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Thanatopraxie : du nouveau dans les Hauts-de-France

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Il y a quelques mois, par l’intermédiaire des réseaux sociaux,  j’ai fait la connaissance d’une jeune femme passionnée, Aurélie Claeyssen, en passe de réussir le concours d’accès à l’examen national de thanatopracteur, tant convoité par les aspirants.

Cette dernière me confiait alors ses doutes, ses craintes et ses appréhensions mais au delà de ça, c’est impressionné par sa motivation, son travail et la persévérance dont elle faisait preuve que nous avons continué à échanger durant des mois sur l’évolution de sa formation.

Qui aurait pu dire, à ce moment là, que nos destins allaient se croiser.

Aurélie est une jeune femme, la trentaine passée, issue du milieu médical et hospitalier. En effet, c’est riche d’une expérience en palliatif que cette dernière a pris la décision de troquer blouse blanche et protocoles infirmiers contre une paire de gants en latex et un tube de ponction mettant ainsi entre parenthèses sa vie professionnelle et personnelle.

Cette dernière me confiait encore il y a quelques temps souffrir d’un “sentiment de trop peu” après le décès de certains de ses patients, comme si l’arrêt de la vie signifiait l’arrêt de sa tâche et ça, Aurélie avait de plus en plus de mal à le supporter.

C’est au détour d’un couloir, à proximité de la chambre mortuaire du centre hospitalier où elle officiait, qu’Aurélie a découvert, un peu par hasard, la thanatopraxie. La suite, on la connaît : démission, inscription à l’EFFA, concours théorique et pour finir, stage pratique.

C’est justement lors de cette dernière étape, que la relation virtuelle (et professionnelle) que nous entretenions a basculé dans le réel. Jusqu’alors en proie à un stage pratique chaotique, et ce, malgré de très agréables rencontres enrichissantes aussi bien d’un point de vue technique que personnel, Aurélie a émis le souhait de parfaire et terminer sa formation auprès de moi au sein de l’entreprise qui m’emploie.

De cette période, je ne retiens que du bon. Certes, les difficultés du quotidien d’un thanatopracteur ont mis à rude épreuve sa patience mais sa motivation et ses qualités de professionnelle lui ont permis de mener à bien son projet et décrocher le précieux diplôme en décembre dernier.

Depuis quelques semaines ce sont des projets plein la tête et des objectifs ambitieux qui régissent la vie d’Aurélie. En effet, cette dernière est en passe de devenir la chef de sa propre entreprise de thanatopraxie baptisée THF (Thanatopraxie des Hauts-de-France), domiciliée sur la commune de Brouckerque dans le 59 et interviendra dans les secteurs du Dunkerquois, Audomarois et Calaisis. A l’heure où je rédige cet article, THF est en attente de recevoir son numéro d’habilitation des mains de la préfecture.

En parallèle, Aurélie, parfait sa formation, consciente des lacunes qui touchent les jeunes diplômés, et c’est en toute humilité que cette dernière continu de suivre régulièrement les thanatopracteurs qui ont contribué à sa réussite et depuis peu, se teste au moulage.

Comme une affaire qui tourne est souvent une histoire de famille, Aurélie a mis en place un partenariat avec son propre frère, photographe depuis de nombreuses années, Nicolas Claeyssen (www.nicolasclaeyssen.com). Ensemble, ils proposent aux familles endeuillées d’immortaliser l’image de leur défunt, comme eux en ont ressenti le besoin lors d’un deuil qui les a touché de près il y a quelques années. Nicolas avec son oeil artistique et ses qualités de photographe vous proposera un service personnalisé, cela peut être le défunt en entier, ou simplement un visage, une main…

Entrepreneur de pompes funèbres, particuliers, vous pouvez d’ores et déjà prendre contact avec la société THF par téléphone et/ou par mail, les coordonnées se trouvent sur la carte de visite annexée au présent article. Aurélie se fera une joie de répondre à vos questions ou à vos demandes de devis.

Thanatopraxie-des-Hauts-de-France Thanatopraxie : du nouveau dans les Hauts-de-FranceFier de ce qu’Aurélie entreprend, je me devais de la mettre en lumière aujourd’hui, sans compter que pour moi, c’est un réel plaisir de retrouver les pages de funeraire-info.

Aurélie, je te souhaite plein de bonheur et de réussite dans ce que tu entreprends et j’entrevois une longue et belle vie pour THF et surtout, bienvenue parmi nous!

