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Une foule en liesse en mémoire de la mort de Mao Zedong

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Le portrait de Mao Zedong

Le quarantième anniversaire de la mort du « Grand Timonier », l’ex-dirigeant chinois, Mao Zedong qui est l’un des plus meurtriers et le plus important du XXe siècle, a été célébré très discrètement dans la capitale, mais ouvertement dans la province chinoise.

Vendredi 9 septembre 2016, des milliers de personnes ont commémoré les 40 ans de la mort de l’ancien dirigeant chinois, malgré les millions de morts sous son règne, en temps de paix. Une bonne partie du peuple chinois adore toujours cet ancien dirigeant et il reste l’objet d’un culte de la personnalité toujours vivace.

Officiellement, tout le pays a pleuré, celui qui a transformé le pays, son grand homme, Mao qui est toujours le Grand timonier, le 9 septembre 1976.

Sur la place Tiananmen à Pékin, des milliers de visiteurs chinois sont encore attirés par son portrait géant qui trône toujours. Le correspondant de France 24 à Pékin, Pierre-Philippe Berson a constaté que, quarante ans après sa mort, Mao Zedong reste en Chine, indéboulonnable.

Le verdict concernant celui qui a dirigé la Chine entre 1949 et 1976 et qui a été énoncé à la fin des années soixante-dix par le tout-puissant parti communiste chinois a toujours cours. La vénération de Mao Zedong, celui qui est coupable de crimes contre l’humanité, et qui a été l’un des tyrans les plus sanguinaires du XXe siècle, n’a pas amoindri.

Une foule en liesse a défilé en Chine, dans les rues au cœur de Pékin vendredi. Devant le mausolée place Tian’anmen, il y a des participants qui n’ont pas peur d’attendre même en plein soleil.

Pour pouvoir observer la dépouille de Mao en bref instant, chacun a pris en patience son mal. Presque recouvert du drapeau chinois intégralement, l’ancien dictateur qui a été embaumé était vêtu de son fameux costume gris à qui il a donné son nom.

Pour ce jour particulier, les visiteurs se sont pressés logiquement même s’il reste visible toute l’année.

Le cimetière de Wadi al-Salam, la plus grande nécropole du monde

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Le cimetière de Wadi al-Salam

Le cimetière islamique de Wadi al-Salam, situé en Irak, dans la ville sainte de Najaf, dont la signification est la Vallée de la Paix, est considéré comme la plus grande nécropole du monde.

La ville de Najaf qui se trouve en Irak abrite la plus grande nécropole du monde où il y a plusieurs centaines d’enterrements par jours et plusieurs millions de sépultures qui s’étendent à perte de vue.

Des millions de corps se trouvent dans le cimetière. Avec une population de près de 600 000, Najaf est l’une des plus grandes villes de l’Irak, et qui est également l’un des candidats pour le titre du plus grand cimetière sur terre.

Cette cité des morts qui a été bâtie il y a 1 400 ans entoure le mausolée d’Ali, gendre du prophète Mahomet, le quatrième calife de l’Islam et premier imam chiite, la tombe d’Ali Ibn Talib, qui est vénéré par les chiites. C’est pour cela que tous les chiites du monde veulent être enterrées dans cette nécropole de Wadi al-Salam, un lieu privilégié pour les Irakiens appartenant à cette branche.

La superficie de Monaco est trois fois moins que la nécropole qui s’étend sur plus de six kilomètres carrés. Le très célèbre Père-Lachaise de Paris est donc, à titre de comparaison, quatorze fois plus petit que Wadi al-Salam, réparties dans quelque cinq millions de tombes où des millions d’âmes y reposent.

L’Ayattollah Muhammad Sayyid Baqir al-Sadr, le Prophète Saleh, le Prophète Hud ainsi que les restes d’Ali Ibn Abi Talib, le prince des fidèles, des princes, des sultans, de nombreux rois et prophètes reposent dans ce cimetière.

En 2003, la violence qui a envahi l’Irak a conduit à l’élargissement massif du cimetière qui s’accroit à environ 40 pour cent.

