Accueil Tags Leclerc

Tag: leclerc

Hôpital de Chambéry « Nous respectons la législation funéraire »

0

Suite aux accusations portées à son encontre par l’enseigne Sublimatorium Florian Leclerc, l’hôpital de Chambéry a souhaité répondre, calmement mais fermement. Interview.

Pour re-situer…

13255997221-300x168 Hôpital de Chambéry « Nous respectons la législation funéraire »Nous vous exposions dans un article précédent les accusations portées à l’encontre de plusieurs hôpitaux par Florian Leclerc, directeur du Sublimatorium. Suite à la parution de cet article, l’hôpital de Chambéry avait fait valoir son droit de réponse, par le biais d’un communiqué, et nous avons souhaité en savoir plus sur cette demande d’autorisation de transport de corps avant mise en bière, signée par les familles, qui semble poser problème.

La réponse de Chambéry

La réponse de l’hôpital de Chambéry est claire : « Bien sûr, nous avons pris connaissance des accusations portées à notre encontre » mais pas de la plainte « nous ne sommes pas informés officiellement d’un dépôt de plainte à notre encontre. Nous sommes donc dans l’attente avant de décider des suites à donner. ».

Concernant la demande de transport de corps avant mise en bière de la personne ayant qualité pour pourvoir aux funérailles « Nous nous sommes bien sûr renseignés. Nous avons contacté à cette fin. deux juristes spécialisés sur la réglementation funéraire, indépendants l’un de l’autre, Les deux ont confirmé qu’il n’existe dans la réglementation en vigueur aucune obligation imposant que la demande de transport de corps avant mise en bière soit présentée par l’opérateur funéraire à la famille, puisque précisément ce formulaire de demande comprend une rubrique, à renseigner librement par la personne ayant qualité pour pourvoir aux funérailles, se rapportant au choix de l’opérateur funéraire ». L’hôpital précise que « Nous avons saisi également le ministère de la santé et la direction générale de l’offre de soins de cette question ».

Concernant l’utilité de celui-ci, là encore, aucun doute : « Le document de demande de transport de corps avant mise en bière est mis à disposition de la famille du défunt dans un esprit de service aux familles. La personne ayant qualité pour pourvoir aux funérailles le renseigne, si elle le souhaite, en indiquant notamment le nom de l’opérateur qu’elle aura librement choisi. » L’hôpital de Chambéry continuera donc de mettre à disposition ce document pour rendre service aux familles, sauf ordre contraire.

Sur l’entente sous-entendue avec la SEM locale « C’est bien entendu totalement faux. Nous avons, comme la loi le préconise, une liste des opérateurs funéraires habilités que nous mettons à la disposition de la famille, et c’est tout. Celle-ci est d’ailleurs affichée à la chambre mortuaire. Nous respectons scrupuleusement la loi sur la liberté des obsèques ».

Sur les suites qui seront données à cette affaire « Comme nous vous l’avons dit, nous sommes en conformité avec la législation, ce qui nous a été confirmés par des juristes. Si d’aventure une plainte était déposée contre nous, nous ne resterions pas sans réagir, étant donné que les allégations actuelles de l’entreprise des Pompes Funèbres Leclerc à notre encontre sont une atteinte à la réputation et l’image de l’hôpital et au rapport de confiance que nous avons établi avec les familles » Cela prendrait la forme d’une plainte pour diffamation « Non, cela ne rentre pas dans le cadre de la diffamation, en revanche nous ne manquerions pas d’intenter une action juridiquement et judiciairement adaptée à la défense de nos intérêts et de notre bon droit».

L’hôpital de Chambéry soutient donc sa position, droit dans ses bottes.

Sublimatorium : Interview de Florian Leclerc

0

Florian Leclerc, directeur de la marque Sublimatorium, est sans doute le plus jeune chef d’entreprise du funéraire. Il nous parle de son concept et de ses projets pour 2013.