Mickaël CURTI

Thanatopraxie, pas de pacemaker dans l’autre monde

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Pacemaker, source Wikipedia

Pour reposer en paix, chaque défunt doit voir son corps débarrassé de toute prothèse fonctionnant au moyen d’une pile et ce, peu importe la destination de ce dernier. Inhumation ou crémation, même combat. Voici quelques explications.

Pas de pacemaker dans l’autre monde.

Acte banalisé, l’implantation d’un pacemaker peut paraître chose anodine, de nos jours. Réalisée dans des conditions chirurgicales, elle a pour objectif de palier à une déficience du muscle cardiaque et/ou dans le cas d’une bradyarythmie par exemple. Le générateur est placé sous la peau, dans une loge située sous la clavicule et des électrodes, qui partent de ce dernier, acheminent des impulsions électriques jusqu’au cœur.

L’explantation post-mortem, quant à elle, tient plus du domaine de la législation que de la santé. En effet, depuis quelques années, le retrait d’une prothèse fonctionnant au moyen d’une pile (stimulateur cardiaque, défibrillateur, pompes implantables, pompe physiologique, etc) sur un patient décédé, est devenu obligatoire et systématique.

Dans le cas d’une crémation, les dégâts causés par la combustion de la pile, et l’explosion qui en découle, s’élèvent en moyenne à 25000 euros (réparation des dégâts, manque à gagner, …).

En cas d’inhumation l’obligation de retrait est justifiée par 2 raisons.
1- par souci écologique. Le lithium contenu dans le générateur est un désastre pour l’environnement.
2- pour prévenir un éventuel besoin d’exhumation aux fin de crémation.

Actuellement, seuls les médecins et les thanatopracteurs sont habilités à procéder au retrait de ces prothèses. Ces derniers devront attester de l’acte pour que les autorités compétentes puissent délivrer les autorisations nécessaires aux fins d’inhumation ou de crémation.

Les prothèses, quant à elles, font l’objet d’une élimination spécifique. Ces appareils sont à considérer comme des DASRI (Déchets de Soins à Risque Infectieux), car ils sont au contact direct des muqueuses et des liquides biologiques (sang, etc.). Ils doivent donc en suivre la filière de traitement.

Ce que dit la loi:
L’article R. 2213-15 du code des collectivités territoriales précise que si la personne décédée était porteuse d’une prothèse fonctionnant au moyen d’une pile, un médecin ou un thanatopracteur atteste de la récupération de l’appareil avant la mise en bière.

Les problèmes auxquels sont confrontés actuellement les thanatopracteurs sont la diversité des prothèses, la perpétuelle miniaturisation des appareils et la multiplication des lieux d’implantation qui rendent de plus en plus difficiles voire impossibles la recherche par le praticien.
Les familles elles-même, parfois, ne connaissent même pas l’existence de ces prothèses.

Pourquoi ne pas réserver cette explantation au personnel médical qui ont en leur possession dossiers médicaux, radiologies etc.

Ce que dit la loi :
Conformément à l’article 8 du décret n° 99-374 du 12 mai 1999, l’établissement de santé doit veiller à la collecte et à l’élimination des piles ou accumulateurs usagés. En conséquence, il doit organiser cette collecte ainsi que le transfert des stimulateurs cardiaques auprès d’un centre de tri et de traitement autorisé.

Que souhaiter pour l’avenir? Quand on connaît les risques professionnels d’un tel oubli, on se dit qu’il serait appréciable que les thanatopracteurs soient tenus au courant de l’évolution de la médecine dans ce domaine. Les chercheurs réalisent des choses exceptionnelles qui ont pour effet de prolonger considérablement la vie des patients et ce, avec de plus en plus de confort. Le suivi post-opératoire de ces mêmes patients est remarquable. Mais paradoxalement, on a souvent la sensation qu’après la survenue du décès, l’intérêt pour ces mêmes patients est moindre. A l’heure où la thanatopraxie est bouleversée par des avancées législatives sans précédent, la profession de trouve handicapée dans son quotidien par des situations qui ne devraient pas se rencontrer ou du moins, être vite solutionnées. Le problème de la recherche des stimulateurs cardiaque en fait partie. Affaire à suivre.

