.

L’enfant orphelin d’un ou des ses deux parents n’est pas qu’un aspect psychologique c’est aussi sociologique car l’orphelinage conduit à une identification propre orpheline et à un type de profil d’individu dans la société. En ce sens ; c’est un événement social.

La cérémonie pour exister

Pour un enfant, la mort d’un des parents est quelque chose de radical. Si l’enfant est jeune au moment du décès de son père ou sa mère, on peut décemment en conclure que le parent l’était aussi ce qui rend davantage la mort incompréhensible. Les obsèques se déroulent toujours dans une semi-conscience et c’est pour cela qu’il est primordial de faire participer l’enfant s’il le souhaite. En effet, exclure l’enfant de la cérémonie serait le priver d’un au revoir aussi essentiel pour lui qu’il ne l’est pour nous. Il doit être préparé et savoir ce qu’il va se passer. Ne pas lui cacher, lui montrer. Voir c’est savoir.

Le temps de l’après

Un enfant a besoin d’être écouté, rassuré et aimé. La cellule familiale brisée c’est aussi les projets qui vont avec qui le sont pour le parent survivant mais aussi un obstacle à surmonter dans la vie de cet enfant qui sera un jour jeune adulte.

L’école peut devenir un refuge, un moyen de sauver cet équilibre rompu, mais parfois cela peut-être l’inverse, isolement, maladresse des personnels encadrants qui méconnaissent le phénomène et c’est un enfant en décrochage scolaire que l’on observe. Pourtant d’après certaines études, les orphelins ont une force mentale supérieure à celle des autres enfants, endurcis par une blessure qu’ils savent ouverte à jamais.

Finalement qu’est ce qui différencie un enfant orphelin d’un enfant de divorcé qui ne voit jamais l’autre parent ? Peu de chose, l’adieu à un modèle bon ou mauvais, à un repère est toujours très difficile. Un enfant a une capacité d’adaptation extraordinaire, il peut survivre dans un environnement hostile car cet environnement et le sien et il y trouve ses propres repères. La mort entraîne souvent un temps de recul afin de se reconstruire, oui, pour nous adultes. Mais pour un enfant, le temps n’est pas à la reconstruction, mais à la construction même. Le parent survivant deviendra-t-il les deux à la fois ? Ou les traces du passage de l’autre parent seront-elles effacées à jamais?

Derrière les objets laissés par l’amour du père ou de la mère c’est surtout la mémoire et le souvenir que l’enfant aura en héritage. Assez pour se reconstruire ? Un parcours individuel les attend pour qu’un jour il puisse non pas refermer une blessure mais sublimer sa cicatrice.

Harcèlement scolaire : Tu ne mérites pas de vivre

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Vous vous souvenez de la chanson d’Indochine Collège Boy qui avait fait polémique il y a trois ans ? Le clip retranscrivait l’histoire d’un jeune adolescent harcelé à l’école. Polémique pourquoi ? Parce que comme tous les sujets qui font peur, comme tout ceux sur lesquels nous n’avons pas la maitrise, nous préférons ne pas les voir, et les élever au rang de tabou. Aujourd’hui est la journée de lutte contre le harcèlement scolaire.

C’est un sujet délicat.

Délicat parce qu’il touche aux enfants.

Délicat par que nous nous sentons impuissants, coupables, ignorants.

Délicat parce que nous nous rendons compte que nos enfants sont soit bourreaux, soit harcelés, mais dans les deux cas, ce sont des victimes.

700 000, c’est le nombre annoncé par le ministère de l’éducation nationale, chiffre probablement en deçà des réalités, d’autant que ce chiffre date d’il y a trop longtemps, de 2011. En France, c’est 1 enfant sur 10 qui était victime de harcèlement il y a 5 ans, et l’amplification des phénomènes sociaux sur internet à sans doute aggravée le chiffre.

Najat Vallaud Belckacem est revenue sur cette importante journée dont son discours tend à alerter sur la situation.

Qu’est ce que le harcèlement scolaire ?

Il peut partir d’une simple brimade, et virer aux insultes, à la mise à l’écart, voire à la violence physique. Sa particularité ? La répétition. Voler le dessert d’une personne un peu isolée, tous les jours c’est déjà le harceler. Exclure quelqu’un en ne l’invitant jamais nul part, en ne le choisissant pas en sport, en le laissant seul dans la cours, est du phénomène du harcèlement. Cela peut-être aussi sur le physique, à l’âge ingrat de l’adolescence où l’on cherche et l’on apprend sur son corps, un nez un peu de travers, quelques dents décalées, une taille qui ne rentre pas dans une norme imaginaire et cela peut vite tourner au cauchemar pour la victime et à l’obsession pour son bourreau.

