Accueil Tags Immortalité

Tag: immortalité

Inversion de corps au Pech Bleu, The Cranberries…au menu du réveil funéraire du mardi 16 janvier 2018

0
réveil funéraire du mardi 16 janvier 2018
Transport funéraire à Venise. Un partage de Tiphanie.

Inversion de corps au Pech Bleu, The Cranberries …au menu du réveil funéraire du mardi 16 janvier 2018. Dans la presse et sur le web, la revue de presse du funéraire, des pompes funèbres, des crématoriums et des thanatopracteurs dans le réveil funéraire du mardi 16 janvier 2018. Revivez l’actualité dans le réveil funéraire sur Funéraire-Info.

Nécrologie

Le monde du rock est en deuil. La chanteuse de The Cranberries, Dolores O’Riordan, s’est éteinte à l’âge de 46 ans lundi 15 janvier. Un décès « soudain », selon les propres mots de son agent, alors que la chanteuse était actuellement à Londres pour une « courte session d’enregistrement ».

Le cinéaste vénézuélien Diego Risquez est mort samedi 13 janvier, à Caracas, à l’âge de 68 ans, des suites d’une tumeur. Auteur d’avant-garde, ses principaux films ont été présentés à la Quinzaine des réalisateurs, à Cannes, où il avait des admirateurs et des défenseurs inconditionnels. Coiffé d’un grand chapeau et d’une queue-de-cheval, il avait la fière allure de dandy romantique, familière parmi les festivaliers.

L’Américain Edwin Hawkins, l’une des stars et l’un des fondateurs du gospel moderne, célèbre dans le monde entier pour son titre « Oh Happy Day », est mort lundi à l’âge de 74 ans, a confirmé son agent à franceinfo.

Technologie

Récemment, un Américain a largement fait parler de lui après une annonce étonnante : l’intéressé désire se faire cryogéniser lui et sa famille après leur mort, afin de s’offrir une seconde vie dans le futur. Cependant, la recherche n’a pas encore trouvé comment réveiller les individus.

Obsèques

Les obsèques religieuses de la romancière Francoise Dorin, compagne de l’acteur Jean Piat, se dérouleront jeudi à 14h30 à l’église Saint Jean-Baptiste de Neuilly-sur-Seine (Hauts de Seine), a annoncé son petit-fils, Thomas Mitsinkides. L’inhumation se déroulera ensuite dans la plus stricte intimité.

Vendredi après-midi a eu lieu dans la plus stricte intimité les obsèques de France Gall, après deux jours d’hommage public par ses fans. C’est Romain Pahin-Driot à l’agence de Montmartre qui s’est chargé des obsèques. Une longue histoire professionnelle et une longue histoire familiale.

Erreur

Une famille a vécu l’impensable samedi dernier au Pech Bleu. Le Centre Funéraire Public de l’Ouest- Hérault qui regroupe une cinquantaine de communes, a échangé par erreur deux corps lors de la mise en bière. Il faut dire que deux hommes qui devaient être incinérés portaient le même nom de famille.

Philosophie

L’immortalité a toujours été un fantasme, un mythe, mais peut-être plus pour très longtemps. Grâce aux nanotechnologies, à la biologie, l’informatique ou encore les sciences cognitives, les scientifiques pourraient nous rendre bientôt immortel. Pour notre bien ?

Lorraine Monuments Jarny

La chronique judiciaire est richement servie en attaque à la voiture bélier de distributeurs de billets. En revanche, nous ne pensions pas que ce mode opératoire pourrait servir à fracturer les locaux d’un… funérarium ! C’est pourtant ce qui s’est produit, samedi, en fin d’après-midi du côté de Jarny. Un véhicule BMW a fait plier le portail d’un hangar occupé par la société Lorraine Monuments. La scène, immortalisée par les caméras de vidéosurveillance d’une entreprise voisine, montre ensuite deux hommes très intéressés par les utilitaires entreposés dans le bâtiment. Le duo a alors entrepris de repartir des lieux, situés sur la zone industrielle Jarny-Giraumont, avec l’un de ces véhicules, lui-même lesté d’une remorque et d’une mini-grue. Pour harnacher le tout à la BMW, les délinquants ont usé de… sangles. Bien entendu, le cortège s’est rapidement disloqué à la sortie de Jarny.