Mickael CURTI

Curti Thanatopraxie, pas de pacemaker dans l'autre monde
Mickaël CURTI

Carnet de route d’un stagiaire en thanatopraxie

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Quel plaisir pour moi de pouvoir, aujourd’hui, retrouver les pages de funéraire-info. Depuis mes chroniques hebdomadaires intitulées « carnet de route d’un étudiant en thanatopraxie » et les résultats du concours national de novembre dernier, les semaines se sont écoulées à vitesse grand V.

Depuis le 15 janvier, j’ai pu intégrer une entreprise indépendante de thanatopraxie afin d’y effectuer mon stage, en vue de l’examen pratique de thanatopracteur, dernière étape avant l’obtention du diplôme national.

C’est dans la région lilloise que j’ai déposé sacs et baluchons pour enfiler une paire de gants en latex afin de mettre en pratique ce que les semaines de cours au sein du centre de formation TAT nous ont enseigné.
Depuis, les soins s’enchaînent. Plus ou moins difficiles, ces derniers me permettent de traiter un maximum de cas afin d’acquérir dextérité et confiance pour l’ultime passage devant le jury.

J’ai la chance d’avoir été intégré à une équipe de thanatopracteurs jeunes et dynamiques, amoureux de leur métier et prêts a faire énormément d’effort pour que je réussisse au final. J’espère les rendre fier lors de la publication du prochain Bulletin Officiel.

Cette expérience, au delà du côté humain, m’enseigne la réalité et la difficulté du métier de thanatopracteur. Loin des idées préconçues, ou de l’image que nous renvoi certaines séries télévisées, cette profession est des plus compliquée, autant physiquement que psychologiquement.
Ceci étant dit, le service rendu aux familles nous permet de relativiser les inconvénients des concessions faites.

Je n’en suis, pour ma part, qu’au début de ma formation. J’espère que les mois prochains demeureront tout aussi intéressants et enrichissants qu’ont été ces dernières semaines. J’ai pour projet, prochainement, de me rendre dans d’autres régions afin de rencontrer plus de professionnels et peaufiner mon apprentissage.
J’aurai peut-être l’occasion de faire part aux lecteurs de funéraire-info de l’avancée de mon aventure thanatopraxique très rapidement.

L’occasion qui m’a été offerte par Claire Sarazin et Marion Perchey, de l’IFFPF, de pouvoir participer à l’organisation et à la coordination de la partie médecine de la formation, sur Lille, constitue pour moi une raison supplémentaire de m’investir dans ce corps de métier, afin de mener à bien mon projet personnel et pédagogique. Je souhaite, par la même occasion, bon courage à mes collègues étudiants et aux futurs inscrits de la session 2015-2016.

A bientôt.

Mickael CURTI

Curti Carnet de route d'un stagiaire en thanatopraxie
Mickaël CURTI
Légende photo: Mickael Curti et François Morin
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Carnet de route d’un étudiant en thanatopraxie (11 et fin)

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Quand on demande aux gens s’ils connaissent la thanatopraxie, on les entend souvent définir ça comme une technique visant à redonner de la dignité aux défunts. Nous sommes alors en droit de nous poser la question suivante : est-ce que mourir rend vraiment indigne?

Bien entendu que non. La mort fait partie de la vie. La thanatopraxie est une technique au service du vivant, des familles. Elle vise à effacer les stigmates de la mort et permet aux familles de pouvoir se recueillir auprès de leur défunt dans de bonnes conditions d’hygiène et de sécurité afin de commencer, dans les meilleures conditions possibles, leur travail de deuil. Enfin, elle permet de donner une image apaisée au défunt et par conséquent, apaisante pour ses proches.
La thanatopraxie reste une technique, et comme chaque technique, elle a ses limites. Le thanatopracteur n’a pas un devoir de réussite, cependant, il a le devoir de mettre en œuvre, l’ensemble de ses connaissances et de ses capacités pour mener au mieux son travail.

Voici l’un des principes fondamentaux qui nous ont été enseigné ces dernières semaines au centre de formation.

Nous avons refermé, hier, les portes de notre école, non sans un petit pincement au cœur en repensant aux moments passés ici, aux rencontres que l’on y a fait et aux liens tissés entre nous tous.

Dans la vie, il y a des personnes que l’on respecte pour ce qu’ils sont, d’autres, pour ce qu’ils apportent à une profession. Et puis il y en a d’autres, qui sont ces deux choses à la fois. Les formateurs avec lesquels nous nous sommes entretenus ces derniers temps, rentrent tous dans cette dernière catégories.