L’école, cette société.

L’école est un lieu d’apprentissage mais c’est aussi un lieu de vie et de société. Un enfant passe plus de temps avec ses camarades qu’avec ses parents ou ses frères et sœurs, il doit se sentir en sécurité. Or aller à l’école, au collège ou au lycée tourne parfois au cauchemar. Beaucoup n’oseront rien dire, parce que la loi du silence règne dans les établissements, qu’ils ne veulent pas être « une balance » – ce qui conduit aussi aux autres à ne pas dénoncer lorsqu’ils sont témoins-. Mais le fait est également qu’à force de se faire insulter l’enfant finit par y croire aussi, que c’est de sa faute, qu’il « ne mérite » pas les autres, qu’il « ne mérite » pas de vivre.

« Mais m’dame, c’est pour rigoler »

Souvent ça part de là, une blague pas drôle, un truc qui dérape, et l’enfant victime malheureuse devient la risée de toute la classe, puis très vite de toute l’école. L’harceleur ne se rend pas toujours compte à la base considérant ça comme « bon enfant ». Mais de la violence verbale ou physique unique, elle devient harcèlement lorsqu’elle est répétée. Ce qui différencie l’harceleur de la victime dans la forme ? La victime est toujours seule, tandis que l’harceleur lui est emporté par le groupe.

Si c’est dur pour moi, ça le sera aussi pour toi

« Quand j’étais petit je rapportais à ma mère que quelqu’un m’avait fait mal, je devais avoir je ne sais pas, peut-être 5 ou 6 ans, elle me disait « soit tu te défends, soit c’est moi qui t’en mets une ». Du coup c’est devenu comme ça tout le temps…l’arène. Avant d’avoir besoin de me défendre j’attaquais, et les plus faibles étaient ma cible ». Julien, 33 ans.

Le fait est qu’hormis un petit nombre d’harceleur qui prend véritablement du plaisir dans la souffrance de sa victime, la plupart des bourreaux sont des êtres en souffrance, qui survivent dans la jungle que représente l’école. Pour ne pas être eux mêmes vulnérables, ils préfèrent prendre les devants. Une sorte de catharsis, le bouc émissaire devient celui sur lequel on va verser tout ce que l’on veut expier.

Le silence des victimes

Même problème du coté des victimes de harcèlement, qu’il s’agisse d’une fille ou d’un garçon, parler ça veut dire rompre avec la société dans laquelle on est.  C’est aussi, un peu comme le deuil d’ailleurs, des enfants qui ne veulent pas faire de la peine à leurs parents et qui préfèrent taire leur souffrance plutôt que d’avoir à affronter leur regard de honte ou de tristesse. Parents qui souvent, ne se doutent de rien, un enfant étant capable de prendre énormément sur soi.

La violence est libérée derrière les écrans

Nous le savons, parce que nous mêmes nous le voyons sous certains articles, avec « les Trolls », les réseaux sociaux libèrent toute sorte de violence. Une campagne de sensibilisation est destinée à rappeler que « liker c’est déjà harceler ». Le sentiment de solitude à tendance à être renforcée, et l’insulte elle, est exposée. Du « dégage » à l’école nous arrivons vite au « suicide toi » sur internet.

Sensibiliser les enfants et les adultes

Aujourd’hui l’heure est à la prévention. Des campagnes de prévention ont lieu dans les établissements scolaires afin d’expliquer ce qu’est le harcèlement à l’école pour mieux le reconnaître et l’arrêter. C’est aussi identifier par des mots réels qui ont un impact. Harceler peut conduire à une forte amende voire à une peine de prison. Les enfants surtout au collège n’ont pas toujours conscience qu’il peut y avoir sanction, et même condamnation. C’est expliquer aussi expliquer qu’une victime peut développer de lourds traumatismes, arrêter sa scolarité, voire se suicider.

Prévenir les enfants c’est aussi une manière d’alerter les adultes, ceux qui accompagnent et encadrent les jeunes, c’est-à-dire les responsables de l’enseignement et de l’encadrement, mais aussi les parents.

Prendre en compte la phobie scolaire

De plus en plus fréquemment des enfants sont retirés de l’école car cela devient un lieu où ils ne sont plus en sécurité. La phobie scolaire touche de plus en plus d’enfant, et qu’il convient de le prendre en compte. Quand aller à l’école devient un enfer, il faut faire quelque chose, pas toujours une solution idéale, il s’agit surtout pour des enfants et des parents démunis, d’une question de survie.

