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Travailler aux pompes funèbres, le bénéfice du doute

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Caspar_David_Friedrich doute brouillard
« La seule certitude que j’ai, c’est d’être dans le doute »
Pierre Desproges

C’est une question anonyme qui nous est parvenue et que nous avons posé sur Facebook : « La remise en question, surtout au début, est-elle saine ? ». Le doute est-il sain ? En tout cas, une chose est certaine : celui qui ne doute pas est incapable de se rendre compte qu’il a échoué.

Le doute est utile (le passage désagréable de l’article)

Une chose est certaine : le doute, surtout au début, est inévitable. Lorsqu’on se rend compte de la pression qui pèse sur nos épaules, en recevant sa première famille, une question apparaît comme inévitable : « Suis-je à la hauteur ? ». Inévitable et nécessaire.

Tout d’abord il faut savoir si vous avez la première qualité indispensable au métier : la capacité de prendre du recul. Les pompes funèbres, et, plus largement, les métiers du funéraire, finalement, c’est quoi ? La rencontre entre des personnes (les familles) qui sont en train de vivre un des pires moments de leurs vies, et un professionnel sur qui elles comptent, pour que, dans cet océan de larmes, le nécessaire soit fait.

Si elles se retrouvent face à un pleurnichard en train de s’apitoyer sur son sort, et qui sera incapable de leur offrir ce qu’elles cherchent, à savoir l’incarnation d’un phare dans la tempête, si vous n’êtes pas capable de vous mettre de côté pour assurer votre mission, alors, vous aurez au moins une certitude : vous n’êtes pas fait pour ce métier.

Attendez, il faut relativiser une chose : on ne vous demande pas d’être Rambo ou Terminator. Savoir distinguer ses problèmes et son métier, ce n’est pas tout encaisser sans broncher, c’est aussi savoir dire « Aujourd’hui, je ne suis pas en état d’épauler une famille, il vaut mieux que je m’abstienne. ». Si ça vous arrive trop souvent, par contre…

Le doute est partagé

Apprenez quelque chose : le doute est partagé par tous. Le métier est difficile, sur beaucoup de plans, tant dans la nature du travail en lui-même que son environnement : ne rêvons pas, même si on dit qu’il ne faut pas pleurer avec les familles, il est impossible de rester en permanence imperméable à toute cette peine. Souvent, d’ailleurs, ça arrive par surprise, lorsqu’on se croit blindé, imperméable à tout. Lorsqu’on ne doute pas, en fait.

Simplement, certains n’expriment pas les doutes qu’ils ressentent. Tout simplement parce que certaines personnes aiment à donner d’elles-même l’image de la confiance en soi, et d’autres, tout simplement, n’arrivent pas à exprimer ce qu’elles ressentent.

Mais le doute peut aussi amener à un constat : tout le monde n’est pas fait pour ce métier, sans d’ailleurs que ce soit une question de courage ou de force de caractère. Et il est sain de douter, pour au final conclure que ce n’est pas pour vous, plutôt que, parfois, persister, parce que vous finirez par le payer chèrement : votre psychisme, voire votre santé, sont en jeu.

Notez que le doute n’est pas l’apanage du funéraire. Je vous mets au défi de trouver un métier, un seul métier, où l’on ne doute pas.

Le bénéfice du doute

Alors, voilà : douter de vous-même, c’est bien. Cela prouve que vous êtes capable de vous remettre en question, et donc de vous améliorer, et d’apprendre. Mais il ne faut pas oublier quelques petites choses. Au nombre de trois : choisi, formé, accompagné.

Parce que vous avez été choisi par un employeur, par des formateurs, qui vous ont formé au métier, et vous êtes accompagné au quotidien par vos collègues. Comme vous, ils ont une conscience professionnelle, et ils ne vous laisseront pas vous enfermer dans l’erreur. Si vous faites mal votre travail, ils vous le diront et vous aideront à vous corriger. Personne n’a intérêt à laisser pourrir la situation.

Au final, donc, le doute est sain et nécessaire, mais il doit rester ponctuel. Si vous doutez en permanence, c’est un problème, mais sans doute d’un autre genre.

Alors, si vous doutez, sachez que c’est une bonne chose. Si le doute persiste, peut-être n’êtes vous pas effectivement fait pour le métier. Mais la seule personne qui puisse le savoir, c’est vous.

facebook-doute-pompes-funèbres Travailler aux pompes funèbres, le bénéfice du doute

Les métiers du funéraire : une grande famille

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Jeu des sept familles
Rémi Malingrëy

Tu travailles dans le funéraire ? Oui…Mais encore ? Avant la fin du monopole « pompe funèbre » cela voulait dire « croque-mort ». Mais aujourd’hui ? De conseiller(e)s funéraires, à porteurs, à maître de cérémonie en passant par la thanatopraxie, la formation ou les commerciaux, vous êtes des milliers à travailler dans le domaine. Focus sur ces métiers du funéraire qui vous vont comme un gant.

Dans la famille Funéraire je demande : la mère

Le/a conseiller(e) funéraire, est sans doute l’un des métiers qui a le plus évolué. On peut parfaitement être conseiller(e) et en même temps maître de cérémonie, porteur, voire gérant(e) d’agence de pompe funèbre. Mais il est vrai qu’au fur et à mesure des années, le métier s’est spécialisée et surtout s’est professionnalisé.

Il faut avoir son diplôme de conseiller(e) en poche si l’on veut espérer être embauché par une agence de pompe funèbre. Pourquoi c’est important ? Parce qu’il ne s’agit pas simplement de vendre une prestation, ni d’avoir « une vocation » ou je ne sais quoi pour le genre humain. Il faut faire preuve d’empathie… mais pas trop, d’abnégation… mais pas trop, de sens commercial… mais pas trop. Bref un métier d’équilibriste qui est dans la mesure.

Métier qui, en se spécialisant a fini par se féminiser, pour ses qualités d’écoute que, personnellement je retrouve tout aussi bien chez un homme. Toujours est-il que l’on en demande plus au conseiller aujourd’hui car les besoins des familles évoluent. Plus question de s’occuper uniquement des obsèques à l’instant T, mais aussi de faire de la prévoyance via les contrats obsèques et donc de tenir un rôle de conseil.