Depuis 2004, avec les heurts contre les forces américaines, les guerres sectaires entre sunnites et chiites de 2006 à 2007, sans parler des batailles avec l’armée irakienne en 2008, le cimetière augment chaque année.

20 ans après sa mort, la sépulture de Lady Di est enfin rénovée

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Lady Diana

Charles Spencer, le frère de Lady Diana, le gardien de l’îlot sacré, sur le domaine d’Althrop appartenant depuis près de 500 ans à la famille Spencer, sur lequel se trouve la sépulture de la princesse, a annoncé qu’il engagerait prochainement de grands travaux sur l’île, dans un communiqué.

Le frère de Lady Diana, Charles Spencer avait été accusé de laisser à l’abandon l’îlot sacré il y a quelques années. La vingtième année de la mort de Lady Diana sera célébrée en août 2017. Le lieu où repose la maman de William et Harry, afin de mieux lui rendre hommage, va être réhabilité.

C’est dans un accident à Paris, sous le pont de l’Alma, que Lady Diana est décédée en laissant ses enfants William et Harry orphelins. Le 31 août 2017, sa famille commémorera les vingt ans de la mort de lady Diana.

Afin d’entretenir sa mémoire, ils font le mieux. En hommage à la princesse de Galles, le prince William en compagnie de Kate Middleton ont même posé lors de leurs récents voyages en Inde, devant le Taj-Mahal. La famille de la princesse a décidé à l’occasion de ce triste anniversaire de réaliser dans le parc de leur propriété d’Althorp, où la sépulture de la princesse de Galles se trouve, des travaux d’envergure, car elle célébrera les vingt ans de la disparition de la princesse en août 2017.

Pour redonner un coup de jeune à la demeure familiale laissé à l’abandon depuis plusieurs années, l’île d’Althrop, la famille Spencer déploie, après 350 ans d’immobilisme, les grands moyens. Ce manoir n’est non seulement la dernière demeure de la princesse Diana, celle-là plus appréciée de tous les temps, mais également un héritage parmi d’autres. À l’âge de 36 ans, la princesse a perdu la vie tragiquement, et a été par la suite enterrée au milieu d’un lac vert par ses proches

L’ancien chef cuisinier de Buckingham Palace qui était auparavant au service de Lady Diana avait dénoncé que d’année en année, sans que rien ne soit fait, les peintures du manoir se sont étiolées, et les broussailles ont envahi l’île. Il a interpellé le frère de la princesse en twittant qu’il aurait été viré s’il s’était occupé de Diana de son vivant comme eux occupent d’elle après sa mort. « Je vous en supplie, prouvez que vous souhaitiez, non par appât du gain, qu’elle repose ici par amour. Nettoyez la végétation sur l’île » ajouta-t-il.

C’est dans la propriété familiale des Spencer, dans le Northamptonshire, à Althorp, que la princesse demeure à tout jamais. Elle repose sur l’île dans le parc situé sur le lac appelé Round Oval, dans le château désormais transformé par le frère de Diana en musée, qui est inaccessible aux touristes, où la sépulture de la princesse se trouve. Non loin de là, un mausolée où chacun peut se recueillir à sa guise a été érigé.

La dépouille de Lénine va couter plus de 170 000 € à la Russie

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La dépouille de Vladimir Lénine

La préservation et les procédures cosmétiques visant à conserver la dépouille embaumée de Lénine couteront au gouvernement russe, une bagatelle de 13 millions de roubles, qui est équivalent de plus de 174 000 €.

Pour l’année 2016, le gouvernement russe vient de publier dans son site officiel et rapporté par la BBC que le coût de l’entretien de la dépouille de Lénine est de plus de 170 000 €, soit 13 millions de roubles. Somme qui sera utilisée pour bien mener à bien quelques travaux cosmétiques nécessaires au maintien dans de bonnes conditions de la dépouille de l’homme fort de la révolution d’octobre 1917. En effet, le corps embaumé de Lénine, depuis sa mort en 1924, est exposé publiquement à travers un cercueil de verre dans un mausolée de la Place Rouge à Moscou. Afin de donner une explication sur la somme aussi élevée, le site d’information russe RBK évoque un travail de nature biomédicale. Le corps de Vladimir Lénine a surement bien besoin d’entretien après sa mort il y a 92 ans.