La revue de presse vous est offerte par La Maison des Obsèques
Avec vous, La Maison des obsèques forme une communauté de professionnels travaillant à construire un « autre funéraire » autour de valeurs partagées et d’exigences communes dans l’intérêt des familles. Vous êtes un dirigeant du funéraire ? Vous voulez en savoir plus ? Visitez notre site !

 

Frédéric Beigbeder, une vie sans fin : et si nous décidions de ne pas mourir ?

0

Loin d’être une critique littéraire, je suis juste une lectrice moyenne, ni plus ni moins. Du coup, comme beaucoup d’entre vous, je m’aventure peu dans des sentiers sinueux des nouveaux romans dont pourtant les premiers frémissements laissent entrevoir une belle promesse. Lire Beigbeder c’est devenu une métonymie tellement c’est évident, c’est comme aller voir le dernier Star Wars ou écouter le dernier Jul. Ahaha non oubliez directement le dernier point, faut pas déconner. Frédéric Beigbeder revient avec Une vie sans fin et sur le grand dam de l’univers…la fin de toute chose. Et si Frédéric Beigbeder avait relevé le défi pour tromper la mort ?

Avec Beigbeder on s’attend à tomber dans un ascenseur que plus rien ne contrôle avec juste un rail de coke auquel se rattraper et un panneau lumineux « Je t’avais dit de ne pas tomber amoureux » qui scintille au dessus de nos têtes. Avec « une vie sans fin » on est pas vraiment dans ce registre. On troque les VIP parisiens défoncés du matin au soir aux chercheurs et scientifiques qui tentent d’inverser les lois de l’univers. Et voilà que l’on se plait à suivre notre écrivain épidermique dans son défi contre la mort.

La peur de la mort face à l’immortalité

On le sait, les écrivains ont des thèmes de prédilections, le temps pour Jean d’Ormesson,  et la mort pour Beigbeder. On le suit volontiers dans son voyage en Autriche dans la station so-chic de Viva Mayr où il essaie de se soigner pour avoir un corps tout beau tout neuf.

On voyage oui, on reste un poil en surface quand même, avec Paris, la Suisse, la Californie ou encore New York et bien sur l’Autriche.

Une-vie-sans-fin Frédéric Beigbeder, une vie sans fin : et si nous décidions de ne pas mourir ?Alors oui c’est un roman mais on alterne entre le réel et le fictif, et c’est à mon humble avis, l’intérêt de ce roman, toujours sur le fil, toujours prêt à sombrer. Le roman se lit assez bien et surtout très vite un peu comme un joli magazine. Je reste malgré tout un peu déçue, et si je ne savais pas que c’était Beigbeder je l’aurais trouvé encore moins bon. Voilà pourquoi vous ne devez absolument pas faire confiance à mon côté critique.

«  La vie est une hécatombe. 59 millions de morts par an. 1,9 par seconde. 158  857 par jour. Depuis que vous lisez ce paragraphe, une vingtaine de personnes sont décédées dans le monde – davantage si vous lisez lentement. L’humanité est décimée dans l’indifférence générale.
Pourquoi tolérons-nous ce carnage quotidien sous prétexte que c’est un processus naturel  ? Avant je pensais à la mort une fois par jour. Depuis que j’ai franchi le cap du demi-siècle, j’y pense toutes les minutes.
Ce livre raconte comment je m’y suis pris pour cesser de trépasser bêtement comme tout le monde. Il était hors de question de décéder sans réagir.  »
  F.  B.

Contrairement aux apparences, ceci n’est pas un roman de science-fiction. »

L’histoire elle est belle, c’est un Beigbeder qui dit à sa fille qu’il n’allait pas mourir, et qu’ensuite il fallait bien trouver une explication tangible à ce propos. Il mêle alors sa propre angoisse sur la mort pour aller trouver des solutions réelles à ce problème à Genève, à Harvard etc. Et il est même allé jusqu’à faire changer son sang pour essayer de prolonger son temps sur terre. Une technique bien connue et pratiquée notamment par Vladimir Poutine ou encore Uma Thruman.

Une histoire sur la mort ? Non plutôt de transmission car après tout pour quelle autre raison que sa propre descendance aurait-on envie de rester sur terre ?