C’est aussi un métier de l’après, qu’il s’agisse de marbrerie ou de gestion du deuil. De plus en plus rares sont les conseillers funéraires qui ne revoient les familles que pour le paiement des obsèques. Ils les conseillent également pour l’administration post-obsèques ou le lourd travail du deuil. Tant de choses à apprendre qui sont dispensées dans les différents organismes de formation.

Dans la famille funéraire je demande : le père

Le ou la directrice d’agence. Comme je le disais au-dessus, il se peut que ce poste soit totalement polyvalent, mais si une agence est importante ou s’il s’agit d’un groupe ou d’un réseau le poste est unique et particulier. Il allie à la fois les compétences du conseiller mais aussi la lourde gestion administrative, financière, les rachats, les partenariats, les fournisseurs, et bien sur la gestion du personnel.

Les décisions prises ont un impact direct sur l’image que l’on souhaite donner à sa pompe funèbre : low cost ? Proche des familles ? Réactive ? etc. Des responsabilités lourdes, dispensées également en centre de formation, métier qui est certifié par le diplôme de niveau VI. Même s’il est encore très masculin, cela n’est pas dû forcément au funéraire mais au parallèle que l’on peut faire dans la société entre le grade et le genre. Chef, dirigeant, etc. Mais c’est en passe de se modifier, les entreprises de pompes funèbres sont pour certaines encore très familiales et la relève féminine n’est jamais loin.

Dans la famille funéraire je demande : le grand-père

Les porteurs, qui sont également souvent maître de cérémonie, sont principalement des hommes. Pourquoi ? tout simplement parce que la loi désigne qu’une femme dans son exercice professionnel ne peut pas porter un poids excédant 25 kilos, même si l’on en voit de temps en temps, évidemment. À quatre, à deux, le porteur a une charge physique très lourde à gérer, et est en toute première ligne pendant la cérémonie. C’est vers lui que la famille se tourne, c’est à lui qu’elle s’adresse, ou au maître de cérémonie.

C’est un véritable chef d’orchestre qui doit allier une tenue irréprochable tant physique que psychologique car la famille va se souvenir de toutes les étapes des obsèques et ces étapes sont nécessaires au travail de deuil. Même si les porteurs sont souvent  vacataires -et ont un autre métier à côté- de plus en plus d’entreprises embauchent en CDI, une manière d’avoir ses employés à soi, un peu comme une marque de fabrique, et c’est aussi grâce à la formation. Auparavant les porteurs n’étaient pas formés mais de plus en plus aiment à se perfectionner en passant leur diplôme de porteur ce qui donne un plus à l’entreprise. Une manière aussi d’évoluer au sein de l’entreprise par la suite.

Dans la famille funéraire je demande : la grand-mère

Les maîtres de cérémonie, j’avoue ce sont mes petits chouchous ! Pourquoi ? Parce qu’ils écrivent rho évidemment mais pas que, ils doivent sans cesse se renouveler pour ne pas faire d’une cérémonie particulière pour chaque famille un banal copié collé du discours précédent. Très à l’écoute des familles, ils essaient de recueillir le plus d’informations possibles sur le défunt mais aussi sur l’assemblée réunie le jour là pour créer une interaction et faire de cette cérémonie un moment très particulier. Lorsqu’on interroge une famille c’est de la cérémonie qu’elle se souvient le plus, de la douceur et du tact du maître de cérémonie. Impassible et en même temps impliqué il est le pilier central des obsèques.

Dans la famille funéraire je demande : le fils

Il a tout intérêt à être costaud ! Avec son poste polyvalent, il creuse les fosses, coule les caveaux, assemble les monuments funéraires, je vous présente : le marbrier.

Ses connaissances s’étendent de la maçonnerie aux matières qu’il travaille, des matériaux les plus fins comme la feuille d’or aux outils dangereux qu’il manipule. Il grave, sculpte parfois, taille, poli… Son métier est peu mis en valeur, et pourtant il peut être à l’origine des plus belles « dernières demeures ».

Dans la famille funéraire je demande : la fille

C’est la petite dernière finalement, la plus jeune, au sens profession telle qu’on la connaît aujourd’hui. Évidemment si on parle d’embaumement elle aurait sans doute la carte arrière-arrière-arrière grand-mère. Hommes, puis femmes, ces dernières se sont petit à petit créé une jolie place au sein de la profession à tel point qu’aujourd’hui en formation il y a plus de femmes que d’hommes.

Plus physique, plus spécialisée, plus technique, elle est aussi plus longue à son apprentissage. Savoir médical, savoir rituel, savoir technique et organisationnel, la formation est lourde en théorie et en pratique où 100 soins sont à faire avant de pouvoir passer le fameux diplôme dispensé par le ministère de la santé. Protégée par un numerus clausus qui fait débat, elle est aussi, même si c’est une profession de l’ombre, sous le feu des projecteurs car elle est souvent soumise à de nouvelles règles en termes d’hygiène et de pratique.

Dans la famille funéraire je demande : le cousin

Oui parce que voyez-vous, mon jeu est issu d’une grande famille qui s’agrandit au fur des années. Le commercial, -qui n’est donc pas propre au milieu du funéraire- est pourtant une partie non négligeable. Par commercial j’entends aussi fournisseurs et distributeurs. Un métier / des métiers très complexes car le milieu du funéraire est sans cesse montré du doigt pour son aspect pécuniaire, or c’est grâce au talent de créateurs qui innovent par des urnes, ou des pierres tombales par exemple, et au savoir-faire des commerciaux que les pompes funèbres disposent aujourd’hui d’un panel de plus en plus grand et représentatif pour offrir aux familles un choix en accord avec leurs besoins.