L’équipe qui sera chargée de ce travail biomédical dédié à la conservation de l’image de Lénine a déjà été trouvée selon l’agence gouvernementale qui gère le budget, mais son nom n’a pas encore été dévoilé. En général, c’est le Centre russe de recherche biomédicale et de technologie qui s’occupe depuis la mort en 1924 de l’ancien leader bolchévique, des réparations du corps embaumé. Pour l’entretien du corps de Lénine, il n’est pas précisé si le montant dépensé chaque année est aussi salé.

Autrefois, la peau d’origine est substituée à une peau artificielle et que ses cils ont été remplacés. La dépouille était plongée tous les deux ans, dans un bain d’acétate de potassium, de glycérine et d’alcool.

La révélation de la dépense de ces procédures cosmétiques n’aura probablement pas un impact positif à la popularité du mausolée, car 62 % de sur plus de 8 000 Russes sondées en ligne pensaient que Vladimir Lénine, plutôt que de rester dans son cercueil en verre, devrait être enterré, qui est à l’encontre de l’idée du président Vladimir Poutine. Le mausolée sur la place Rouge a récemment été, comme le rappelle The Atlantic, comparé par le président, aux reliques des saints qui sont exposées dans les monastères orthodoxes.

Le mystère sur la découverte du tombeau de Néfertiti plane

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Néfertiti

Annoncé ce jeudi 17 mars 2016 par Mamdouh Al-Damati, le ministre égyptien des Antiquités, il y a à 90 % de chances que deux chambres soient cachées dans le tombeau dans la Vallée des rois à Louxor, du pharaon Toutankhamon. Toute l’Égypte est même persuadée que le tombeau pourrait renfermer la sépulture de Néfertiti.

Les avancées de recherches menées aux alentours du tombeau de Toutankhamon rendront heureux les adeptes d’histoire. Un nouveau secret qui a rythmé en Égypte, de nombreuses légendes pourrait être dissimulé par ce dernier.

Deux espaces vides, contenant à l’intérieur des matériaux organiques et métalliques, ont été repérés derrière les épais murs de la chambre funéraire de Toutankhamon, par un radar. C’est après avoir scanné les murs de la tombe du pharaon à l’aide d’un radar spécial que l’annonce a été faite.

La présence de métaux et de matière organique dans les chambres cachées a été démontrée par les analyses à l’aide du scan radar que le chercheur japonais a effectué. Le temps de faire, avec du matériel encore plus sophistiqué, de nouvelles recherches, les amateurs de momies et de trésors devront patienter au moins jusqu’au mois d’avril.

L’annonce est importante, car elle vient renforcer la thèse de Nicholas Reeves, l’archéologue sur la présence d’une autre tombe, probablement celle de la reine Néfertiti, qui est l’épouse d’Akhenaton, le mythique pharaon, caché par celui de Toutankhamon.

Howard Carter, l’archéologue britannique a découvert dans la Vallée des Rois, en novembre 1922 la nécropole qui est bâtie à Louxor, voici 3 300 ans. Le chercheur et Lord Carnarvon, son riche mécène n’ont découvert le trésor funéraire qu’après six saisons de fouilles infructueuses.

Jusqu’à ce jour, le seul mausolée qui a livré le trésor intact, plus de 5 000 objets dont la plupart sont en or massif, de son propriétaire, est le tombeau de Toutankhamon.

La reine Néfertiti n’a pas été retrouvée jusqu’à maintenant, pourtant grâce à de nouvelles recherches, il y a une chance sur sa localisation. L’hypothèse à partir de plusieurs suspicions sur la présence de la reine Néfertiti à proximité de la sépulture de Toutankhamon vient conforter cette hypothèse. Il y aurait un chambardement de taille dans l’histoire de l’Égypte si ces renseignements viennent à être authentifiés.