-> Une vie sans fin (Grasset), Frédéric Beigbeder

Monsanto et l’immortalité, dites-le avec des fleurs

1

Monsanto en route vers l’immortalité ? En tout cas, la célèbre société de biotechnologie américaine, souvent décriée, vient de déposer le brevet pour une invention qui va permettre d’empêcher les fleurs de faner. Et lance un nouveau concept, la mutation génétique provisoire.

Dites le avec des fleurs

Il ne viendrait à personne l’idée de vendre, ou d’acheter, des fleurs fanées. Le coût de transport de ces végétaux s’en trouve substantiellement augmenté : entreposage frigorifique, camions hermétiques remplis de gazs anti-âge et autres procédés chimiques pour empêcher les fleurs de faner avant leur vente.

Il faut dire que le marché de la fleur s’est considérablement internationalisé. L’exportation et la vente des fleurs et des plants vivantes représentaient un marché de 20 milliards de dollars avec les Pays-Bas, l’Équateur et la Colombie qui sont les plus gros exportateurs. Ainsi, 80 % des fleurs vendues aux Etats-Unis proviennent de l’importation.

Monsanto entre en scène

Le principal facteur qui permet aux végétaux de mûrir, et de se faner, est l’éthylène. Un gaz produit par les plantes elle-même, et qui provoque des phénomènes aussi divers que la chute des pétales de rose ou le pourrissement des pommes de terre.

La création de l’entreprise américaine est un protocole, basé sur une molécule issue de l’ARN (acide ribonucléique ), qui permet de bloquer l’hormone qui fabrique l’éthylène. L’action du protocole Monsanto, baptisé BioDirect, est provisoire.

Concrètement, l’idée est de traiter les fleurs avant leur éclosion avec le protocole Monsanto. Celles-ci seraient ensuite livrées sur le lieu de vente, et prêtes à être commercialisées lorsque les effets du produit seront dissipés.

Un révolution fleurie

Hilary Rogers, une scientifique à l’université de Cardiff qui étudie le stress sur les plantes, expliquait à la presse Américaine que, si le processus fonctionne bien, et que Monsanto trouve une solution pour le commercialiser, alors le marché de la fleur sera bouleversé.

L’enjeu porte sur l’aspect périssable des fleurs. La quantité de déchets, fleurs fanées, perdues, surface de culture utilisées pour ces végétaux perdus, seraient considérablement réduites. L’impact écologique de ce produit serait donc positif.

Reste deux écueils majeurs : la mauvaise réputation grandissante de Monsanto, la firme étant devenue pour les écologistes un symbole à abattre, et la difficulté qui semble se présenter pour passer d’un traitement de laboratoire à un produit commercialisable en masse.

D’ici là, les fleurs qui composeront les couronnes mortuaires proviendront certainement encore longtemps d’un réfrigérateur, à l’ancienne. On ne peut toutefois que se poser la question : ce traitement sur les végétaux trouvera-t-il un jour son équivalent humain ?

Ce mardi soir sur Arte : l’immortalité est-elle souhaitable

0
(photo Arte)

La quête de l’immortalité est-elle notre ultime défi ? Sylvie Blum explore la question ce mardi soir (22h40) sur Arte dans le documentaire inédit qu’elle signe. Direction la Silicon Valley où certaines start-up misent désormais des fortunes pour rêver tout haut.

Pour le psychologue et philosophe Jean-Michel Truong, protagoniste du film, si l’espérance de vie était de 1.000 ans, nous serions en France près de 850 millions d’habitants. Nous n’aurions pas assez de ressources naturelles pour survivre. L’espèce n’évoluerait plus et perdrait sa capacité à s’adapter à son environnement. Sombre tableau.

« Immortalité dernière frontière » dresse un état des lieux de la quête de vie augmentée, combinant progrès de la médecine, des technologies et du numérique. En finir avec la mort, le désir existe depuis que la conscience de notre fin existe.

Avec beaucoup d’argent et de profits à la clé pour quelques entrepreneurs, la recherche avance vers la fin de l’espèce humaine et le début d’individus hybrides, mi-humains, mi-machines. La cryogénie se perfectionne, le clonage aussi. Les robots deviennent plus réalistes et intelligents.

Mais à quel prix ? L’immortalité coûte cher et, soyons réaliste, n’est pas promise à tous. Le film part à la rencontre de ces tenants de ce nouveau jackpot, les espoirs, les enjeux économiques et sociaux, les questions d’éthique. Avec toujours la même question : cela en vaut-il la peine ?