Le suicide, le fléau du harcèlement

Diego 11 ans, Marion 13 ans – Film : Marion 13 ans diffusé le 27 septembre 2016 sur France 3-, Emilie 17 ans, Mattéo, Léa, Juliette, tous ont mis fin à leur jour en se suicidant suite au harcèlement qu’il subissait. Pour les parents d’Emilie c’est devenu un combat, il y a peu ils ont mis en ligne le journal intime de leur fille afin de lutter contre ce fléau et d’alerter les pouvoirs publics.

Les enfants sont cruels dit-on souvent, certes…Nous disons aussi que les enfants reproduisent ce qu’ils voient, et sont des êtres d’observation de la société dans laquelle on vit. Sans trop spéculer, on peut néanmoins s’hasarder à dire que plus la société se divise, plus elle se déchire, plus elle stigmate et plus nos enfants, eux, meurent. Corrélation tragique d’une société qui ne regarde pas là où il faudrait.

 

Espérance de vie : mieux vaut bien travailler à l’école

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Voilà un parfait plaidoyer pour l’école et les études : selon une publication de l’Insee hier jeudi, un cadre peut espérer vivre six années de plus qu’un ouvrier, une femme cadre trois ans de plus qu’une ouvrière. Car si l’espérance de vie augmente en moyenne, cela ne s’applique pas de la même façon pour tout le monde.

Et, foi de statisticien, ces écarts sociaux n’ont guère bougé depuis trente ans. L’institut va toutefois plus loin, en se penchant sur le niveau de diplôme atteint. Le résultat est édifiant, surtout chez les hommes. En atteignant un niveau supérieur, on gagne un an de vie sur le simple bachelier, ou encore 3.5 ans de plus qu’un titulaire du BEP ou du CAP voire même carrément 7.5 années de plus qu’un homme sans diplôme. Chez les femmes, dont l’espérance de vie est déjà généralement plus longue par rapport aux hommes, l’écart entre le niveau d’études supérieures et le brevet n’est que de 1.7 an.

Ces écarts d’espérance de vie selon sa situation sociale s’expliquent. Les cadres sont évidemment moins exposés que les ouvriers à la pénibilité du travail et des conditions de production (dangerosité, produits chimiques…). Ils ont davantage accès aux soins, et en moyenne fument moins, boivent moins, sont moins obèses. Ajoutons, chez les femmes, le fait qu’elles ont la bouteille modérée, et qu’elles passent moins de temps au travail dans leur vie (donc moins de risques). Qui plus est, elles passent forcément entre les mains de professionnels de la santé au moment de grossesses.

Créa-for, le moulage funéraire fait école

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(publi-rédactionnel)

C’est en Bretagne et plus précisément dans les Côtes d’Armor entre Lannion et Guingamp que Béatrice Narabutin a décidée d’implanter la société Crea-For .

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Bronze Patiné

Cette dernière y propose un Centre de Formation particulièrement destiné aux professionnels du funéraire comme les thanatopracteurs diplômés ou en devenir , les assistants funéraires ou toutes autres personnes désireuses de se former à l’Art Mortuaire.

En effet, le moulage est à ce jour une matière enseignée de façon facultative dans les nombreuses écoles préparant au Diplôme National de Thanatopracteur mais bien souvent ces cours survolent ou enseignent la manière la plus simple à mettre en œuvre et qui ne requiert pas de connaissances particulières en employant de l’alginate ou des bandes plâtrées.

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Main en résine peinte, bleue

Alors , même si le résultat est fidèle à l’empreinte prise, il n’en demeure pas moins que le choix de restitution du matériau est fortement limité puisqu’il n’est possible dans ces deux matières là de ne couler que du plâtre, de la résine polyester ou de la pierre reconstituée.

Ce que Béatrice propose est nettement plus complet car les méthodes employées permettent entre autre, l’élaboration d’une coque en élastomère de silicone renforcée qui fera que l’œuvre que vous aurez choisi de reproduire pourra se décliner en plusieurs versions de matériaux (bronze, résine translucide, pierre reconstitué, résine polyesther etc…) en utilisant toujours le même moule qui sera confectionné une fois pour toute.

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Main sur socle

Bien entendu, les méthodes traditionnelles y sont enseignées car il faut bien commencer par celles-ci pour pouvoir ensuite accéder à une technicité plus élevée.