Le tombeau des Askia, à Gao, au Mali

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Tombe destinée à l’empereur Mohamed Aboubacar Sylla, le tombeau des Askia reflète la manière dont les traditions de construction locales, répondant à des besoins islamiques, ont su absorber des influences venues du nord de l’Afrique pour créer un style architectural unique dans tout le Sahel de l’Afrique de l’Ouest.

tombe-de-Askia-mohamed Le tombeau des Askia, à Gao, au MaliUne histoire du tombeau

Gao est l’une des anciennes villes d’Afrique au sud du Sahara. Probablement fondée à la fin du VIIe siècle, elle apparaît au XIe siècle dans les chroniques arabes sous le nom de Kaw Kaw. En 1137, elle devint la capitale de l’empire Songhaï.

La construction du tombeau est attribuée à Mohamed Aboubacar Sylla, neveu de Sonni Ali Ber, qui régna de 1464 à 1492 et étendit les limites de l’empire Songhaï par de nombreuses batailles contre les Touaregs nomades, les Peuls et les Mossi qui harcelaient les frontières de l’empire. À la mort de Sonni Ali Ber, son neveu Mohamed Aboubacar Sylla, connu sous le nom de Askia Mohamed, inaugura la dynastie des Askia.

Askia Mohamed a poursuivi les politiques expansionnistes de son oncle et agrandi l’empire jusqu’à la côte atlantique à l’ouest, jusqu’à l’Aïr au nord (aujourd’hui au Niger) et au sud jusqu’aux limites de la forêt. La prospérité de l’empire reposait sur le contrôle des routes transsahariennes au nord, des routes en provenance de la forêt au sud, et du négoce de l’or et du sel qui les traversait. L’empire était un successeur des empires plus anciens du Ghana et du Mali, qui ont eux aussi prospéré grâce au contrôle des précieuses routes marchandes.

On dit qu’Askia Mohamed, lorsqu’il traversa l’Égypte lors de son pèlerinage pour la Mecque, fut très impressionné par les pyramides et décida à son retour de construire un tombeau pyramidal. Cependant, on pourrait aussi penser que ce tombeau s’inscrit dans la tradition saharienne ancestrale de tumuli ou de tertres funéraires érigés sur les tombeaux dès le premier millénaire av. J.-C. Ce style pourrait aussi avoir été influencé par les minarets carrés, les escaliers à trois marches des zawiyas ibadites, ou sanctuaires sacrés, de la région du Mzab au sud de l’Algérie, un lien peut-être renforcé par les nombreux érudits ibadites qu’accueillit Askia Mohamed.

Sous le règne d’Askia Mohamed, l’empire Songhaï devint, avec Tombouctou, le centre intellectuel et religieux d’Afrique de l’Ouest, instaurant des liens culturels et commerciaux forts avec l’Afrique du Nord, l’Europe et le Moyen-Orient.

La chute de l’empire et les doutes

Des querelles internes et l’importance croissante des routes maritimes vers l’Afrique de l’Ouest au XVIe siècle a entraîné le déclin progressif de l’Empire. Au milieu du XIXe siècle, il était devenu un village de trois à quatre cent maisons, avec un seul monument restant : le tombeau des Askia.

Il y a débat quant à la question de savoir si Askia Mohamed a été enterré dans le tombeau à son décès en 1529. De l’avis général à Gao, son corps ne s’y trouve pas et il fut enterré totalement à l’écart du site.

Le tombeau semble avoir toujours été utilisé en tant que partie de la mosquée – on dit que le nom Askia Djira, littéralement la mosquée de l’Askia, fut le sien jusqu’à l’ère coloniale.

Dans les années 1960, la salle des prières pour les hommes fut jugée trop petite et fut agrandie. Deux nouvelles rangées de colonnes furent construites le long des quatre rangées d’origine. En 1975, le bâtiment fut encore agrandi pour englober le mihrab, isolé à l’origine dans la cour. Tous ces travaux furent effectués à l’aide des techniques et matériaux traditionnels et ils s’intègrent bien à l’original. Le plus grand changement du site est la construction en 1999 d’un grand mur d’enceinte en ciment, apparemment nécessaire pour garder le contrôle des usages du site.