 

Immortalité, médecine et business : ce jeu a-t-il un sens

0
Séquence d'ADN

Question : jouons-nous aux apprentis sorciers de l’immortalité ? L’interrogation resurgit régulièrement dans la presse, avec cette prophétie : la mort serait tuée d’ici 2050 grâce à l’emballement informatique appliqué à la médecine. Google en tête, de nombreuses start-up y voient la poule aux yeux d’or.

En prenant les manettes de son avenir, retirant toute substance spirituelle, l‘homme veut réorganiser le fonctionnement de nos vies, au détriment du sens de nos existences. A écouter la radio France Inter ces dernières semaines, l’entreprise de la Silicon Valley Humai d’un certain Josh Bocanegra a lancé un site internet où elle propose de transplanter un cerveau sur un corps bionique. L’ADN, la voix, des éléments de personnalité seraient prélevés avant le décès, puis le cerceau serait branché sur un clone robotique. Peut-être, qui sait, pourra-t-on aussi améliorer le caractère des plus grincheux.

Blague à part, le prometteur marché de la santé intéressent déjà nombre d’entreprises, Google en tête, leader dans la recherche en quête de l’immortalité, malgré de lourds investissements comme l’ont montré les comptes présentés en février dernier. Le dirigeant de l’entreprise Larry Page plaide déjà pour mettre (anonymement assure t-il) à disposition des chercheurs les dossiers médicaux de tout le monde.

Google, spécialiste de la collecte de données personnelles, est donc loin d’être désintéressé. Au point de mettre déjà des billes dans des laboratoires étudiant les cellules ou l’ADN, avec pour objectif de trouver le moyen de détecter tôt un cancer ou un diabète. Un corps capable de se réparer tout seul, d’augmenter ses capacités physiques et un esprit directement connecté à des ordinateurs pour l’augmenter : voilà le futur selon l’ingénieur-maison Ray Kurzweil. Tout reprogrammer pour l’immortalité.

L’informaticien a théorisé tout cela dans la « loi du retour accéléré ». Dès 1965, un co-fondateur d’Intel prédisait une croissance exponentielle de la puissance des ordinateurs. Une prédiction avérée. Kurzweil fait le pari qu’adapté aux sciences médicales, le même phénomène va permettre à la recherche de progresser considérablement, tout en proposant des solutions de moins en moins chères, donc de plus en plus accessibles. Donc tentantes pour qui ne supporterait pas l’idée de mourir un jour.

Plaidoyer pour la mort digne de Mandela

1

Nelson-Mandela-273x300 Plaidoyer pour la mort digne de MandelaLa mort n’est plus un sujet de prédilection pour notre monde, c’est le constat que l’on peut faire, lorsque l’on voit, récemment, le traitement médiatique réservé à l’hospitalisation de Nelson Mandela. « On craint le pire », « L’Afrique du Sud et le monde se préparent à une mauvaise nouvelle »… Quelle mauvaise nouvelle ? La mort de Mandela ? Une triste nouvelle, oui, certes, mais le grand homme a 95 ans, autant d’années qu’il a bien occupées. Militant anti apartheid, prisonnier politique, président de son pays… Un destin unique, qui aurait laissé beaucoup d’autres morts d’épuisement au bord de la route avant même d’en avoir fait la moitié.

Mandela a, de surcroît, choisi de se retirer loin des médias pour vivre paisiblement le temps qui lui restait à vivre. Une décision sage et noble, qui prouve la vision du père de la Nation Sud Africaine. Et son avance sur le monde : les hordes de journalistes qui assiègent l’hôpital ou Mandela repose ne semblent pas avoir compris que sa mort, Mandela la réservait à sa famille.

Et le monde entier de se désespérer de son agonie. Il faut être lucide, tout le monde meurt. C’est la tragique vérité. Mandela voulait laisser son image telle que nous la connaissons, une statue du commandeur guidant l’Afrique du Sud vers la concorde universelle qu’elle n’a pas encore atteinte. Comme de Gaulle en France, il sait que l’image de l’homme est parfois plus inspirante que l’homme lui-même. Si il en avait encore la force, il se dresserait contre cette traque de son image à lui, diminué, suspendu à un souffle de vie.