Pour cette ultime chronique, c’est au nom de mes camarades, et du mien, que je tenais à remercier chacun d’entre eux. Merci à Patrice Di Cioccio, Stéphane Beurton, Sébastien Boukhalo, Frédéric Vuillemez et Michel Guénanten. Merci également au Professeur Philippe Mercier et au Docteur Patrice Bevoz pour leur dévouement.
Je tenais aussi, personnellement, a remercier Éric Fauveau, de funéraire-info, qui m’a offert la possibilité de m’exprimer chaque semaine dans son journal.

Enfin, un merci spécial à Claire Sarazin, notre directrice, qui s’est dévouée, corps et âme, afin que nous puissions mener a bien ce projet. Comme avec chacun de ses élèves, elle place beaucoup d’espoir en nous et nous aspirons tous à la rendre fière en validant l’épreuve théorique qui approche.

Pour terminer, il me reste a souhaiter bonne chance à mes camarades ainsi qu’à tous les étudiants qui doivent, comme nous, redouter la date fatidique du 27 novembre. En espérant en recroiser certains, un jour, sur le chemin thanatopraxique que nous aurons tracé.

PS: Bonne chance à toutes et à tous, pour le passage de l’examen! quelque soit l’école!

A bientôt.

Pour en savoir plus: le Centre de formation Thanatopraxie Art et Technique dans le Doubs à Belleherbe, sous la direction de Claire Sarazin et Frédéric Vuillemez.

Mickaël Curti

Curti Carnet de route d'un étudiant en thanatopraxie (11 et fin)
Mickaël CURTI

Carnet de route d’un étudiant en thanatopraxie (10)

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Carnet de route d’un étudiant en thanatopraxie (9)

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Dans maintenant un peu plus de 15 jours, notre formation théorique au sein du centre de formation Thanatopraxie, Art et Technique, prendra fin. C’est non sans un petit pincement au cœur que nous repensons aux dernières semaines passées ici, mais aujourd’hui c’est plutôt l’examen du 27 novembre qui occupe nos esprits.

Justement, cette semaine fut parmi celles réservées à la révision et au travail personnel. Ceci dit, ça ne nous a pas empêché, entre deux fiches de cours, de recevoir, avec plaisir, Stéphane Beurton, avec lequel nous avons pu prendre un peu d’avance en virologie, microbiologie et histologie.
Une fois ces matières traitées, nous pourrons dire que le programme de formation est achevé. Pour se faire, nous partons quelques jours à Chambéry, en Savoie, suivre les cours d’un médecin légiste qui, je l’espère, sera enclin à répondre à nos dernières interrogations.
C’est l’occasion pour moi de remercier notre formatrice, Claire, qui nous permet, semaines après semaines de rencontrer des intervenants et des formateurs exceptionnels qui font le maximum pour nous emmener, avec succès, au diplôme (espérons que leurs efforts ne seront pas vains). Un très bon anniversaire à elle, par la même occasion, c’était il y a 2 jours.
Donc, comme je le disais, dimanche, mes collègues et moi-même, partons pour Chambéry, une semaine complète. Ma prochaine chronique sera rédigée depuis la Savoie avec certainement de belles photos pour l’illustrer.
Nous aurons l’occasion d’approfondir le sujet et d’étudier en détail les cellules et tissus qui composent le corps humain, les maladies infectieuses, les agents pathogènes ou les mécanismes de défense, en autre.
Ces trois mois de formation nous aurons fait voir du pays.
Au weekend prochain.
Vous avez zappé l’épisode 8? Suivez ce lien!
Mickaël CURTI
Curti Carnet de route d'un étudiant en thanatopraxie (9)
Mickaël CURTI
Pour en savoir plus: le Centre de formation Thanatopraxie Art et Technique dans le Doubs à Belleherbe, sous la direction de Claire Sarazin et Frédéric Vuillemez.

Carnet de route d’un étudiant en thanatopraxie (8)

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Huitième chronique et septième semaine de cours, autant dire que la deuxième mi-temps de la formation est largement entamée. Après quelques jours de calme destinés aux révisions, c’est une nouvelle étape du programme qui s’est offerte à nous, cette semaine, avec la toxicologie, principalement.