Sublimatorium, une marque d’avenir

Photo-interview-300x225 Sublimatorium : Interview de Florian Leclerc
Florian Leclerc

Florian Leclerc a 22 ans, et un patronyme prestigieux, hérité de son père, Michel Leclerc, fondateur de Roc’eclerc et combattant le plus acharné du monopole. Son oncle était Édouard, créateur de l’enseigne de supermarchés Leclerc. Autant dire qu’il a de qui tenir, même si le nom n’est rien sans une solide formation « Je suis diplômé de l’Ecole de commerce de Dijon » à la sortie de l’école, il prend la direction du Sublimatorium, créé en 2011. Une vocation « J’ai de qui tenir, c’est vrai. Je n’étais pas spécialement intéressé par les pompes funèbres enfant, je voyais ce que faisait mon père, bien sur, et peut être que j’ai appris à ce moment là le métier sans vraiment m’en rendre compte. Je voyais surtout le côté homme d’affaires. Quand je me suis posé la question de ce que j’allais faire, ça s’est finalement imposé comme une évidence : il y a encore beaucoup à faire ».

Une famille de combattants

Quand on lui pose la question, celle de l’influence de son père, il ne se démonte pas « Bien sûr que j’ai profité de son expérience et de son savoir-faire. Et bien sûr, j’ai la chance encore de bénéficier de ses conseils. Sublimatorium est mon entreprise, j’en suis le dirigeant, mais oui, mon père me donne des conseils. Il a l’expérience, il connaît parfaitement le secteur, il a mené des combats contre le monopole, notamment, ce serait dommage de me priver de tout cela. Et je prolonge la philosophie familiale, j’ai mes propres combats » La philosophie, celle de la qualité au meilleur prix, et son principal combat, contre la TVA sur le funéraire. Assurément, un combat aussi important et difficile que celui contre le monopole.

Sublimatorium, tout sauf Low Cost

Florian Leclerc n’aime pas qu’on qualifie sa marque de low cost « Selon moi, le low cost, c’est un prix bas, mais obtenu au détriment des prestations. On vous fait payer moins cher, en vous en donnant moins, et de faible qualité. Le concept de Sublimatorium, c’est un concept connu, qui est attaché au nom Leclerc : proposer des produits et des services de bonne qualité moins cher. On ne rogne pas comme le low cost ». D’ailleurs, l’enseigne a choisi pour emblème un diamant « Il représente la qualité qu’on propose à un prix bas ».

Comment ça marche ?

Le Sublimatorium est fort aujourd’hui de 17 enseignes, des franchisés ? « Des affiliés, plutôt. Je veux laisser libre nos partenaires de travailler à leur façon. » mais alors, comment ça marche ? « Ils mettent le panneau Sublimatorium sous leur propre nom. Nos affiliés bénéficient alors d’un vrai concept, d’une assistance juridique et une garantie d’aide. Contre les détournements de famille dans les hôpitaux ou les mairies à certains endroits, par exemple. On va partout, dans les hôpitaux, les mairies, explique ce qu’on fait. En cas de problème, on ne lâche pas l’affaire tant qu’on n’a pas trouvé une solution. » et une centrale d’achat ? « Non, on n’en a pas. J’ai fait le calcul, au final, une centrale d’achat coûte aussi cher. On a préféré un système de référencement, on négocie directement les tarifs auprès de fournisseurs pour nos affiliés. On propose nos fournisseurs, mais on peut également négocier auprès des fournisseurs déjà existants chez nos affiliés, qui sont libre de choisir leur produits. » et ça marche « Un de nos récents affiliés, lorsqu’il nous a contacté, faisait un convoi par mois. Trois mois plus tard, il en fait quinze par mois, et il continue de progresser ». Des agences sont présentes sur tout le territoire national, de l’ouest au sud, en passant par la région parisienne.