Mandela a beaucoup observé le monde, et il a certainement tiré des leçons des dix années d’agonie de Jean-Paul II, du mal qu’elles ont pu faire à l’église, et peut être a-t-il refusé de faire subir cette lente déchéance à ce pays qu’il incarne.

Enfin, Nelson Mandela a tout donné, il a sacrifié beaucoup pour que son pays connaisse la liberté et le monde un exemple, sans rien attendre en retour que la paix sur ses vieux jours, et une fin digne. Vouloir savoir ce qu’il a choisi, avec sa famille, de taire, c’est exiger quelque chose de lui. Il n’y a rien à exiger de celui qui a tout donné, surtout lorsque lui-même n’exige même pas la gratitude immense à laquelle il aurait droit, et qu’on ne lui a certainement pas donnée.

Alors, oui, aux côtés de quelques confrères anglais, je dis « Laissez partir Mandela ». Si l’on ose une métaphore hardie, ne le retenons pas dans cette vie comme certains l’ont retenu dans une cellule. Le meilleur moyen de lui rendre hommage, c’est de montrer que nous avons appris cela de lui.

Quand le monde sera capable de laisser partir Nelson Mandela, de lui laisser la certitude que sa vie, ses choix et sa dignité seront préservés comme les biens les plus précieux, que sa mortalité sera regardée avec lucidité et compassion, alors seulement, l’Idée de Mandela sera immortelle.

Mais si il a encore la force de regarder à sa fenêtre, et que nous lui donnons à voir ce monde qui pleure une idole qu’il est incapable de remplacer, de poser son regard sur cette horde de charognards attendant sous ses fenêtres la moindre mauvaise nouvelle, et qu’il pense « Tout ce que j’ai fait, je l’ai seulement fait pour cela ? » alors là, oui, pauvres de nous. C’est nous que nous aurions perdu avec lui.

Chimie, alchimie, pierre philosophale et immortalité

0

L’alchimie est elle l’ancêtre de la chimie moderne ? Si certains historiens le pensent, tant sont nombreuses les propriétés découvertes par les alchimistes, les mystiques rejettent cette thèse. Le « magnus opus » ou « grand oeuvre » de l’alchimie était la réalisation de la pierre Philosophale, censée donner l’immortalité.

Chou, genou, fou, caillou…

Alchimiste-dans-son-laboratoire-282x300 Chimie, alchimie, pierre philosophale et immortalité
Alchimiste dans son laboratoire

La croyance en la pierre philosophale est en elle seule un résumé de la croyance alchimique. En effet, les praticiens croyaient que les métaux maturaient au centre de la terre, passant de l’état le plus vulgaire, le plomb, en état sublimé, l’or. Le principe de l’alchimie bien connu, transmuter le plomb en or, devait être en réalité compris par « accélérer la maturation du plomb en or », état qu’il était censé atteindre un jour ou l’autre de toute façon, mais trop tard pour assurer la fortune de son possesseur.

L’idée était donc de trouver le principe, le condensé de formule, qui permettait à son détenteur de combler la différence enter le corps impur et le corps pur selon l’idéal alchimique, l’or. Selon les alchimistes, tous les corps étaient composés d’un souffre alchimique et d’un mercure alchimique, la différence entre un être humain et le caillou dans sa chaussure n’étant qu’une question de dosage.

De pierre philosophale en caillou philosophique

586alchimie-300x216 Chimie, alchimie, pierre philosophale et immortalitéCe concentré idéal, donc, se présentait, selon la tradition, sous la forme d’une pierre, la pierre philosophale. Celle-ci avait les propriétés de faire atteindre à chaque corps sa perfection, en tant que principe universel. Utilisée sur un métal, elle pouvait donc le transmuter, et non le transformer, en or, mais utiliser sur un homme, elle lui donnait la « panacée », à savoir la résistance à toute maladie, et la vie « prolongée au delà de ses bornes ». Comprenez : tant que l’alchimiste avait la pierre philosophale en sa possession, il ne pouvait pas mourir.