Le Tombeau des Askia est un magnifique exemple de la façon dont les traditions locales ont adapté les exigences de l’Islam en créant une forme architecturale unique dans tout le Sahel d’Afrique de l’Ouest. Vestige le plus important et le mieux conservé du puissant et riche Empire Songhoy qui s’épanouit dans l’ouest de l’Afrique aux XVe et XVIe siècles, sa valeur repose également sur sa forme architecturale de tombeau/minaret, ses salles de prières, son cimetière et son espace pour les assemblées qui ont survécu et sont encore en activité. Sur le plan architectural, le Tombeau des Askia est un exemple éminent du style soudano-sahélien qui se caractérise par des formes arrondies résultant du renouvellement régulier de la couche d’enduit érodée à chaque hivernage par les pluies rares mais violentes. La forme pyramidale du tombeau, sa fonction de minaret central ainsi que la longueur et la forme des pièces de bois composant l’échafaudage permanent, apportent au Tombeau des Askia des caractéristiques architecturales uniques.

La mystérieuse armée de terre de l’Empereur Qin

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Mausolée Empereur Qin

Légendaire, le Mausolée de l’Empereur Qin et ses soldats d’argile ne cesse d’impressionner et d’intriguer les archéologues, puisque le plus beau reste encore à venir…

Détail-dune-partie-de-larmée-enterrée-225x300 La mystérieuse armée de terre de l'Empereur Qin
Détail d’une partie de l’armée enterrée

Qin Shi Huang, sa vie, son œuvre

Qin Shi Huang fut couronné roi de Qin en 247 avant notre ère, et entama aussitôt des campagnes militaires, conquérant tour à tour toutes les provinces, devenant l’unificateur de l’empire de Chine, et par conséquent l’empereur fondateur de la dynastie Qin (221 à 207 av. J.-C.).

Il imposa la standardisation de l’écriture, la langue, la monnaie, les poids et les mesures et il est vu comme le commanditaire de la Grande Muraille de Chine. Pourtant, si son œuvre posa les bases de la période impériale chinoise, c’est pour le caractère cruel et autoritaire de son règne que l’on se souvient de lui. Sa dynastie lui survécut moins de trois ans, à la suite de quoi le pays replongea dans une guerre civile que seul le fondateur de la Dynastie Han parvint finalement à éteindre en 206 avant notre ère. On le connaît principalement par les Annales Historiques de Sima Qian (Ier siècle avant Jésus Christ).

Vue-générale-de-la-fosse-n°-1-au-musée-de-Xian-1024x747 La mystérieuse armée de terre de l'Empereur Qin

Qin Shi Huang, empereur mégalomane

Pour sa mort, l’empereur souhaitait un mausolée massif, avec une armée prête à le servir dans l’au delà. Sa sépulture est la plus vaste au monde, puisqu’elle s’étend sur 56 kilomètres carrés. Elle fut découverte en 1974 par des paysans qui labouraient un champ et mirent au jour des vases.

L’édification de la nécropole a nécessité trente-six ans d’ouvrage, avec une main-d’œuvre de quelque 700 000 personnes. La découverte de corps dans des fosses près des tumulus tend à prouver que des ouvriers ayant participé au tombeau principal auraient été enterrés vivants, pour qu’ils ne dévoilent pas les secrets de construction de l’édifice.

La tombe principale est érigée sous un tumulus de 115 mètres de haut. Elle n’a jamais été explorée, son contenu étant juste connu par les écrits de Sima Qian, premier historien Chinois.