Formes de toxicité, classification, métabolisme, voies de pénétration des toxiques et élimination de ces derniers, autant de thèmes qui ont rythmés ces derniers jours au centre TAT.
Notre formateur du moment, Michel Guénanten, que nous avions eu l’occasion de rencontrer lors de notre visite au laboratoire d’anatomie de la faculté d’Angers, est venu partager avec nous son savoir à ce sujet.
Comprendre les modes d’assimilation et de transmission des toxiques pouvant causer la mort, nous a ouvert les yeux sur les risques (du moins en partie) que peuvent courir les professionnels de la thanatopraxie (entre autres) pendant l’exercice de leur fonction.
Risques chimiques, biologiques, mécaniques ou psycho-sociaux sont le lot quotidien des thanatopracteurs, il est important de le rappeler. Nous n’en avions certainement pas réellement conscience avant ces derniers jours.
Michel a pris également de temps de nous enseigner la théorie des fluides de conservation ce qui a permis de clôturer la partie du programme qui concerne la technique en elle-même. La composition de ces derniers, leurs vertus conservatrices, mais aussi leur dangerosité sont, en effet, une bonne introduction à l’étude de la toxicologie qui en a découlé.
L’occasion nous a aussi été donnée de rentrer un peu plus en détail dans la médecine légale et de nous intéresser de plus prêt aux signes de la mort et à la datation de cette dernière. Cette partie du programme, ainsi que l’histologie et la microbiologie, se poursuivra certainement en faculté de médecine, les jours a venir.
Nous approchons doucement de la fin de cette aventure thanatopraxique. Il est encore tôt pour y penser mais voir la date fatidique du 27 novembre se rapprocher à grand pas, cause chez la plupart d’entre nous, une certaine appréhension. Cependant, l’excitation de pouvoir, enfin, concrétiser ces semaines de travail est encore plus présente et motivante. Pourvu que cela continu.
A la semaine prochaine.
 
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Mickaël CURTI
Curti Carnet de route d'un étudiant en thanatopraxie (8)
Mickaël CURTI

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Carnet de route d’un étudiant en thanatopraxie (7)

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Voilà maintenant quelques jours que nous sommes rentrés de la faculté d’Angers où nous avons pu suivre, avec attention, les cours du Professeur Philippe Mercier et de Michel Guénanten.

La semaine de cours qui a suivi fut plutôt placée sous le signe de la révision et du travail de groupe, largement appréciable étant donné la concentration d’informations à assimiler en anatomie. Ce fut en effet, l’occasion de reprendre point par point chaque élément du programme, de comparer nos notes, parler de nos points faibles et essayer d’y remédier tous ensemble.

L’irrationnel devient logique, l’abstrait nous apparaît alors beaucoup plus concret.

Je me suis, personnellement, découvert une véritable passion pour l’anatomie. Le corps humain est une mécanique incroyable. En observant de plus près toutes ces planches anatomiques on s’aperçoit à quel point tout est lié. L’irrationnel devient logique, l’abstrait nous apparaît alors beaucoup plus concret.

Le fait d’étudier, un à un, les organes qui composent un être humain et pouvoir les imaginer s’imbriquer, les uns dans les autres, comme dans un immense puzzle mental, est une incroyable satisfaction.

Parallèlement à ça, nous avons eu le plaisir d’accueillir à nouveau, dans les locaux de l’école, le Haut-Saônois Stéphane Beurton, de la société NDF, qui est venu nous parler, entre autres, de chimie analytique, traitement de déchets et incubation de virus. L’occasion pour nous de profiter de ses connaissances en médecine légale et de prendre un peu d’avance sur cette partie du programme.

En effet, cette dernière est la prochaine grande ligne droite avec, bien-sûr, l’histologie, la toxicologie et l’anatomie pathologique qui auront certainement matière à faire l’objet d’une prochaine chronique.

A la semaine prochaine.

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Mickaël CURTI

Curti Carnet de route d'un étudiant en thanatopraxie (7)
Mickaël CURTI

Pour en savoir plus: le Centre de formation Thanatopraxie Art et Technique dans le Doubs à Belleherbe, sous la direction de Claire Sarazin et Frédéric Vuillemez.

Carnet de route d’un étudiant en thanatopraxie (6)

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Une formation en thanatopraxie n’en serait pas une sans un apprentissage approfondi de l’anatomie humaine. Nul thanatopracteur ne peut prétendre exercer son activité sur le long terme sans avoir ces notions, et comprendre, de ce fait, le fonctionnement du corps et ses aléas.