Joung, disciple rebelle de Freud, s’amusa à transposer

Page-manuscrit-nicolas-Flamel-238x300 Chimie, alchimie, pierre philosophale et immortalité
Page de manuscrit par Nicolas Flamel

l’alchimie à la psychanalyse. Il en conclut que « Le grand œuvre préfigurant le chemin de développement de l’âme humaine au sein des mondes de matière, l’œuvre alchimique est inséparable de la propre transmutation de l’opérant. Selon les principes de la table d’émeraude, ce que l’on modifie à l’extérieur modifie l’intérieur et ce qui change le microcosme modifie aussi le macrocosme (et inversement). L’alchimie devient, dans cette optique, une discipline de travail intérieur, d’extraction et de sublimation des mercure, soufre et sel pour les réunir et que l’opérant lui même devienne cette pierre philosophale (permettant aux autres âmes de devenir « de l’or », symbole de l’esprit accompli) et cet élixir de longue vie (analogiquement, on pourrait le comparer à la parole du Père, redonnant vie à ce qui était mort et promettant la vie éternelle dans l’optique chrétienne). »

En d’autres termes, l’alchimie serait une métaphore de l’évolution psychologique d’un individu en fonction des apports ou retraits de « souffre et de mercure » de sa personnalité, ici des événements et des croyances.

Chimiste, alchimiste, physicien ?

serpent-ouroboros-symbole-de-lalchimie-300x245 Chimie, alchimie, pierre philosophale et immortalité
serpent ouroboros, symbole de l'alchimie

Chimie et alchimie sont ancêtres, point de doute à ce propos. Souvent confondues, ces deux disciplines ont partagé un destin commun, jusque la scission : d’un côté, les alchimistes restant persuadés que tout était fait de souffre et de mercure, et que quelqu’un finirait par trouver ce satané dosage, de l’autre les chimistes, qui avaient eu l’intuition que, non, finalement, souffre et mercure ne faisaient pas tout, et qu’il devait y avoir autre chose, mais quoi ?

Descartes lui-même était un fervent croyant en l’alchimie. C’est finalement Lavoisier, qui après avoir énoncé la première version de la loi de conservation de la matière, démis la théorie phlogistique, baptisé l’oxygène et participé à la réforme de la nomenclature chimique, posa sans la savoir les bases de la chimie moderne et renvoya l’alchimie aux livres d’histoires et réunions de sectes ésotériques.

Mais l’apport de l’alchimie à la science moderne n’est pas négligeable : le bain-marie, l’acide citrique, l’acide acétique, l’acide tartrique, le principe de l’alcool comme base de conservation des odeurs, qui a donné la parfumerie, la toxicologie, la balnéothérapie, les gaz, comme le gaz carbonique, le phosphore, l’élasticité des gaz, la cohésion des liquides et des solides… plus une longue liste de métaux qui figurent encore aujourd’hui sur le tableau des éléments chimiques.

Mais plus que tout, l’alchimie a apporté la ferme croyance que l’immortalité se trouverait dans un laboratoire. Aujourd’hui encore, des chercheurs travaillent à la cause de notre mortalité et aux moyens de l’éviter. Alors, alchimistes des temps modernes ?

Prévention routière et pompes funèbres – Editorial

0

fuinfo-300x225 Prévention routière et pompes funèbres - EditorialStop, ça suffit, maintenant. C’est un coup à me gâcher mon été. Parce que, malgré ce que vous indique la météo, c’est l’été.

Vous avez peut être vu, dans la revue de presse la semaine dernière, ce petit film du gouvernement basque pour la prévention routière. Sinon, je vous raconte. Des jeunes, ils ont bu, ils sont sur un parking, un corbillard s’arrête, un croque-morts en descend, avec une tête digne de Lucky Luke, et propose de les ramener dans sa voiture.

Message : si tu bois en conduisant, jeune, c’est le croque-morts qui va te ramener chez toi, avec une tête de vampire, mais pas comme dans « Twilight ».

Il faut arrêter, maintenant. Déjà, il faut arrêter de faire des films de prévention routière tellement ridicules que le public visé se les passe pour rigoler en sifflant des shots de Vodka avant l’ouverture des discothèques. Ensuite, il faut arrêter d’y mêler les pompes funèbres. C’est vrai, quoi : on n’y est pour rien, nous, si ça marche pas.

Il y a quelques années… Oui, je raconte ma vie.

Donc, il y a quelques années, on a été appelés pour une réquisition. Un accident de la circulation. Choc frontal, pas beau : un petit jeune ivre qui avait percuté la voiture d’une joyeuse équipe de travailleurs, qui faisaient du covoiturage pour aller à l’usine. Il y avait trois cadavres sur la chaussée, et nous devions les transporter après nous être assurés que rien ne manquait. Pendant que nous emballions les corps dans les housses, les pompiers essayaient de dégager le moteur de la voiture des travailleurs du châssis. Ce n’était pas vain : entre les deux, il y avait ses jambes. Finalement, une sera amputée sur place, l’autre à l’hôpital. Et l’homme était conscient.