Mais c’est autour de la tombe que l’on fit la découverte la plus stupéfiante

Une-grande-diversité-de-traits-physiques-coiffures-moustaches-barbes-et-expressions-sur-ces-fantassins-300x200 La mystérieuse armée de terre de l'Empereur Qin
Une grande diversité de traits physiques, coiffures, moustaches, barbes et expressions sur ces fantassins

L’armée de terre de l’empereur Qin

On découvrit huit gigantesques fosses, remplies de personnages en terre cuite, grandeur nature, certains plus grands en fonction du grade. Chacun d’eux avait été chauffé à 900 degrés au moins, pigmenté d’essences rares. Il y avait là 6000 soldats, qui constituent selon les archéologues la moitié de ce qui reste encore à découvrir. On y a trouvé aussi une fosse contenant du foin, pour les chevaux et des animaux rares (certains inhumés dans des cercueils de terre cuite) et six cents à sept cents chevaux des écuries impériales, sacrifiés, sous l’œil de leurs palefreniers de terre cuite.

Les autres autres fosses, plus petites, ont été découvertes juste au nord de la fosse n° 1, et contiennent des objets similaires – 1 500 guerriers, chars et chevaux, et 68 officiers et dignitaires, un char et quatre chevaux. Ces fosses ont été remblayées par précaution, et les objets qui en ont été extraits sont exposés dans les salles flanquant les extrémités nord et sud de la salle principale du musée du site. D’autres découvertes ont été faites sur la pente occidentale de la colline, en particulier deux quadrigae en bronze fondu, réduits de moitié par rapport à leur dimension réelle.Selon les estimations communément admises, l’armée de statues du mausolée de Qin Shi Huangdi devait représenter le nombre exact des gardes impériaux. Au cours des trente dernières années, différentes découvertes ont révélé les dimensions du mausolée, et le site constitue l’une des plus fabuleuses réserves archéologiques du monde entier.

La tombe de l’empereur

La tombe de l’empereur lui-même n’a pas été ouverte. S’y trouveraient sa momie et celle de 48 concubines, une maquette de l’empire, et des rivières de mercure animées par un mouvement perpétuel. Le plafond serait incrusté de joyaux dressant une carte céleste.

Deux phénomènes retiennent son exploration. D’un côté, la Chine souhaite attendre que soit développée une technologie suffisante pour s’assurer que le contenu du sépulcre ne subira pas de dommages en étant ainsi exposé à l’air ambiant. De l’autre, les archéologues, qui veulent trouver un moyen de s’assurer que les pièges disséminés dans la tombe pour les pillards ont bien été désactivés. Indiana Jones, c’est juste du cinéma.

Fascinant, époustouflant, les qualificatifs manquent pour ce sépulcre absolument gigantesque, qui n’a pas encore révélé tous ses mystères. Incontestablement, un des lieux les plus fascinants du funéraire antique.

Récit de Sima Qian :

« Dès le début de son règne, Che-hoang (Qin Shi Huang) avait fait creuser et arranger la montagne Li. Puis, quand il eut réuni dans ses mains tout l’empire, les travailleurs qui y furent envoyés furent au nombre de plus de sept cent mille ; on creusa le sol jusqu’à l’eau; on y coula du bronze et on y amena le sarcophage; des palais, des (bâtiments pour) toutes les administrations, des ustensiles merveilleux, des joyaux et des objets d’art y furent transportés et enfouis et remplirent (la sépulture). Des artisans reçurent l’ordre de fabriquer des arbalètes et des flèches automatiques ; si quelqu’un avait voulu faire un trou et s’introduire (dans la tombe), elles lui auraient soudain tiré dessus. On fit avec du mercure les cent cours d’eau, le Kiang, le Ho et la vaste mer (1) ; des machines le faisaient couler et se le transmettaient de l’une à l’autre. En haut étaient tous les signes du ciel, en bas toute la disposition géographique. On fabriqua avec de la graisse de phoque des torches qu’on avait calculées ne pouvoir s’éteindre de longtemps. Eul-che (Qin Er Shi) dit : « Il ne faut pas que celles des femmes de l’empereur décédé qui n’ont pas eu de fils soient mises en liberté. » Il ordonna que toutes le suivissent dans la mort ; ceux qui furent mis à mort furent très nombreux. Quand le cercueil eut été descendu, quelqu’un dit que les ouvriers et les artisans qui avaient fabriqué les machines et caché les trésors savaient tout ce qui en était, et que la grande valeur de ce qui était enfoui serait donc divulguée ; quand les funérailles furent terminées et qu’on eut dissimulé et bouché la voie centrale qui menait à la sépulture, on fit tomber la porte à l’entrée extérieure de cette voie, et on enferma tous ceux qui avaient été employés comme ouvriers ou artisans à cacher (les trésors) ; ils ne purent pas ressortir. On planta des herbes et des plantes pour que (la tombe) eût l’aspect d’une montagne.
(1) C’est-à-dire, comme on le lit deux lignes plus bas, qu’on fit comme une carte hydrographique de l’empire. »