La méthode pédagogique comprend une formation ultra complète sur quatre jours pleins qui permettra au futur stagiaire de repartir avec au moins trois ou quatre tirages différents dont une main en bronze véritable, d’autres formules peuvent être proposées selon le budget de chacun, les matériaux que les personnes intéressées souhaitent savoir couler et façonner et le temps dont elle dispose mais quoi qu’il en soit, il faut compter au moins deux jours pour apprendre les rudiments du moulage mortuaire qui ne s’opère pas de la même façon que le moulage traditionnel .

main-translucide-300x225 Créa-for, le moulage funéraire fait écoleEt c’est justement parce que la formation demande de la rigueur que Béatrice a délibérément choisie de limiter les places à chaque cycle de formation afin de permettre un enseignement de qualité qui saura être profitable en développant une participation active aussi bien du formateur que du stagiaire.

L’endroit dans lequel se déroule la formation est situé à Louargat (1), dans un petit bourg de campagne et le local est totalement aménagé et adapté pour vous recevoir dans les meilleures conditions possibles afin de personnaliser la formation et de rendre les cours agréables et ludiques.

Béatrice a aussi prévu de fournir des fiches détaillées sur chaque produit utilisé et proposera aussi la remise d’un DVD qui reprendra les principales étapes de votre formation (en accord avec les participants) afin que les stagiaires puissent reproduire sans difficulté ce qu’ils auront appris à faire à l’occasion de cette formation.

Le moulage mortuaire n’est certes pas un service très demandé car il n’est tout simplement pas proposé.

Et les personnes formées à ces techniques sont rares et représentent une réelle valeur ajoutée à l’entreprise qui les emploient car c’est un moyen de se démarquer de la concurrence en offrant un service que très peu de thanatopracteurs ou de conseillers funéraires maitrisent réellement.

La restitution en différents matériaux est certainement une nouvelle forme d’hommage funéraire qui permettra à l’entreprise qui le proposera de se distinguer radicalement en offrant une autre alternative à la loi sur l’interdiction de ramener une urne chez soi.

Force est de constater que 70 % des gens qui optaient pour le maintien de l’urne funéraire à leur domicile finissait par la ramener au crématorium …Mais qu’en est il des 30 % restants ?

Qu’à-t-on à leur proposer comme alternative pour apaiser leur tristesse et faciliter leur travail de deuil à part un médaillon ou une photo ?

Pic035-300x225 Créa-for, le moulage funéraire fait écolePas grand chose en réalité et ce service résolument moderne et visionnaire permet de restituer fidèlement et à l’échelle, la main ou le visage de la personne telle qu’elle était, une cicatrice, une alliance laissée pendant le moulage, une forme particulière ?

Tout est restitué dans les moindres détails y compris les pores de la peau et ce panel de réalisations vous permettra ainsi de constituer votre présentoir dans votre magasin ou votre vitrine.

La formation comprend aussi l’enseignement des finitions possibles sur chacune de vos œuvres tels que des vernis, l’apposition de pâtes de décoration cirées ou vernies, la pose de couche d’apprêt en vue de faire dorer par la suite votre réalisation par un maitre doreur ou par un marbrier formé à la technique de la pose de feuille d’or ou d’argent etc.

Une attestation de fin de formation est remise aux stagiaires, l’envoi de la pièce en bronze et du CD ou du DVD se feront ultérieurement puisque ce dernier est coulé dans une fonderie d’art et qu’il faut encore le travailler pour lui donner sa patine définitive (2).

pierre3-300x225 Créa-for, le moulage funéraire fait écoleNul doute en tous cas que cette formation complète à merveille une activité de thanatopracteur ou de conseiller funéraire soucieux d’apporter une touche supplémentaire d’originalité.

Il est temps à présent de réserver vos places, certaines sessions étant déjà complètes, Crea-For propose même des formations à la carte pour que tout à chacun y trouve son compte ! Vous trouverez tous les renseignements et les fiches d’inscription sur le site crea-for.fr ou en contactant tout simplement Béatrice sur la fiche contact du site internet du Centre de Formation.

 Venez nombreux et faites nous remonter vos impressions sur le site de Funéraire Info…

(1) Des solutions d’hébergement et de restauration sont disponibles sur place, mettez vous en contact avec Crea-For pour connaître les modalités

 (2) La pièce en bronze sera expédiée sous huit semaines environ en recommandé avec AR

Le site internet de Créa-for se trouve ici : LIEN

Edito : c’est la rentrée !