Dans la famille funéraire je demande : la cousine

Je vous en parle depuis tout à l’heure : la formation. Aujourd’hui il est possible d’être formé dans tous les domaines du funéraire. Elle est un peu la base de l’entonnoir au bout duquel va ressortir des spécialités. Être formateur ce n’est pas seulement connaître le métier, c’est surtout connaître la pédagogie pour la transmettre. Faire de néophytes, des professionnels en devenir, leurs donner confiance en soi, et leur apporter les premières clés d’un trousseau qu’ils vont étoffer par la suite avec leur propre expérience de terrain.

Dans la famille funéraire je vous présente les copains et les copines, les voisins et les voisines : les granitiers, les dessinateurs industriels, les concepteurs de crématorium, les gestionnaires de créma, le personnel d’état civil, les agents d’amphithéâtre, les créateurs de logiciels, la prévoyance funéraire, les artistes, les chercheurs, les associations de deuil.

Je nous présente  aussi, les rédacteurs, à votre service, pour mieux mettre chaque jour en lumière les facettes multiples, colorées et variées de votre profession. La plus belle des familles, celle à laquelle je souhaite de très belles fête de Pâques.


Pour aller plus loin :

Nova Formation : http://www.formations-funeraires.com/

Effa formation : http://effa-formation.com/

Confédération professionnelle des métiers du funéraire : http://www.cpfm.fr/

Fédération française des pompes funèbres : http://www.federationpompesfunebres.com/

l’ENAMEF : http://www.federationpompesfunebres.com/presentation-enamef/siege-ecole-enamef/

ROC ECLERC ACADEMIE : http://www.roc-eclerc-academie.com/

 

Présidentielle et funéraire : qu’a-t-on a espérer ?

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Le drapeau francais en berne

Essayer de résumer l’Histoire du funéraire serait comme tenter d’obtenir la recette secrète du Coca-Cola, vous me suivez ? Il faut pour cela décortiquer l’histoire des cimetières, des rites funéraires, de la thanatopraxie, de la marbrerie, des pompes funèbres, du deuil, de la formation, en sachant pertinemment que beaucoup d’éléments sont encore à découvrir et qu’il faudrait débuter une thèse en envisageant une partie « continuation posthume ». À peine quelques jours avant la présidentielle, choix fait ou non, qu’attendez-vous des candidats pour votre secteur d’activité ? Et eux, que proposent-ils ?

Je ne vais pas faire durer le suspense trop longtemps, honnêtement ils ne proposent pas grand chose dans le secteur funéraire, ou alors ils ont des grandes idées que je ne retrouve pas dans les lignes des programmes de campagne. Il faut dire qu’avec 11 candidats mes yeux commencent à fatiguer. Mais ne jetons pas la pierre aux hommes et femmes politiques, des choses se passent, se bousculent et se transforment, avec, ou sans leur concours, et ce, depuis toujours.

Mort numérique :

Je vous en parlais , l’article, 40-1 ajouté à la loi Informatique, fichiers et libertés tente de mettre en œuvre ce qu’il adviendra des données propres à une personne physique après son décès. Pas simple à l’heure du tout numérique et de la vie parallèle sur les réseaux sociaux. Mais ça avance, et c’est la CNIL qui certifie tout cela suite au décret à paraître ces jours-ci.

Don d’organes :

Ça vous a fait grincer des dents ou vous vous êtes dit « enfin », en tout cas la loi s’est éclaircie sur le sujet dont je vous ai parlé dès le mois de septembre 2016. Auparavant, il fallait être inscrit comme « donneur d’organes » mais implicitement toute personne était potentielle donneuse. Or aujourd’hui si l’on refuse, il faut s’inscrire sur le registre national automatisé des refus. Et attention, prenez bonne note que tout ceci est valable dès 13 ans.

Thanatopraxie :

Là encore nous sommes revenus plusieurs fois sur le sujet et nous restons vigilants sur chaque évolution. Deux points cruciaux à venir cette année sur la législation : quid des soins à domicile ? Quand et de quelle manière va s’opérer la levée des soins de conservations sur les défunts porteurs du VIH ? Pour la première question -dont va découler la seconde- un décret est également attendu ces prochains jours. À suivre.

Autre évolution des pratiques à la fois médicales mais également au niveau de la thanatopraxie il s’agit du retrait du nano pacemaker. Petit objet et grand casse-tête, mais qui est en passe de se simplifier. Un arrêté vient de paraître pour autoriser l’inhumation et la crémation des défunts porteurs du nano pacemaker de la marque Medtronic. Mais déjà d’autres problèmes se soulèvent, comme les autres marques, l’accord des mairies ou encore le secret professionnel.

Formation :

Là on retrouve quelques lignes dans les programmes politiques. Pour ne pas faire de propagande, je vous mets ici des captures d’écran des informations relatives à la formation trouvées dans les programmes des candidats et vous laisse seuls juges de ces informations sur lesquelles je ne manquerai pas de revenir… après les élections, sinon Guillaume et moi allons probablement nous entretuer, ça serait dommage.

Capture-d’écran-2017-04-06-à-16.17.40 Présidentielle et funéraire : qu'a-t-on a espérer ?Capture-d’écran-2017-04-06-à-16.17.44 Présidentielle et funéraire : qu'a-t-on a espérer ?Capture-d’écran-2017-04-06-à-16.17.49 Présidentielle et funéraire : qu'a-t-on a espérer ?Capture-d’écran-2017-04-06-à-16.17.54 Présidentielle et funéraire : qu'a-t-on a espérer ?Capture-d’écran-2017-04-06-à-16.17.58 Présidentielle et funéraire : qu'a-t-on a espérer ?Capture-d’écran-2017-04-06-à-16.18.03 Présidentielle et funéraire : qu'a-t-on a espérer ?Capture-d’écran-2017-04-06-à-16.18.06 Présidentielle et funéraire : qu'a-t-on a espérer ? Contrats obsèques :

Niveau contrats obsèques, là aussi c’est traité – On vous parle de tout à Funéraire Info-. Après les fraudes de l’an passé et des contrôles réguliers sur leurs souscriptions c’est au tour des contrats en déshérence que s’est attaqué l’État. Il est bien plus facile de désormais de savoir si un contrat a été souscrit et si vous en êtes le bénéficiaire. Le site internet ciclade est gratuit et efficace. Une belle évolution.