Et en 2013 ?

sublimatorium Sublimatorium : Interview de Florian LeclercFlorian Leclerc, lorsqu’on l’interroge sur ses projets à long terme, explique « Notre objectif, au final, c’est de concurrencer les grands groupes, qui sont aujourd’hui dans les mains des financiers, avec notre entreprise familiale. Eux aujourd’hui raisonnent en terme de rentabilité financière pure, nous voulons prouver qu’on peut réussir en étant une famille au service des familles, puisque c’est pour eux qu’on fait tout ça. » Il préfère construire et consolider son entreprise sans tirer de plans sur la comète.

« Nous allons nous doter d’un nouveau site internet. L’actuel n’est plus vraiment mis à jour, il ne nous correspond plus vraiment. Notre nouveau site, en construction, sera le rendez-vous des familles et des affiliés. Nous allons aussi continuer notre projet de crémation rapide ». Une idée de son père « Oui, c’est lui qui travaille dessus, et moi qui l’aide, cette fois-ci. Un tel développement coûte cher, nous sommes en négociation avec des investisseurs. »

Des projets, des combats… En suivant les traces de son prestigieux père, Florian Leclerc est en train, sûrement, de se faire un prénom.

Interview : Michel Kawnik, Association Francaise d’Information Funéraire (AFIF)

3

L’Association Française d’Information Funéraire, l’AFIF, est pour certains un acteur incontournable de la profession, et pour d’autres, un empêcheur de tourner en rond. Une chose est certaine : l’AFIF, aujourd’hui, est incontournable. Nous avons interrogé Michel Kawnik, son président, sur l’actualité des pompes funèbres.

Le syndicat des thanatopracteurs

photomk-231x300 Interview : Michel Kawnik, Association Francaise d'Information Funéraire (AFIF)
Michel Kawnik

Michel Kawnik voit d’un très bon œil la création du SPTIS (Syndicat Professionnel des Thanatopracteurs Indépendants et salariés). « C’est très bien que les thanatopracteurs s’organisent en acteurs responsables de la profession. Il est important de présenter et faire connaître cette activité. » Michel Kawnik reproche un peu aux entreprises de pompes funèbres leur mainmise sur l’ensemble des prestations « Les familles devraient pouvoir faire appel directement à un thanatopracteur de leur choix, indépendamment de l’entreprise de pompes funèbres » en ligne de mire, les grands groupes de pompes funèbres associés à de grands groupes de thanatopraxie, qui faussent la liberté de choix.

Michel Kawnik est d’ailleurs ouvert à la discussion « Nous avons mis en place, avec l’AFIF, une charte de qualité pour les pompes funèbres. Une charte similaire pour les thanatopracteurs serait envisageable. » En tout cas, l’AFIF soutient l’initiative, partant du principe que les thanatopracteurs sont des acteurs majeurs de la profession, et qu’il est indispensable qu’ils puissent défendre leur profession et leur point de vue et deviennent un interlocuteur à part entière des familles.

La « mode » du low cost

Sur le low cost, Michel Kawnik est nettement plus réservé. « Toute chose a un coût. La vendre trois fois plus cher, ce n’est pas bon, mais la vendre deux fois moins cher, ce n’est pas bon non plus, c’est du dumping, cela a toujours des conséquences néfastes. ». Surtout, selon lui, on est dans des  »coups » qui n’ont plus grand’chose à voir avec le métier des pompes funèbres « Le métier des pompes funèbres, c’est avant tout l’accompagnement de la famille, ce sont des métiers de services. est le service quand la famille passe commande sur internet, doit faire elle-même la mise en bière de leur défunt ? est l’écoute ? » Michel Kawnik prend pour exemple le nouveau service mis en place par une filiale des pompes funèbres de la ville de Paris « Pourquoi, à votre avis, le service est uniquement proposé sur internet ? Imaginez-vous un conseiller funéraire qui explique en face à face à la famille qu’elle va devoir se débrouiller pour faire les démarches, la mise en bière, voire le creusement ? Il se ferait casser la figure ».