Je me rappelle régulièrement les cris de cet homme à qui l’on coupait les jambes pendant que nous ramassions les restes de ses copains morts. Je me rappelle de ces nuits ou ils m’ont empêché de m’endormir. Et je suis fou de rage lorsque je vois un spot de publicité ou un pseudo croque-morts fait mine de se réjouir du malheur des gens. Pour qui ils nous prennent, à la fin ?

Ce premier éditorial de l’été commence de façon brutale, pardon. Mais il continue encore moins bien, pour finalement aller mieux. Vous avez peut être eu l’occasion de lire l’interview de Madame Poirier (ICI), la présidente de la fédération des conjoints survivants, et de vous rendre compte du scandale que représentait l’oubli, il y a peu, de la journée des veuves et des orphelins, pourtant décidée par l’ONU. Nous avions déjà publié un billet d’humeur à ce propos (ICI).

Râleurs, nous avions également pesté (enfin, toujours le même) contre l’imbécillité, pardon, il n’y a pas d’autres mots, de cette histoire de pose des scellés sur les cercueils. Ce qui en soit se justifie, mais c’est juste une loi très, très mal conçue (ICI).

Fort heureusement, Funéraire Info n’est pas qu’une revue de râleurs insatisfaits (en fait, il n’y en a qu’un), puisqu’elle vous instruit aussi sur des sujets aussi variés que l’histoire du corbillard ou les démêlées du Crapouillot (ICI), un journal satirique, avec les pompes funèbres, ou l’inverse. Ce n’est pas très nouveau, en fait, cette manie de vouloir à tout prix décrédibiliser une profession en la présentant comme un repaire de capitalistes cyniques, avides du malheur des gens. Curieusement, on ne les voit jamais, les auteurs de ces articles, à quatre heures du matin, en réquisition sur un accident de la circulation.

Pour avoir le temps de lire et relire à l’infini, nous vous avons concocté un article sur l’immortalité (ICI). L’immortalité, ce n’est pas si bien que l’on croit, au final : trop de lassitude, pas assez de ressources. Mais ne déflorons pas la conclusion de cette série.

Cet été, l’équipe de Funéraire Info ne prend pas de vacances. Beaucoup de travail nous attends pour préparer la première rentrée de notre webjournal issu de l’actualité de Mémoire des Vies. Nous avons décidé, par la même occasion, de continuer nos publications, avec certes un rythme et un contenu parfois plus léger, mais tous les jours, il y aura un article. Et tous les jours, nous essaierons de vous apprendre quelque chose.

Bien entendu, l’information continue, et notre équipe est pleinement déployée sur le terrain pour vous tenir informés de l’actualité du funéraire. De la conférence de presse de Michel Leclerc à la session extraordinaire du parlement qui s’ouvre et qui va donner lieu, qui sait ? A des décisions qui nous touchent de près ou de loin, nous sommes là, et vous pourrez, ou que vous soyez, savoir qui fait quoi, qui décide quoi, toujours avec ce ton décontracté, parce qu’il ne faudrait pas vous donner l’impression de travailler en vacances, non ?

Tous immortels demain (partie 1)

4

« L’éternité, c’est long, surtout vers la fin »

Woody Allen.

L’immortalité : vaste question qui taraude l’homo sapiens sapiens. Mais si ce problème trouvait une solution, serait-ce vraiment la panacée ? Est-ce que l’homme pourrait devenir immortel, ou serait il obligé de devenir quelque chose d’autre ?

Sapiens au carré

infini-300x220 Tous immortels demain (partie 1)
infini

Nous ne sommes pas, contrairement à une idée admise, l’homo sapiens, mais l’homo sapiens sapiens, « qui sait qu’il sait ». Le seul animal à pouvoir, en toute conscience, passer du réel au conceptuel, et à analyser ce qu’il fait. En d’autres termes, nous savons faire du feu, mais nous sommes aussi capables d’écrire des livres sur l’importance de savoir faire du feu.