Palliatif et fin de vie :

C’est également un sujet que traitent les candidats à la présidentielle suite à l’approfondissement de la Loi Léonetti.

Capture-d’écran-2017-04-06-à-17.24.53 Présidentielle et funéraire : qu'a-t-on a espérer ?Capture-d’écran-2017-04-06-à-17.24.59 Présidentielle et funéraire : qu'a-t-on a espérer ?Capture-d’écran-2017-04-06-à-17.25.19 Présidentielle et funéraire : qu'a-t-on a espérer ?Capture-d’écran-2017-04-06-à-17.25.24 Présidentielle et funéraire : qu'a-t-on a espérer ?Capture-d’écran-2017-04-06-à-17.25.28 Présidentielle et funéraire : qu'a-t-on a espérer ?Capture-d’écran-2017-04-06-à-17.25.32 Présidentielle et funéraire : qu'a-t-on a espérer ?Capture-d’écran-2017-04-06-à-17.25.37 Présidentielle et funéraire : qu'a-t-on a espérer ?Capture-d’écran-2017-04-06-à-17.25.40 Présidentielle et funéraire : qu'a-t-on a espérer ?

Moi j’ai plein de questions encore sur la libéralisation du marché, l’atomisation du secteur, l’aide à la formation, l’accès à l’emploi. Et vous, qu’attendez-vous de cette présidentielle ?

EFFA : l’École de Formation du funéraire, une réputation inébranlable

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Tout le monde le sait…Lorsqu’on est satisfait de quelque chose on le dit à une personne mais lorsqu’on en est mécontent, alors on le dit à dix personnes. EFFA, l’école de formation du funéraire bénéficie aujourd’hui d’une réputation basée sur son exemplarité.

L’école de formation du funéraire basée dans le Vème arrondissement de Paris assoie sa réputation sur de longues années d’expérience. Créée par la CPFM il y a 35 ans, l’école a vu passer des générations entières de professionnels du funéraire. C’est son accessibilité à tous les publics mais aussi sa rigueur, qui lui attire aujourd’hui tous les lauriers.

Responsable de l’école de formation, Yves MESSIER me confirme ces bonnes nouvelles qui viennent de toutes parts : « les agents pôle emploi nous rendent des avis positifs sur deux points précis que sont la rapidité de nos réponses ainsi, et c’est important, que leur clarté »

C’est comme cela qu’Yves MESSIER a pu se rendre compte de l’excellente réputation de l’école dans le milieu du funéraire. Discrète et peu encline à faire du matraquage publicitaire, c’est en revanche la rapidité avec laquelle les élèves s’insèrent dans le marché du travail qui en fait son excellente réputation.

Outre pôle emploi, le Fongecif, régulièrement sollicité pour le financement des formations, félicite également l’école pour « leurs dossiers faciles à faire, leurs règlements rapides et surtout la transparence des tarifs » car l’offre proposée par l’école que l’on retrouve sur le site internet de l’EFFA comprend tout et ainsi évite « les mauvaises surprises » tant pour les élèves que pour les organismes financeurs.


Vous hésitez encore ? Faites-vous un avis en lisant les témoignages suivants :

Verbatim :

« La formation est complète, les formateurs exercent leurs métiers avec passion et une réelle conscience professionnelle qu’ils savent transmettre, en plus de partager leurs connaissances. L’école est aussi très bien réputée auprès des employeurs. » Cassandre

« Selon Boris, il faut choisir EFFA pour « la qualité des intervenants, de l’équipe d’encadrement et pour le professionnalisme pendant et après la formation ».

En effet, à EFFA, on peut continuer à appeler le centre pour avoir de l’information sur l’évolution réglementaire après la formation. »

« Je recommande EFFA car les cours et les intervenants sont dynamiques. Les cas d’étude, les exemples sont concrets et m’ont permis de m’enrichir sur plusieurs plans. » Sarah

« Je recommanderai vivement EFFA car la formation est complète tant en cours en salle qu’en cours en ligne, le fait de venir de différentes régions permet de partager des expériences et de voir différentes façons de travailler. J’ai également trouvé une ambiance riche humainement. L’accueil et le discours de chaque intervenant était très enrichissant. » Dominique

« Je recommande EFFA à une personne qui souhaite acquérir une formation dans le funéraire, car j’ai été très satisfaite de cette école à tous les niveaux (contenu du programme, échanges, humanité…)
J’ai été agréablement surprise du déroulement de cette formation.
La disponibilité des intervenants et de la direction de l’école, à été pour moi le point fort de cette formation.
Je remercie toute l’équipe de l’EFFA pour leur travail, leur soutien, et leur confiance. » Dominique

« Enseignement complet et professionnel,
Intervenants avec des parcours différents (anciens ou non du funéraire),
Accueil et intégration adaptés (Merci à M. MESSIER),
Se retrouver entre indépendants,
Visite du Crématorium du Père Lachaise.
Même si j’étais en poste avant d’arriver, j’ai appris beaucoup.
Pour finir Petit diction normand : « Chez EFFA, tout va ». » Carole

Pour plus de renseignements, rendez-vous sur le site internet de l’EFFA, l’école de formation aux métiers du funéraire ou appeler le 01 55 43 30 03. La prochaine session de maître de cérémonie et de conseiller funéraire débute le 3 avril.

 

Les obsèques libérales sous la présidence d’Emmanuel Macron

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obsèques sous président Emmanuel Macron

Il ne vous aura pas échappé que cette année, c’est Présidentielle. La reine des élections est tellement morose, cette année, qu’on la croirait déjà déchue de son trône. Pour en rire un peu, nous vous proposeront, le vendredi, jusqu’au scrutin, « les obsèques sous… », petit exercice de caricature sans velléités partisanes. Aujourd’hui, c’est au tour du chouchou de ces dames.

Surprise et consternation

Après la liesse de son élection triomphale, avait succédé la consternation. Déjà, des voix appelaient à la démission. Emmanuel Macron n’avait pas seulement pris la suite de son prédécesseur, il en avait repris la popularité exactement dans l’état où François Hollande l’avait laissé.