Cette 5éme semaine de cours s’est déroulée en faculté de médecine, au laboratoire d’anatomie, sous la direction du Professeur Philippe MERCIER, anatomiste et chef du service de neurochirurgie du CHU d’Angers.

Les heures passées au contact de ce dernier nous ont permis d’appréhender cette matière de la meilleure façon qui soit. L’échange entre les étudiants et cet homme, dont la réputation n’est plus à faire, fut des plus cordiale et des plus bénéfique pour nous, bien entendu, mais aussi pour les élèves d’AFITT, présents à nos côtés ces jours derniers. Nous avons pu étudier ensemble l’ostéologie ainsi que les systèmes nerveux, digestifs, respiratoires, sanguins ou endocriniens, pierres angulaires de l’épreuve d’anatomie à venir.

Michel Guenanten, Thanatopracteur et directeur d’AFITT, a accompagné ces élèves tout au long de cette semaine et nous a honoré de sa présence pour nous parler de thanatoplastie et d’étude de pièces anatomiques. Son expérience et son professionnalisme ne pouvaient être que positifs pour nous autres, futurs techniciens, et nous l’en remercions.

Qu’il est fort appréciable, dans ce domaine particulier, qu’est la thanatopraxie, de pouvoir se mélanger avec d’autres étudiants, issus d’univers différents et de pouvoir échanger sur la profession ou la technique ainsi que sur les doutes ou les appréhensions des uns ou des autres.

Pour terminer, je tiens à remercier le Professeur Mercier pour nous avoir ouvert les portes de son laboratoire, Michel Guenanten pour ses bons conseils ainsi que Julie Chalopin et Jean-Luc Bourrigaud pour leur précieuse aide tout au long de ces journées. Enfin, merci aux élèves d’AFITT et à Alexis pour les bons moments passés ensemble et bon courage à tous pour la suite.

Mickaël CURTI

Curti Carnet de route d'un étudiant en thanatopraxie (6)
Mickaël CURTI

Pour en savoir plus: le Centre de formation Thanatopraxie Art et Technique dans le Doubs à Belleherbe, sous la direction de Claire Sarazin et Frédéric Vuillemez.

(Photo: le groupe TAT-AFITT avec Michel Guenanten, Jean-Luc Bourrigaud et Julie Chalopin)

Carnet de route d’un étudiant en thanatopraxie (5)

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Voilà, nous y sommes. Le premier mois de cours est achevé. C’est fou la vitesse à laquelle passe le temps. Nous avons clôturé le programme de thanatopraxie il y a quelques jours et voyons s’approcher a grand pas la date fatidique du 27 novembre, non sans appréhension. Malgré tout, cette dernière semaine nous a permis de découvrir la profession sous un aspect un peu plus ludique. En voici le résumé.

Frédéric Vuillemez, notre directeur et formateur, entre deux cours de gestion et de comptabilité, nous a formé à l’art du moulage. Nous nous sommes amusés à tester cette technique sur nous, en utilisant de l’alginate et du plâtre. Les résultats sont bluffants. Nous avons pris aussi conscience de la difficulté de reproduire ce travail sur le corps d’une personne défunte (photo: moulage de main par Océane).

Installer une personne dans une housse mortuaire et/ou effectuer une mise en bière seul, n’est pas acte aisé pour les novices que nous sommes. Malgré le fait que ceci ne rentre pas dans le programme de formation, nous avons tous apprécié de pouvoir passer une demi-journée a s’entraîner à ces manipulations que nous pourrions être amené à reproduire dans notre future carrière.

A l’instant où je rédige cette chronique, nous sommes jeudi. Dimanche, mes camarades et moi-même, partons pour la faculté de médecine d’Angers afin de suivre les cours du Professeur Mercier, neurochirurgien et anatomiste. Une belle entrée en matière pour attaquer la médecine, certainement la partie la plus complexe de notre formation (pour ma part).

Nous aurons l’occasion d’y rencontrer Michel Guénanten, Thanatopracteur, bien connu du milieu thanatopraxique, qui va, pendant quelques jours, nous prendre sous son aile et nous faire profiter de ses connaissances.

Ma prochaine chronique retracera en détail cette semaine particulière. A la semaine prochaine.

Mickaël CURTI

Curti Carnet de route d'un étudiant en thanatopraxie (5)
Mickaël CURTI

 Pour en savoir plus: le Centre de formation Thanatopraxie Art et Technique dans le Doubs à Belleherbe, sous la direction de Claire Sarazin et Frédéric Vuillemez.