Par ricochet, nous sommes le seul animal capable de prendre conscience, au niveau métaphysique, de sa propre mortalité. Les animaux sont capables de concevoir l’idée de la mort, ont conscience qu’après elle, il leur sera impossible de gambader dans les folles prairies de l’insouciance, et que donc, il faut la fuir le plus longtemps possible.

L’homme a la capacité de l’anticiper. Un homme gravement blessé, conscient, peut deviner que cette blessure lui sera fatale, et angoisser pour sa fin qui approche. L’animal, non : il souffrira, voudra être ailleurs, que cela n’arrive pas, mais sera incapable d’anticiper un rapport de cause à effet entre sa blessure et une mort prochaine.

Ceci est à tempérer, bien entendu : les animaux sont capables, effectivement, de sentir la fin venir, mais ne conceptualise pas sa fin. Un homme, si, ce qui provoquera chez lui une angoisse.

La preuve ? On ne voit jamais un animal travailler dans un laboratoire pour rechercher le secret de l’immortalité.

Je reviendrai

frankenstein-300x237 Tous immortels demain (partie 1)
Créature de Frankenstein

C’est une constante : où qu’il se soit trouvé sur le globe, après les grandes migrations, l’humain a senti le besoin de trouver une réponse à la grande question : qu’y-a-t-il après ? La mort est elle l’ultime frontière ? Des grandes plaines des Indiens d’Amérique au Walhalla des Vikings, l’homme, incrédule de sa propre mortalité, inventa la religion.

Toutes ont en commun une partie créationniste, qui expliquerait le monde, et une partie post-mortem, qui définirait les modalités de la vie après la mort, qui serait éternelle, dans la plupart des cas. L’on tiendra compte aussi des croyances en la réincarnation, qui définit l’homme en tant qu’entité abstraite, l’âme, en quelques sortes, qui revient périodiquement sous diverses formes.

L’homme aura beau comprendre, concevoir, analyser, penser, conceptualiser, étudier, spéculer sa propre mort, il n’arrivera jamais à l’accepter. L’avantage de cette sapiens que nous avons sur l’animal devient finalement un inconvénient, le vertige métaphysique.

Au moins, on en tire un certain profit. Tout producteur de cinéma vous le dira : un film sur la fin du monde a un certain seuil de chiffre d’affaire garanti. C’est la cohorte de tous ceux qui, incroyants ou doutant d’un point de vue religieux, cherchent une consolation dans l’idée qu’après eux, le néant : ainsi, ils ne ratent finalement pas grand-chose d’intéressant.

Mythes et légendes

sisyphe Tous immortels demain (partie 1)
Sisyphe

Et donc, l’homme cherche l’ultime solution à son ultime problème : l’immortalité. Sur son chemin se trouvent deux rabats-joie : Frankenstein et Sisyphe.

D’un côté, donc, Frankenstein. Non pas un monstre couturé de cicatrices, mais un savant , le baron Victor Frankenstein, qui crée ladite créature (qui n’a pas de nom, si vous aviez lu le livre, vous le sauriez), vainc la mort, se substitue à Dieu, et se retrouve au final complètement dépassé par sa propre création. C’est la paradoxe du chercheur : si l’on vainc la nature, est on démiurge ou contre-nature ? Et les questions induites, si l’on est un homme, et que l’homme est mortel, l’immortel est il encore un homme ?

De l’autre côté, Sisyphe, qui se retrouve pour l’éternité à remonter un rocher au flanc d’une montagne abrupte. « Il faut imaginer Sisyphe heureux » écrit Albert Camus, mais c’est difficile. C’est le paradoxe de l’immortel : quoi faire de tout ce temps ? Et surtout, où ? C’est bien joli, l’immortalité, mais encore faut il la vivre dans un environnement éternel. Sinon, on risque bien d’accumuler un nombre infini de déménagements. La vie éternelle, nouveau cauchemar des casaniers ?

Ce sera notre feuilleton de la première partie de l’été. Il nous semblait très à propos : la seconde chose dont on n’a pas envie qu’elles se finissent, après sa propre vie, c’est les vacances. Dans l’impossibilité de parler du prolongement de vos congés, nous nous pencherons donc sur votre vie, à travers différents épisodes, qui porteront sur l’immortalité scientifique, sa réalité possible, l’état d’avancement de la recherche, et les problèmes que cela induirait, au niveau logistique, biologique et peut être métaphysique. Et ce sera le mardi.