Le Président Macron avait fait lancer un satellite entièrement dédié aux transmissions de son téléphone portable. Il gouvernait en effet la France depuis l’avion présidentiel, « Brigitte 1 », parcourant le monde pour s’excuser de tout ce que le vil peuple de France avait fait de mal. Il avait même lancé un vaste chantier généalogique pour retrouver les descendants du soldat qui avait brisé le vase de Soisson. Il tenait à leur présenter ses plus humbles excuses pour le comportement de Clovis.

Le Premier Ministre Jacques Attali avait toute latitude pour réformer la France, et il s’en donnait à coeur-joie. Tout le monde semblait heureux, exception faite peut-être du secrétaire d’état aux anciens combattants, François Bayrou.

Un an après

La famille Chombier était épuisée. Le décès soudain de leur mère, cette nuit, d’une allergie aux OGM, un cas fréquent depuis que le Président Macron avait interdit de spécifier si les produits en contenaient ou pas pour ne pas fausser le marché, les avait pris par surprise, et ils s’étaient résignés : la prochaine pompe funèbres où ils entreraient serait la huitième et dernière. Tant pis.

Ils entrèrent donc aux « Pompe funèbres pas chair », avisèrent un homme occupé à ranger des plaques de granit de la Clarté Made In China, et posèrent la question fatidique « Vous parlez français ? ». Lorsque le Président macron avait ouvert le marché du funéraire aux sociétés européennes, il avait oublié de prévoir que quelqu’un devrait obligatoirement y parler français. Après qu’on lui en eût fait la remarque, le Président hurla un discours resté célèbre ou il fustigeait le français réactionnaire qui persistait à parler ce « gloubiboulga de Latin et de Grec qui l’isolait du reste du monde ». Le chapitre fut clos.

L’homme fit signe que non, avant de désigner du doigt un panneau sur le mur. Celui-ci donnait toutes les indications pour télécharger l’application de l’agence. Le petit-fils Chombier soupira. Il se rappelait avoir lu dans un journal sur le web, « Funéraire Info », un article alarmiste sur l’avenir du funéraire, avant que le journal ne soit interdit pour « mauvais esprit ».

L’application était très simple : on y rentrait le nom du défunt, son adresse, sa religion, et le programme trouvait des créneaux de cérémonie disponibles sur les serveurs des différents lieux de culte et salles de cérémonie. Différentes propositions s’affichaient sur l’écran, la famille choisissait celle qui convenait, puis un écran apparaissait, pour sélectionner le cercueil, puis les options.

Le fils Chombier avait quand même un doute. Il fit comprendre par gestes à l’homme dans la boutique qu’il avait des questions à poser. Ce dernier alla chercher un responsable.

« Pardon, j’ai des questions. »

L’homme fit oui de la tête.

« Les petites urnes, là, on peut en acheter plusieurs pour se partager les cendres ? »

L’homme haussa les épaules « Moi pense oui ».

Le fils Chombier insista « c’est autorisé ? »

L’homme haussa à nouveau les épaules « Moi pense oui ».

Le fils Chombier réessaya « Ben, vous êtes censé savoir, on ne vous apprend pas ça à l’école des croque-morts ? »

Le responsable éclata de rire « Ecole croque-morts ? Toi drôle. Mettre cadavre dans boîte, et boîte dans grand trou ou bien au four, pas compliqué, pas besoin école, Président Macron il dit ».

Le fils Chombier soupira « J’ai un doute quand même, il me semblait que c’était interdit ».

Le responsable sourit « Pas interdit. Loi dire tout ce qui entrave croissance interdit. Moi vendre plus d’urnes, moi gagner plus argent, ça croissance, ça permis. ». Il sembla penser à quelque chose « Mamie brûler dans trois jours, elle puer. Nous proposer parfum, vingt euros, pas cher ».

En sortant de l’échoppe de pompes funèbres, le fils Chombier soupira sinistrement « Ben quand même, je regrette le temps ou les croque-morts avaient des écoles où ils apprenaient la psychologie… Je regrette vraiment d’avoir voté Macron, je saurais m’en souvenir la prochaine fois ».

Toute la famille le fixa « Mais, t’as pas écouté le Président Macron ? Se faire élire, c’est un cursus de l’ancien temps. Il n’y aura pas de prochaine fois ».

Note aux candidats à la Présidentielle 2017
Nous avons tenté de joindre les équipes de Emmanuel Macron, comme celles de tous les autres candidats déclarés. Si Monsieur Macron est élu président, durant son quinquennat, environ trois millions de français vont mourir. Il s’avérerait extrêmement intéressant de savoir ce que les postulants à la présidentielle envisagent pour le secteur funéraire.
Si ce n’est le candidat lui-même, un conseiller parlant en son nom et capable de répondre précisément à des questions précises satisferait, nous n’en doutons pas, nos un million six cent mille lecteurs.

 

 

Intégrer une femme dans une pompe funèbre

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wonder woman femme pompes funèbres

Intégrer une femme dans une agence funéraire exclusivement composée, jusque là, d’hommes : une mission délicate, qui mérite bien un bon vieil article de formation. Parce que, vous allez voir, ce n’est pas simple, peut être pas pour les raisons que l’on s’imagine.

Réunion

Le chef faisait une réunion. Ce n’était pas courant, mais là, il avait exigé que tout le monde soit là. Conseillers funéraires, porteurs, marbriers, thanatopracteur, aucune femme dans cette entreprise qui n’en comptait pas, et il annonça tout de go : « Ҫa y est nous avons trouvé un nouvel assistant funéraire. Qualifié, diplômé, expérimenté, autonome mais sachant travailler en équipe… »

« Ben pourquoi tu nous convoque, chef ? Il a l’air bien, il y a un problème avec lui ? »

Le chef soupira « Absolument aucun. Simplement, l’assistant funéraire que j’ai trouvé est une assistante, je voulais juste m’assurer qu’il n’y aurait pas de problème avec vous ».