De surcroît, Michel Kawnik voit d’autres effets sociétaux « Pour ce service, il faut mourir dans certains hôpitaux, et se faire inhumer dans certains cimetières. C’est quoi cette histoire ? Si vous mourez chez vous ou dans le mauvais hôpital, vous payez plus cher ? Si vous voulez un autre cimetière, vous payez plus cher ? Où est-elle, l’égalité face à la mort ? »

L’homme, calme et poli, lance un « c’est un attrape-c… » qui en dit long. « Les familles attendent un professionnel sérieux, compétent et à l’écoute » avec des prix raisonnables et justifiés, adaptables en fonction des moyens de chacun, il est vrai que l’on peut faire aussi compétitif et plus souple que le low cost « l’essentiel, c’est l’accompagnement des familles » insiste-t-il. Un mot résume sa vision du low cost « Tout cela est malsain ».

Le funéraire aujourd’hui

Sur les sujets d’actualité du monde funéraire, Michel Kawnik est égal à lui-même : d’une franchise imparable, sans jamais se départir de sa courtoisie. Sur les Sublimatoriums Leclerc « Ça fait vingt ans que je connais Michel Leclerc, son discours est rôdé, mais depuis tout ce temps, il répète la même chose. Florian Leclerc est un très gentil garçon, mais il est le préte-nom de son père. Je ne vois pas l’intérêt aujourd’hui pour un franchisé de prendre son enseigne ». Quand au four à crémation révolutionnaire, Michel Kawnik éclate de rire « Il y a quelques années, il expliquait avec un bout de tuyau trouvé dans la rue qu’il allait le faire avec du carburant de fusées. Aujourd’hui, vous me dites qu’il est passé à l’hydrogène ? Eh bien, demain ce sera le nucléaire. Et puis, quand bien même, il y a des réglementations. Michel Leclerc peut bien essayer d’avoir des milliers d’années d’avance sur tout le monde, au final, la réalité le rattrapera ».

L’on comprend vite que Michel Kawnik et Michel Leclerc ne passerons pas leurs vacances ensemble « Toutes ses propositions, ses déclarations, il ne dit rien de neuf. Certes, il y a 25 ans, il y avait le monopole, il était au bon endroit au bon moment. Mais aujourd’hui, son discours, ça rime à quoi ? ».

Le rachat de Roc’Eclerc par Daniel Abittan n’est pas primordial « Tout cela, c’est de la finance. Un groupe est racheté par un fond de placement, qui va le développer et le revendre cinq ans plus tard avec un bénéfice. Regardez, tous les groupes changent de main tous les cinq ans. Au final, ça ne change rien au niveau des consommateurs ».

Et, à contre-courant des oiseaux de mauvaise augure, Michel Kawnik se montre rassurant à propos des petits indépendants « Les pompes funèbres sont avant tout une activité de service de proximité. Une famille ira chercher un professionnel près d’elle, pas une enseigne à 300 kilomètres. Un indépendant peut devenir un acteur majeur sur son secteur, sa zone de chalandise, puisqu’il faut l’appeler ainsi, en proposant de bons services et une bonne écoute. Après, une petite société familiale n’a pas les même moyens de communication qu’une grande au niveau financier. Il y a d’autres solutions, par exemple l’AFIF. En adhérant à notre charte de qualité, une société donne des gages de confiance, et c’est important. »

Le mot de la fin est plus réservé. « Depuis 1992, je n’ai jamais manqué un salon du funéraire, que ce soit à Paris ou Lyon. Cette année, je me demande si ça en vaut la peine ». Pourquoi ? « Le salon est proposé par une fédération qui ne propose rien de nouveau. Ils sont dans le discours  »tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes », mais non. Et je n’ai pas l’impression qu’ils soutiennent justement les petits indépendants. Si c’est pour entendre la même chose, quel intérêt ? »

L’AFIF a une vision globale et attentive du milieu du funéraire aujourd’hui. Un point de vue clair, tranché et argumenté, que nous vous feront régulièrement partager dans Funéraire info.

Le site Web de l’AFIF se trouve ICI