le Taj Mahal, visite d’un mausolée

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Dans notre tour du monde des monuments funéraires, comment ne pas parler du Taj mahal. Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, et considéré comme l’une des nouvelles sept merveilles du monde, le Taj Mahal est un mausolée, créé par amour. Visite.

C’est une belle histoire…

Taj mahal signifie « palais de la couronne ». Et c’est bien d’un monument royal dont il s’agit. C’est un hommage de l’empereur moghol Shah Jahan à son épouse. Celle-ci, Arjûman Bânu Begam, venait de mourir en couches alors qu’elle donnait naissance à leur quatorzième enfant. D’abord inhumée dans un jardin, l’impératrice est déposée dans le Taj Mahal à une date inconnue précisément, et l’empereur s’y fait inhumer auprès d’elle en 1666.

… Pleine de mystères

Le premier mystère du Taj Mahal, c’est que l’on ignore la date exacte de son achèvement. Les chroniques officielles rapportent une date d’achèvement en 1643 ou 1644, mais la date gravée sur le frontispice indique 1348. L’état Indien ou se trouve le Taj Mahal a célébré le 350 ème anniversaire en 2004, indiquant donc une date d’achèvement en 1654.

Une légende circule sur un second palais, dont la construction aurait été prévue en face du Taj Mahal, sur l’autre rive de la rivière ou celui-ci est situé. Il aurait été prévu de le construire en marbre noir, pour faire opposition au marbre blanc qui constitue le premier bâtiment, et un pont sur la rivière aurait fait se rejoindre les deux.

Un chantier titanesque

20000 hommes ont contribué à construire le Taj Mahal, et 1000 éléphants ont servi à transporter les matériaux de toute l’Inde. Parmi ses constructeurs, l’élite des artisans indiens, mais aussi des Maîtres venus d’Asie et d’Europe.

Les quatre minarets qui entourent le Taj Mahal sont légèrement incurvés vers l’extérieur. Ainsi, d’après les écrits, en cas de tremblement de terre, s’ils venaient à s’effondrer, ils ne tomberaient pas sur la sépulture centrale.

Le Taj Mahal est considéré comme le chef d’œuvre de l’art musulman Indien.

Chef d’œuvre en péril

Les problèmes contemporains ont rejoint le bâtiment. Le marbre de celui-ci a jauni, à cause de la pollution. Une gigantesque entreprise de nettoyage a été entreprise. Le système mis en place est celui d’un gigantesque bain de boue. Le bâtiment en est recouvert, puis nettoyé. La boue capture les particules de pollution en tombant. Efficace, le procédé s’avère coûteux : 230 000 dollars à renouveler tous les trois ans. D’autres mesures ont été prises, comme d’envoyer les touristes se garer à plus d’un kilomètre, pour réduire la pollution du site. Trois millions de touristes visitent le Taj Mahal chaque année.

Par sa magnificence, par son mystère, et par l’aura de l’histoire d’amour qui a présidé à sa construction, le Taj Mahal est un des plus grands et des plus beaux monuments funéraires au monde. Seules peut être les pyramides d’Egypte le dépassent en gigantisme. Il est regrettable que les excès du monde moderne puissent lui nuire. Une chose est sûre : ce serait une faute très lourde d’aller un jour en Inde et de ne pas visiter ce monument.

Taj-Mahal-300x207 le Taj Mahal, visite d'un mausolée
Taj-Mahal, visite