A moins que votre entreprise ne soit coutumière des réunions, la petite saynète ci-dessus est à proscrire. Entendons nous bien : dans une entreprise, même constituée exclusivement jusque là, d’hommes, l’arrivée d’une femme, peu importe à quel poste, assistante, conseillère, Maître de Cérémonie, thanatopractrice, ne doit pas faire l’objet d’une annonce différente que s’il s’était s’agit d’un homme.

L’inverse serait donner un poids et une signification particulière au sexe. Non, il s’agit d’une collègue, qui a le même statut et les mêmes prérogatives que n’importe qui d’autre à son rang.

Intégration réussie

C’est tout. Vous vous attendiez à quoi ? Soyons clair : une fille qui postule a un poste dans une entreprise de pompes funèbres n’a pas besoin d’y être intégrée spécifiquement. Elle a été embauchée, ce qui signifie qu’elle a en théorie les qualités requises pour occuper le poste, et, une fois sur place, elle devra y faire ses preuves, comme tout le monde.

L’erreur à ne surtout pas commettre, si elle est amenée à occuper des fonctions de Maître de Cérémonies, par exemple, ou tout poste d’encadrement, c’est d’aller sermonner les équipes. Une équipe de porteurs tentera toujours, quel qu’en soit le sexe, d’ailleurs, de tester un Maître de Cérémonies. Rien d’anormal, là dedans : il est censé être leur chef et gérer le convoi, ils sont juste besoin de savoir si, en cas de problème, ils ont affaire à quelqu’un qui saura prendre les choses en main, ou au contraire un incapable qui essaiera de leur coller l’échec sur le dos.

C’est l’essentiel de ce qu’il faut retenir : chaque personne en poste dans une entreprise de pompes funèbres est là parce qu’elle a les capacités d’occuper son poste.

Un problème de poids

Les législateurs ou postulants, en un mot, les hommes et les femmes politiques, ne cessent de nous rebattre les oreilles avec l’égalité homme-femme. Ce qui est bien.

Pourraient ils, dans ce cas, nous expliquer les articles R. 4541-1 à R. 4541-9 du code du travail, la norme AFNOR X35-109 et le décret n° 92-958 du 3 septembre 1992, qui définissent la limite acceptable de port de charge en fonction de l’âge, du sexe du salarié, de la distance à parcourir et des caractéristiques de la tâche ?

Plus précisément, le fait qu’une femme ne soit autorisée à porter que 25 kg, contre 55 pour un homme, et surtout que le médecin du travail puisse prononcer une autorisation de dépassement jusqu’à 105 kilos, mais uniquement pour un travailleur déjà autorisé à porter 55 kilos, donc un homme ?

Parce que cette loi interdit de facto à une femme de devenir porteuse, voire à une Maîtresse de Cérémonie de prêter main-forte à son équipe pour porter un cercueil si besoin, même si elle en a les capacités physiques. Règle que beaucoup d’entreprises de pompes funèbres ignorent superbement, jusqu’au jour ou elles tomberont sur un inspecteur du travail zélé.

Pour le reste, si votre collègue aux pompes funèbres est une femme, ne retenez que l’essentiel : c’est votre collègue.

Cimetière : souscrire et renouveler les concessions funéraires

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concessions Vesoul_Ancien_cimetière

Vous recevez une famille, qui n’a pas de concession funéraire ou dont la concession va expirer dans très peu de temps. Le B-A-BA des pompes funèbres, qui mérite néanmoins un petit rappel, pour vous rafraîchir la mémoire… Et pour votre culture générale. Sans concessions.

La concession juridique

Juridiquement, il n’existe pas une, ni deux, mais pas moins de trois formes de concessions funéraires. Elle peut être individuelle, collective ou familiale. Une concession individuelle est destinée à la personne pour laquelle elle a été acquise, et uniquement elle. Une concession collective est destinée aux personnes désignées dans l’acte de concession. Une concession familiale est destinée à son titulaire initial et aux membres de sa famille.

La concession la plus courante, par défaut, est la concession familiale. Cette dernière peut accueillir des personnes qui ne sont pas stricto sensu membre de la famille, comme le conjoint d’un ayant-droit, à condition que l’ensemble des ayant-droits du concessionnaire, souscripteurs ou héritiers, donnent leur accord par écrit.

Les concessions individuelles et collectives sont peu usitées. Dans le cas d’une concession collective, par exemple, le maire peut s’opposer à l’inhumation de toute personne qui n’est pas stipulée dans le contrat, jouant un rôle d’exécuteur testamentaire. Il ne peut, en revanche, pas obliger l’inhumation d’une personne spécifiée dans ladite concession.

Les concessions sont de deux types de durée : provisoire ou non. La concession est considérée comme provisoire jusqu’à 15 ans. Au delà, elle est qualifiée par sa durée. Une concession de 30 ans est une concession trentenaire.

A savoir : toute personne résidant dans une ville (inscrite sur les listes électorales ou décédés sur la commune) a le droit à un terrain gratuit de cinq ans. Au delà de cette durée, les ossements sont déposés à l’ossuaire et la concession revient au domaine public.

Les familles et les concessions

L’usage communément répandu est qu’une inhumation ne peut avoir lieu si il ne reste pas au minimum cinq ans sur la concession. Ceci ne repose sur aucun texte de loi. Il est bien entendu possible de la renouveler pour la durée minimum, sachant que les années souscrites viennent s’additionner à la soulte. Seul cas stipulé dans la loi, une personne décédée d’une maladie contagieuse ne peut être exhumée qu’au bout d’un an (article R2213-41 du CGCT).

Attention, le délai de reprise et le délai d’inhumation sont deux choses bien distinctes. Le délai de reprise est celui au bout duquel la commune peut reprendre une concession expirée. Il est de deux ans. Mais ce délai ne vient pas s’ajouter aux années restantes à la concession. Si il reste quatre ans à la concession, que la famille a prévu de ne pas la renouveler, la commune pourra donc la reprendre dans 4 ans restant plus 2 ans de délai, donc six ans.

Le rôle des pompes funèbres ?