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rentree Edito : c'est la rentrée ! C’est la rentrée. Cette fois-ci, c’est la bonne, pas de doutes, il n’y a qu’à allumer le poste pour s’en rendre compte : des petits visages baignés de larmes qui disent adieu à leurs parents jusqu’au soir, tandis qu’à l’arrière plan l’institutrice déjà les jauges. N’allez pas expliquer aux enfants qu’ils vivent les plus belles années de leur vie : pour eux, vous êtes un grand, à savoir quelqu’un qui a la possibilité d’entrer dans un magasin et de s’acheter tous les jouets qu’il veut, et qui ne le fait pas : un idiot, en somme. Preuve s’il en faut que l’incommunicabilité vient de l’absence de référents communs.

Pas de larmes, mais la voix peut être un peu chevrotante de votre collègue qui contemple d’un air morne le ciel parisien en vous décrivant ses vacances au soleil. Aucun doute : c’est la rentrée.

Pas de larmes, mais un air préoccupé pour les politiques de tout bord qui viennent expliquer ce qu’ils vont faire et leurs opposants qui expliquent qu’il faudrait faire à peu près tout le contraire, sur le thème sempiternel « Je ne veux pas les critiquer, je les respectes, mais je le dis : ils sont nuls ». La rentrée, en somme.

Pas de larmes, mais cela ne saurait tarder, pour votre libraire qui déballe les 678 romans de la rentrée littéraire en pensant au 678éme, ce jeune auteur prometteur, le futur Victor Hugo, qui passera inaperçu, dont le livre partira au pilon, et qui disparaîtra à jamais du monde de l’édition. La rentrée littéraire, aussi.

Et chaque rentrée, le petit jeu des pronostics : qu’est-ce qui va prendre de l’importance dans les mois qui vont suivre ? Politique, économie, sport, société, le petit jeu est ouvert.

Alors, parions. Mais pas pour perdre, ou le plaisir du jeu : parions pour anticiper.

Certitude de la victoire, rien de tel que parier sur un marronnier. Un marronnier, vous savez, c’est un sujet que la presse ressort régulièrement, à peu près chaque année à la même époque, et qui est sûr de faire de l’audience, comme par exemple les régimes dans les magazines féminins en juin. Ou la rentrée scolaire.

Le marronnier qui nous intéresse est bien sûr celui de la Toussaint. Comme chaque année, beaucoup de journaux vont s’emparer de ce sujet qui nous concerne au premier chef, « le marché de la mort » et nombre d’entre eux vont le traiter sur le thème « comment les vilains croque-morts profitent de votre tristesse pour piquer vos sous ». Chaque années, c’est pareil. Et si l’on note de ci, de là, une heureuse surprise (mention spéciale à nos confrères du Télégramme de Brest qui avaient réalisés un dossier objectif et bien documenté l’an passé), l’on remarque plus les mauvais. Un titre comme « le scandale des pompes funèbres » fait vendre.

Cette année, toutefois, une chose change : l’an dernier, à la même époque, Funéraire Info n’existait pas. Affirmation peut être un brin prétentieuse, mais voilà : l’an dernier, il n’y avait pas de média objectif, réalisé par des professionnels du funéraire sous la supervision de professionnels de la presse, accessible à tous et gratuit.

Nous n’avons pas la prétention de faire changer les choses : le scandale fera toujours vendre du papier ; mais nous avons la prétention d’informer sur la réalité de la profession, de servir d’interface entre le public et les professionnels, en restant crédibles et objectifs. Pour la diffusion, c’est notre notoriété. C’est vous qui la faites.

Deuxième point d’actualité qui dominera l’année. L’argent. La crise est partout, les habitudes de consommation des usagers des pompes funèbres ont déjà commencé à changer. L’offre low cost s’étend à peu près partout. Qu’on le veuille ou non, le phénomène reviendra souvent dans l’actualité, sauf changement radical de la conjoncture. On ne pariera pas là dessus. Mais il est des raisons d’espérer : l’énergie créatrice s’en trouvera multipliée. Le public voudra continuer à honorer dignement son défunt, même s’il a moins d’argent pour le faire. Trouver des solutions personnalisées sera l’apanage des petits indépendants. Nous les suivrons de près, autant que les grandes sociétés qui vont mettre des moyens importants dans leur développement.

rentrée-300x209 Edito : c'est la rentrée ! D’autres encore seront certainement présents dans nos pages : la création d’un syndicat de thanatopracteurs va sensiblement, on le pense, modifier le visage de la profession. De nouvelles techniques, de nouveaux produits, aujourd’hui expérimentaux, vont apparaître sur le marché. Vous les découvrirez chez nous. Des lois seront proposées, votées, appliquées : nous vous en informeront, les analyseront et vous en informeront.

Sur tout cela, on prend le pari.

Allez, séchez vos larmes : vous voyez bien qu’avec tout cela, l’année qui vous sépare de l’été prochain sera vite passée.