Les pompes funèbres peuvent renouveler ou acquérir une concession pour le compte de la famille. Ceci rentre dans les attributions du pouvoir qui leur est donné au moment de l’organisation des funérailles. Néanmoins, une précaution est à prendre : s’assurer que la personne qui signe la demande de renouvellement est un ayant-droit ou le fait avec l’accord des ayants-droits. La mairie fera certainement barrage, mais vous ne connaissez pas tous les rapports au sein de la famille, et cela peut créer des conflits, même s’il n’y a pas transfert ou création de droits.

Ensuite, n’ennuyez pas la famille avec le monument immédiatement… Mais n’oubliez pas de fixer un rendez-vous après les obsèques pour aborder le sujet, pas trop lointain. Vous avez souscrit la concession, il serait dommage qu’elle soit couverte par un concurrent, pardon, un confrère. A la seule condition, impérative, qu’elles aient exprimé la volonté d’acquérir un monument au moment de l’organisation des obsèques. Sinon, vous tombez sous le coup de l’article L2223-33, qui interdit le démarchage.

Références :

Code général des collectivités territoriales, articles L2223-13 à L2223-18 : Concessions

Code général des collectivités territoriales, articles R2223-10 à R2223-23 : Règles d’attribution des concessions

Quand les élèves thanatopracteurs snobent une autopsie

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table d' autopsie
table d'autopsie

Pour débuter l’année et finir les tranches de vie, une petite dernière pour la route ? A partir de la semaine prochaine, nous débuterons une nouvelle série de politique-fiction. En attendant, une petite histoire d’école de thanatopraxie, où l’on montre que l’heure qu’il est est le pire ennemie des aspirants.

La journée se déroulait normalement, c’est à dire dans un calme de monastère. Non pas que les élèves fussent particulièrement attentifs, chacun rêvassait plutôt dans son coin à ce qu’il allait faire le week-end suivant. L’enthousiasme et la passion des débuts étaient depuis longtemps éteints.

C’était assez classique : les impétrants étaient arrivés persuadés que, dès le premier jour, ils enfileraient un masque et une combinaison, et procéderaient à des injections de formol à cœur ouvert sur des cadavres, devant l’œil ébahi de leurs formateurs qui ne manqueraient pas de glisser « Tu es bien meilleur que je ne le suis ». Il avaient déjà appris tout ce qu’ils devaient savoir en regardant la télévision.

Au lieu de quoi, ils s’étaient retrouvés assis en salle de formation, à devoir apprendre des planches anatomiques par cœur, après s’être rendu compte que tout ce qu’ils avaient pu lire, voir et entendre sur la thanatopraxie était faux. Non, ils n’ouvriraient jamais un corps avec une incision en Y pour y injecter un mélange formolé de leur composition qui allait révolutionner les soins d’embaumement. Et, pour finir de les achever, leurs formateurs avaient été formel : seuls ceux qui travailleraient le plus réussiraient. L’éventuelle existence du talent était une considération secondaire.

Claire, la formatrice, se mettait en quatre pour que ses stagiaires réussissent, non seulement à décrocher leur diplôme, mais à ensuite à mener une carrière heureuse. Elle voulait les intéresser. Voilà pourquoi elle entra en classe, ce jour-là, avec le sourire :

« J’ai une très bonne nouvelle. Vous le savez, nous travaillons en collaboration avec l’hôpital, et le professeur Chabenat, qui dirige l’unité médico-légale du CHU, a accepté de vous accueillir vendredi matin à huit heures pour assister à une autopsie qu’il pratiquera et commentera lui-même. »

Une vague lueur d’intérêt s’alluma dans l’œil des élèves. Des questions fusèrent sur le déroulement.

« Comme vous le savez » expliqua Claire, «  le professeur est une référence dans son domaine. Le public n’est jamais admis aux autopsies, c’est donc une chance extraordinaire que vous avez. Vous serez dans la pièce, et le professeur expliquera ce qu’il fait. »

Les élèves manifestèrent leur joie. Claire leur expliqua qu’ils devraient se rendre directement à l’IML, où ils seraient accueillis par le professeur, et qu’ils pourraient ensuite partir en week-end, puisque les cours prenaient fin à midi.

Le vendredi, Claire était dans son bureau, en train de préparer ses cours, lorsque le téléphone sonna. « Claire ? Professeur Chabenat à l’appareil. » Claire regarda sa montre : neuf heures. L’autopsie était déjà finie ? Il y avait eu un problème ?

« Bonjour, professeur. Comment allez-vous ? »

« Bien, merci. Dites, c’est bien aujourd’hui que vos élèves assistent à l’autopsie ? »

Claire sentit l’inquiétude monter « Oui… Pourquoi, ils vous ont dit quoi ? »

« Rien. Il n’y a personne. »

« Pardon ? »

Le professeur soupira « Je les attends depuis une heure. Les deux gendarmes qui doivent assister à l’autopsie aussi, attendent depuis une heure. Je ne sais pas ce qui se passe, avec vos élèves, mais je ne peux pas attendre plus longtemps »

« Je comprends » dit Claire « Je vais voir ce qui s’est passé, sûrement un malentendu ».

Ce qui s’était passé, découvrit vite la formatrice, était simple : panne d’oreiller, de voiture, goutte au nez, tous les élèves avaient une excuse pour rester au lit.

Lorsque la formatrice me raconta cette histoire, elle conclut « Voilà, les gamins qui arrivent en formation ont vingt ans, on leur conseille de travailler en pompe funèbre avant, ils nous expliquent que c’est pas la peine, ils arrivent comme s’ils savaient tout, entre l’école et les à côté, leurs parents dépensent vingt mille euros, et quand ils ont la chance d’assister à une autopsie, ils préfèrent rester au lit ». Ce qui, reconnaissons-le, est la meilleur morale à donner à cette histoire.

Concours thanatopraxie et rentrée chez Nova : Les conseils de Sabrina

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Sabrina et annabele de nova

Le concours thanatopraxie approche et avec lui l’heure de la rentrée pour les futurs aspirants thanatopracteurs. Pour la toute nouvelle section de Nova Formation à Montpellier, tout le monde est prêt à vous accueillir. Sabrina, responsable de cette formation nous livre ses conseils pour bien réussir votre formation.

 Le conseil utile :

 » Ils peuvent se pencher sur le livre de première année de médecine, la quasi totalité est importante pour le concours thanatopraxie, et au delà de ça pour le métier par la suite. »

Le conseil pertinent :

 » Même si l’on donne le maximum de notions pendant la formation il faut qu’ils travaillent régulièrement par la suite après avoir quitté le centre jusqu’à attendre la date de concours qui peut parfois être long. « 

Le conseil rassurant :

 » Je les y aiderai avec des devoirs en ligne que je corrigerai individuellement pour pouvoir répondre aux questions éventuelles qu’ils auront par la suite. « 

Le conseil assidu :

 » Il faut qu’ils travaillent rigoureusement un peu chaque jour car il y a beaucoup de choses à intégrer et le cerveau va assimiler petit a petit. « 

Le conseil pratique :

 » pour le concours il faut qu’ils arrivent la veille. Ne pas envisager de départ le jour même c’est trop stressant et surtout il y a trop de risque de retard. « 

Le conseil éthique :

 » Rester humble et discret sur les formations et le métier. Certains thanatos pensent que la théorie c’est le diplôme mais il reste la pratique et surtout il ne faut pas oublier que les gens dont on s’occupera ont une famille, donc respect et discrétion sont essentiels. « 

Le conseil rattrapage :

 » S’il y a un échec au concours, je les reprends l’année suivante (puisqu’une présentation par an) sur les modules dont ils ont besoin gratuitement. Ils ne paieront que leur présentation a l’examen, mais le but et de réussir bien sûr ! « 

Mon conseil :

Réussir sa formation chez Nova, ça tient aussi à cela : L’instruction et la motivation de sa responsable :

 » Leur réussite c’est la mienne aussi ça me rend super fière pour eux parce que j’y suis passée. Et puis la thanato c’est ma passion alors l’enseigner c’est un plaisir, la boucle est bouclée. »

Rappels :
Date du concours pour les élèves de 2016 : Le 20 Janvier 2017.
Rentrée pour la théorie : 6 février.
Bon courage à tous.
Contact : Nova Formation Thanatopraxie http://formationthanatopracteur.com/
Crédit photo : Sabrina : Responsable pédagogique et Annabelle : Responsable administrative.

Funéraires de France, 2017, l’année du contrôle technique réussi

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Inspection controle chambre funéraire funeraires de france

Démarche à la fois obligatoire juridiquement et utile logistiquement : le contrôle technique des installations funéraires. Funéraires de France et Funéraire Info travaillent de concert pour vous éclairer sur ce sujet important.

Le contrôle technique, mythes et réalités

Funéraires de France est une filiale d’Etoiles de France, société spécialisée dans le contrôle technique, créée par Michel Chazottes. « Les procédures avaient subi des évolutions, et des inspecteurs étaient nécessaires pour contrôler les installations techniques du funéraire. Nous avons donc créé Funéraires de France, parce que le secteur nous intéressait vraiment. » Le COFRAC, Comité FRançais d’ACcreditation, habilité par la société, pour répondre à la question « qui contrôle les contrôleurs ? » « Les inspecteurs sont formés selon un cahier des charges très précis » explique Michel Chazottes, « Et nous sommes suivis par le COFRAC qui atteste que nos contrôles sont réalisés dans les règles de l’art ».

Mais comment se fait-on contrôler ? « C’est une démarche personnelle de l’entrepreneur. Généralement, suite à un courrier de la préfecture, pour un renouvellement d’habilitation. »

« Cela n’a rien à voir avec le contrôle technique de sa voiture » rassure Michel Chazottes « Nous traitons du matériel professionnel, utilisé par des professionnels, entretenu par des professionnels, et ce que je peux dire, à la lumière de mon expérience, c’est que les professionnels français travaillent bien. Dans l’immense majorité des cas, le contrôle est bon, et quand les remarques sont formulées, la plupart du temps, elles portent sur des points de détail. ».

Michel a mis en place, à Funéraires de France, des services pour simplifier la vie de ses clients professionnels « Nous avons pris un engagement de fournir notre rapport en 48 heures, maximum, pour que notre client puisse faire les démarches auprès de la préfecture, ou procéder, si besoin, à une remise à niveau de son matériel. Ce que nous avons mis en place, aussi, c’est un service de courrier. Un peu avant l’échéance, on envoie un courrier au client, pour lui rappeler l’échéance. »

Présent nationalement, Funéraires de France se déplace chez le client « Cela évite aux entreprises de déplacer leur véhicule parfois assez loin, et donc de l’immobiliser trop longtemps »

Funéraires de France et Funéraire Info, ensemble pour vous aider

« Souvent, les petits problèmes constatés sur les contrôles sont dûs à un oubli, ou une méconnaissance d’un point technique de la législation. Même si ce n’est pas très grave, c’est une cause de stress pour des professionnels qui n’en ont vraiment pas besoin. Nous avons pensé que des rappels et conseils pouvaient être utiles. » explique Michel Chazottes. Depuis deux ans, maintenant, à travers des articles qui portent sur des points précis soumis à contrôle, Michel Chazottes aide les pompes funèbres à préparer les contrôles et à faire en sorte que les normes soient respectées au quotidien.

C’est avec plaisir que nous continuerons cette collaboration en 2017. Collaboration utile pour simplifier les contrôles, comme l’explique un client de Funéraires de France.

Bonne et heureuse année avec Funéraires de France sur Funéraire Info !

Vous pourrez retrouver ces articles listés ci-dessous.

Le site web de Funéraires de France : www.funeraires-de-france.fr

Les articles sur le contrôle technique :

Habilitation, y voir plus clair

Opacité et occultation des vitres du corbillard, l’expert explique

Le contrôle technique des corbillards

Transport sans cercueil, le contrôle des caissons

Accueil du public dans les crématoriums, les normes
Le contrôle technique des fours de crémation

Contrôle des rejets de crématorium, un expert explique

Normes : la ventilation dans les funérariums

La dispersion des cendres et l’immersion de l’urne en mer

Michel Chazottes, les bons conseils du contrôleur technique